‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 516 sur 956 · CANTIUM — CANTONNEMENT · texte numérisé non relu

CANTIUM — CANTONNEMENT

donna !

u chant des cantiques un nouvel essor. Malheureu-

, sauf de rares exceptions, le style des cantiques est

d'une regrettable pauvreté littéraire, et l'habitude prise depuis longtemps de leur adapter des airs conniM, mais souvent profanes, produit parfois des rencontres singulières. Cependant, il est juste d'ajouter que, sous ce rapport, un progrès s'est accompli : outre les cantiques nouveaux du Père Lambillotte, du Père Herman, etc., Gounod, F. Clément, Saint-Saëns en ont mis plusieurs en musique, et l'on renonce de plus en plus aux airs profanes.

Chez les protestants, les anglicans exceptés, le cantique n'est pas 1 auxiliaire de la liturgie ; il constitue l'essence même du culte, et, après la parole, c'est le plus puissant moyen de propagande et d'édification. Déjà les hussites l'avaient employé ; Luther lui donna dans la Réforme la place qui, depuis, lui a toujours été conservée; lui-même composa trente-six cantiques, dont la musique et les paroles lui font également honneur. Qui ne connaît en particulier le fameux chant : C'est un rempart pue noire Dieu. (1529), qui a si noblement inspiré Meyerbeer dans les Huguenots ? L'exemple du maître fut à 1 envi suivi par les disciples : Opitz, Gerhard, plus tard Angeli Spener, Geller, Klopstock... composèrent ces < l'Allemagne luthérienne est encore flère à juste une.

L'Eglise calviniste se montra d'abord plus sévère. Son chef ne permit de chanter que des traductions de psaumes. Celle que fit Marot (1542-1543), continuée par Théodore de Bèze et complétée en 1562, fut adoptée officiellement : deux hommes remarquables, Louis Bourgeois et Claude Goudimel, la mirent en musique. Ce n'est qu'au xix' siècle que les calvinistes, devenus moins rigides, ajoutèrent aux psaumes des cantiques spirituels.

L'un des meilleurs recueils qui aient été faits de ces cantiques sont les Chants de Sion, publiés pour la première fois en 1825.

— BiBLioGR. : Herder, Histoire de la poésie des Hébreux, trad. par Carlowitz (Paris, 1845) ; O. Douen, Cl. Marot et le psautier huguenot (Paris, 1878-1879).

Cantique des Cantiques (le), un des livres de la

cathoiii

hébra'ique

ptée par la

la tradition

est rejotée par certains critiques

modernes, qui croient l'ouvrage postérieur.

Le Cantique des cantiques est une sorte de poème sans action bien déterminée. Il s'agit du désir qu'ont les deux principaux personnages de contracter une union durable, des obstacles qui s'y opposent, des chants alternatifs où ils s'expriment leur tendresse . Ils sont appelés, l'un le bien-aimé ou l'époux, l'autre la bien-aimée ou l'épouse. L'époux est présenté comme un roi, d'autres fois comme un berger ; il s'appelle Salomon. L'épouse paraît désignée sous le nom de Sulamite ; elle mène la vie pastorale, comme son époux qui exalte à l'envi sa beauté. Les juifs vénéraient beaucoup ce livre, mais ils ne permettaient pas de le lire avant l'âge de trente ans. On ne s'accorde pas sur la manière de l'interpréter. L'interprétation littérale, à peu près inconnue dans l'antiquité juda'i'que et l'antiquité cnrétienne, fut généralement en défaveur auprès des protestants, dans les premiers temps de la Réforme. Mais elle a obtenu depuis, parmi eux, un grand crédit : les uns voient dans le Cantique un simple recueil de chants d'amour, sans lien entre eux ; les autres, un poème unique, ayant pour sujet l'histoire d'une jeune bergère qui, sollicitée par Salomon, repousse le prince et reste fidèle au berger qu'elle aime. Renan s'est rangé à cette dernière hypothèse.

Aux yeux des partisans de l'interprétation allégorique, le poème est le tableau inspiré de l'union de Dieu avec son peuple : Israël dans l'Ancien Testament, le peuple chrétien dans le Nouveau. Ils se fondent sur la vieille tradition juive, qui a toujours admis l'interprétation symbolique, sur l'impossibilité de trouver un sens dans certains endroits de l'ouvrage interprété littéralement, et enfin, sur l'usage fréquent que faisaient de tels symboles les écrivains hébreux et les peuples de l'Orient.

La tradition catholique a toujours repoussé l'interprétation purement littérale du Cantique des cantiques . Théodore de Mopsueste l'ayant proposée le premier, elle fut rejetée par le second concile de Constantinople (551). Mais certains commentateurs admettent les deux interprétations à la fois : tout en reconnaissant principalement dans le texte un symbole, conformément au sentiment des Pères, ils y trouvent un premier sens littéral moins important, exprimant sous forme de chant nuptial 1 amour de Salomon envers la fille du roi d Egypte qu il prit pour épouse. C'est le système qu adopte en particulier Bossuet

Si l'on se divise sur la manière d entendre ce livre rays térieux, en retour, il n y a qu une voix pour en admirer la poésie, pleine de sentiment i trji leur et le ne

— BiBLioGR. : Ed Cunit / tation du Cantique des Cn I

nan, le Cantique des Cai t et le Ca.ntique des Canti / i 1

tique des Cantiques (Paria i

espagn las , , ^

I &age. Ces Cantigas, sont composés en vers de vec une grande exactitude.

fonda, 1

Cantium, nom donné par César à la partie sud-est de l'ile de Bretagne, située au S. de l'embouchure de la Tamise ; aujourd'hui, le comté de Kent. Le promontoire Cantium était le cap appelé actuellement North-Foreland.

CANTO FERMO, expression italienne, qu'on emploie souvent en parlant de la musique religieuse, et qui aune signification analogue à celle du mot plain-chant.

CanTOIN, comm. de l'Aveyron, arrond. et à 4S kilora. du Cantoxnet, affluent de la Truvère ;

hab.

s) n. m. Coin de pays ;

CANTON (ital. cantone, mè] 1,-u, région. (Vieux.)

— Sous-division des arrondissements français, formant, LU point do vue judiciaire, le ressort d'une justice de paix

des finances : Arrondissement

'.posé mposent la Confé-

— En Suisse, Chacun des Etats qui dération.

— Blas. Pièce de premier ordre, de figure carrée, qui quant aux dimensions, la neuvième

— Eaux d'un bois, ii Partie d'une rivière où 1, pêche est louée : Un canton de pêche.

— Ponts et chauss. Partie de route confiée ;

— Encycl. Admin. Le canton est une circonscription territoriale, généralement formée de plusieurs communes et comprise dans l'arrondissement. Parfois, une ville ou une partie de ville forme à elle seule un canton ; ainsi, Paris compte un canton par arrondissement. Le canton a été créé par la loi du 22 décembre 1789 ; supprimé par celle du 26 juin 1793, rétabli par la constitution de l'an III, il prit une importance considérable (loi du 26 févr. 1790) et absorba la commune. La constitution consulaire de l'an VIII, en constituant l'arrondissement, enleva au canton son caractère administratif. Aujourd'hui, le canton n'est plus qu'une subdivision judiciaire, dans le

de bas

5 la juridictii

géant du soufre et des écailles d'huîtres calcinées. On lu doit difl'érentes notes sur les étoiles filantes et les passages de Vénus en 1761 et 1769.

CANTONADE (de l'ital. cantonata, même sens) n. f. Au théâtre. Lieu d'où les personnages qui ne sont pas en scène sont supposés pouvoir entendre un acteur qui est en scène, ii Parler à la cantonade. Parier sans être en scène, ou à des acteurs qui ne sont pas en scène.

CANTONAL, ALE, AUX adj. Qui se rapporte au canton : Justice cantonale. Comités cantonaux, ii Houte cantonale. Route mettant en communication deux cantons voi-

CANTONALISME(;mm')n.m.Espritdecanton, tendance à borner ses vues aux intérêts spéciaux d'un canton, en Suisse ; système des cantonalistes, en Espagne.

v5?') n. m. Partisan du cantonalisme, né à ceux qui, voulant pousser à -ation politique en Espagne, prégouvernements cantonaux, souveâ Carthagène, à Séville, à Barceprovinces espagnoles.

Cantons ou CaNTONI (le P. Séraphin), compositeur de musique religieuse, était moine du Mont-Cassin, au monastère de Samt-Simplicien, vers la fin du xvi< siècle. Il se fit connaître par un grand nombre de compositions publiées à Milan et à Venise, de 1598 à 1637 : canzonettes à trois et à quatre voix ;,chants sacrés à huit voix, en partition ; vêpres, versets et faux-bourdons à cinq voix ; motets à deux, trois, quatre et cinq voix (quatre recueils) ;

CANTONAtlSTE '

P. Cantone c introduisirent

de 1 armée se fait au chef-lieu de canton, le conseil de revision y tient ses séances ; enfin , les communes qui composent le canton y sont réunies pour élire les membres du conseil général et du conseil d'arrondissement Plusieurs projets de loi ont eu pour objet de rendre au canton son ancienne importance mais ces propositions n'ont pas abouti.

Canton, ville de l'empire chinois, capitale du Kouang-Toung, la province la plus méridionale de l'empire , située sur le bras oriental du delta du Si-Kiang, ou rivière de Canton, à peu de distance de sa partie maritime. Elle est peuplée de deux millions et demi d'habitants, si l'on compte la population de Ho-Nam et celle qui vit sur les bateaux appelés sampans. La vieille ville, assez distante du fleuve, est entourée d'une muraille; la nouvelle, de beaucoup plus importante, n'est considérée par les Chinois

bourg: elle s'éten

fau-

le long des difl'érents bras du et ses rues ne sont souvent autre chose que des canaux. Les factoreries européennes ont de beaux jardins.

L'excellè'nce de sa situation maritime, le voisinage de possessions européennes, surtout le monopole longtemps conservé des relations commerciales entre la Chine et l'Europe ont donné à Canton une importance commerciale fort grande. Cette importance a beaucoup diminué, depuis la cession de la petite île de Hong-Kong, située à l'entrée du fleuve, à 1 Angleterre qui en a fait un grand port, et depuis l'ouverture de nombreux autres ports chinois au commerce européen. Elle est cependant, aujourd'hui encore, considérable. Canton exporte de la soie grège, du thé, du sucre, des nattes, et importe de l'opium, des tissus de coton. Canton est également une ville industrielle ; elle tisse la soie et d'autres étofl'es, fabrique de porcelaine et du papier.

Canton, qui a changé de nom plusieurs fois au cours de l'histoire, aurait été fondée, selon des auteurs chinois, il y a quarante siècles. A une époque plus rapprochée, des marchands indiens nouèrent avec cette ville des relations commerciales, qui prirent quelque importance vers le VIII" siècle do notre ère. En 1517, les Portugais parurent pour la première fois sur ce marché. Prise en 1650, et saccagée par les Tartares mandchous qui gouvernent encore la Chine, elle a été, au cours du xix« siècle, occupée à deux reprises par les armées européennes : par les Anglais, le 21 mai 1841 (guerre de l'opium), par les Anglais et les Français, le 29 décembre 1857.

Canton, ville des Etats-Unis (Etat de New- York) ; 6.100 hab. Usines, commerce actif. — Ville de l'Etat de l'Ohio, au confluent des deux branches mères du Nimishillen, sous-affluent de l'Ohio ; 28.500 hab. Exploitation de houille. Fabriques de machines agricoles, lainages, minoteries. - Ville de l'Illinois, sur l'Illinois ; 6.800 hab. Centre de charbonnages. —Ville du Mississipi, sur un sous-affluent du Mississipi ; 8.650 hab.

Canton fJohnl, astronome et physicien anglais, ne à Stroud en 1718, mort à Londres en 1772, fut élu membre de la Société royale de Londres en 1751 et directeur de l'académie de Spital-Square. Il fut le premier qui reproduisit en Angleterre les expériences de Franklin sur l'électricité atmosphérique. Outre d'utiles découvertes sur l'électricité et Iss aimants, on doit à Canton la première démonstration expérimentale de la compressibilité des liquides, Philosophical transactions (1762-1764). Il découvrit la phosphorescence d'un sulfure de calcium qu'il obtenait en mélan-

dans la musique religieuse

traits de vocal'

l'église.

CANTONITE (de Canton [Géor de cuivre en cristaux à cli-va^ que, qui seraient une pseudomur de la galène en covelline.

CANTONNÉ n. m. et adj. Bla<i de la croix pleine, quand elle t compagnée en ses quatre cant en un seul de quelque menue f (Se dit aussi des meubles platt lièrement à l'endroit des cantj une pièce placée en abîme est a.

pagnée par quatre autres pièces à l'endroit des cantons, c aie en abîme

rchit. Se dit d'une • sont ornés de colonnes, de pilastres de chaînes de pierre.

CANTONNEMENT {to-ne-mar.

— rad. cantonner) n. rii. Etablis' sèment temporaire des troupes dans un lieu déterminé : Pren

tendre les

une troupe est cantonnée : La Flandre maritime fat un des premiers cantonnements des compagnons de Clodion et de Clovis.

(Chateaubr.)

— Délimitation des pays où pouvaient s'exercer certains droits ; pays ainsi limité ; péchc de beaucoup de rivières ne se fait que par cantonne-

— \:'';:m' i > I .iirie co nom à la méthode d'installation . utiliser les lieux

ri'ime troupe l'ensiin! i I- I Ml :]i;\ .^ii rile occupe quand elle est cantonnée. )

— Eoon, riir. Turrain enclos dans lequel on enferme les animaux domestiques malades.

— Cantonnement forestier. Attribution faite en toute propriété aux usagers d'une portion de la forêt pour alfranchir le surplus des droits d'usage qu "" ""

forêt. (Dé

; Code forost.)

— Canlonnemenl dt pâturage, Mosuro do précautio ayant pour objet ifisolor un triiujioau malado on lui assi gnant un Bf,\<:>r.- uc Ir |i!p| H i uisso pilturor exclusive mont (Loi dos .-. i ■ ' i m .

— Cantonru!" ' i ..nfsdans losquoUos il oî

i . I \ . Ml iiii était la rù-

glo |M,ii, ,. :. Il iirs do la R6-

volui ' ! "'" pondant les

campayiii's .1 \ i as praticable, ot remplacé par It» ' 'iition do la tonte-abri semblait devuii miages du campement.

Co furent, an . .■■s inconvénients do co système, au i" i lois hygiénique et militaire, que nul I r„ do 1870, oii les Allemands continu . antonnomont. L'usapo des tontos-alii :iutros mauvais résul-

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