‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 57 sur 956 · BETSIMISARAKA · texte numérisé non relu

BETSIMISARAKA

— Enctcl. Cette peuplade se divise tribus, que sépare celle des Betanimena bakely à l'Irangy, les Belsimis^iralm imtavaralra; au S., ■ 'il I iiariana au Lohavitra, ' -iiilsaraka antatsimo.

I , .t les autres ont la i.vée, le teint foncé, I' . ' iicvcux crépus. Ils sont liaciii(|ues et hospitaliers, mais très indolents. Autour de leurs villages, ils cultivent le riz, lo manioc, les patates, la canne à sucre, qui sert dans le pays à fabriquer une boisson fermentée nommée betsabetsa. Les bœufs sont, avec les produits spontanés , tels que le caoutchouc, la cire, la ^omme copal, les fibres de rii lia, les principales marchandises d'exportation.

BETTE (bèf) n. f. Chaland à fond plat destiné à recevoir Deti.j.

les détritus qui encombreraient les ports ou les combleraient. Il Syn. de bête dans le Midi, où le nom de bette désigne les petits bateaux à fond .1,1' .[iil M;i\ ijih'iit sur les étangs. iir.nT. I 11. beta) n. f. Genre de plantes de la fa-

' iu'es, qui croît spontanément dans toutes

, , |i II Ml iii.il ,ii maies de l'Europe, et dont les deux prin- . li.ali.- 1 ,.|it, t.> iuiit la poirée et la betterave, il On donne particuhcrcmeut ce nom à la poirée, plante potagèi

{beta) appartient à la tribu des chénopodiées, et a pour caractères principaux : fleurs hermaphrodites ; calice persistant, à cinq divisions profondes; étamines au nombre de cinq, insérées à la gorge du tube sur un anneau charnu ; ovaire semi-infère, surmonté de deux styles

stigmates simples et aigus ; le fruit utriculaire, subglobuleux, est un akène, entouré par le calice persistant; la graine contient un albumen amylacé.

Le genre bette renferme des plantes herbacées qui croissent spontanément dans les parties les plus méridionales de l'Eu- Bette ; a, (leur,

rope, et dont quelques-unes

sont cultivées, soit à cause de leurs tiges, soit à cause de leurs racines. La principale de ces espèces est la bette commune, vulgairement nommée poirée, dont on cultive plusieurs variétés, qui reçoivent diverses applications en économie domestique. C'est une plante bisannuelle, connue en FraBce depuis ta fin du xvi' siècle. Les feuilles, lorsqu'elles sont jeunes, s'emploient comme celles de l'orrocAe belledame. Les côtes de la variété dite poirée à cardes, plus grosses et plus tendres, se mangent cuites à l'eau, comme les asperges et les cardons ; mais une variété bien plus recherchée est la betterave, dont la racine charnue, ép rouge, jaune ou blanche à l'intérieur, pulpe une assez forte proportion de sucre. V. betterave.

Bette »'ETlENVILLE(Jean-Charles-Vincont), homme do lettres et surtout d'intrigue, né à Saint-Oraer en 1759, mort à Paris en 1830. D'abord chirurgien à Lille, il se rendit î\ Paris, où il fut pendant quelque temps l'agent actif de la fameuse M*"' de Lamotte dans des négociations qui

n'étaiVnt rien mains qu'honorables, ot joua un certain réio dans l'alTaire du Collier. Sous la Révolution, il entreprit la publication d'un journal intitulé le Philanthrope. li a laissé quelques romans et divers écrit» politiques.

BETTEtONI (Ccsaro), poét« italien, né à 'Vérone on 18118, mort à Bardolino on 1858. Comme Leopardi, il fut romantique ot pessimiste, chanta ses amours malheureuses et l'irrémédiable ennui dont toute sa vie fut consumée. ,Sos vers, qui consistent principalement en sonnets, ont été publiés par son fils, Vittorio Betteloni, né à Vérone on 1840. Ce dernier est un poète distin^é ; il so sépara du romantisme, ot donna In prinuivera (1867), poômo optimisto qui fit sa réputation, puis les Nuovi verai, en 1880.

BetTEMBOURO, bourg du grand-duché de Luxembourg, cb.-i. do cant., arrond. de Luxembourg, sur l'AIzette ; 2.001) hab. Tannerie.

fabriques de machines, do duits chimiques.

BETTERAVE {bèf — de bette, et rave) n. f. Espèce du genre bette, dans laquelle peut s'accumuler du sucre en ijuantité très notable.

— Encycl. Agric. La betterave est une plante potagère et do grande culture (betterave fourragère et betterave à sucre). Dans chacune do ces catégories on compte do nombreuses variétés.

Les betteraves potagères ont de petites racines très saccharines, très colorées, qui se mangent après cuisson.

Les betteraves fourragères ont des ra in''^ '.'.pliimi-

Betteraves : 1. Cornc-dc-1

géante de Vauriac; 4. Jaune ^ ..^ ..-, «. ^ .. ...■ ^

a coUet vert; 6 et 7. Jaune et Jaune globe; 8. Rouge de Castelnaudary ; 9. Rouge ronde précoce ; 10. Pyriforme de Strasbourg ;

neuses, globuleuses rouge. " Co ' ^ .

Poids : peut varier de 2 à 10 kilogr. Rendement à l'hectare : 60.000 à 60.000 kilogr., quelquefois beaucoup moins.

Les betteraves à sucre ont des racines à collet très peu développé. Couleur grise on rose, suivant les variétés. Poids moyen : 700 gr. Richesse saccharine : 12 à 16 p. 100. Rendement à l'hectare : 35.000 à 45.000 kilogr.

Les betteraves de grande culture exigent une terre riche, profonde, bien fumée, bien préparée, de consistance moyenne, suffisamment arrosée par les pluies. Semis en lignes (4 à 6 kilogr. par hectare), de fin mars au commencement de mai. Culture d'entretien ; roulages, binages, démariagé et èclaircissage.

La récolte (v. arrachoie) so pratique de fin septembre au commencement de novembre. Les racines sont conservées en silo, après qu'on en a coupé le collet.

Dans les régions à climat trop sec, on se trouve obligé d'opérer les semis en pépinière.

La cultt»re de la betterave à sucre donne lieu à d'importantes exploitations agricoles, qui se font dans une quinzaine de départements s'étendant sur une partie considérable du bassin de la Seine, et comprenant : Scineet-Oise , l'Oise , la Marne , Seine-et-Marne , l'Aube , la Haute-Marne, la Seine-Inférieure, la Somme, le Pas-de- Calais, le Nord, les Ardennes, la Meuse, la Haute-Saône, Meurthe-et-Moselle, Saône-et-Loire, et aussi le Puy-de- Dôme. A l'étranger, la Belgique, la Prusse, la Saxe, lAutriche-Hongrie et la Russie sont également d'importants centres producteurs.

En ce qui concerne la betterave fourragère, le département d'Ille-et-Vilaine, de Maine-et-Loire, des Deui-Sèvres et une partie de celui de Seine-et-Marne sont ceux où cotte culture progresse constamment.

)ar des procédés industriels no date que de l'époque du « Blocus continental • . Depuis lors, industrie et culture se sont énormément développées, so perfectionnant en conséquence (culture exclusive de variétés très sucrières, bien qu'à rendement médiocre quant au poids de masse végétale ; fumures pau\Tes en azote, riches en acide phosphorique ; emploi de meilleurs procédés de purification des jus sucrés; obtention du jos sucré par diffusion, au lieu du procédé par ràpage des racines et pression de la pulpe).

Les opérations industrielles actuellement pratiquées

1" On lave les racines mécaniquement, puis on les découpe en courts ot minces fragments appelés cosseltes.

2» On obtient les jus sucrés en épuisant méthodiquement les cassettes avec de l'eau chaude. V. diffusion.

3» On purifie chimiquement les jus sucrés par chaulage et double carbonatation, c'est-à-dire qu'on les additionne de chaux qui précipite les impuretés et qu'on les débarrasse ensuite do la chaux mise en excès, en chauffant et faisant passer à deux reprises successives un courant do gaz carbonique. V. carbonatation, et filtre-presse.

4» On achève cette purification des jus en les filtrant

5" On les concentre et transforme en sirops par ébuUition à basse température dans l'appareil dit à triple effet.

6« On parachève la concentration en chauffant méthodiquement les sirops dans la chaudière à cuire. On obtient alors un mélange demi-solide de petits cristaux do sucro et de sirop sucré ; c'est ce qu'on appelle la masse cuite.

BETTERAVERIE

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