‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 544 sur 956 · BOILEAU · texte numérisé non relu

BOILEAU

11 Volonté soudaine, changeante, bizarre, sans raison : Le despote (mit arhltrntrmml et selon son capkice. (H. Heine.)

Il Naiinr- ni'i'.iii' saii. 1:11-1.11 /.-■ l'iPBicE esl naturellement ./." I ; ' ;' ni des femmes. {A.za.îs.)

Par

Passion soudain

passageri

foucade

amoureuse : Inspirer un caprice. 11 Objet d'une passion de ce genre : Mon dernier caprice m'a cassé trois dents. (Gavarni.) 11 Faire des caprices. Se dit d'une personne qui a du succès auprès des personnes de l'autre sexe.

— Irrégularité, bizarrerie, variations soudaines dans la forme ou le mouvement : Les caprices du cours d'un ruisseau, des vagues, de la lumière, des vents.

Quoi! la nécessité des vertus et des vices D'un astre impérieui doit suivre les caprices .

Corneille.

— Antiq. Pierre gravée, dont les figures sont groupées d'une manière bizarre.

— B.-arts. Morceau de fantaisie, dessin bizarre ou original s'écartant des règles et des conventions ordinaires.

— Min. Veine de houille inclinée à droite ou à gauche, en avant ou en arrière, et ne suivant pas la direction générale.

— Mus. Pièce de musique instrumentale de style libre et d'un plan absolument arbitraire et indétermine. Caprices, fantaisies, bagatelles, tout cela se tient, et généralement d'une façon assez banale, à moins que ne viennent à s'en mêler la main et l'imagination d'un grand artiste se délassant de travaux plus sérieux.

Pyrotechn. Pièce d'artifice consistant en un tuy:

de bois monté d'un renflement rizontaux. Quand on priment au système plan horizontal.

— Encycl. Le cnpn'ce, véritable

vertical, muni à ses extrémités à jets verticaux et holà mèche, les jets im-

apric

et la volonté sommeillent encore, chez le vieillard plus assez de force pour vouloir, pour atteindre l'objet de ses désirs, enfin chez la femme, qu'une éducation défectueuse, une sensibilité trop développée ou encore une faiblesse de constitution rendent le jouet de ses nerfs. L'homme lui-même est sujet au caprice. Des richesses illimitées, un pouvoir sans bornes, développent chez lui cet état morbide. Alors, il arrive parfois qu'il s'abandonne à ces caprices insensés qui ont marqué la vie de quelques empereurs romains et de la plupart des despotes orientaux. C'est dans un semblable accès de... caprice qu'Alexandre se laisse appeler dieu et tue ses amis qui osent railler sa divinité ; c est un caprice de ce genre qui

K lusse Caligula à faire son cheval consul, Xerxès à fouetter mer et à écrire une lettre insensée au mont Athos, etc.

Caprice (un), comédie en un acte, d'Alfred de Musset (Théâtre-Français, 24 nov. 1847). — De Chavigny, après un an de mariage, délaisse Mathilde, sa jeune et charmante femme, qui l'aime et souffre de son abandon. M""* de Léry, amie de Mathilde, se jure de leur rendre à tous deux le bonheur vrai. Ses propos mutins et ses troublantes agaceries mettent à ses pieds M. de Chavigny, et, quand elle le relève, c'est pour le jeter dans les bras de sa femme. Dans cette bluette, où il est fort question d'une bourse brodée par Mathilde et d'abord refusée par son mari, il n'est pas d'inirigue; mais l'œuvre, toute de fantaisie, tantôt attendrit et tantôt égayé, et toujours elle charme par sa grâce pleine de fraîcheur et d'esprit.

Caprices de Marianne (les), comédie d'Alfred de Musset, représentée en 1851.— Marianne, jeune et jolie, mariée à Claudio, vieux et laid , est adorée par Cœlio, amant timide qui envoie Octave, un ami débauché et coureur d'aventures, plaider sa cause. Et voilà Marianne, une coquette, férue de cet étrange avocat, et méconnaissant l'amour sincère de Cœlio, qui est tué à la place d'Octave, dans un rendez-vous qu'elle a donné à ce dernier.

Marianne, Octave et Cœlio sont très finement observés ; mais ils étonnent à la scène par leur caractère paradoxal, qui choque les habitudes du public. La pièce, en outre, n'a ni charpente, ni action ; on y trouve, par contre, des qualités maîtresses : beaucoup de grâce, d'esprit et de passion avec de brillantes combinaisons d'images.

CAPRICER { prisé) v. a. Inspirer un caprice, une passion capricieuse â : C'était un grand homme blond, fort

bien fait, qui capriça le roi au point que rien ne peut l'en défendre (St.-Sim.) [Vieux et peu usité]. 11 On trouve aussi capricier, qui ne l'est pas davantage.

Se capricer, S'engouer, s'obstiner par caprice, il Même

CAPRICIEUSEMENT adv. Avec caprice, par caprice. Il D'une façon bizarre et très variée ; Collines capricieusement dentelées. (X. Marmier.)

CAPRICIEUX (si-eù), EUSE adj. Qui agit par caprice, d'une façon bizarre et irrcgulière : Enfants capricieo.\. Femmes capricieuses. 11 Bizarre, irrégulier, en parlant de l'âme ou des passions : Bumeur capricieuse. Le coura//e

étranges et diverses lièrement capricieuse

— Bizarre et varié ; Le sort capricieux.

— Substant

et rendent malheureux leur entourage.

CAPRICORNE ( du lat. capra , chèvre, '

cnevre, et co)-nii, ,^-? ^ ^=,

corne)n.m.Nom '^\'\lf^

vulgaire des an- ~' Ml^''

tilopes asiati- '?!? *

(réd o foi-

gaire des coléoptères longicorncs en général, et des

cÉBAMBYCiDÉs). Le grand capricorne est le cerambyj héros; le capricorne musqué est l'aromia moschata.

Capricorne (même étymol. qu'à l'art, précéd.), n. m. Myth. gr. Monstre moitié chèvre, moitié poisson, qui était consacré à Pan. Il fut transporté au ciel par Zeus, et devint la constellation australe du Capricorne, dont l'apparition annonce l'hiver. Suivant la tradition la plus répandue, les dieux célébraient un banquet au bord du Nil, quand Typhon apparut subitement ; tous les convives s'enfuirent de peur, et se cachèrent sous diverses formes. Pan se jeta dans le Nil jusqu'à mi-corps, poisson en dessous, chèvre en dessus. Pour conserver ce souvenir, Zeus plaça au ciel le monstre. Suivant d'autres traditions. Capricorne était soit la chèvre Amalthée, nourrice de Zeus; soit un fils d'Aigipan, élevé avec Zeus sur le mont Ida ; soit le dieu Pan luimême, changé en monstre pour combattre les Titans.

Capricorne (même étymol. qu'aux deux art. précéd.) n. m. Constellation zodiacale que l'on figure sur les sphères par un bouc ou un monstre à cornes de bouc, il Signe du zodiaque dans lequel le soleil entre au solstice d'hiver, et qui coïncidait avec la constellation du même nom,

particulier (V. ce mot.

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