‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 515 sur 956 · I , , I , I, h-pacha lui confia la présidence du · texte numérisé non relu

I , , I , I, h-pacha lui confia la présidence du

i .1. ., il : .. .::..: laiiou. Honnêto et grand patriote, il fut

lin .li<s oaii.li.lats au trône des Principautés-Unies (1866), échu A Alexandre Jean I" Couza.

., massif do montagnes, situé

s eaux des bassins de la Loir

ni adonné son nom i un département. Le Cantal

\ monts de la Lozère par la Margeride, au mont

1 Cézallier. Le centre de ce massif est occupé

L'élevage des troupeaux ot la fabrication du fromage sont les deux grandes industries du Cantal. .Après elles, on ne peut guère citer que la fabrication des parapluies (Aurillac). Ce défaut d'industrie est la principale cause Ao l'émigration, que les Auvergnats savent rendre lucrative par la persistance et l'économie.

— BiBLiOGR. : Déribier du Chàtelet, Dictionnaire statistique du Cantal (Aurillac, 1857); M. Boule et L. Fargcs, te Cantal (Paris, 1898).

CANTAIJIBRE n. m. Chambranle d'une porto on d'uno croisée.

CANTALÈS (Wss) n. m. Dans le Cantal, Berger qui a sous ses ordres un certain nombre d'autres ouvriers pour veiller sur les troupeaux pâturant dans la montagne.

CANTALICE — CANTHARIDINE

Cantalice, bourg d'Italie (Abruzzes [prov. d'Aquila degli Abruzzij); 2.230 hab.

CantALIEN, ENNE [li-in, en), personne née dans le Cautal, ou cjui habite ce pays. — Les Cantaliens.

- Adjectiv. Qui appartient à ce département ou à ses habitants : Culture cantalienne.

CANTALITE n. f. Variété de pétrosilex, surtout dans les montagnes d'Au-

CANTALOUP (lou

de Canta-

melon très sucré et très parfumé, à côtes saillantes et rugueuses.

— Fam. Imbécile, nigaud.

Cantalupo (Angelo Di Cos-

TANZû). V. COSTANZO.

Cantalupo del Sannio,

bourg d'Italie (Molise [prov.de Campobasso]) ; 2.700 hab. ■Vins estimés. Victoii le 11 décembre 1798.

Cantaloup.

' des Français sur les Napolitaii

CANTANETTE Inèf — de l'ital. canlaretta, même sens) n. f. Dans l'anc. mar.. Chacune des ouvertures rondes pratiquées près du gouvernail, pour donner du jour au gavon. Il Petit compartiment ménagé dans une chambre de navire.

CantanhedE, bourg de Portugal (Beira [district de Coimbre]), près d'une des sources du Vagueira; 3.950 hab. Sources dites Olhos da Fervenza. — Le concelho du même nom a 26.650 hab.

CANTAR ou CANTARO n. m. et CANTARA n. f. Ancien poids et ancienne mesure de capacité usités autrefois en Espagne, en Italie. (Poids et capacité variaient énormément, selon les localités. Un cantar pesait, par exemple, de 43 à 230 kilogr.) il On^isait encore canter, et cantairr.

I Ancienne

valait 200 da-

qui valait 100 rotules.

CANTARE (lat. cantharus) a. m. Antiq. V. canthaee.

CANTARELLE (réV) n. f. Sorte de poisson.

Cantarini (Simone da Pesaro ou le Pesarese), peintre et graveur de l'école bolonaise, né près de Pesaro en 1612, mort à 'Vérone en 1648. Elève de Pandolli et imitateur du Guide, il s'appropria le style de ce maître avec une perfection qui donne beaucoup de prix à ses ouvrages. Le Louvre possède de lui trois Saintes Familles. Parmi ses meilleures toiles, on cite : la Madeleine, à Saint-Philippe de Pesaro; le Saint Jacques, à Himini; la Transf

1 musée de Milan, etc. Cantarini a gravé :

!figur

: Orchestr.

; assez recherchées 'd'Europe, etc.

CASTATE (\tB.\. cantata) a. f. Littér. Pièce ly à être mise en musique, contenant des couplet! tatifs : Les cantates de J.~-B. Rousseau.

— Mus. Musique composée sur une cantate une cantate.

— Encycl. Littér. Les petits poèmes auxquels on donne le nom de cantates contiennent ordinairement le récit d'une action galante ou héroïque. Ils sont composés de récits et d'air» ; le récit expose le sujet, l'air exprime le sentiment que ce sujet inspire. La poésie de la cantate doit être noole, douce, harmonieuse, et la coupe des vers appropriée à la musique. L'enthousiasme de l'ode ne convient pas à la ca,ntate ; l'allégorie qui fait le fond du sujet doit être soutenue avec sagesse et exactitude, afin de cadrer avec l'application qu'en veut faire le poète. La cantate nous est venue d'Italie. Les premières pièces citées dans ce dernier pays sous le nom de cantates sont dues à Benoît Ferrari, de Reggio, et ont été publiées à Venise en 1638. C'est à Venise même que Barbara Strozzi se donna comme créatrice du genre, dans la préface d'un recueil ayant pour titre : Cantate, Arie e Duetti (1653). Métastase a fait de nombreuses et excellentes cantates pour les archiduchesses de la cour de Vienne. En France, Jean-Baptiste Rousseau a écrit les premières cantates que nous ayons eues, et qui ont été mises en musique par les meilleurs musiciens de son temps. Sa cantate de Circé est citée comme un des modèles du genre. C'est là que se trouve la strophe bien connue :

Sa voix redoutable

Trouble les enfers;

Un bruit formidable

Gronde dans les airs. etc.

Après Circé, les cantates de Rousseau que l'on cite le plus souvent sont Thétis, Diane, et Calisto. Les qualités qui les distinguent sont une versification habile, le choix et la distribution harmonieuse des images et des mouvements ; on leur reproche, par contre, de manquer d'invention et parfois d'inspiration.

Originairement, la cantate n'avait qu'un seul récit, suivi d'un seul air en rondeau ; plus tard, elle eut trois récits et trois airs : le premier récit exposant le sujet, le deuxième présentant la scène principale, le troisième contenant la pensée morale, ou le précepte. On réduisit ensuite la cantate à deux récits, le second air étant toujours dans ce cas d'un mouvement plus rapide que le premier.

— Mus. Au point de vue musical, la cantate est' à une ou plusieurs voix, parfois avec chœurs, généralement avec accompagnement d'orchestre, et comprend des récitatifs, des airs, dos duos, etc. Au xviii' siècle, elle a été fort en honneur, et la plupart des compositeurs de ce temps en ont écrit de nombreuses ; il suffira de citer, sous ce rapport, les noms de Campra, Rameau, Mouret, Celasse, Colin de Blamont, Lacoste, Bernier, Montéclair, Batistin Struck, etc. Les musiciens actuels semblent avoir repris goût au genre de la cantate, qui, pendan* assez longtemps, était tombé dans l'oubli ; c'est ainsi que Halévy a écrit les Plages du Nil, qu'on doit à Gounod Gallia, à Saiut- Saëns les Noces de Prométhée, à Ma.>senet Narcisse, à Guilmant lialthazar, à Bourgault-Ducoudray la Conjuration des fleurs, à Augusta Holmes Lutèce, les Argonautes, Ludus pro patria, le Triomphe de ta Bépublique, etc.

Le second Empire avait pris la coutume de faire exécuter chaque année une cantate sur les scènes lyriques, le jour de la fête du souverain. Auber, Adolphe Adam, Aimé Maillart, Ferdinand Poise, Léo Delibes, en écrivirent quelques-unes.

Les compositeurs italiens ont aussi, naguère, cultivé le genre de la cantate et en ont produit un nombre considé-

appelé 1 de 130

Stradella, Alessandro Scarlatti, Gasparini, Cocchi, Léo, Marcello, Jomelli, Lotti, Vinci, Pergolèse, Paisiello, Porpora, Paër, etc.

CANTATILLE {Il mil.) n. f. Petite cantate.

— Encycl. La cantalille était comme un diminutif de la cantate, très en usage au xviii" siècle. Tandis que la cantate était généralement à plusieurs voix, avec accompagnement d'orchestre, la cantatille était d'ordinaire à une seule voix, toujours sans chœurs, et avec un simple accompagnement de clavecin. Celasse a produit plusieurs cantatiUes, mais Mouret, qui en a écrit un grand nombre, a été presque fameux sous ce rapport.

CANTATRICE (ital. cantatrice, même sens) n. f. Chanteuse de profession possédant une belle voix, une bonne éducation musicale et qui a un certain renom : La cantatrice est toujours une chanteuse, mais toutes les chanteuses ne sont pas des cantatrices.

CantavieJA (lat. Carthago vêtus), bourg d'Espagne (Aragon [prov. de Teruel]) ; 1.950 hab. Filatures de laines. Localité prise en 1836 par les troupes de la reine sur les carlistes, qui y rentrèrent l'année suivante. Ce fut un de leurs derniers points de résistance ; ils ne l'abandonnèrent qu'en 1840, à l'approche d'Espartero.

CanTE DEL GaBRIELLI D'AgOBBIO, homme politique italien du xiv* siècle et l'un des chefs les plus remarquables du parti guelfe à son déclin. Il appartenait au parti des Noirs ou parti révolutionnaire de Florence. Entré à Florence avec Charles de Valois, que Boniface VIII secours des Noirs, il fut l'âme de la révo- 1301. Elu podestat de la ville, il organisa le gouvernement révolutionnaire et proscrivit toute la bourgeoisie des Blancs, au nombre desquels était Dante. Ce fut lui qui, en 1306, après le départ du duc de Calabre, généralissime des guelfes, s'empara de Pistoia et viola la capitulation accordée aux Blancs ; ce fut lui aussi qui fit de Florence le centre du parti guelfe et étendit l'influence de ce parti dans toute l'Italie, même dans toute l'Europe. Il disparut de la scène publique en 1313, lorsque les Florentins, menacés par la réaction gibeline de Henri VII, se mirent sous la protection de Robert de Naples.

no I a écrit un

bon abrégé d'antiquités romaines, sous le titre De Romana republica (1684), et édité quelques-uns des classiques ad usum Delphini.

Canteleu, comm. de la Seine-Inférieure, arrond. et à 5 kilom. de Rouen, près de la Seine ; 3.595 hab. Carrière de craie ; commerce de fruits ; filature, tissage, teinture et impression de rouenneries; distilleries; aux environs, sur la colline dominant la Seine, château bâti par Mansard pour le président de Motteville.

Gantelmi, famille écossaise, surtout célèbre parce que ses membres, dont l'un, Jacques Cantelmi, fut cardinal en 1690 et archevêque de Naples, et un autre, Rostaing Cantelmi, mestre de camp général du royaume de Naples sous Philipe V, étaient les héritiers légitimes de l'ancienne dynastie des rois d'Ecosse, dont les Stuarts n'étaient qu'un rejeton éloigné. Cette parenté fut reconnue solennellement en 1683 par Charles II. Les Cantelmi descendaient, en effet, de Cantelm (Kanclam), fils de Duncan, chassé d'Ecosse par Macbeth en 1040, et réfugié successivement à la cour d'Edouard le Confesseur, roi d'Angleterre, puis en Normandie. Son petit-fils Rostaing s'étant fixé enfin en Provence, ses descendants suivirent Charles d'Anjou à Naples et devinrent ainsi comtes de Pepoli.

CantÉMIR (Constantin), prince de Moldavie, mort en 1693, fut nommé à la place de Petriceico-Voda au moment où la guerre éclata entre les Turcs et les Polonais (1685). En 1686, Sobieski pénétra en Moldavie, amenant avec lui Petriceico, le rival de Cantémir, brûla le hatt-i-chérif turc, déclarant la Moldavie vassale de la Porte, et allait déposer Cantémir, quand les Tatares envahirent le pays et le forcèrent à se retirer. L'acte le plus important du règne de Cantémir est l'assassinat de son ancien chancelier Miron Costin, l'historien le plus célèbre de la Moldavie.

Cantémir (Antioche), prince de Moldavie (1696-1700, et 1705-1707), fils ^né de Constantin Cantémir. Nommé à la place de Douce, il fut remplacé quatre ans après par ce même prince. En 1705, il obtint de nouveau le trône do Moldavie, mais, deux ans après, il fut destitué et remplacé par Michel Racovitza.

Cantémir (Demètre), prince de Moldavie, né en Moldavie en 1673, mort en Russie en 1723, fils cadet de Constantin Cantémir. Appelé au trône du pays après la mort de son père, et destitué trois semaines après, il se rendit à Constantinople, où il s'adonna à l'étude des langues et des littératures turque et étrangères. Nommé de nouveau prince de Moldavie en 1711, il entra en relations secrètes avec Pierre le Grand, auquel il offrit, par traité, la soumission de la Moldavie. Mais, battu à Stanilcsci par les Turcs, il se réfugia avec sa famille en Russie, où Pierre le Grand le combla de titres et de biens. On a de lui : Histoire de l'empire ottoman (en latin); Descriptio Moldavie ; Cronica Romano-Moldo- Vlaliilov (en roumain) ; Divanul lumei [le Divan du mondé] (œuvre philosophique écrite en roumain et en grec) ; Vita Conslanlim Cantemyrii; Jatoria ieroglificà (en roumain); etc.

Cantémir (Antioche), homme d'Etat et poète russe, né en Moldavie en 1708, mort à Paris en 1744, fils du prince moldave Demètre Cantémir. Il embrassa la carrière militaire sous Pierre II. Sous le règne de Catherine I", sa protectrice, il fut nommé ministre plénipotentiaire à Paris, où il entra en relations intimes avec les lettrés français rt traduisit les Satires de Boileau et les Lettres persanes de Montesquieu. On a de lui un volume en vers : Symphonie sur le Psautier, dédiée à Catherine I" (trad. franc, par l'abbé Guasco [1749]) ; des satires (1743), des poèmes, dont le plus important est la Pétride, dédiée à Pierre II, et un Traité de la prosodie russe.

la Gironde, arrond. et à 20 kilab. Vignoble estimé du Médoc, dont les principaux crus sont : Cbâteau-Brane, Château- Kirwan, Châtcau-d'Yssan, Château-Palmer (autrefois Oh&teau-de-Gasql, Château-Cantenac-Brown, Château du Prieuré et Château-Poujet.

CANTER {lé) V. a. Poser de cant ou de champ une pièce de bois, une pièce de charpente.

CANTER (Aan '-«eur' — mot angl.) n. m. Turf. Galop d'essai que l'on fait faire au cheval de course pour l'entraîner immédiatement avant la course.

— Véloc. Prendre un canter. Faire un tour de piste avant la course, pour se dégourdir les articulations.

Canter (Guillaume), en latin Canterus, crudit et critique hollandais, ami de J. Dorât et de Muret, né à Utrecht en 1542, mort à Louvain en 1575. Après avoir visité la France, l'Allemagne et l'Italie, il se retira à Louvain où sa passion pour l'étude abrégea sa vie. Profondément versé dans le grec et le latin, il a donné de savantes éditions et des ouvrages dont les principaux son t :iVot)a? /ec(jone5(1571), recueil précieux d'observations philologiques sur divers auteurs latins ; Syjitagma de ratione emendandi grxcos auctores (1571), où sont indiquées les principales sources de la corruption des textes grecs. — Son frère, THÊonoEE Canter, né à Utrecht en 1545, mort en 1617, fut un philologue distingué.- Son principal ouvrage a pour titre : Variie lectiones (1574). — Trois autres frères de ce nom : André, Pierre et Jacques, et une sœur, se firent remarquer par leur science précoce.

Canterbury ou CantorBÉRY, ville d'Angleterre. V. Cantorbery.

Canterbury, province de l'Océanie anglaise (Nouvelle-Zélande [île du Sud]), peuplée de 128.400 hab., sur 35.172 kilom. carr. — Ville d'Australie (Nouvelle-Galles du Sud), sur le Cook's River; 2.400 hab. Briqueteries, tanneries, fabriques de machines.

CANTHARATE n. m. Sel résultant de l'action de l'acide cantharique sur une base.

CANTHARE (du gr. kantlwros, coupe) n. m. Antiq. gr. et rom. Nom d'un vase à boire, de profondeur variable, muni le plus souvent d'un pied et de deux grandes anses.

— Encycl. Le canthare était la coupe particulièrement consacrée à Dionysos et aux personnages du cycle dionysiaque, qui toujours tiennent le canthare dans les bas-

reliefs et les peintures de vase. Le canthare, très grand à l'origine, fut ramené plus tard à des proportions plus modestes. II était, en général, richement décoré de peintures ou de reliefs, et l'on en conserve de nombreux spécimens dans les musées.

(rèV — dimin. du gr. kantharos, coupe) n. f. L'un des noms du champignon comestible appelé, aussi chanterelle, girolle, escaville, gérille, escargoulo, suivant les localités.

CANTHARÈNE ( rad. cantharide) n. m. Hydrocarbure tiré de la cantharidine.

— Encycl. Le cantharène C'H" s'obtient pur en chauffant avec de la potasse un composé C"'H"0'I', que l'on obtient en faisant agir l'acide iodhydrique sur la cantharidine. Il possède une odeur qui tient du térébène et du camphre. Il fond à 134", absorbe énergiquement l'oxygène. Au point de vue de la constitution, c'est un dihydroxylène de la série orMo, car son oxydation donne l'acide orthotoluique ;,les térébènes, dont il est un homologue inférieur, appartiennent à la série para.

CANTHARIDATE n. m. Sel qu'on obtient par double décomposition en partant du cantharidate d'argent ; ce dernier se prépare en traitant une solution de cantharidine par l'azotate d'argent.

CANTHARIDE (du gr. kantharos, scarabée, eteidos, aspect) n. f. Genre d'

mille des méloïdés, sous - famille des lyttinés, dont le

est lylta.

— Encycl. Les cantharides, dont on connaît de nombreuses espèces répandues l'hémisphère boréal, abondent dans la région méditerranéenne. La plus commune {lytta vesicatoria) est aussi celle qui remonte le plus vers le N. et la seule qui se trouve en France. La cantharide commune ou mouche tl'Espagne est encore aujourd'hui très employée en pharmacopée pour ses propriétés vésicantcs. Pour les mœurs et les propriétés vésicantes, v. vésicants.

CANTHARIDE, ÉE adi. Pharm. Qui contient des cantharides : Médicament, Emplâtre cantuakidé.

— Fig. et fam. Très leste, polisson : Un dessin cantharide. Lne chronique cantharidée.

CANTHARIDER V. a. Saupoudrer, mélanger de cantha-

Cantharide ; a, larve.

CANTHARIDIENS [di-in) a. m. pi. Grande famille d'insectes coléoptères hétéromères, renfermant les cantharides, méloës, mylabres, etc. (V. vésicants, hétéromères.)

— Un CANTHAEIDIEN.

CANTHARIDINE n. f. Principe actif des cantharides, extrait par des épuisements au chloroforme ; 1 kilogramme d'insectes fournit environ 5 grammes do cette substance cristallisée, incolore et inodore, fondant à 218°, mais émettant, dès 120», des vapeurs irritantes ; insoluble dans l'eau, solublo dans l'alcool, l'éther, le chloroforme et dans les

alcalis. Sa formule est C'«H"0'. Ce

ahydride i

CA

à la lactido. Vésicant très énergique,

logno à la lactid( vi-loppo sur une

mit! proportion do rt. On l'ordonno

1,1 ' iiiiiu seulomont par sos sols.

I ., ,- I '.Ml, ml ou traite uno solution d'un canlliari- <la(.. .il. .iliii 11.11 un acide minéral, on obtient à chaud la caiithanduio ; à l'roid, celle-ci no se transforme pas ; il y a lieu de supposer l'existence de l'acide canthnridique dans la solution froide. En traitant V isocatUharidine par l'eau et on faisant bouillir pendant quelques heures, on obtient Vacitle isocantharidique C"'I1"0',h'o.

GANTBARIFÈRE (du gr. knnlliaros, coupe, et plierein, porter) adj. Bot. Qui porto des urnes ou coupes.

CANTHARIINÉS (rad. canlharus) n. m. Tribu de poisson- aiMiiilii.puirs, famille dos sparidés, renfermant les t'Ciir.'s '■/uiih.iiii-, rt voisins.

canthar:que {rik') adj. So dit d'un acido dérivé do la

— Kncycl. Pour obtenir l'acide cantharique ClfO*, on traite 1 partie de cantharidine pulvérisée par -t parties dacido iodhydrique ; après avoir étendu d'eau le produit de la réaction et lui avoir ajouté un peu d'ammoniaque, on liltre, on traite par l'acide chlori ' ' ""

nouveau, on traite par l'acétate de i dure do plomb formé, on précipite l'excès do pit rhvdrotréne sulfuré. La solution est chauffôe et abandôn-

8». C'est un acide énergique monobasique, dont 1 ont pour formule généralo (C"'H"0')».M, M étant i étal dont l'atomicité ou valence est n. CANTiiARis ' K,! — du gr. kantharis, cantharide) n. m. Il jue des insectes coléoptères du genre aiitliarides des pharmaciens. Le genre iM , ,1 ; ,i; , ,. si^-no les (^i^prtores. V. ce mot.

thoptéres, famille des sparidés, caractérisés par leur corps

les, ainsi ((ue les

joues et lesoper- , ^ ^^^

culos, leur tête

plus haute que C;iiilli:irTls,

longue, leur bouche petite, à dents on velours ou en cardes, leurs ouios ïrès fendues. (Trois espèces de cantharus habitent les mors (l'I'liirope : citntharus firiseus, brème commune, piliiiiiii au, ,l,.iM,|r, iii:iLit;e-go'émon, canthena, tanuda des 111 M , se trouvant sur toutes les côtes de

l'i ' ' i I p.-u estimée ; crt«;/(aï*K* 6r«ma, brAme ■!•■ I ' I [lu- petit, rare; cantharus orOicutaris l,\l,',i, ,• , ture.

c,^N 1 iirciiN A . /.■„) n. m. Genre d'insectes hémiptè- !• iMiiiraidés, dont l'espèce tj^pe habite lo

^ ^ "l't yolofa est une punaise terrestre

d" 1 m i-iili I 1.', rayée de rouge jaunâtre; de chaque

ci.to du r.irsc-li'i, sont deux saillies munies d'une épine.

CANTHÈRB n. m. Nom d'un poisson. V. CANTHARns.

CANTHI n. m. Bot. Nom français du canthion.

CANTHION ,li-on — do canlhi, n. malabare) n. m. Bot.

Canthô,

! (Cochin-

l.'iloMi. de - siiperf.

ivipiiors.

kanthàn, oscarbot,

CANTHOCAMPTC {kampl' — du gr. kaiUluin, et kampliis, recourbé) n. m. Genre de crustac podcs, famille des liarpactidés. (L"'' canthocanipies sont de petits c-"*' ces très abondants dans les douces [eimllweamptus staphytmus ot canthocamplus minulus], ou dans la mer Méditerranée [canthocamptusnarx'utua]).

CANTHON (du gr. kanthàn, oscarbot, n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des scarabcidés, renfermant des bousiers propres i\ l'Amérique, vivant dans les ' déjections animales et dans les plaies Canthon (t des arbres. (On coimait une centaine "

d espèces de canthons, dont une des plus belle»!.

CANTRORRRAPRIE fdu gr. kanlhoÊ,

mphé, suturei n. f. CIlir. Suture de l'i

de 1 anglo

CANTBU8 {lus) — du gr. kanthot, mémo sons) n. m. Anat. Chacune des commissures des paupières, il Grand canthus, Commissure la plus voisine du noz. Il Petit canthus. Commissure la plus voisine de l'oreille.

— Ëntom. Partio latérale do l'épistome, chez les insectes coléoptères, soit développée ou avant de l'œil, soit prolongée sur l'œil mémo, dont elle ontamo ou mémo divise entièrement la surface.

Canthus, un des Argonautes, fils do Canéthus, d'autres disent d'Abas. Il périt en Libye, tué par Céphalion ou par Cai)haurus, bergers auxquels il avait voulu enlever leurs troupeaux.

ÇanTI, personnage mythique, seizième Tlrthamkara 0 la religion djaine, qui nai ' ' ' '' ' ' " tinapourâ. Son père, doscent vâkou, se nommait Viçvaséna, et sa mère Atchirà. .Sa stature était do 40 toises, et il vécut un million d'années. 11 a pour tchinha (cinha) [ou omblômo] une antilope.

CANTIBAY I'"') n. m. Bois qui n'a de flaches quo d'un

MUll 1 .II.' I llll lu aussi CANTIUAI, CANTIBAL, et CANTIUAN.

■ — mot lat.) n. m. La comédie romaine irtios : les diverbia, qui étaient parlés, 'talent chantés.

11 en croit le grammairien Diomèdo, le

■ s'appliquait qu'aux monologues lyri-

signes DV et C pour !; buent le premier umn .

iambiques {senarii), et ,iji lyriques, presque tuuju mètres variés (bacchiaqi

arsiflés en tétri

' , est uno question de forum [iliiiôt quo do fond. Los cit/tt/ra do la première cal-'---: ;.■<■ M :,■!,!, Il, I :,',•, ,,.,,, in ,,, , ■ ,111 i.apnement de flûte :

^' I ■ ' ' ' ' lonflés à deux ac-

1' ' . , :, I Client déclamés, et

- , , M , , ,1 ; , i-iH ment de musique.

Cantien ^.aiiii,, iiiarijr, uo a liomo, appartenait à rillu,siro famille des Anicieas. Il embrassa le christianisme avec son frère Cant et sa sœur Cantienne ou Cantianille. Dénoncés et arrêtés, ils eurent tous les trois la tête tranchée au commencement du iv« siècle. L'Eglise célèbre leur fête le 31 mai, sous le nom de saints Cautions.

CaNTILAN, bourg de TOcéanie espagnole (Philippines

NTIIAIUDIQUE — CANTIQUE

à bagages •, aJlonéos aux ofnciorii pour traniiportcr leur» elTet» personnels on campagne, mais qu'il» doivent so proalTectées do mémo, à raiiiOD

I ,1 iiiï) Il Air chantant,

<iii j'iui oaiLurltu- a dcMi^iici i-u,, co nom des chants lyrioo-i'qiiques, sortes de coniplaiulos chantées sur des mélodies connues des contemporains et généralement elles-mêmes contemporaines des événements dont elles parlent. L'intérêt historique des cantilènes réside dans ce tait que de leur développement est sortie la chanson épique. C'est, néanmoins, une erreur de prétendre que la chanson lo geste a fait disparaître la cantilène ; celle-ci subsista, H l'on peut en dohnitive appeler a cantilènes » les chansons d'un caractère lyrique et épique et de peu d'étendue. La plus célèbre des cantilènes est la cantilène do sainte Eiilalie, petit poème de vingt-neuf vers, rédigé au X' sièilo et qui est considérée comme le plus ancien motiunuMit poétique de la littérature française.

Richard de), économiste, né en Irlande 1 siècle, mort en 1733. D'abord commer- -•' fixa à Paris, oi^ il fonda une maison une part active à la réalisation des lis, très riche, il se-lixa en Angleterre, plusieurs ouvrages, parmi lesquels l'A's- '.( (ommerce en général, édité en 1752. \tlas Minor des anciens], cap de la côte

Manger ù la cantine. Tenir Tabac de cantine. Tabac grossier à l'usiigo dos soldats, et qui leur est livré au-dessous du prix ordinaire.

— Par ext. Caisse à compartiments, dans la(|uelle en porte des provisions de Douche pour un voyage, des médicaments , des effets, etc. Il Petite malle de cabine.

— Encycl. Les cantines sont des sortes de restaurants établis dans

les lasernes ou autres établissements militaires, et pai iioulioreiiieiit atroetés à la nourriture des sous-officiei l'i ï l'i "Mil' I sion. On y vend également à boire (

des caisses, de destination

et de modèle très divers, dont les principales sont celles :

ii'<iml,iii<uiie, qui contiennent tout lo matériel néces-

1 i-ijo-ci (pharmacie, chirurgie, administration);

i<',. portés par les voitures médicales i ' trrinaires, pour transporter les menu re» à co service ; à Itagages, dites aussi

d uno pour quatre ou cinq offlcior», au transport do tous los ustensiles nécessaires pour la cuisine et les ropas. Elles peuvent contenir on outre deux rations de vivres par oflicior. Les

principe, délivrées gratuitement aux officiers, mais CanUnc d'orilclcr. vides. La valeur des ustensiles, estimée a 10 francs, est rotonno sur l'indemnité d't trée on campagne.

CANTINIER {ni-é), ÈRE n. Personne qui tient une ca tine : La cantinièrb d'un régiment.

— Adjectiv. Qui porte l'a voyage : Ane cantinieb.

— Encycl. La cantiniére es

mère par bataillon. Co sont habituellement dos femmes ou veuves de militaires.

deven

la cantinière

pe

Canlini*res de la frarde. snas 1

Lies guides; 2. Des greoadie

vils, qui doivent alors se pourvoir d'un uniforme spécial, composé d'une vareuse et d'un pantalon en drap gris de fer foncé, casquette en toile cirée, avec, au bras gauche, une plaque au numéro du corps et le mot cantinier. Une plaque analogue est le seul insigne officiel des cantinières, qui n'ont plus d'uniforme comme autrefois. Il est affecté à chaque cantinière une voiture d'un mo- '"" '~ — de guerre, par un

ormettrait d'accompa-

vice, le corps de tu, m; i, st attachée.

En campagne, 1. - < ..nt parfois transfor-

mées en inlirmièros, . i, . , i,i^ ,, , ,ii ité,et même combattaient au besoin. Lci aunak.-, ui.iuaires françaises sont remplies d'exemples de eautiuières dont l'héroïsme et l'abnégation ont égalé l'héroïsme et l'abnégation des hommes les plus braves et les plus dévoués. Sous le premier Empire, comme depuis, plusieurs cantinières ont même été nommées chevalières de la Légion d'honneur.

GANTIONNAIRE {si-o-nèr' — du lat. cantio, onis, chanson) n. m. Recueil de cantiques.

CANTIQUE (tik' — du lat. canticum, chant) n. m. Chant religieux, et particulièrom. Chant religieux d'action do grâces : Le cantique de Moïse, de Marie, de Siméon. n Espèce d'ode écrite en langue vulgaire, sur un sujet religieux, et destinée à être chantée dans les églises.

— Cantiques spirituels. Se dit de tous les cantiques dont l'objet est d'exprimer les sentiments religieux.

— Liturg. Los quinze psaumes graduels, les derniers des psaumes de David, n Chez les protestants. Tout chant religieux autre que les psaumes.

— Par ext. Chant ou autre témoignage bruyant do quelque sentiment : Cantiques de douleur, de joie.

— Fig. Culte, honneur rendu à Dieu ;

uffrc. et ce qui >

— Loc. fam. Chanter un beau cantique, Se réjouir d'avoir échappé, par une chance très heureuse, à quelque grave accident, il Quel cantique me chantez-vous là? Quelles histoires me contez-vous ?

— Allus. hist. Cantique de Siméon. "V. NuNC bimittis.

— Encycl. Le nom de cantiques est donné, dans la Bible, â un certain nombre de chants sacrés, composés par do saints personnages, pres(|ue toujours en action de grâces d'une grande faveur reçue do Dieu. Tels sont les cantiques de Moïse (Ex. XI ; Deul. XXXIl), de Débora Uuges IV). d'Anne, mère de Samuel (I, Rois, u I-ll), d'Ezéchias, (Isalo, XXXVIII, 10-21), des enfants dans la fournaise (Daniel, III, 54-90), de la sainte Vierge (Luc, I, 46-55), do Zacbario (Luc, I, 68-79), de saint Siméon (Luc, II, 39-32). De plus, une trentaine de psaumes sont désignés par le nom de cantiques ou de psaumes de cantiques, en particulier les psnunies ,1e r\|X à CXXXVIII, connus sous lo

offices liturgiques, il ue dans les catéchismes, mois d© Marie, ou bien i populaires que l'on nomme missions ; mais, pratiquement, on y a recours dans beaucoup d'autres circonstances, et l'autorité ecclésiastique le tolère de plus en plus. Los cantiques les plus anciens qui soient parvenus jusqu'à nous sont les noèU. 11 existe un recueil d'/iym»','^ et cantiques spirituels publié en 1578 par Le Fèvre ile La Boderie. Citons encore, au xvii' siècle, "

[loues ou r la mai-

xvui" siècle, lés cantiques du bienheureux Grignon de Montfort et le premier recueil de Saint-Sulpico (1772). Le mouvement religieux qui marqua la R«staaratioa

cantiques

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