‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 518 sur 956 · CANUT — CAP · texte numérisé non relu

CANUT — CAP

il y êtoîidit la civilisation, conquit la Norvège sur Olaiis le Saint (1028), et montra un zèle ([u'on a jugé parfois excessif pour la propagation du christianisme dans ses Etats. Ce prince mourut à Shaftesbury en 1035, laissant le trône d'Angleterre à son fils Harald, dit Pied-de~liévre, qui mourut avant d'en prendre possession, celui de Norvège à son fils Suen, et celui de Danemark à son fils Hardiknut. Canut in, dit Hardiknut, roi de Danemark en 1035 et dernier roi d'Angleterre de la dynastie danoise, fils du précédent, mort en 1042. Il laissa la réputation d'un prince

Canut iv. v. Canct (saint).

Canut 'V, roi de Danemark, fils de Magnus, régna de 1147 à 1157. Elu roi du Jutland tandis que Suen ou Suénou Grad l'était en Sélande et en Scanie, il en résulta une guerre civile à la suite de laquelle Canut fut assassiné par Suen. Mais celui-ci fut lui-même défait par Waldemar, cousin de Canut, et s'empara de tout le Danemark, où il régna sous le nom de » Waldemar le Grand » .

Canut VI, fils de Waldemar le Grand, né en 1163, fut roi de Danemark de 11.12 à 1202. Il soumit la Poméranie, résista aux ennemis que l'empereur Barberousse avait ligués contre lui, s'empara du Mecklembourg, du Holstein, et de presque tout le littoral de la Baltique. Il prit, le premier, le titre de roi « des Vandales » et mourut en 1202. Sous son règne, la civilisation fit de grands progrès en Danemark.

Canut, dit Ericson, roi de Suède en 1I68, mort en 1199. Il était fils de saint Eric, roi de Suède, mais il dut disputer le trône àCbarles Sverkerson, déjà roi.de Gotbie. Quand il fat parvenu à régner paisiblement, il s'appliqua à faire fleurir l'agriculture, et fonda des monastères.

CANY-BARVILLE,ch.-l. de cant.de la Seine-Inférieure, arr. et à 24 kil. d'Yvetot, sur la Durdent; 1.760 hab. Ch. de f. Ouest. Filature et tissage de coton, fabrique de chandelles, huileries, mégisseries, moulins, pépinières. Aux environs, château construit par Fr. Mansard pour les Montmorency-Luxembourg. Cany est la patrie du poète Louis Bouilhet. — Le canton a 19 comm. et 10.173 hab.

Canz (Israël Gottlieb), théologien protestant et philosophe allemand, né à Keimsbeim (Wurtemberg) en 1690, mort en 1753 à Tubingue, où il développa les principes de "Wolf et les appliqua à la théologie. Ses principaux ouvrages sont : Philosophix Leibniizianx et Wolfianx usus in theologia (1728-1739); Disciplina morales omnes (1739); Medilationes philosophicx (1750) ; etc.

CANZI (du bas lat. canceum, semblant dérivé du chinois kien-tcheoitj a. m. Tissu de soie qu'au moyen âge on exportait de la Chine et de la Tartarie, où on le fabriquait

canzis étaient de fortes soies, très solides, d'une trame serrée et que l'eau n'endommageait pas ; on en faisait encore commerce au xviii' siècle.)

CANZONE {dzôn' — mot ital.) n. f. Petit poème italien divisé en stances égales, sauf la dernière, qui est plus courte : Les canzones de Pétrarque. 11 Le pi. ital. canzoni est employé par quelques auteurs.

— Enctcl. Malgré l'analogie du nom, la canzone n'a rien de commun avec la chanson; il faut même renoncer à traduire ce mot, tant l'idée qu'il éveille est exclusivement italienne. Inventée, dit-on, en Provence par Giraud de Borneil, elle fut assez vite délaissée en France, mais elle devint, en peu de temps, aux mains des poètes italiens, le plus noble des petits poèmes. Depuis Dante et Pétrarque jusqu'à nos jours, elle a également tenté toutes les imaginations fortes ou gracieuses. Pétrarque en a fait, avec le sonnet, l'une des formes habituelles de sa poésie lyrique. Après ses canzones, il faut citer celles deTorquato ■fasso, gracieuses et fleuries, s'élevant quelquefoisjusqu'au genre néroïque; celles de Chiabrera (1586), d'une grande liberté d'allure, éminemment lyriques, et auxquelles Pindare a servi de modèle ; celles de Filicaia (xvii» s.), remarquables par l'élévation de la pensée, une verve riche et féconde, un profond sentiment religieux ; celles de Marcbetti, qui remit en honneur, au commencement du xix» siècle, un genre presque tombé dans l'oubli, et prit surtout Dante pour modèle. Les canzones les plus remarquables qui aient été écrites de nos jours sont celles dans lesquelles Leopardi a répandu son pessimisme désolant ; A l'Italie, Vante à Florence, Brutu.s, le Dernier Chant de Saplio, l'Hymne aux patriarches.

CANZONETTE (d:â-nèt'— dimin. de canzone) n. f. Petite chanson populaire et gracieuse.

[ile Luçon]) ; 5.1

CAOLIN n. m. Miner. Syn. do kaolin.

CAOUAC (ai") n. m. N tilles, à une variété d'argile bolaire, que les nègres géopbagi recherchent av( avidité.

ipp.i

CAOUANNE ou CAOUANE n. f. Nom vulgaire d'une tortue de très grande taille {thalassochelys corli-

cata ou caouana), ré- Cam.auno

pandue dans toutes les mers chaudes et tempérées du globe. 11 On écrit auss

CAHOIIANE.

— Encycl. La caouanne se caractérise par sa carapac(

allongée, brun clair, portant trois carènes longitudinale;

unes, unie chez les adultes, atteignant 1»,50 di

" 1 mâchoires recourbées en bec et par ses patte;

à deux ongle

CAOUK {ottk' — mot turc, qui sipnif. littéralement yess/e) n. m. Bonnet de drap rond, aplati par le haut, rempli de coton, et autour duquel les Turcs entortillent une pièce do mousseline. (Il est porté par les hommes de loi et les fonctionnaires en civil.)

carbure du groupe téréhique Bouchardat, comme du diisoprène (CH')', car on l'obtient en polymérisant l'isoprène par l'action d'une température de 280" pendant dix heures. Ce carbure est dépourvu de pouvoir rotatoire.]

I la Malaisie, des Indes et d'Afrique, ii On l'appelle aussi

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