GOMME ÉLASTIQUE
— Fam. Chaussure en caoutchouc : Mettre ses caoutchoucs.
— Min. Caoutchouc minéral ou fossile, Substance minérale bitumineuse, molle, noirâtre, élastique, répondant à la formule C^H'". Syn. de élatérite.
— Techn. Caoutchouc vulcanisé. Préparation soufrée de caoutchouc trèsemployée dans l'industrie, n Caoutchouc artificiel ou Caoutchouc des huiles, Nom donné à une matière élastique découverte, en 1846, par Sacc et Jonas, et q^ue l'on obtient en traitant l'huile de lin. (On l'emploie pour imperméabiliser des tissus, préparer des cuirs de sellerie, etc.)
— Véloc. Caoutchouc plein. Cercle de caoutchouc massif, fixé à la jante des anciens vélocipèdes pour amortir les trépidations, n Caoutchouc creux, Cercle de caoutchouc, renfermant un vide dans le milieu de son épaisseur afin d'atteindre plus sûrement le but du précédent, n Caoutchouc pneumatique. V. pneumatique.
— Encycl. Bot. Le caoutchouc (ou cahuchu, suc d'arbre) des Indiens de l'Amazone est une matière plastique, hydrocarbonée, qui s'extrait par incision de plusieurs arbres ou lianes appartenant à des familles diverses, et qui a la propriété d être extensible, élastique et presque inattaquable par les acides et les alcalis. Elle est produite par un liquide laiteux contenu dans les vaisseaux laticifères de ces arbres. A l'air, elle s'oxyde en prenant une teinte rougeâtre etse solidifie naturellement ou se coagule au moyen du suc de certaines plantes, ou du sel, du jus de citron, de l'acide sulfurique et, enfin, de l'exposition à la fumée de bois.
Les propriétés élastiques du caoutchouc étaient connues des Indiens de l'Amérique, avant la découverte de ce continent. Ils en faisaient des balles pour jouer à la paume et divers objets d'un usage journalier. Les espèces qui produisent les caoutchoucs les plus estimés appartiennent au genre hevea, de la famille des euphorbiacées, et se rencontrent dans le nord du Brésil et les Guyanes. C'est à Para et à Manaos surtout que sont concentrés les arrivages de celte substance, venant de l'intérieur des terres arrosées par les cours d'eau. — Une autre euphorbiacée, le manihot Glaziowii, découverte parle botaniste Glaziou, au Brésil, est un petit arbre de croissance rapide, et donnant le caoutchouc de Ceara. Enfin, dans le sud de ce vaste pays, c'est une apocynée, ïhaiicornia speciosa, qui en est le producteur.
En Colombie et dans les républiques de l'Amérique con- .!- ^j .-.: ,__ ,. rpéesdu genre
le caoutcli
En Australî(
i dans le commerce ms de cartha i-rica, hondu
recherché.
Dans la région indochinoise, le ficus elastica fut longtemps le grand
chouc appelé par les Anglais india-rubber. La Birmanie et l'Assam sont
Les îles de la Sonde, dont la flore est incomparable de richesse, doi-
qu'elles produisent à des apocynées' des genres urceala, parameria, ete.
sont quelques espèces de bution dans ce but.
De l'Afrique centrale et de Madagascar on reçoit de grandes quantités de bons caoutchoucs qui sont tirés de lianes de la famille des apocynées, et rentrant dans les genres landolphia et voisins. L'extraction en est plus difficile que pour des arbres à tronc droit. Aussi, pour en faire la récolte plus abondante, les indigènes, peu soucieux de ménager l'avenir, coupent à merci ces lianes, plutôt que de les saigner méthodiquement.
L'extraction du lait ou latex des caoutchoutiers se fait habituellement en incisant les arbres de lignes obliques qui viennent converger à une ligne centrale, au bas de lacjuelle on met un récipient de terre, de poterie ou de métal. Les opérateurs passent à d'autres arbres et reviennent le soir ou le lendemain pour vider les récepteurs. La préparation se fait alors après coagulation en étirant la matière pour la mettre en boules, en plaques, en forme de gourdes, etc., suivant la coutume de la région. Toutefois, ce travail de préparation exige un tour de main qui ne peut s'acquérir que sur les lieux mêmes d'exploitation.
— Hortic. Une variété de caoutchouc aux belles et larges feuilles lancéolées, que l'on peut considérer comme une plante éminemment ornementjuo, est cultivée par les jardiniers. Nombre de particuliers possèdent le caoutchouc dans leurs appartements, car il s'acclimate très facilement et s'accommode de la serre tempérée. Cet arbuste se reproduit très aisément par simple bouture opérée avec une feuille plantée en terre.
— Techn. Le caoutchouc, vulgairement appelé gomme élastique, a été introduit en Europe par La Condamim^, vers 1740. Cette substance est restée longtemps sans applications pratiques; ce n'est que quatre-vingts ans après son apparition que le caoutchouc fut employé en Angleterre pour la fabrication d'étoffes imperméables, mais à l'aide de procédés primitifs. Peu à peu l'industrie perfec-
tionna ses moyens de fabrication ; la bonneterie appliqua la gomme élastique à l'obtention de jarretières, de bretelles et autres objets similaires.
Jusqu'alors, le caoutchouc employé était à l'état naturel et présentait des inconvénients sans nombre ; il fallut la découverte de l'Américain Goodyear, en 1840, concernant la vulcanisation, pour rendre réellement pratique son usage. En 1851, Morey trouva le procédé de fabrication du caoutchouc durci, qui rend d'immenses services, sous le nom à'ébonite, V. ce mot.
Tous les caoutchoucs bruts s'expédient sous des formes diverses : ceux d'Amérique, en gros pains ; ceux d'Asie, en masses informes ; ceux d'Afrique, en lanières ou bandes épaisses et larges. Le caoutchouc brut doit, avant d'être utilisable, subir im certain nombre d'opérations ayant pour but de chasser de la masse toutes les impuretés qui y sont contenues, de lui donner l'élasticité, en même temps qu'une homogénéité plus considérable.
La première de ces opérations est le trempage, qui consiste à plonger les pains ou bandes de caoutchouc dans des récipients contenant des lessives alcalines pendant vingt à vingt-cinq heures. Ce trempage amollit le caoutchouc. En second lieu 'on procède au découpage, qui s'opère au moyen de cylindres munis de lames entre lesquelles passent les masses molles de caoutchouc qui se trouvent découpées en menus fragments assemblés en paquets, puis laminés de manière à obtenir, à l'aide de calandres, une soudure absolue. Ce travail constitue le laminage. A cette opération succède le séchage qui se fait dans des chambres chauffées et: -dure plusieurs mois; la qualité du caoutchouc s'augmente avec la durée. Les feuilles peuvent alors subir la dernière et la plus importante opération celle de la vulcanisation.
La vulcanisation consiste à modifier la nature môme du caoutchouc au moyen de l'action du soufre. Il s'opère une véritable combinaison entre ces deux corps. On emploie plusieurs modes de vulcanisation. Les principaux procédés sont ceux de Gérard, de Hancock, de Parkes, de Goodyear, de Burke, etc. V. vulcanisation.
Le durcissement du caoutchouc s'obtient en augmentant, dans d'assez fortes proportions, les quantités de soufre et en élevant sensiblement la température du mélange qui doit être maintenue ainsi durant un temps assez long.
Les applications industrielles du caoutchouc sont innombrables, qu'on l'emploie avant la vulcanisation, ou lorsque la vulcanisation est accomplie, ou encore lorsque
itchouc a été durci. Avec le caoutchouc nisé, on obtient les bandes, les fils ronds ou carrés, les feuilles, les ballons, etc. Le caoutchouc vulcanisé sert à faire les enduits, avec lesquels on caoutchoute les tissus et vêtements, à fabriquer des tampons de joints, des ustensiles de toilette, et différentes variétés de caoutchoucs diversement colorés, qui tous ont des usages spéciaux, tels sont : les caoutchoucs noirs qui servent à la fabrication de tubes, do bouchons, de canules, qui s'obtiennent en ajoutant un peu de litharge lors de la vulcanisation ; le caoutchouc blanc plus spécialement employé pour la confection des objets de toilette, des vêtements, etc., et que l'on obtient en remplaçant la litharge par du blanc de zinc ; le caoutchouc orange, avec lequel on fait des tubes, des anneaux, etc., et dans la composition duquel entre le sulfure d'antimoine. Il n'est pas jusqu'aux déchets de caoutchouc qui ne soient reconstitués par des pr( ■ ■ ■ 'appÏÏc:
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Enfin, le caoutchouc durci ou ébonite s'emploie pour la fabrication d'ustensiles de toilette, peignes, brosses, etc., ou pour celle des instruments d'optique ou do physique, des machines électriques, etc.
On fabrique industriellement, et de toutes pièces, des caoutchoucs artificiels en traitant à chaud des huiles végétales, l'huile de lin, par exemple, avec du chlorure de soufre. On obtient ainsi une substance présentant une certaine élasticité et jouissant des principales propriétés du caoutchouc naturel. Cette matière trouve son utilisation dans la fabrication de manches de couteaux, de rouleaux d'imprimerie et autres instruments ou ustensiles analogues.
CAOUTCHOUTER (ou-tchou) v. a. Préparer avec du caoutchouc ; garnir, enduire de caoutchouc : Caodtchou- TEB de la soie.
CAOUTCHOUTIER {ou-tchou-ti-é) n. m. Nom vulgaire désignant toutes les plantes qui produisent le caoutchouc.
CAOUTCHOUTINE [ou-tchou) n. f. Composé à base de caoutchouc, qui rend aux cuirs leur souplesse primitive. (Ce produit rend les cuirs imperméables )
CAP / ip — lu lit i-ii a ti(< ou lo 1 Ital capo)n.m.
lies locutions :
n !/ a pas
lu 1 uti n I jleincnt Mcillic ) Il ' u;) rfeflious. Juron
kiscon qui signifie proprement tête de Dieu, tetedieu, et i nt on a\ait tait cadéais, dans 1 ancienne comédie il Cap de mailles. Partie d une armure du moyen âge, qui était faite en mailles d acier et couvrait la tête