CARAFON — CARAMEL
CARALINE ou CARALLINE n, f. Nom vulgaire, dans les Alpes, do la renoncule glaciale.
CARALLIE n. f. Bot. Syn.de babealdéie.
CAhALLOME n. f. Genre d'a.sclépiadacée8, do la tribu <ies .sLipeiieos, comprenant des plantes à tige charnue. qui croi,.seiit dans 1 Inde et dans l'Arabie, et'î*^*^'^''' '=ï'-'^.f,*.<^^'"; de la Hante-Garonne, arr. mn,,i;, I '^"'""- .«o Villofranche : l.gig hab. Briqueteries, iiioulins. Siège de la vicomte, puis comié, puis iarquisat de Larnmun. - Le canton a la comm. et 7.819 hab.
CaRAMAN, famille française issue du Florentin Arri- I Provence au xiii« siècle. Elle a irincipalcs : les Riqdetti, ancêtres
REPOS (1604-1080), qui creusa le canal du .Midi ; — P.-P Ri- QD,..T DK BoNREPos. comto de Caraman (1646-1730), fils cadet du précèdent, général des armées de Louis XI V • — ixo,?'"'/ i""*"' "=.«!«","■ comte de Caraman (1727- 1807), également gênerai, un des héros de Fontenov, dus lard divisionnaire dans l'armée do Condé; - Son lils ^ph-Philippe, né en 1771, comte de Cara-
ghetti,
formé deux bran
des Mirabeau, e
man, et prince oe Cuuiay, du chef de sa mère, député sous la Restauration, lequel épousa Thérésa Cabarrus épouse divorcée du conventionnel Tallion ; — Un autre fils \ ictor-Louis-Cbarles dr Rinnp.T. fnmta rt,,:*, .)..., -a- ^-. '
7), lequel fat officier
■rolulions de la philosupUi
ta Vu .^ ..„..„„.
ce dernier, Victor-Marie-Josepn QDKT, marquis de Caraman (1786-1837), leq d ordonnance de Napoléon, et mourut du choléra devant Constaniine. où il commandait l'artillerie de siège- - Vic- !^^;, 'V'!'®'''?'"'''^ ■>" 'i'WET, duc de Caraman (18I0 /ïf//o/,T rf°''°'' ■' *• l"'.^ >'"''!'* «""'o ^""•«s ouvrages le moyen &ifi
Caraman-oolou-au-BEY, prince de Caramanie l)'^,'.^' ^ ■' 'lastie des Caramanides, dcscen-
l'Ji't le fils Caraman reçut la prin- I sultan seidjoukide Ala-ed-Din. Il sultan osmanly Mourad I", qui le >.».M. u.i iot,e, ei lui imposa la paix ; en 1386, il fut de nouveau vaincu par le beiler-bey Tiniourtash, mais il parvint à conserver ses Etats. Il se révolta de nouveau en 1392 et tomba au pouvoir de Bajazet, qui le fit assassiner et qui réunit sa principauté à l'empire ottoman. .
Caramanico, bourg d'Italie (Abruzzes fprov. do Chietiji, sur la Pescara ; 5.050 hab. Filature de soie. Caramanie, pachalik t
déclar.
Asie turque, dans la région
S3%^.;rsfiT^f/c\7aifan"rr,l'=p&"S%rr - golfe du même nom. A part la région littorale, assez '""''"' — le système
et élevée, la provin occiuental du Taurus, oui s'élève jusqu'à .
tout par la partie méridionale du plateau d'Asie Mineure Le sol est de fertilité inégale : tancfis que le plateau abondé en steppes arides, maigres pâturages, d autres parties produisent coton et céréales, mûrier et tabac- Les habitants nient la soie et le coton.
CARAMBAI Interj. Juron espagnol et portugais.
carambolage (mn-bo-lai-) n. m. Au billard. Coup voulu qui amène la rencontre de la bille du joueur avec les deux autres billes, il Carambolage double. Coup où la bille bUlis"^" '^'"'"""^ '^^'^ fo'^ chacune des 5eux autres
ki~ f^'' ^"'^ ''''"'® 1"' *® J°"8 a^«c "■ois billes, deux blanches et une rouge, et dans laquelle on ne compte comme point, que les carambolages.
— Fam. Chocs successifs do corps quelconques on de personnes: chute. ^ -. « «<=
CARAMBOLE (ran-bol' — do l'espagn.
Jeux. Bille rouge qu'on place sur la moi Il Partie où l'on ne compte, comme point bolages. (On dit plus ordinairen:
— Bot. Fruit du carambolier.
CARAMBOLER Iran-bo) v. n. Toucher, en u joue, la bille rouge et la bille de son adversaire.
Fig. et fam. En un seul acte. Atteindre un double in double elTet, faire d'one pierre deux , tomber.
ambola) i
seul coup
résultat, proi coups. Il Se II
CARAMBOLEUR (r.
boler. ^
CARAMBOLIER (ra;
-bo) n.
. Joueur habile à caram-
CARAMBU n. m. Bot. Syn. de jcssiée.
CARAMEL ;de l'espagn. raramelo, d'orig. arabe) n. m Sucre privé de son eau de cristallisation et en partie dé^ composé par 1 action du feu, ce qui lui donne une couleur brun foncé et une odeur aromatique : Mettre du ca- RAMF.L rfanj une sauce, a Bonbon fait avec du sucre ainsi
e„rr'",^""''',^'"°-'^n'' «"P'OJ'* P°" donner aux vins une coloration artihcielle.
-- Encycl. Le carame; est produit par l'action de la chaleur sur le sucre de canne, delui-ci, placé dans un bain d huf.e ou de métal entre 210 et 220», devient brun sAns
leuse. Lorsque le gonflement a cessé, il reste une substance noire, soluble dans l'eau, qui est du caramel. Pour 1 obtenir pur, on le dissout dans une petite quantité d'eau, et Ion précipite par l'alcool. La glucose peut aussi donner du caramel.
Le caramel est insipide. Ses solutions aqueuses ont une riche teinte de sépia ; il est insoluble dans l'alcool • il ne lermente pas sous l'influence de la levure de bière • il produit un précipité avec l'acétate de plomb ammoniac^ et avec 1 eau de baryte ; fortement chauifé, il donne les mêmes produits que le sucre. Gélis a reconnu qu'il était lormé de plusieurs substances, parmi lesquelles : la earami'lane. le caraméU-ne, et la carami^line. Ces substances dérivent toutes, d'après Gélis, de plusieurs molécules de sucre réunies avec élimination d'eau, le degré de condensation augmentant avec la température.
CARAMÉLANE — CARASSON
Le caramel industriel est un sirop épais de couleur lie de vin formé de caramel, de glucose et d'un sel de rosa- Dtline. La rosaailine du commerce étant souvent arsenicale, la coloration par le caramel constitue une fraude très dangereuse. On reconnaît sa présence dans les vins par les procédés employés pour déceler la fuchsine ; ces vins, en outre, se décolorent au collage.
CARAMÉLANE n. f. Chim. V.
CARAMÉLÈNE n. f. Chim. V. c.\RAMEL.
CARAMÉLINE n. f. Chim. V. CARAMKL.
CARAMÉLIQUE (lik') adj. Qui a rapport au caramel
Produit CARAMELIQCE.
f. Réduction en
CARAMÉLISATION {si-on] La CARA.MÉLISATION du SUCTC.
CARAMÉLISER v. a. Réduire en caramel, en parlant du sucre : CABAMÉLisiiR du sucre.
— Mêler de caramel : Caraméliser de l'eau-de-vie. Se caraméliser, v. pr. Se réduire en caramel : .Sucre
qui commence à sa caraméliser.
— Par est. Prendre l'apparence du caramel : L'osmazome, en SE caramélisant, forme le roux des mandes. (Brill.-Sav.)
CARAMOTE n. f. Nom vulgaire, dans le Midi, d'un crustacé comestible, le penieiis caramota.
CARAMonSAL ou CARAMOUSSAL n. m. Navire de commerce en Turquie, dont l'arrière est très élevé, et qui porte un grand mât, un beaupré et un petit mât d'artimon. Audessus de sa grand'voile, il grée un hunier ; il a une petite voile à l'arrière, et une trinquette devant.
CarA-MOUSTAPHA (littéral. Moustafa le Noir), grand vizir du sultan osmanly Mohammed IV, né à Merzisouren 1633, mort à Belgrade en 1683. Il était le fils d'un capitaine de spahis, Ouredj-bey. qui avait été tué au siè^e de Bagdad, et fut protégé par le grand vizir Kupruli. Nommé grand vizir en 1616, il n'avait aucune des qualités nécessaires pour remplir ce poste. U détermina le Sultan à déclarer la guerre à l'empereur Léopold I", et prit le commandement de l'armée turque; il échoua complètement au siège de Vienne et fut honteusement battu par Sobieski (12 sept. 1683); une nouvelle défaite à Parkang et la prise de Gran par les Polonais déterminèrent Mohammed IV à signer son arrêt de mort.
Caramdel (Jean de Lobkowitz), prélat et théologien espagnol, né à Madrid en 1606, mort en 1682. Sa réputation lui fit donner par l'empereur des abbayes à Vienne et à Prague, où il se signala tellement par sa bravoure, lors du siège de 1648, qu'il fut nommé directeur des fortifications de Bohême. Il devint, par la suite, évéque de Campagna. puis de Vigevano. On lui doit un nombre considérable d'ouvrages où il se montre érudit, d'une extrême imagination. Il prétendait résoudre toutes les questions théologiques par des règles mathématiques. Nous nous bornerons à citer sa Theologiamoralis ad prima eaque clarissima principia reducta (1643), qui donne une idée de sa
CarAN D'Ache (Emmanuel PoiRÉ, dit), dessinateur et caricaturiste français, né à Moscou en 1858. Son grandpère, qui avait servi sous Napoléon I*% s'établit en Russie. Après avoir fait ses études à Moscou, le jeune Poiré partit pour le France, dans l'intention d'y faire son service militaire, et fut détaché au ministère de la guerre. Après sa libération, il resta à Paris. Ses premiers dessins parurent dans la «Chronique parisienne •; depuis, il collabora au n Tout-Paris », à la «Vie parisienne », à la "Vie militaire », au « Chat Noir • , à la • Caricature » , au . Rire », etc. Le talent de dessinateur de Caran d'Ache (mot russe qui
dans les histoires sans légendes. Une pantomime, pour laquelle il a dessiné des centaines de personnages, a obtenu un grand succès au théâtre du Chat-Noir : l'Epopée, qui a pour sujet les victoires de Napoléon I". Ses dessins ont été réunis en plusieurs albums.
CARANATE n. f. Nom que les pécheurs donnent aux petites crevettes qu'ils emploient comme amorce.
CARANOA n. m. Nom vulgaire d'une variété do palmier, le copernicia, qui est originaire du Brésil, où il forme de vastes forêts. 11 est plus connu sous le nom de carnauba, qui sert également à désigner la cire qu'il fournit.
CarANDA (ciMETtÈHE de). On désigne sous ce nom une nécropole antique, située au hameau de Caranda, commune de Cierges (Aisne), et qui a été découverte en 1873 autour d'un dolmen. Des sépultures, les unes sont préromaines, les autres appartiennent à la période franque ou mérovingienne. Le mobilier funéraire indioue que les inhumations s'étagcnt de la période robennausienue aux premiers mérovingiens. Moreau père et fils, explorateurs de cette nécropole, ont consigné les résultats de leurs recherches dans l'Album des fouilles de Caranda.
CARANGA n. m. Bot. Syn. de cuRASGUii ou cnBANGA.
CARANGUE {rangh') n. f. Nom vulgaire d'un poisson du geare saurel {irachurus) , appelé aussi maqdereau bâtard,
UàR\RELLK, SÊVEBÂN, et MA~Rl-:USIi.
CARANGUER {ghé) V. n. Louvoyer à petites voiles sans gagner au vent, pour se maintenir durant un gros temps de longue durée.
CARANNA n. f. Espèce de résine, qui était connue des anciens Germains et que l'on extrait de la bursera oiimmifera. (Elle ressemble à la ésine do gaïac.)
CarANOS, héros argien, fondateur légendaire de la dynastie des rois de Macédoine. Il appartenait à la race des Héraclides, branche des Téménides, et était, dit-on, le frère de Phidon, roi d'Argos. Un oracle lui avait ordonné de fonder une ville à l'endroit où l'amènerait un troupeau de chèvres : il suivit les chèvres, qui le conduisirent en Macédoine, et il y bâtit Edesse ou ..Egées (de «U, «'v-;,, chèvre) [viii« s. av. J.-C.].
CaRANOS, un des généraux d'Alexandre le Grand, mort vers 329. U fut l'un do ceux qu'Alexandre envoya contre
Satibarzane, qui avait soulevé l'Asie. Satibarzane fut vaincu et tué, en 330. En 529, Caranos fit partie de l'expédition contre Spitamène, satrape révolté de Sogdiane ; Caranos remporta d'abord quelques succès, mais se laissa ensuite surprendre et périt avec son corps de troupes. Le luxe do Caranos était célèbre ; Athénée a laissé une curieuse description de son repas de noces en Macédoine.
CaranTEC, comm. du Finistère, arrond. et à 16 kilom. de Morlaix, sur la Manche; 1.794 hab.
CARANX {rankss — du gr. kara, tête) n. m. Genre de poissons acaïuhoptères, famille des scombérides, renfermant des formes comprimées latéralement, écailles, celles de la ligne latérale
— ENCYCL.Les poissons dugenre caranx sont de grande taille; on Car.ins-
nombreuses espèces répandues dans les mers du globe ; trois se trouvent sur les côtes de France : le caranx luna, qui atteint 0",65 de long, le caranx fusus, plus petit, et le caranx suareus ou suaréou, tous de la Méditerranée, ce dernier très rare. Des formes fossiles apparaissent dans le tertiaire avec les carangopsiSt très voisins.
CARAPA ou CARAPE n. m. Genre de méliacées, comprenant des arbres élevés qui croissent au bord de la mer, dans les régions tropicales.
— Enctcl. Le carapa de la Guyane est un arbre qui dépasse 25 mètres de hauteur et d'ont les fruits sont des capsules ligneuses, ovo'ïdes, renfermant sept ou huit graines de forme variable. On retire de ces graines, par expression, une huile jaunâtre (huile de carapa), partie liquide et partie solide dans les pays chauds, mais entièrement figée sous les climats tempérés. Sa consistance épaisse et surtout son amertume la rendent impropre aux usages alimentaires. Les habitants de la Guyane se servent de •cette huile, après y avoir ajouté du rocou, pour s'enduire tout le corps; ils la regardent comme un préservatif i
■ iqûr. ■ ' " " ■ ' -
des insectes;
frottent :
. L'écorce de logue à celui des quinquinas; eue a été employée avec succès comme fébrifuge. Le carapa touhucouna, qui croît à la Guinée et au Sénégal, est un grand et bel arbre dont le fruit contient de vingt à trente graines, à amande un peu rosée, assez dure et très grasse. L'huile de touloucouna et l'huile de carapa, ainsi que les graines qui les fournissent, sont apportées à Marseille pour servir à la fabrication de cer-
CARAPACE(f
lanière général
qui défend tout ou partie du corps chez des ani: branchements ou de groupes très différents, que ce soient des tatous, des tortues, des crustacés ou des infusoires, sinon des échinodermes et même des insectes.
— Encycl. La carapace des tatous, pangolins et autres édentés, est un revêtement de lames osseuses disposées en tuiles cintrées bout à bout dans leur sens transi ersal.
et étant soit soudées pour former une cuirasse inflexible soit articulées pour permettre la flexion, comme dans les armures à lames imbriquées. Les tatous ont des carapaces des deux genres, car les dasypus possèdent un solide bouclier protégeant le tronc et les épaules, tandis que la région lombaire et postérieure est armée de bandes articu- "■ " t de ces pièces varie à l'infini ; elles
: ce sont des productions épidermielles sont osseuses. Les glyptodons it de merveilleusement appareillées, irmures est telle, chez les tatous ar- ! les cloportes, îla peuvent se rouler
La carapace des tortues est encore plus complète : elle se compose d'un bouclier dorsal et d'un bouclier ventral, tout comme le plastron et la dossière d'une cuirasse. Et elle est constituée par des pièces osseuses, dont certaines sont parfois articulées. (V. cbéloniens.) Chez les crustacés, on entend par « carapace » , soit le revêtement complet du corps, comme chez les homards et autres décapodes macroures et aussi les cloportes, soit le seul bouclier dorsal du céphalothorax, soit le système de bouclier des entomostracés, etc. (V. cRnsTACÉs.) Chez les insectes, il pas de carapace proprement dite, non^ plus qi
dépendent de la pe ques cornées, ou bi fossiles en posséda La flexibilité de C( madilles, que, con en boule.
chez les oursins
chitinoux, qu'on appelle aussi ■ carapace » . V. lnfusoires. Carapaceos ou CaRAPUCBOS, belle population du Pérou, qui se distingue de ses voisines par la blancheur de sa peau. (Les Carapachos vivent sur les rives du rio Pachitea, dans le département de Huanuco ; ils sont anthropophages. Leur langage possède tant de consonnes
gutturales que, lorsqu'ils parlent, on croirait plutôt les entendre aboyer.) — Un Cabapacho (ou Carapucho).
CaRAPANATUBA, petit fleuve côtier de l'Amérique du Sud, un peu au N. de l'Amazone, désigné par le traité de Madrid (29 sept. 1801) comme frontière entre les Guyanes portugaise et française. Le traité d'Amiens reporta un peu plus tard ces limites plus au N. et leur fit suivre le cours de l'Aragouari.
CarAPANOS (Constantin), homme politique et archéologue grec, né à Arta d'Epire (Ambracie) en 1840. D'abord attaché d'ambassade à Paris, puis banquier, il fut député d'Arta et ministre des finances (1890-1891). Archéologue passionné, il a découvert dans ses propriétés de i'Epire les ruines de Dodone et entrepris, en 1888, des fouilles dans l'île de Corfou. Il est membre correspondan^de l'Académie des beaux-arts de Paris (1877). Onlui doit : Dodone et ses ruines (1878).
CARAPAT {pa) n. m. Mar. anc. Navire portugais.
CARAPAT {pa) n. m. Nom vulgaire du ricin, donné quelquefois à l'huile qu'on extrait de ses semences.
CARAPATA n. m. Pop. Marinier qui traîne son bateau.
CARAPATER v. n. Pop. Marcher.
Se carapater, v. pr. s'en aller, se promener, s'enfuir.
CARAPATIN ou CARAPATA n. m. Pop. Fantassin.
CARAPATINE n. f. Dent de poisson fossile.
CARAPICHÉE n. f. Bot. Syn. de ceph4:lis.
CARAPINE n. f. Alcaloïde extrait de l'écorce de carapa de la Guyane. (Elle est insoluble dans l'eau, mais se dissout dans l'éther et l'alcool.)
CaRAPINHEIRA do CamPO, bourg du Portugal (Beira [district de CoïmbreJ), près d'un affluent du Mondego; 2.750 hab.
CARAPOUCHA n. m. Espèce de graminée du Brésil, dont le grain cause l'ivresse {bromus catharticus).
— adj. f. Qualification donnée à une porcela fine, apportée d'abord en Europe par des caraques portugaises : De la porcelaine caraque.
CARAQnE(raA —délitai caracca)n f Mar am. Navire portugais de grandes dimensions étroit parle haut rond et élevé s
XVI' siècle.
— Art vétér Undes noms vulgaires de la maladie des bes tiaux appelée
Mar. anc. D un
allant souvent 2.000 tonneaux les caraques fai salent les vova
fes du Brésil et es Indes orien taies. Elles ser virent dans la guerre de Char les-Quintc.
Anna, fut (
CARAQUON (Aon) Mar. anc. n. m. Petil
CaraRE. Géogr. V. Carrark.
CarasCOSA (Michel, baron), général italien, né en Si-
ile vers 1780, mort vers 1860. Il -■- "" ^
lans les rangs des défenseurs (
léenne (1799), puis servit en Espagne sous Joseph 1
1 accepti
engagea de bonne heure la république Parthéno- le sous Jo parte, et a Naples sous le roi Joachim Murât, un grade des Bourbons. En 1820, lorsque la révoiuiion militaire éclata à Naples, Carascosa fut mis à la tête des troupes destinées â réprimer l'insurrection. Le roi Ferdinand ayant enfin octroyé la constitution qu'on lui demandait, Carascosa fut nommé ministre de la guerre. Ses dissentiments avec le général Pepe l'amenèrent à donner sa démission. Investi, 1 année suivante, du commandement de l'armée contre les Autrichiens, il traita avec eux. Mais le faire arrêter; il s'enfuit alors en Angle
pies en ISSO, et sur les causes qui l'ont amenée (1823).
CARASSIN (de l'allem. karausch, nom de ce poisson) n.ni Genre de poissons physostomes, famille des cyprinidés renfermant dos carpes sans barbillons, à dents phary:
de chaque côté de carassius) sont représentés en
I poisson rouge
cienne, est
aquariums. Le carassin mun {carassius vulgaris), do l'Europe orientale, carpe prussienne, a été introduit en France au xviii" siècle ; mais il y est toujours rare. La gibèle {cyprinus gibelio) ou carpe dorée en est une variété. Le carassin a été acclimaté, il y a peu d'années, aux Etats-Unis. Le carassin doré ( carassius auratus ou cyprinopsis auratus) est le poisson doré de la Chine, le poisson rouge commun ; il ne dépasse pas 0™,20 de long, quand le carassin commun atteint 0»,35. Introduit en Europe au siècle dernier, il pullule maintenant en divers pavs, infeste lesétangs, même la Seine ; en liberté, il perd s'a belle couleur ro'ûge pour devenir sombre. Les Chinois ont fixé, par des sélections patientes, les formes monstrueuses de ce carassin, comme le poisson télescope, etc.
CARASSON n. m. Petit échalas, employé dans le MéJoc pour la culture de la vigne.
CARASTELLE {ra-stèV) n. f. Grande corbeille plate, servant au m^me usage que les pantenues. V. ce mot.
CARAT OU KARAT (ra — do l'ital. carato, venu, par l'intermédiaire de l'arabe girat^ du gr. keration, tiers do l'obole) n. m. Unité de poids, employée pour l'estimation do la valeur d'un diamant. (Il équivaut à 205 milligrammes.) Il Partie d'or fin, posant un vmgt-quatriômo du poids total : De l'or à douze, quinze carats. (Dans ces cas, les orfèvres disent aussi carat de fin. Depuis que le système décimal existe on Franco; on a abandonné lo carat pour estimer la quantité d'or fin contenu dans un lingot; on no l'a conservé que pour se rendre compte do la valeur dos diamants.)
— Fig. A mnqt-quaire carats. Absolument, complètement, au plus haut degré (l'or à vingt-quatre carats étant tout à fait pur) ; Bête À viNGr-QDATBE carats, h Diamant très petit : Une parure en caivats. n CoUoctiv. Diamants très petits : Le CARAT est fort demandé.
CARATAS ou CARATHA3 n. m. Bot. V. KARATAS.
Caratcha'I ou Karatchai. pt'uplade do la famille
tcherkesse ou cirr, m, % ,r au pied du mont
Elbrouz, dans le (';ii: ' 'n-n faits, les Carat-
chaï ont la peau HT i|iiilin et les cheveux
bruns ou noirs. Cl' Ml h ( i.iiiniiM.', cavaliers. Ils se livrent ù la culture du mhur i-t di's coréalos et i^i l'élevage des troupeaux. On vante beaucoup leur amabilité, leur droiture et leur esprit liospitalier.
CARATC n. m. AlToction de la peau, particulière aux contréo.s cliaudos des Cordillères, consistant en taches bruops, cramoisies ou lividos, et considérée comme dépen-
CarathÉODORY (prince Alexandre), homme d'Etat ottoman, né à Constantinople en 1833. Issu d'une famille grecque de Consiantinoplo, il devint secrétaire d'ambassade. Ali-pacha l'appela près de lui comme sous-secrétaire d'Etat au ministère des affaires étrangères, et, successivement, il fut nommé ministre de la Sublime-Porte en Italie, et sous-sccrétairo d'Etat en remplacement d'Artm- Etfendi Dadian. En 1878, il fut élevé à la dignité de muchir, avec lo département des travaux publics ; il fut envoyé au Congrès do Berlin comme plénipotentiaire turc. La même année, il fut nommé gouverneur do la Crète; rappelé, il reçut le portefeuille des affaires étrangères et se retira, en 1879, avec Khereddin-pacha. En 1885, il fui fait prince de Samos, et resta dans cette résidence jusqu'en 1895.
CARATOMUS {muss — du gr. knrè, tête, et lomè, coupure) n. m. Genre d'oursins fossiles, de la famille des cassidulidés (crétacé).
CARATTI n. m. Ancienne mesure de capacité, dont la valeur approximative était de 18 heotol. 40. (Cette mesure s'emploie encore à Naples.)
CARATURE (rad. carat) n. f. Alliage d'or et d'argent, ou d'or, d'argent et de cuivre, avec lequel on fait les aiguilles d'essai.
CarAUSIUS (M. Aurelius Valerius), césar de la Grande- Bretagne, né vers 250 à Monapia, dans la Gaule Belgique, entra dans l'armée romaine, se distingua dans la guerre contre les Bagaudes, fut chargé par Maximien Hercule de réprimer les pirateries des Francs sur les côtes de la Hollande et de la Gaule, et fut soupçonné de les tolérer pour s'enrichir. Menacé de mort, il prit 1 Grande-Bretagne (287), et se défendit Maximien, qui finit par lui reconnaître la possessit cette ile. Il fut assassiné par un de ses lieutei tus ("293), qui se fit proclamer à sa place.
CaravacA, ville d'Espagne (prov. de Murcie), sur la rivière de son nom, affluent du Segura ; 15.050 hab. Carrières do jaspe, fabriques de papier, draps, toiles, produits chimiques, distilleries d'eau-de-vie, pâtes alimentaires, chocolat. — Pop. du district de Caravaca : 42.600 hab.
CarAVAGE (Polidoro Caldara, dit le), peintre italien, né en 1493 à Caravaggio, dans le Milanais, assassiné à Messine en 1543. Il fut d'abord employé comme manœuvre par les élèves de Raphaël, s'enflamma à la vue des travaux artistiiiues du Vatican, reçut les leçons de Jean d'Udine, et fut bientôt employé par lo maître, que ses progrès avaient étonné. Après le sac de Rome par le connétablô de Bourbon, il passa à Naples, puis à Messine, et fut assassiné par son domestique. Son style, malgré une certaine tendance au réalisme, a de la noblesse et de la force II a surpassé Jules Romain dans les peintures en camaiiu imitant les bas reliefs antiques Son tableau le plus remarquable est un Chist conduit au Caliaire (musée de Naplesl
Caravage (Michel-Ange Amerighi ou Merisi dit le), ] en 1569 probablement à Caravaggio,
I 1 rto d Ercole Manouvrier d abord, il
I t la pemturc sans maître et surmonte
1 ne obstination farouche Ainsi se forme
CARASTELLE - CARBACETOXYLIQUE
pourpre
Allec-
Le Carava^'e.
I Guide Rem ne la C'
accusée La s^nlpa lon^tempï, et 1 app balan a point tout do suite
Des propos algies dou\ échangés, a\ec son ru al, le Josépm furent la cause des malheurs do CaraVage Le Josép refusa do se baure, se retranchant derrière .
. quafité
de chevalier do Malte. Caravago, furieux, court à Malte, sollicite l'honneur de faire lo portrait du grand maitro de l'ordre, Adolpho de 'Vignancourt, fait un chef-d'œuvro et est nommé petit chevalier. Au moment de quitter Malte, "or qui vado, . .
est fait prisonnier par les Espagnols, est relâché bientôt, ot, atteint d'une insolation sur les côtes d'Italie, à Ponod'Ercole, meurt misérablement.
Caravage professait hautement le mépris do l'antique
jx traits ints. On
turo pratit|uco au pl.'if'tunl. Il (!n n-sultait (|uo la clarté ne tombait sur ses modèles que par bandes étroites et vigoureuses. Si sa manière était rudo et incorrecte, sa puissance pour faire saillir les personnages, son originalité farouche, son coloris én«rpir|Mn, on tirom un <-|„.| nom éclipsa qucli|ih> innii, . chu ^i.-, i .ni
oie dont
sées de l'Europe. 1- ',.. ,, • l'Jirist porté
au tombeau, qu'a [mi. .! un m i mf !.■ mn .-e du Louvre, et qui fut rendu a Pie Vil en isi:, ; ia Mort de la Vierge, au Louvre; la Distribution du rosaire, au Belvédère de 'Vienne ; le Cupidon de la galerie Giustiniani, A. Berlin ; la Bohémienne, au Louvre.
CarAVAGOIO, ville d'Italie (Lombardie [prov. de Bergamel); 7.900 hab. Filature et moulinage de soie. Près -ila ville, sanctuaire très fréquenté de la Madona. Vicloin do Sforza sur les 'Vénitiens, en 1446. — Probablenicn patrio de Michel-Ange Amerighi, dit le Caravage.
la caravane qui part chaque née du Caire pour aller à La Mecque.
— Par anal. Troupe, réunion d'hommes qui parcoui ensemble la route de la vie :
va traînant le pied, brûlée au feu du jour.
Tn. Gautier.
Voiture de construction particulière, sorte L l'usage des troupes d'artistes forains :
— iger, un salon, une cl
chambre de bonne. (Hugues Le Roi
— Fam. Aventures, dissipations de jeune homme. (Vx.)
— Dr. mar. Voyage maritime, au cours duquel le capitaine laisse et prend des marchandises dans plusieurs ports avant de regagner celui d'où est parti le navire. En ce cas, l'assurance n'est pas faite au voyage, mais à temps, ce qui veut dire que la police indii|ue le temps pondant lequel les risques seront supportés par l'assureur.
— Hist. E.xpédition des chevaliers de Malte contre les Turcs, et particulièrement contre les caravanes organisées pour le voyage d'Alexandrie à Constantinople. Ne s'emploie guère qu'au pluriel et dans la locution Faire ses ca-
ir aux commanderies et autres dignités de l'ordr Mar. anc. Bâtiment qui prenait un congé de deux our faire le commerce dans le Levant, au service urcs. Il Cabotage dans les Echelles du Levant.
— Pédag. Caravane scolaire, Groupe d'écoliers en voyage d'études et d'agrément sous la conduite d'un
— Enctcl. La caravane, réunion d'un certain nombre de marchands ou de voyageurs qui veulent se rendre au mérae endroit, cherche un double résultat : réduire les frais du voyage, qui seraient considérables pour un homme isolé, et diminuer les dangers et les périls do la route. C'est le moyen de communication employé dans les pays où n'existent pas de voies tracées, et qui est fréquent dans tout le continent africain et, en Asie, aussi bien en Chine et en Mongolie qu'en Syrie et en Perse. Les caravanes sont organisées avec le plus grand ordre, et leurs haltes sont réglées d'avance à des points où l'on trouve do l'eau, de telle sorte qu'il leur arrive rarement malheur. Il n'y a guère à redouter que les cas d'agression par des troupes de brigands; mais les caravanes emportent avec elles des armes et des munitions pour les repousser. C'est par caravanes que les pèlerins musulmans se rendent aux villes saintes de La Mecque et do Médine.
— Pédag. D'abord en faveur dans l'enseignement secondairo public et privé, aux frais dos familles, les caravanes scolaires se sont étendues aux écoles normales primaires, à l'aide do crédits accordés par l'Etat, et maintenus depuis par les conseils généraux, dans quelques départements. La ville de Pans a institué des voyages de vacances en faveur des élèves les plus méritants de ses écoles primaires, parmi les lauréats du certificat d'études. L'institution s'est perfectionnée, on 1S83, sous le nom de colonies de vacances. V. colonie.
Caravane du Caire (la), opéra-balleten trois actes, paroles de Morel de Chédeville (certains disent le comte de Provence, plus tard Louis XVIII, dont Morel était le secrétaire), musique de Grétry, représenté à l'Opéra le et la musique i succès se prolon-
lèbres, il faut citer l'ouverture, lo chœur fameux : La i taire est à noust, la marche et la scène grouillante du Bazarau sccondactcainsi que l'airdu pacha au troisième: C'est en vain qu'Almalde...
CAI lo Lu échelle, il .Mateloi d'un do ces navires.
CARAVANIER Ini-é) a. m. Dans une caravane, Conducteur do bèies de somme.
CARAVANISTE {nisst'} n. Voyageur qui fait partie d'une caravane.
CARAVANSÉRAIL {sé-rày' — du persan karwan, caravane, et serai, habitation) n. m. En Orient, Abri réserio
— Par ext. Endroit fréquenté par un grand nombre d'étrangers do diverses nations : Les grandes villes des Etats- Lnis sont les caravansérails du monde.
— Encycl. Dans tout l'Orient musulman, les caravansérails sont presque toujours formés de quatre bâtiments, au milieu desquels se trouve une grande cour. C'est dans cet édifice que les caravanes logent à leur passage
I faible rétribution. On appelle khan une maison où l'on no reçoit ijue des voyageurs isolés, ou tout au moins en petit nombre.
CaRAVELLAS, ville des Etats-Unis du Brésil (Etat de Bahia), à l'embouchure du petit fleuve de son nom: 4.000 h. Port de commerce.
CARAVELLE (uf^Z' — ital. caravella; de caraba, carabe) n. f. Mar. Grand bâtiment turc, il Navire ancien du genre des nefs, et de fort tonnage, il Bateau se livrant à la pêche du hareng.
— MoU. Nom vulgaire de la physalik Pélagique.
vires italiens, espagnols et portugais, en usage du XIII' siècle au xvii", et dont les boutres arabes
ga.barit. Mais elles por-
compter le beaupré, et leur voilure latine ne comportait, comme voiles
et la gabie de misaine.
Les formes étaient rondes, mais plus fines que celles des nefs; elles portaient château d'arrière et château d'avant, et
Caravelle (xv
i-Schcddad ;
pouvaient contenir 70 hommes d'équipage. (C'est sur ces navires que Colomb entreprit ses voyages et que Vasco de Gama partit pour les Indes.)
CARAYA n. m. Espèce de singe, du genre alouate {mycetes caraija).
Cara-YAZIDJI-ABDOUL-BALIM, chef de rebelles sous le règne de Mohammed III, mort en 1602. Il était colonel faisait passer pour un descendant des il prétendait même que Mahomet lui avait promis l'empire d'Anatolie. Il se mit à la tète des Firaris, s'empara d'Edesse, et ofl'rit de se soumettre si le Sultan lui donnait le gouvernement d'Amasia.Ce poste ne lui ayant pas suffi, il se révolta de nouveau avec son frère Deli-Hosein. Il battit à plusieurs reprises les armées turques, se déclara -sultan et prit le titre de « Halim-sbah • ; il fut battu à son tour et forcé de so réfugier dans les montagnes de Djamik, où il mourut.
Carayon (Auguste), écrivain et jésuite français, né en 1813 à Saumur, mort à Poitiers en 1874. 11 s'est fait connaître par ses ouvrages, presque tous relatifs à la société fameuse dont il était membre : Documents inédits concernant la compagnie de Jésus (1S63-1S75) ; Bibliographie historique de la compagnie de Jésus (1864); Relations inédites des missions de la compagnie de Jésus à Constantinople et dans le Levant au xvii» siècle (1864) ; Bannissement des jésuites de la Louisiane (1865); Prisons du marquis de Pombal (1865) ; Notes historiques sur les jésuites et Us parlements au -nvin' siècle (1867). II a en outre édité VBistoire des jésuites de Paris, du Père Garasse.
CARA-YOnsOtJT, premier prince de la dynastie turcomano des Cara-Kouiounlou ou Moutons-Noifs (ainsi nommes parce qu'ils portaient un mouton do cette couleur sur leurs étendards), mort en 520. D éuit fils de Cara-Mohammed^ chef d'une bande do brigands au service du sultan
CasaZ, ville du Pérou (dép. d'Ancachs), dans la vallée du rio côtier Huaraz, au pied du mont Huascan (6.271 m.) ; 2.400 hab. Terres très fertiles, mine de mercure et do plomb argentifère; houilles sèches.
CARBACETOXYLIQUE adj. En T. de chim.. Se dit d'un acide CH'OH.CO.CO'U qui s'obtient en faisant bouillir l'acide :-cbIoropropionique avec un grand excès d'oxyde d'argent. Il se transforme en acide glycérique, sous finllucnco de l'amalgame de sodium, et en acide pyruviqae, sous l'inflocnce de l'acide chlorhydrique. -
CARBALLEDA