hab. env
— Encyc. Placée dans un site admirable, sur une colline plantée de vignes et
doù la vue s'é-
jusqu aux dô-
narets de Jérusalem ; de l'autre, jusqu'à la chaîne bleuâtre dos montagnes de Moab, &M- Wem est célèbre [=. ___ :
par los souve- - - ■^' nirs qui s'y rattachent : l'his- l
toire de Ruth la latori, glaneuse, le sa-
•: de David par Samuel
Christ. Dès les premiers jours du christianisme, Bethléem devint un des sanctuaires les plus vénérés de la nouvelle
religion. A l'extrémité E. do la bourgade, l'églis^o .Sainte- Marie ou do la Nativité s'élève au-dessus de la grotto où, suivant la tradition, natjuit lo Christ ; commencée par sainte Hélène, elle fut achevée par l'cmpcrour Constantin, vers l'an 330. Cette éelise, en ferme do croix, est partagée entre los chrétiens du rit grec et ceux du rit arménien ; les latins possèdent la grotto de la Nativité, oii un bloc do marbro blanc, incrusté do jaspe et encerclé d'argent, marque la place traditioDDollo où Marie mit au monde le Christ.
• Bethléem (oRonE dk), ordre militaire institué en I \:,1 pour s'opposer aux déprédations des Turc». Etabli â Leninos, l'ordre fut aboli après la prise de l'ilo (1478) parles maiiométans.
BetHUÈÉMTTE ou BetHLÉHÉMITB, personne qui o«t née à Bethléem, ou qui habite cette ville. — JLct Betu-
LKÉMITES (ou Bl.TIlLEHÉMITKS).
— Adjectiv. Qui appartient à cette ville ou à ses liabitants : La population betbléémitk (ou bethlehémite).
BETHLÉÉMITES ou BETHLÉBÉHTTES n. m. pi. Religieux aujourd'hui disparus et qui étaient établis en Angleterre. — Un bethlêemite (ou bethlehémite).
BethleHEM, ville des Etats-Unis (Pensylvanie^, sur la rivière Lehigh; 20.000 hab. avec South Belhlehem.' Centre industriel, université. Ville fondée en 1741 parles frère:, moraves. — Ville des Etats-Unis (Etat de New- York), sur l'Hudson; 4.250 hab.
BethleHEM, ville de l'Afriane australe (Etat libre d'Orange), sur un sous-affluent du Vaal; 605 hab. Gros bourg à marché, centre dune importante région agricole et d'un district minier peuplé do 15.250 hab.
Bethlen, noble famille transylvanienne, dont les membres los plus connus sont ; Gabriel (6'aio<j Bethlen, prince do Transylvanie, né en 1580, mort en i029. III lit ses premières armes sous Bocskay, chassa Galiriel Bathori ot se fit proclamer prince en 1613. Il joua un rôle prépondérant pondant la guerre do Trente ans, en combattant l'Autriche et se proclamant le champion des protestants. En 1620, il prit le titre de • roi de Hongrie », mais Tilly le força bientôt à demander la paix. En 1623. il recommença les hostilités contre l'Autriche. Bethlen était le protecteur des sciences et des lettres ; il fit appeler do nombreux savants en Transylvanie et fonda l'Ecole supérieure de Nagy-Enyed.) Les antres membres de la famille sont surtout connus par leurs mémoires et ouvrages historiques. Tels Farkas Bethlen (1648-1679), chancelier de "Transylvanie, qui a écrit : Bistoria de rébus Iransijlvanicis, de 1526 à 1619 ; — Jean Bethlen (1613-1678), Rerum Transylvanie libri IV (Amsterdam, 1666) ; — Nicolas Bethlen (I642-1716), qui voyagea en Angleterre et en France, et s'attira la faveur de fempereur Léopold. (Ses mémoires furent édités par Szalay en deux volumes.)
BeTHMALE, comm. de l'Ariège, arr. et à 18 kilom. de Saint-Girons, dans la vallée de Bethmale, parcourue par un affluent droit du Lez; 1.686 hab. {Betgmalais ou Bethmalais, aises ou Bemalous, ouses.) Lac, truites renommées. Le principal des hameaux dont la réunion constitue cette commune est celui d'Ayet.
Bethmajx ou Betmau: (vallée de), nom-d'un petit pays dans l'ancien comté do Foix, compris actuellement dans le canton de Castillon, dép. de l'Ariège, arr. de Saint- Girons.
BeTHMANN-HOLL'WEG (Ma consulte allemand, né en 1795 mort à Rhemeck en 1877. Il fut élève de Savigny, et devint professeur à l'université de Berlin (1820), puis à celle de Bonn. Nommé conseiller d'Etat en 1843, il fut député à la Chambre des députés de Prusse (1852-1855), et ensuite ministre des cultes et de l'instmction publique (1858-1862). Bethmann appartenait au parti constitutionnel modéré. Ses principaux ouvrages sont : Eléments de procédure ciuï'/e (1832) ; Essais sur quelques parties de ta procédure ci' iu(e(1834J; la Constitution judiciaire et la procédure dans l'empire romain, à l'époque de la décadence (1834) ; Origines des libertés des communes lombardes (1846J ; les Germains avant la migration des peuples (1850); Historique de la procédure civile (1864-1874) ; le Droit de nos jours (1876) ; Commentaires sur le vingtième livre des Pandectes (1877).
BethmonT (Eugène), avocat et homme politique, né et mort à Paris (1804-1860). Dès les premières années du gouvernement de Juillet, il se distingua en plaidant un grand nombre de causes politiques républicatnes. En 1842, les électeurs de Paris l'envoyèrent à la Chambre des députés. Il siégea à l'extrême gauche et combattît, non sans éclat, toutes les mesures peu libérales qui signalèrent les dernières années du règne de Louis-Philippe. A la veille de la révolution de Février, il signa la mise en accusation du ministère Guizot, fut nommé, par le gouvernement provisoire, ministre de l'agriculture et du commerce, puis ministre de la justice après Crémieux. Fidèle à ses convictions, il protesta contre l'acte du 2 décembre, se renferma dès lors dans l'exercice de sa profession d'avocat, et fut bâtonnier du barreau de Paris de 1854 à 1856.
BetbMONT (Paul-Louis-Gabriel), avocat et homme poliiiciue français, né à Vitry-sur-Seine en 1833, mort à La Rochelle on 1889, fils du précédent. Il entra, en 1865,
dans ta vie politique, comme deput rieure au Corps législatif. Le dépar Inférieure l'élut à 1 Assemblée natio
prc , comme député de la Charente-Infé- " ' " ■ lépartement de la Charentenationale en 1871 ; il alla siéger au centre gauche, et acquit une sérieuse influence. Réélu aux élections de 1876, Paul Bethmont fut appelé à la vice présidence de laCbambre des députés. En 1880, il fut nommé premier président de la cour des comptes, donna sa démission de député, conformément à la loi, et sollicita de nouveau les sufl'rages de ses électeurs, oui l'élurent ; il en fut de même en 1881. Mais, en 1882, il donna c tivement sa démission, pour se consacrer tout < fon ■ • ■ ■ ■•
i défini-
Beth-NABRIS, ville do la Palestine, demi-tribu de Manassé. Située au delà du lac de Génézareth, elle fut prise et détruite par Vespasien.
BethorON, nom de deux villes de l'ancienne Palestine, tribu d'Ephraïm. Jesué battit les rois chananéens dans lo voisinage de ces deux villes, et Judas Macchabée y défit les généraux syriens Séron et Nicanor.
Beth-PHAGÉ, bourg de la Palestine, tribu de Benjamin, à 3 kil. E. de Jérusalem, entre cette ville et Bethanie.
BETHSABÉE — BÉTOL
monture ?ses disciples, afin de faire à Jérusalem.
BbthSABÉE, femme Israélite, remarquable par sa beauté, épouse d'Urie , officier du roi David (xi< siècle av. J.-C). David, après l'avoir entraînée dans un adultère, fit périr son mari pour l'épouser. C'est à ce sujet que le prophète Nathan lui adressa son discours célèbre : » Il y avait dans une ville deux hommes, l'un riche, l'autre pauvre. Le riche possédait un grand nombre de brebis et de bœufs ; le pauvre n'avait pour tout bien qu'une petite brebis, qu'il élevait avec ses enfants. Il la nourrissait do son pain, la faisait boire dans sa coupe, et dormir sur son sein ; il la chérissait comme sa fille. Un étranger étant venu loger chez le riche, celui-ci ne voulut point toucher à ses brebis et à ses bœufs pour lui donner à souper, mais il prit la brebis du pauvre, et la servit à son hôte. — Cet homme mérite la mort, s'écria David avec indignation. — Tu es cet homme, tu es ille vir, reprit Nathan ; tu as méconnu les paroles de Dieu, qui t'a fait roi ; le Seigneur te punira. » Bientôt après, en effet, l'enfant que David avait eu de Betlisabée tomba malade et mourut. Mais David eut ensuite de cette même femme Salomon, qui fut roi, Siman, Sorab et Nathan.
Bethsabée au bain. Ce sujet a été traité par un grand nombre de maîtres, notamment par Pipl anl Palnn le Vieux, Cranach l'Ancien, lii^mhnuAt i i 7 I
modernes, J.-F. de Troy a peim 1 ' musée d'Angers; Robert-Fleury est l'auteur d'une composition du môme
de Rembrandt.
Bethsabée surprise au bain par David, Diane surprise par Actéon et la Chaste Suzanne sont trois variantes
hain pour recevoir ' un message amou-
feroiSavidluX*^ ,
taire de Bethsabée t L l' (ifc».-
a été gravée par Bethsabée lU bam, a après Cranach (1
Pierre Gaultier,
d'après Solimène, et par J -B Corneille La scène du bam
a été gravée par Hans Brosamer, par AUaert Claas par
Audenaerde, d'après Carie Maratte ; par J. Chéreau d après
J. Raoux; par Fréd. Horthemels, d'après Carie Vanloo etc
Parmi les nombreuses figures de Bethsabée que Ion doit à la statuaire, nous rappellerons celles cTOudme (1861), et de J. Blanchard (1874).
BetRSA'ide, ville de la Palestine, tribu de Zabulon non loin de Capharnaûm, près de la rive octiientale du lac de Génésareth. Patrie des apôtres Pierre, André et Philippe. — Bethsa'îde, Capharnaiim et Corozaïm sont confondues dans les malédictions de Jésus-Christ, à cause de l'incrédulité de leurs habitants.
Bethsa'IOE-JULIAS, ville de la Palestine, demi-tribu de Manassé, à l'E. du Jourdain, près du lac de Tibériade. Philippe, tétrarque d'Iturée, agrandit cette ville et lui donna le nom de Julias, en l'honneur de Julie, fille d'Auguste. Près de là, Jésus opéra le miracle de la multiplication des cinq pains et des deux ""■
Beth-samès la Palestine, tribi voyée par les Philistins.
BeTH-SAN ou Betb-SÇAN, ville de la Palestine, tribu d'Issachar, à l'O. du Jourdain, aux murs de laquelle, après la bataille de Gelboé, les Philistins pendirent les corps de .Saill et de Jonathas. Cette ville porta plus tard
construit sur l'emplacement de :
Beth-SÉCA, ville de la Palestine, demi-tribu de Manassé, en deçà du Jourdain. Gédéon y défit les Madianites. Baochidès, après avoir surpris cette ville, en fit jeter les habitants dans des puits. Le roi de Syrie, Benhadad, vaincu pour la seconde fois par les Israélites, se réfugia à Beth-Séca.
Beth-SUR ou Beth-ZUR, ville de la Palestine, tribu de Juda. Cette ville, fortifiée par Roboam, puis par Judas Macchabée, fut prise par Antiochus Eupator. Au S. do Beth-Sur, tour ruinée où, selon la tradition, mourut Rachel, épouse do Jacob, en mettant au monde Benjamin.
BeTBUCKS ou BeOTHUCKS, du BeOTICKS. Les Bethuchs sont, ou plutôt étaient, les aborigènes de Terre- Neuve ; cette race semble avoir complètement disparu. — Un Bethiick ou Beothuçk (ou Beotick).
— Enovcl. Les Belhucks avaient le tort de posséder de trop riches fourrures. Les marins, les pêcheurs, les chasseurs, qui s'étaient portés en foule vers Terre-Neuve, unirent leurs forces pour les leur ravir; les sauvages seiléfendirent de leur mieux, et les colons en arrivèrent à les considérer comme des bêtes malfaisantes qu'il fallait détruire. Quand on les eut massacrés pendant deux cents ans, le gouvernement anglais s'émut ; au commencement du siècle, il se déclara le protecteur des Indiens rouges, et des sociétés s'organisèrent pour les civiliser. II n'était plus temps, et les derniers Bethucks de Terre-Neuve s'enfuirent au Labrador.
BÉTHULIE, ville de l'anc. Palestine, tribu de Zabulon, fut assiégée par Holopherno, que tua Judith. Le nom do cette ville n'a pas encore été identifié d'une manière cer-
Béthulie (siège de). Sous le règne de Manassès, Holopherne, général des armées de Nabuchodonosor V\ marcha contre les Ismaélites, les Madianites et autres peuples voisins de la Judée. Il pénétra en Judée, et vint mettre le siège devant Béthulie, dans la tribu de Zabulon. La ville allait être réduite par la famine, quand elle fut délivrée par le dévouement de Judith. V. Judith.
BÉTHULIE, ville de l'Afrique australe (Etat libre d'Orange), près de l'Orange ; 505 hab. Marché important. Ch.-l. d'un district peuplé de 4.500 hab.
BÉTHUNE n. f. Espèce de puisard employé dans l'exploitatioi •
d'An
d'Aire à La Bâssée; 11.627 hab. (Béth fer du Nord. Tribunal de première betteraves, fabriques de sucres ; commerce de lin, toiles, graines de toutes sortes. Marché important de bestiaux et de chevaux. Près de la ville, mines de houille de Vendin-lès-Béthune et
Le beffroi, enclavé dans un pâté de maisons depuis le xviii* siècle, fut construit en 1388. C'est une tour car- 1 ée flanquée de tourillons hexagonaux it surmontée d'un couronnement qui r-'nferme le carillon. L'église Saint- \\ aast, des xvi* et xvii* siècles, renferme quelques piliers du xiii* sièle Les remparts de la ville ont été
L'arrond.
17 comm. e Te. Le noi
Ihab.
Bourgogne, à la maison d'Autriche.
( édee à la France au traité de Nimègue et fortifiée alors par "Vauban, elle fut prise par les alhés en 1710, 1 1 restituée à la France au traité
iUtrecht (1713). En 1813, la région marécageuse au N. de Béthune devint le refuge des réfractaircs des départements du nord, contre lesquels Napoléon dut envoyer une di- ■vision de sa garde, sous le général le Rébeval. Saisis et incorporés à la
arnison de Béthune, au premier dé- ^el ils regagnèrent leur asile, où ils lestèrent jusqu'à la Restauration.
C est à Béthune, dit-on, que furent creusés les premiers puits artésiens.
Patrie du trouvère Quesnes de Béthune, de Buridan, le célèbre recteur de 1 université de Paris.
— BiBL : Dequien, Notice sur la iille de Béthune (1838).
BethunE (famille de), noble et Beffroi de Btthune ancienne famille artésienne, issue de Robert I", dit Faisseux, seigneur de Béthune et de Richebourg, avoué d'Arras. De cette famille sont issues les branches ; d'Orval, de Selles et de Charost.
Béthune (Qoesnes ou Conon de), poète et chevalier français du xii« siècle. Il accompagna Baudouin, comte de Flandre, dans son expédition en Orient, et il fut plusieurs fois chargé de gouverner le nouvel empire pendant l'absence de son chef. On a de lui neuf chansons, qui se trouvent dans le Romancero de Paulin Paris.
BÉTHUNE (Maximilien de). V. Sully.
Béthune (Philippe dk), frère puîné du célèbre Sullv, né en 1561, mort en 1649, tige de la branche des comtes àe Selles et de Charost. 11 se fît une grande réputation comme diplomate. On a de lui ; Observations et maximes politiques pouvant servir au maniement des affaires publiques, publié à la suite de l'Ambassade de M. le duc d'Angoxdême (1667).
BÉTHUNE (Hippolyte de), marquis de Chabris, fils ,bi précédent, né à Rome en 1603, accompn:-nn T.'n- \TÎT dans ses expéditions contre les protesiaii' ■ m . n
1665. Il légua a Louis XIV 2.500 manu !i .1 t
à la Bibliothèque nationale le fondis </' / u
frèroLouis, comte de Charost (lC05-ir.si .nhnm ].i.. 1,1:1 de la terre de Béthune en duché-pairie.
BÉTHUNE (Hippolyte de), évêque français, arrièreneveu du duc de Sully et petit-fils de Philippe de Béthune, né en 1647, mort en 1720. Nommé en 1681 évêque de Verdun, il fut un des premiers prélats français qui interjetèrent appel de la bulle Unigenilus. En 1713, il fonda à Verdun un hôpital, auquel il laissa presque toute sa for-
BÉTHUNE (Armand-Joseph de), duc de Charost, agronome et philanthrope, né à Versailles en 1738, mort à Paris en 1800. D'abord colonel de cavalerie, il se retira après la paix de Paris dans ses domaines de Meillant, en Berry. Il s'attacha à développer autour de lui le progrès agricole. Il encouragea par ses dons l'ouverture de nombreuses routes, le dessèchement des marais, la culture des plantes fourragères et de la garance, la lutte contre les épizooties, la substitution de la charrue à l'araire. Il fonda à Meillant une société d'agriculture et améliora la race ovine berrichonne par des croisciuiiii^ ,p\ r, 1,- ni,,ntons mérinos. En 1783, il devint mom' ' ! ^ , :-■ royale d'agriculture. Devançant la K. '. i
les droits seigneuriaux sur ses terres, \: . ^ site éclairée et le certificat de civisni.- cji, I, :, mi, .,-■ '<■ " Père de l'humanité souffrante n, il fut emprisonm' sons la Terreur. Maire du X< arrondissement de Paris en 1799, Armand de Béthune périt victime de son zèle philanthropique en visitant de jeunes sourds-muets atteints de la petite vérole. On a de lui : Projet d'une caisse rurale de secours ;Vuesgénérales sur rij,struclionrurale{n9i); etc.
— BiBLioGR. ; A. F. Silvestre, Notice biographique sut A rmand de Béthune-Charost, an IX.
Béthune (James et David), prélats écossais.V.BEAioN.
Syn. de cissopis.
— Entom. Genre d'insectes hyménoptères. Syn. de METHOCA. (V. ce mot.) [Le nom de bethylus fut donné par les anciens naturalistes aux femelles de méthoques.]
BetH-ZACHARA, bourg de la Palestine, tribu de Juda, dans les montagnes de Juda, célèbre par le combat de Judas Macchabée contre Antiochus Eupator, combat dans lequel Eléazar fut écrasé sous le poids d'un éléphant qu'il avait percé de son épée.
BETIFIANT, ANTE (rad. bêtifier) adj. Abrutissant, rend bête, qui abrutit : Occupations, habitudes bêtifiant
BÊTIFIER (déifie, et du hii r.,, , ,, r.ili,- Prend dci de suite aux deux prem. ppr- I . 1 in i, 1 nnis-irf. de 1 die. et du prés, du subj. : ,^'" ' " nns bêtifia
dre bête, abrutir : '. .< yni bêti
— V. n. Faire la hôte, s qui a une grande aptitude i
bête
Acteur
(Pc,
BÉTILLE (Il mil.) n. f. Espèce de mousseline des Indes. Il Bétitle organdi, Bétille à grain rond et très fin. tl Bétille tarlatane, Bétille fort claire.
BÉTION n. m. Bot. Syn. de dictamne.
BÉTIQUE, une des trois grandes divisions de l'Espagne ancienne, dans la partie méridionale de la péninsule Ibérique ; elle tirait son nom du fleuve Bétis (Guadalquivir), qui la traversait du N.-E. au S.-O. Les Romains l'appelaient aussi ÎTispania Ulterior. Elle avait pour bornes : au S., la Méditerranée; à*rO., le fleuve Anas(Guadiana); à l'E., la Méditerranée. Ses limites septentrionales ne sauraient être indiquées avec précision ; mais on peut dire que son territoire correspond à peu près à l'Andalousie et au royaume de Grenade.
— ÉNCYCL. Les richesses minières et la fertilité de la Bétique, grossies par l'imagination des poètes , donnèrent lieu à plusieurs récits fabuleux qui s'accréditèrent facilement parmi les peuples de l'antiquité (Géryon, les champs Elysées, etc.).
Les principaux peuples qui habitaient la Bétique étaient les Tm-dules au N. ; les Béiuriens au N.-O. ; les Turdéiiins à. l'O. et au S.; les Bastules au S., et les Baslitans à l'E. Sous la domination romaine, la Bétique renfermait fondation phénicienne ou les étaient : Cordu doue), Hispalis (Séville), Gadès (Cadix), et Malaca. Les Vandales s emparèrent ensuite de cette riche contrée, qui reçut d'eux le nom de Vandalitia, d'où Andalousie. Les Arabes et les Maures commencèrent par cette province la conquête de l'Espagne.
BetiS, ville de l'Océanie espagnole (Philippines [île de LuçonJ): 4.100 hab. Fabrique de sucre et de cigares.
Betis, ou Bœtis, ou Bâtis, ou Babemessès, Perse nommé gouverneur de Gaza par Darius III. Il défendit cette ville pendant deux mois contre Alexandre. Suivant Quinte-Curce, Alexandi-e, une fois maître de la place, lit attacher Bétis derrière son char, pour imiter Achille traînant le cadavre d'Hector.
BÊTISE (rad. bête) n. f. Manque d'intelligence, de jugement, ou des notions les plus communes : Bien n'est si près de la bêtise que l'esprit sans raison. (M"*» Necker.)
— Propos, action, œuvre bête, sotte : Ily a des esprits si stériles qu'il n'y pousse pas même de bêtises. (Lamenn.)
— Chose de peu de valeur, babiole : Dépenser son argent en BÊTISES.
— Motif futile, peu important : Pleurer pour une bêtise.
— Chose légère, folle, mais amusante : Quand une bêtise amuse Paris, il est impossible que la province s'en prive. (Balz.) n Parole légère, hasardée : Il ne faut pas dire de BÊTISES devant les enfants. 11 Folie : Se brûler la cervelle quand on est jeune et riche, quelle bêtise!
— Syn. Bêtise, sotUse, stupidité. La bêtise résulte de l'ignorance, du manque d'intelligence. La sottise résulte plutôt d'un jugement faux, et souvent elle est accompagnée de présomption. La stupidité est la bêtise portée à son comble, c'est l'inertie presque complète de l'esprit. La bêtise peut s'allier à la bonté; elle arrive même à en être la conséquence lorsque la bonté est excessive.
— Anton. Finesse, ingéniosité, intelligence, subtilité. BÊTISER v. n. Faire la bête, affecter un air niais.
Il S'amuser à faire ou dire des galanteries. BÉTOINB (lat. bettonica [mot d'origine gauloise]) n. f. labiées, dont une espèce, la bétoine officinale.
mats, où (
decine : Les feuilles de la BÉTûiNE sont sternutatoires.
(Acad.) Il Quelques auteurs réunissent ce genre aux épiaires {stachys).
— Béto'me des montagnards, des Vosges, Nom de l'arnica.
II Bétoine d'eau. Nom de la scrofulaire aqualitjue.
pèc
of/,r.
en Europe et en Sibérie. Les fleurs ont une odeur faible, fugace; les feuilles sont âeres, un peu aromatiques; Bùtoine: a, fleur.
sa racine , désagréable au
goût, est émétique et purgative à la dose de 2 à 4 gr. Les feuilles, desséchées et réduites en poudre fine, ont été employées comme sternutatoires, à cause des propriétés âeres et stimulantes dont elles sont douées.
BÉTOIRE {to-ar) n. f. Agric. Espèce de puisard creusé dans les jardins ou les cours pour absorber les eaux pluviales. Il On dit également bettoir. et bétîûdve.
— Géol. Nom que l'on donne en Normandie aux cavités, gouffres ou abîmes qui s'ouvrent à Ja surface du sol, et par lesquels se perdent les eaux de certaines rivières. (En France, on cite les bétoires de l'Avre, Tlton, TAure, etc.)
BÉTOL I
Salicylate de naphtol. V. naphtol.
BÉTOLAUD (Jacquos-Aloxandro-Célostin), avocat franais, né à l.a Soulcrraino (Crouso) on 1888. Il so lit inscrire Il barrciui i!»^ Paris on 1«48. S(>rr(''taire do la confcrciico,
BETOLAUD
nKTTEKAVE
de liaiUi'rciuoi BÉTON (do 1
ùau^ !<'•> i-iuv^vs .Naiiu.rro, do Chauluos, fr. belun ;du lat. bilumen, bitume) n. m.
. H :r,Mst>s ou fondation iij:n, .Uj sorte que lo nu luciiou olIe-mCme, tanti
rliaux sort à agRlomércr
i ancienne macllino employée
lin remblai. Mais, si la prolotuknir <ie l'oau exciVle 2 m,, rimmersion du béton se fait dans des caisses qu'on descend au fond de l'eau, et dont on ouvre la partie inférieure au moyen d'un mécanisme spécial. Dans ces conditions, le béton chasse autour de lui une bouillie appelée laitance, formée de chaux et de vase enlevée au moyen d'une pompe. Cette perte do chaux oblige à en torcer un peu la dose.
Outre les emplois du béton pour les travaux de fondations t ( u\ \ u ^s sous les eaux douces ou salées, on ti 11 ce mortier dans les constructions
faire un mur on dresse des pan-
t de madriers, forment les pare-
parcouclK', lo V •î^/ff
rintrage convenablement disposé. Enr iiierre d'une forme quelconque, môme ■ iiioulnres, une statue, etc., on pilonne ih.iilrs. I):ins ce cas, le béton subit un
. I I. I sa résistance permettent de
;.■ Il .les monolithes dans les-
œétalliqu • On sul)
'■"■'■■ ., , ^. j.i ,u.;o uavaux importants.
BÉTON (auc. franc, bel, mot d'orig. german.i n. m. Méd. )om vulgaire du colostrum, lait trouble d'une femme qui
d'accoucher.
— Art vétér. Nom urnisscntlesbôtosa BETONICA
n donne au lait trouble que au moment de la parturition.
Nom scientifique du genre b'Uoine.
BÉTONNAGE ((o-nn/) n. m. TravaU de maçonnerie fait rec du béton.
BÉTONNER {to-né) V. a. Construire avec du béton.
BÉTONNIÈRE {to-ni-cr] n. f. On donne ce nom ft la machine employée communément pour la fabrication du béton. V. DiÏTON, MALAXIÎDB, Ot MORTIER.
BÉTORCINOL (du gT.béta, lettre do l'alphabet, ot du franc. orr.ine) n. m. Nom donné par Stonhousc cl Grovos à un homologue supérieur de l'arcine. V. ce mot.
BÉTOUL, district de l'Inde centrale anglaise, peuplé do 323.000 bab.
BÉTOURNÉ(Ambroisc), chansonnier français, né àCaen on 1795, mort à Rouen en 1838. Il composa de nombreuses romances, dont quelques-unes, comme Somenin du pays, la Jeune A Ibanaiae (1833), la Jeune Fille aux yeux noirt {1834) ; la Pauvre Négresse, ont fait le tour du monde. Les compositions de Bétourné so distinguent par la grâce, lo sen-
^ ' . Paris, 1825).
1!j: i siiiuK:\, :1. 11V0 de Madagascar. Il prend
! Irscend du massif central par des cbu-
' rikopa, va se jeter au fond do la baie
iiIm|i'!<o. Son cours inférieur est navigable pour des
il I auons d'un faiblo tirant d'eau jusqu'à MaroVoay
iij I pendant la saison sèche, jusqu'à Maovatanana
. i.) pendant l'hivernago.
Br.TSILÉOS, peuplade de l'intcriour de Madagascar, où
• ii|><;- le sud du massif central. La région, dont le
! 11 ination ancienne, porte des traces d actions vol-
; : I I s. ost accidentée et sillonnée de nombreux cours
qui
, ayant i
noi^é,.
les che-
Lince, les dco j„i IL ultcurs halls font aussi de
■ i'n, des
l'élevage. Les peaux de bœufs constituent, avec cliouc et la cire, les plus importants articles d'exportation. La principale ville de la province est Fianarantsoa (environ 8.000 hab.).
BeTSIMISARAKA, peuplade cantonnée dans la partie orientale de Madagascar, entre la mer et la bande fo tière qui en est distante d'environ