CANNELLE — CANNING
eanella alba des Antilles. Il Cannelle giroflée, Ecorce du
— Par ext. Variété de rosier et de rose : Hosier cannelle. Rose CANNELLE. Il Nom vulgaire spécifique de quelques champignons dont la couleur est d'un brun cannelle.
— Fam. Mettre, Etre en cannelle, Détruire, être brisé en menus débris, il Fig. Déchirer par ses discours : H m'A MIS EN CANNELLE dans son, journal.
— Adjectiv. Qui a la couleur de l'écorce du cannelier : Veste CANNELLE soutachée en soie de même couleur. (Th. Gaut.)
— Chim. Essence de cannelle. On trouve dans le commerce deux espèces d'essence de cannelle : l'une vient de Ceylan et s'obtient par la distillation avec l'eau du cinnamomum zeylanicum ; l'autre vient de la Chine, où elle se prépare en distillant les fleurs du cassia cinnamomum.
Ces deux essences ont une composition identique ; toutefois, celle de Ceylan possède une odeur plus agréable et est tout particulièrement recherchée. Elle atteint dans le commerce un prix très élevé. L'analyse de ces produits a démontré qu'ils sont formés en grande partie d'iiydrure de cinnaniyle, auquel se joignent un hydrocarbure mal délini, des produits résineux peu étudiés et enfin quelques traces d'acide cinnamique. La densité de cette essence varie entre 1,025 et 1,05. Son point d'ébullition est entre 220'* et 225°. La proportion de matière résineuse augmente avec la vieillesse de l'essence.
Quand on traite l'essence de cannelle par l'anhydride chlorhydrique, on constate que cette essence devient verte et absorbo une quantité considérable de ce gaz.
— Pharm. En pharmacie, l'écorce de cannelier, qui provieift des pousses de trois ou quatre ans, est dépouillée de son épiderme : elle est en minces copaux fauve clair, de 30 à 35 centimètres de long, roulés sur eux-mêmes. La cannelle de Chine, en morceaux rougeâtres plus courts et plus épais, a une odeur plus forte et moins fine ; la cannelle de Cayenne, la plus estimée après celle de Ceylan, est plus épaisse et d'une couleur plus pâle que celle-ci.
La cannelle de Cochinchine ou cannelle de Malabar, appelée aussi grosse cannelle, cannelle plate, n'est autre que la casse.
A cannelh lium caryaphylla mais elle est d'un brun plus foncé.
La cannelle blanche est en plaques roui de long, dégageant une odeur de girofle et de muscade.
— Tliérap. En thérapeutique, on n'emploie guère que la cannelle de Ceylan comme tonique et stimulant, en cas d'atonie des voies digestives, et contre l'inertie utérine. Elle s'administre en poudre (de 50 centigr. à4 gr. parjour) ; en infusion (4 à 8 gr. par litre d'eau). On empli ' l'eau distillée de cannelle (25 à 50 gr.), ( ' ' S gr. dans une potion).
CANNELLE (ka-nèV) n. f. Œnol. Robi métal, qu'on adapte à une cuve ou à u on les met en perce, il On dit
aussi CANNETTE.
— Techn. Petites rainures situées de chaque côté des trous ou chas d'aiguille, il Instrument en forme de couteau dentelé
; de laiton
15 cent.
1 de teinture (4 à
i tonneau, quand
I Outil de boutonnif
épingle
empêch
les bords, il Nom"que, dans les filauires, portent des
bines, autour desquelles les rubans qui provienn
bancs d'étirage viennent s'enrouler.
CANNELUER n. m. Bot. V. CANNELIKR.
CANNELLINE Ika-né-lin') n. f. Substance cristallisable
I de 1 écorce du cannelier.
CANNELON n. m. Moule cannelé pour les fromage;
ces, bombes,
CANNELURE (rad. canneler) n. f. Archit. et sculpt. Moulure creuse pratiquée longitudinaleraent ou en spirale, à intervalles équidistants, autour du fût d'une colonne ou de la panse d'un vase, sur la surface d'un pilastre ou de quelques autres membres d'architecture.
— Cannelures à côte, Celles qui sont séparées par dos listels d'une certaine largeur, ii Cannelures à vive arête. Celles qui no sont point séparées par des côtes, il Cannelures plates, Celles qui sont faites on manière de pans coupés et qui donnent à la colonne une forme polygonale, ou celles qui sont creusées carrément en manière de petites facettes, il Cannelures torses. Celles qui tournent en spirale autour du flit d'une colonne ou de la panse d'un vase.
Il Cannelures de gaine, de terme, de console Celles qui sont plus étroites par le bas que par le haut n Cannelures r t dentées, Cellesqui sontremplios par une baguette arrondie, plate ou découpée en ornements, n Cannelures ornées. Celles qui présentent, dans toute leur longueur ou par intervalles, de petites branches de feuillage ou des fleurons, il Cannelures chevronnées ou en zii/zag. Celles qui décrivent une ligne brisée.
— Bot. Strie profonde : Les cannelures des tiges de la belle.
— Chir. Rainure pratiquée sur divor-.
instruments, et ordinairement destine i à on guider la pièce principale . La ca\ nëlurk d'ime sonde.
— Métall. V. laminoir.
— Min. Disposition particulière de certains filons, en général très riches, et qui plongent par brisures plus ou moins parallèles.
— Techn. Dans les filatures, nom donné aux cylindres eu fer, en cuivre et en bois, pour l'étirage des moches et des fils de lin, de laine ou do coton.
— Encycl. Arcbit. L'origine de la cannelure est inconnue. Rattacher cette invention à une théorie architecturale, comme l'ont fait "Vitruve et Quatrenière, paraît aujourd'hui plus que hasardeux. Tout ce que l'on peut dire, c'est que la cannelure est très ancienne. L'usage des cannelures fut spécialement affecté, dès le principe, à l'ordre dorique. Les colonnes de cet ordre comptaient
Cannelure (mil
seize ou vingt cannelures. Les Grecs donnaient généralement peu de profondeur à ces cavités, et les taillaient à vive arête. U est à remarquer que les Grecs n'admirent dorique, l'usage pratioué depuis de cannela colonne jusqu'aux deux tiers, et ils n'adoptèrent qu'assez tard celui de terminer les cannelures au-dossous de l'astragale en manière de niche.
Dans les monuments de l'ordre ionique et de l'ordre corinthien, les cannelures des colonnes sont ordinaire-
point, da 1er le fù
ment au nombre de vingt-quatre, <iuelquefois de trentedeux, rarement de vingt, comme dans le temple de la Fortune Virile, à Rome, et dans celui de la Sibylle, à Tivoli. Elles sont généralement plus profondes que dans l'ordre dorique, et, au lieu d'être taillées à vive arête, elles sont séparées par un listel que l'on nomme la côte de la cannelure et auquel on donne, en moyenne, un tiers de la largeur de la cavité. Les cavités elles-mêmes sont, le plus souvent, arrondies en niche à chaque extrémité ; quelquefois, c'est le nu de la colonne qui rentre en demicercle dans la cavité, comme on le voyait autrefois aux colonnes de l'édifice connu à Bordeaux sous le nom de . Piliers de Tutèle u. Fréquemment, les cannelures ioniques et corinthiennes sont remplies par une baguette, simple ou ornée, détachée sur les bords, et que l'on appelle rudenlure : ce remplissage est destiné à protéger les côtes des cannelures contre les chocs et à prévenir les fractures. L'usage le plus répandu est de ne rudenter les cannelures que dans le tiers inférieur de la hauteur de la colonne ; mais il existe beaucoup d'exemples de cannelures rudentées d'un bout à l'autre, notamment au péristyle du Panthéon, à Paris.
Ce que nous venons de dire des cannelures ioniques et corinthiennes s'applique de tout point aux cannelures de l'ordre composite. L'ordre toscan ne comporte guère ce genre d'ornement, et ne l'admettrait en tout cas que dans la simplicité de formes prescrite pour l'ordre dorique.
Les cannelures torses ont été très peu usitées chez les Grecs.
L'usage des cannelures se répandit de bonne heure dans les diverses contrées de 1 Orient; notamment en Perse, où l'on trouve, à Persépolis, des colonnes qui ont jusqu'à quarante cannelures. Les Romains employèrent ce genre d'ornement, toutes les fois que la matière le permettait. Les architectes de la période romane et de la période romano-byzantine firent de même. Les édifices du xi" au xii* siècle, qui subsistent en Provence, à Arles, à Cavaillon, et jusqu'en Bourgogne, à Autun, à Beaune,etc., ont leurs colonnes et leurs pilastres couverts de cannelures. Il est même à remarquer que, dans les monuments du xi' et du XII" siècle, la cannelure occidentale s'éloigne des profils amaigris de la cannelure romaine pour se rapprocher des profils et de l'échelle de la cannelure grecque, et qu'elle prend même parfois des formes originales.
Los cannelures, généralement supprimées par l'architecture ogivale, reparurent sur les pilastres et les colonnes des monuments de la Renaissance, et elles ont été employées depuis, à l'imitation de l'antique.
CANNEQUIN OU CANEQUIN (kin) a. m. Cotonnade blanche des Indes, en usage du xvi» au xviii» siècle.
CANNER {ka-né) V. a. Mesurer à la canne, il Garnir les fonds de chaises ou de fauteuils avec un treillis en canne, c'est-à-dire en rotin fendu ou en roseau.
Cannes, ch.-l. de cant. des Alpes-Maritimes, arrond. et à n kilom. de Grasse, sur la Méditerranée ; 22.959 hab. (Cannais, aises ou mieux Cannois, oises.) Ch. de f. P.-L.-M.
sous-commission de la marine syn die de la marine, maitre de port invalides de la marine societ nombreuses. Orangers, distill
ries, verrerie, chantiers de con
struction de barques, brasseries
carrosseries, imprimeries fabri
ques de pâtes alimentaires de pro
duits chimiques, taillanderies tein
tureries. Port très important
1 entrée du port (à 200 m. du phare
une bouée indique le Sécant de C
moins de 4 mètres d'eau Leportotri n ■- " I r
la jetée, et du côté oppose par les il I <
néaire privilégiée. — Le canton a
— La ville de Cannes fut fondée | 1 emplacement présumé de 1 aiiti |u i '/
Elle fut détruite par les "^ i ri nt I
habitants en esclavage. 1 II i 1 une anse
et repeuplée par quelqut i
Cannes, bourg du r \ n l l ms la Terre
de Bari, près de l'Ofanto (,an 4 / * lia Lannse des
Romains, ville d'Apulie, ctlèbrc par la \ ictoirc d Annibal le lieu où se livra cette bataille, entre la ville et 1 Ofanto, porte encore le nom de Campo di sangue.
Cannes (bataille de), gagnée par Annibal sur les Romains, l'an 216 av. J.-C. Fabius Cunctator, puis, l'année suivante, les consuls Servilius et Régulus avaient évite toute grande bataille pour afi'aiblir.en détail un ennemi mal ravitaillé. Le peuple, qui comprenait mal cette lenteur salutaire, nomma consul, en 216, avec Paul-Emile, le plébéien Terentius Varron, audacieux et ignorant. Varron profita d'un jour où le commandement lui appartenait pour accepter la bataille que lui offrait Annibal. La rencontre eut lieu presse Cannes. L'armée romaine comptait
restée veuve inage dut monter si
Il 1 11 g rcç
près de lOO.ooo hommes, celle des Carthaginois environ 50. 000. Varron ne sut pas profiter de l'avantage du nombre ; par une manœuvre hardie, Annibal parvint à l'envelopper. La lutte, d'abord acharnée de part et d'autre, dégénéra en carnage. « Epargnez le vaincu u , était obligé de dire Annibal à ses soldats. La moitié au moins de l'armée romaine fut massacrée ; des sénateurs, d'anciens consuls périrent. Trois boisseaux, remplis des anneaux d'or des chevaliers, furent envoyés à Carthage. Paul-Emile fut tue, Varron échappa. Maharbal exhortait Annibal à marcher directement sur Rome ; et, comme Annibal hésitait : <i Tu sais vaincre, Annibal, lui dit-il, tu ne sais pas profiter de la victoire, u Mais le grand capitaine croyait que Rome n'était pas une cité dont on pût s'emparer par un coup de main. Il vint camper en vue de la grande ville, et, voyaut ses prévisions justifiées, s'éloigna.
Cannet (Le), comm. des Alpes-Maritimes, arrond. et à 15 kilom. de Grasse ; 2.593 hab. {Cannetans, annes.) Orangers, citronniers, tubéreuses, cassis, roses. Distilleries d'eau de fleurs d'oranger et de rose ; moulins à huile ; commerce d'essence de fleurs.
, du Var, arr. et à 20 kil.
CANNETIÈRE n. f. Techn. V. canetiêre.
instruments à corde, n Sorte de treillis en laiton, dont les modistes se servent pour soutenir les ornements dans la confection de leurs ouvrages.
CANNETILLER ( Il mil. ) V. a. Orner de cannetilles : Cannetiller une broderie.
Canneto di Bari, ville d'Italie (Apulie, Fouille [prov. de Bari délie Puglic]) ; 3.500 liab.
Canneto -SUL-L'OgliO, ville d'Ilalie (Lombardio [prov. de MantoueJ), près du confluent de lOglio, et de la Chieso ; 3.600 bab. Filatures de soie. — Pop. 'du district du même nom : 11.450 hab.
CANNETTE (kn-nèf) a. f. Techn. Syn. de canette. Il Se dit aussi pour cannelle.
— Pêch. Dans le midi de la France, Roseau employé pour la pêche à la ligne.
CANNEUR (ka-neur] n. m. Ouvrier tressant les rotins devant former le siège d'une chaise, d'un fauteuil.
CANNIBALE (de l'espagD. canlbal, dérivé de canibi, un des noms des Caraïbes) adj. Anthropophage, qui se nourrit de chair humaine : Peuple cannibale. Race cannibale. Il Relatif aux peuples cannibales, aux habitudes de ces peuples : Férocité cannibale. Mœurs cannibales.
— Substantiv. Individu anthropophage : Les cannibales font cuire leur mets favt
— Par exagér. Hom celle des cannibales.
— Syn. Cannibale, anthropophage. V. anthropophage.
chaii - Par exa'gér. FérocitiS comparable à celle des cannibales.
CannicciaRI (Pompeo), compositeur italien, né dans la seconde moitié du xvii" siècle, mort à Rome en 1744, était maître de chapelle de l'église Sainte-Marie-Majeure. Il a écrit deux messes à quatre voix, plusieurs à cinq voix, six à huit voix, une à neuf, une à dix, deux Magnificat à quatre voix avec orgue, des répons pour la Noël et beaucoup d'autres motets. Il légua en mourant sa bibliothèque musicale, qui était nombreuse, aux archives de la chapelle où il avait passé la plus grande partie de sa vie.
CANNIER {ka-ni-é) n. m. Ouvrier qui emploie la canne dans la confection des ouvrages de son état, et particulièrement celui (lui garnit les fends de chaises avec un treillis en rotin. (Dans ce dernier sens, le féminin est surtout usité) : Une bonne cannière. il Fabricant de cannes. (Peu usité.)
CANNIÈRE [ka-ni-èr') n. f. Pêch. Syn. de Sorte de filet pour la pêche des chiens de mer.
férocité comparable
la Révolution Ministre des alTaires étrangcrcs dans le cabinet Portland de 1807 Canning ordonna le bom bardement da Copenhague et la destruction de la flotte
lite d'un duel retentissant avec Castlereagh, à la guerre, il dut quitter le ministère. Il occupa divers hauts emplois; entre autres, celui d'ambassadeur en Portugal et de président du département des Indes, et reprit, en 1822, le portefeuille des afi'aires étrangères. En 1827, il devenait premier ministre. Son oeuvre, très importante, conçue dans un esprit libéral que ses antécédents n'eussent point laissé soupçonner, consiste notamment dans la rupture de la Sainte-Alliance, dans lo traité de 1827 avec la France et la Russie, concernant l'indépendance do la