I-,' (.iKi'-.ME. Jlompre le c
:il. Alistinence en général ou maigre chère : put, loiile l'année est carême pour le Irannil- 1.) Il Suite do privations quelconques, consile une pénitenco.
1 sermons et d'instructions donnés pendant le temps du carême : Le petit carême de Massillon a été prê-
cha
XV e,
0 do très bonn ■0 très tard, ii L l'in© en deux pai
, l.i n:ii - ;. -i^son et autres alilusayo est permis pendant le carême.
u-éme. Archéol. Se disait, au moyen ir siècle, de l'ensemble des tentures i^e pendant lo carême et qui étaient is sur toile, en grisaille, ou brodées ino les parements du vendredi saint, ' . Pendant tout le carême, on obsers comme dans les maisons princiôres, s de deuil qui défendaient même l'emne plus permettre que les services en o était, d'ailleurs, colle qu'on cheisisenouvoler les meubles et même les
nia;i I ■■: i-im -, omme est celle d'un homme qui a j( l'iii: Il "^w/ rfe carême. Personne amaigrie par
"Il I \nioureux de carême. Amoureux trop
tiin, . ij/c-six cor^mes. Très rarement.
lu l';ii^ l/iV^J'e ie carême ôien Aaitf, Prêcher une morale bien sévère, et aussi Promettre des choses bien éloignées, parce que le carême haut est celui qui arrive tard. Il Prêcher sept ans pour un carême, Faire beaucoup •iver à rien, comme un prédicateur qui prêcherait
personne i
observer un seul carême, il Prêcher ans pour im carême, Y passer un temps ing. Il Si le carême dure sept ans, lu l'auras à Pâques, Signifie drait obtenii
même elle no l'obtiendra jamais. Il PoKr court, faites une dette payable à Pâques, Le temps lie payer arrive toujours trop tôt. (Toutes ces locutions ont vieilli.) Il Arriver comme mars en carême. Arriver inévitablement, parce que le mois de mars est toujours en carême, ii Arriver comme marée en carême. Arriver fort à propos, comme la marée dans un temps oCi les aliments gras sont prohibés.
— Encycl. 1" L'institution du carême a été inspirée à l'Eglise catholique par une double pensée : pratiquer la vertu de pénitence si souvent recommandée dans 1 Evangile, et imiter le jeûne que Jésus-Christ observa pendant quarante jours, avant de commencer son ministère apostolique (Matth. IV). Il est certain, cependant, que l'obligation du carême ne commença à être sanctionnée que vers la moitié du ui« siècle. D'abord beaucoup plus courte, peu à peu cette période de pénitence fut étendue et embrassa six semaines pour les Latins, sept semaines pour les Grecs. Au temps do saint Grégoire le Grand, le carême ne commençait encore, en Occident, qu'un dimanche : c'est au XI" siècle que furent ajoutés les quatre premiers jours à partir du mercredi dos Cendres.
Le jçftue consistait d'abord à ne faire qu'un seul repas par jour. Ce repas eut lieu, primitivement, le soir, après le coucher du soleil, puis vers trois heures; enfin, au temps de Charlomagne, à l'heure de midi. Quelques fidèles pratiquaient même, le samedi saint, un jeûne absolu. C'est au commencement du xvi» siècle que l'usage s'introduisit dai"iii.ir iiii prm.ipal repas une légère réfection, qui prit !'■ " "Il il" . I " / ilii mot lat.coUaïio. conférence), parce T' I II- ^oir, après la conférence placée à ce 1"" I il 'Il ' par les règles monastiques.
Il 'ii-Mi -. 1 ,i!i,iirionce furent primitivement très diflt<i,.in5. liiiuii, 1 usage tempérant de plus en plus ses rigueurs, la viande fut admise au principal repas, un, puis deux ot même trois jours par semaine. Mais, si l'abstinence a longtemps été de rigiieur depuis le commencement du can-me lusnirà la fin, le jeûne n a jamais été obligatoire le
'' ■ ' '"'1''"^ ces observances, les Orientaux sont
I; ' I lirotiens d'Occident ; ils s'interdisent
i' il I I li toute la durée du carême, non seu-
, ' ' le poisson, mais encore les œufs, le
l,.s l.iis .ivilos ont prêté pendant des siècles leur concours aux lois ecclésiastiques pour assurer l'observation du carcme et, en 1595, la peine capitale fut encore décrétée par arrêt du parlement contre les bouchers qui vendraient lie l:< vi.in.le |,en.innt lo carême. Cependant, dès les temps !''-! Il- i'ii I "^ i"i'lques adoucissements furentaccordés ai I I iii'ii'mes;toutefois,auxiii"siècle,rusage
''*■ I iirore interdit dans les hôpita-ax.
'' " i I iiiution du carême, quoique toujours
maimunuo [ur laiiiunié ecclésiastique, est beaucoup dé-
chue do sa rigueur d'autrefois. L'afTaiblissomont général dos forces physiques et aussi la diminution do l'énergie morale ot de l'ardeur do la loi, <:liez les peuples catholiques, ont amené l'Eglise à .iiiiiiir j.i IJ .1 |i. Il |. I lu grands adoucissements à la I, ,' tuellement,àParisetdansbr.iu iji .. i <
il n'y a plus, pendant lo canin i| Il ,. , , m i.i, : nonce : le mercredi et le voielii ii, .nii inr. :., , |. .| m tre derniers jours de la semaine sainte. Mais, en cliaiigeant un peu les moyens, l'Eglise n'a pas changé lo but.
Par extension, lo nom de « carême ■ a été donné à do.s périodes do jeûno autrefois en usage dans plusieurs ordres monastiques ■ ;iMi.^i, ■■Iie7 les bénédictins, i! y avait le carême de Snim M.iiiiii 1. Mit Noël, et lo carême de Saint- Jean-B;i|iii n . , r,- i i l'iiitecôte.
Lesdiilii 1,1 s protestantes, sans proscrire
la pratique ii ,i iiin ,ij ; l'-nvéo par Luther ot par Calvin, en ont cepeiidaiu rej<'ie la réglementation officielle.
Dans I histoire littéraire, on appelle « carêmes » les recueils do sermons prononcés dans les stations quadragésimales, parles grands prédicateurs du xvii" et du xviii» siècle. Lo grand carême comprend les prédications du dile petit carême ne
s du dimanche.
' expression fut inventée, en en servit pour désigner les i population parisienne s'im-
1793, par i i,,. ,
])Osa spontanément pour faire 6l chandises et permettre au gouvernement révolutionnaire de fournir plus facilement dos vivres aux armées. La Commune accueillit l'expression nouvelle et approuva le projet d'un carême civique qui durerait six semaines, du 15 juin au 1" août, qualifié de Pâque républicaine.
L'année suivante, le représentant Barère, dans la séance du 3 ventôse an II (21 févr. 1794), proposa â la Convention de décréter à son tour et d'imposer légalement à tout citoyen le « carême civique » et le « jeûne républicain .. Mais l'Assemblée refusa de sanctionner cette proposition par une loi. D'ailleurs, le carême civique exista de fait dans l'été do l'année 1794, et les privations que beaucoup de Parisiens s'imposèrent contre-balancèrent les spéculations des accapareurs.
— BiBLioGK. : Thomassin, Traité historique et politique du jeûne (Paris, 1680).
CARÊME - PRENANT ( nan — do carême, et prenant, parce que c'est le carême qui commence, qui prend) a. m. Jours gras, au nombre de trois, qui précèdent le carême, et particulièrement le mardi gras, qui est le dernier de ces trois jours : On dirait qu'il est céans carême-peenant tous les jours. (Mol.)
— Par ext. Réjouissances auxquelles on se livre, les trois jours gras du carnaval, n Personne déguisée, masque de carnaval, ii Personne bizarrement vêtue et ressemblant à un masque de carnaval, n PI. : Des carêmes-prenants.
— Prov. ; Il faut faire carême-prenant avec sa femme et Pâque» avec son curé, Il faut se réjouir en carnaval et remplir à Pâques ses devoirs religieux.
Carême (le), de Bourdaleue, suite de trente-cinq sermons prêches en 1672, 1674, 1675, 1680, 1682, et formant 3 vol. publiés parle P. Bretonneau. Dans cette longue suite, on doit distinguer surtout les sermons sur l'Aumône, sur le Jugement dernier, sur la Mort, sur la Passion. Tous ces morceaux oratoires ont un trait commun : la méthode dont ils procèdent. Toujours, chez Bourdaleue, les idées sont présentées sous forme do propositions qui s'enchaînent et dont chacune a ses preuves comptées et classées. Le procédé de démonstration est, en quelque sorte, géométrique. Il faut une certaine contention d'esprit pour suivre la marche savante de cette dialectique; mais le style, quoique toujours élevé, a du naturel ; il atteint à la majesté ot à la grandeur, sans tomber dans l'emphase.
Carême de Massillon, suite de quarante sermons prêches à Paris en 1699, et à la cour (Versailles) en 1701 et 1704. Les plus éloquents de ces sermons sont : le 3*, sur taVérité de la religion; le 5', sur la Parole de Dieu; le 9', sur la Prière; le 12», sur l'Impénitence finale; le 18', sur le Petit nombre des élus, que Voltaire admirait entre tous ; le 24*, sur l'Aumône; le 28', De la mort; le 37«, sur la Passion de Jésus-Christ. Dans tous ces morceaux oratoires, bien que lo style en soit parfois trop abondant, trop fleuri, Massillon montre, avec une éloquence persuasive, une grande puissance dans l'analyse des passions et du cœur humain. Ils sont des modèles d'exposition pour l'ordre et l'enchaînement des idées. Si l'en surmonte, à la lecture, l'espèce de monotonie qui tient au genre, on découvre bientôt que ces discours sacrés sont de belles études de morale pratique et des peintures de mœurs achevées.
Carême (sermons du Pktit), prêches par Massillon en 1718, devant le jeune Louis XV. Ils sont au nombre de dix. D'une perfection de forme aussi grande que ceux dont se compose le Carême proprement dit, ils passent, aux yeu.x des connaisseurs, pour leur être supérieurs, comme formant un magnifique cours de morale à l'usage des souverains et des grands personnages. Les plus remarquables sont : le l*^ les Exeniples des grands; le 2«, les Tentations des grands; le 5", l'Humanité des grands envers le peuple; le 7', Fausseté de la gloire humaine; le 9", Obstacles que la vérité trouve dans le cœur des grands. D'Alembert, dans son Eloge de Massillon, appelle le Petit Carême » le vrai modèle de l'éloquence de la chaire ; un livre digne d'être appris par tous les enfants destinés à régner, et d'être médité par tous les hommes chargés de gouverner lo monde • . Il défend l'orateur contre des censeurs sévères qui ont reproché, non sans quelque raison, à ces excellents discours, un peu d'uniformité et de monotonie.
Carême (Marie- Antoine), cuisinier, né et mort à Paris (1784-1833). Elève de La Guipière, cuisinier de Napoléon, il dirigea lo service de bouche chez le prince de 'Talleyrand, le prince-régent d'Angleterre, les empereurs de Russie et d'Autriche, etc. C'était un véritable artiste en son genre et un érudit dans l'art culinaire. Son nom est devenu proverbial pour désigner l'idéal du parfait cuisinier. Ses principaux ouvrages, qui font autorité, sont : le Pâtissier pittoresque (1815); le Pâtissier royal parisien (1825); le .Maître d'hôtel français ou Parallèle de la cuisine ancienne et moderne (1822) ; le Cuisinier parisien ou l'Art de ta cuisine au xix« siècle (1833).
CARÉNAGE ('la^') n. m. Action de nettoyer la carène d'un navire, il Lieu où l'on peut caréner les navires. Il Gril de caréiHige, Sorte de chantier horizontal, en bois.
CARELEFUS — CARESSANT
sur lequel reposent, & marée basse, les navires qui veulent caréner. (Ce système est économique, mais exige des travaux courts. Dans les autres cas, il faut se servir des liassiiis de radoub.) Il Nom donné, aux Antilles, aux baies
Carénage (Lk). Géogr. "V. Poht-Castbies.
CARÉNAL, ALE, AUXadj. BoU Qui appartient & la carèoe.
carence (ranês — du lat. carentin, défaut; do carere, manquer) n. f. Dr. On appelle procès- verbal de carence l'acte par lequel lo juge de paix qui vient, après un décès, apposer les scellés, constate qu'il n'y a, au domicile de la personne décédéo. aucun effet mobilier; ce procès-verbal est prévu par l'article 921 du Code do procédure civile. Il Ondésigne sous le même nom l'acte par lequel un huissier qui vient procéder à une saisie-exécution constate que le débiteur n'a point ou n'a que fort peu do meubles, et qu'il est, par conséquent, insolvable.
carène (ital. corewa; du lat. carina) n. f. Autrcf., Syn. deQDiLLE. — Auj., Ensemble de la coque immergée ou œuvres vives, ii Bordé de carène, Bordé extérieur des parties immergées. II Abattre en carène. Coucher un navire sur le flanc, pour visiter la carène et la nettoyer. — On dit aussi que la
carène est propre ^■^~ 7
ou sale. Il La résistance de i la résistance opposée par les " du navire à l'écoulement de l'eau; elle augmente ; Il Au fig.. Raidir ta basse carène consiste à raidir les haubans des bas-mâts pour les fixer à la carène, comme s'ils faisaient corps avec elle.
— Antiq. rom. Quartier des Carènes, Quartier de l'ancienne Rome, situé au pied du mont Cœlius.
— Bot. Nom donné aux pétales inférieurs des fleurs papilionacées, qui simulent la carène d'un vaisseau.
— Poétiq. Navire. (Cette expression, toute latine, n'est guère usitée en français.)
— Zool. Toute ligne saillante, haute, continue et ordinairement tranchante, dressée sur une partie quelconque du corps. (Les élytres de certains insectes sont chargés do carènes ou carénés.)
CARÉNÉ, ÉE (lat. carinatus) adj.Hist.nat. Qui porte des carènes : Fruit caréné. Bec caréné.
— Ornith. Se dit des oiseaux dont le sternum est garni d'un bréchet.
— n. m. Ichtyol. Nom d'un poisson du genre silure. CARÉNER V. a. et V. n. Nettoyer la carène ou la réparer. Il On dit Caréner un navire, ou : Le navire carène.
Caréné, ée part. pass. du v. Caréner.
— Bot. So dit de toutorgane qui présente la forme d'uno carène de vaisseau : Les pétales inférieurs des papiliona-
Cées S07lt CARÉNÉS.
CARÉNÉS n. m. p"i. Un des deux grands groupes créés par le naturaliste anglais Huxley pour diviser les oiseaux, et renfermant ceux qui ont un bréchet très développé et des rémiges et rectrices très solides. L'autre groupe est celui des ratités. — Un caréné.
CARÉNOSTTLE {stil' — du gr. karênon, carène, et stulos, article) n. m. Genre d'insectes coléopières carnivores, famille des carabidés, tribu des ptérostichinés, renfermant une féronie brune de l'Europe méridionale. (Le carenoitylus infuscatus so trouve dans le midi de la France.)
Carentan, ch.-l. de cant. de la Manche, arrond. et à 22 kilom. de Saint-Lô, sur le fleuve cdtierlaTaute, près de son embouchure et sur le canal de Vire-et-Taute ; 3.739 bah.
(Carentinois, oises.) Port en communication avec la mer par un chenal qui peut livrer passage à des navires de petite dimension. Tuileries, fabrique de fourrures, teintureries.
Commerce important, avec l'Angle- „ , , ,
terre, de beurre, œufs, gibiers. Imjor- Careaostyle (gr. 2 r.). tation de charbon. — Le canton a 14 comm. et 11.536 hab.
— Histoire. Au moyen âge, place forte importante. Elle appartenait aux Anglais depuis 1342, lorsque Du Guesclin s en empara en 1364 ; elle fut reprise par le duc de Clarence on 1404 et ne fit retour à la France qu'en 1449. Théâtre de luttes violentes, pendant les guerres de religion. Le château, en ruine maintenant, faisait partie des anciennes fortifications (xu" s.). — Eglise construite au xu' siècle, restaurée au xvi». Aux environs, fort des Ponts-d'Ouve.
Carentoir, comm. du Morbihan, arrond. et à 50 kilom. de Vannes, sur un affluent du Rahun; 4.069 hah.
Schiste argileux, étangs, moulins.
Ruines de la commandel'ie de Saiuî- Jean-Carentoir.
CARENTONIEN {ni-in — de Charente) n. m. Nom donné par Coquand aux couches cénomaniennes des Charentes, correspondant aiLX calcaires à ichtyosarcolithes et à caprina adversa.
CARENDM (ré-nom') n. m. Genre d'insectes coléoptères carnivores, famille des carabidés, tribu des pasimachinés, renfermant des formes de taille moyenne, souvent lie. (Les carenum, dont 1
CARER (de care) v. a. Arg. Cacher.
Se carer, v. pr. Se cacher. (On écrit aussi carrer.)
CarerAR, tribn peu importante, qui vit dans la province de Chiquitos, en Bolivie. V. Chiqcitos.
CARÉSIS (ziss) n. m. Dans l'ouest de la France, Espèce de poires uniquement bennes à la fabrication du poiré. Il On dit aussi carisis.
CARESSANT (ré-san), ANTE adj. Qui caresse, qui aime à caresser : Le chien est caressant.
— Fig. Qui montre de la bonté, qui se montre favorablement disposé : La fortune n'est jamais plus caressante que
CARESSE — CARIIAIX
lorsqu'elle accorde ses faveurs pour la dernière fois. Il Qui a une douceur mêlée de tendresse, en parlant des choses : Jiegard caressant. Paroles carkssantes.
— Poétiq. Doux, léger et agréable : Zéphyr caressant. CARESSE {rèss — do l'ital. carezza; de caro, cher) n. f.
Attouchement tendre ou affectueux : Faire des caresses à un enfant. Les caresses des animaux ne sont pas toujours désintéressées autant qu'on parait le croire, il Démonstration d'amitié en paroles ou en action : Combien de gens vous étouffent de caresses dans le particulier, qui sont embarrassés de vous dans le public t (La Bruy.)
— Par ext. Tendresse douce et affectueuse : Regard brillant de bonté, de caresses. (Balz.)
— Poét. Contact ou mouvement doux et agréable : Les desflo'
influt Parmi ses rigueurs sans nombre, la vie a quelques SES. (E. Bersot.)
CARESSER {ré-sé — de l'ital. earrezzare, même^ sens) V. a. Toucher de la main ou autrement en signe d'affection : Caresser un enfant, im chien. Il Cajoler, donner des marques extérieures d'amitié; témoigner son affection, sa tendresse à : Caresser quelqu'un du regard, de la voix.
— Par ext. Effleurer, toucher, affecter avec délicatesse, comme par une caresse : Couleurs qui caressent les yeux.
Le vent fracasse UQ chêne, ou caresse une fleur.
Delille.
— Convoiter ou marquer que l'on convoite : Caresser du regard les friandises d'un étalage.
— Fig. Flatter : Le courtisan caresse le pouvoir naissant.
— Nourrir, entretenir avec amour : Caresser un projet, des espérances. Le cœur préfère souvent l'illusion qu'il caresse à la vérité qu'il entrevoit. (La Rochef.-Doud.)
— Ironiq. Frapper avec rudesse : Caresser les épaules à un insolent.
— Fam. Caresser la bouteille, Boire beaucoup, boire
— Littér. -et b.-arts. Faire avec plaisir, avec amour, et par extention Lécher, finir soigneusement : Peintre qui caresse trop sa toile, il Caresser le nu. Le faire paraître, l'accuser sous les draperies.
Se caresser, v. pr. Se faire des caresses mutuelles . Enfants qui SE caressent.
— Caresser à soi : Su caresser la barbe.
— Anton. Battre, frapper, brutaliser, rudoyer. CARESSEUR {ré-seur'), EUSE n. et adj Personne qui
bitude de caresser.
— Fig. Flatteur : Tout candidat est caressede de majorités.
CARET (ré — pour chnrci, petit char) n. m. Techn. Dévidoir de cordier.
— Bot. Syn. de carex.
— Mar. Fil de caret blanc ou goudronné. Gros fil chanvre tortillé, servant faire les cordages, roulé !
CARET {rè — espagn.
carey ; du malais kârah, tortue) n. m. Nom vulgaire d'ur cata) dite aussi tuilée, répandu chaudes, et qui atteint 1 mètre (i
— Enctcl. Très carnassières, vivani gros mollusques, ces tortues de haute r pondre chaque année dans les même mêmes époques ; aussi les naturels vont-us a ces moments les capturer, elles etleurs œufs, dont, en Nouvelle-Guinée ils font des ornements
aux proues de leurs embarcations. Les plaques d'écaillé sont imbriquées sur le disque de la carapace et jas-
Eées de jaune et de run d'une façon souvent réguIière.L'écaille du caret est la plus estimée et constitue une branche de commerce assez importante, en diverses régions de l'océan Indien. On la détache en chauffant la carapace ou en l'ébouillantant, suivant le procédé des Chinois qui le font sur la bête vivante, qu'ils remettent ensuite à la mer. V. tortue.
CARÊTE ou CARETTB {réf) a. t. Châssis mobile en bois, servant de support aux leviers ou aux poulies qui font mouvoir les lisses d'un métier à tisser, il On l'appelle
aussi CHÂTELET.
CARÉTILLE (Il mil.) n. f. Nom donné à la graine d'une légumineuse provenant de l'Amérique du Sud. (La plante est fourragère, mais la graine s'attache aux toisons des ovidés qui broutent la plante et s'enlève difficilement.)
CarettE (Antoine-Ernest-Hippolyto), officier et publiciste français, né en 1808. Il fit les campagnes d'Algérie et devint membre de la commission scientifique et historique chargée d'explorer cette contrée. Il a publié : Etudes sur ta Kabylie proprement dite (1848-1849) ; Hechercln-x sur l'origine et les migrations des principales r r 'r/ -. r,', /'I'',;, /-
:vant à j/,
t tortue (cheloma i
dans toutes les I long.
parages
del'Al.r. ■ ■ : i,, , , centrale et les Etats barbaresques{iM) : /;../,,,',., ,„, /,, {^ographie et le commerce de l'Algérie méridionale (181:.) ; Etude des routes suivies par les Arabes dans la partie méridionale de l'Algérie et la régence de Tunis (1845); Alger, Tunis, Tripoli et le Fezzan (1853), avec Rozet et Marcel.
CAREUR, EUSE (de carer) n. Arg. Filou qui se présente dans les magasins, se fait montrer des marchandises et en fait disparaître une partie sous ses vêtements, ou vole pendant qu on lui rend la monnaie qu'il a demandée, n Careurde sig. Filou qui s'introduit dans les maisons, y offre des marchandises à bon marché, et profite de l'attention avec laquelle on les examine pour faire main basse sur les objets qui sont à sa portée, ii Receleur. (On écrit aussi carrecr.)
ÇA-REVAUT I (ii(5), cri que pousse le venour, et qui in-
dique que le cerf retourne dans le bois qu'il habite, après l'avoir abandonné, chassé par les chiens de meute.
Carew (George), diplomate anglais, mort vers 1G13. II remplit diverses fonctions diplomatiques, notamment en 1^. : i.ii ■ [ .11 France, où il se lia avec le président de I M: I' 1:1 .iHiiibre du parlement, et obtint ensuite la
. I . iM.do lacourdeTutolIe. Il publiauneifeid-
/.' France, avec les caractères de Henri I V . , ■/ iJii r personnages de la cour,
Carew (George), général anglais, no dans le comté de Warwick en 1555, mort en 1629. Il fit partie de l'expédition contre Cadix, et devint, en 1599, un des lords-juges de l'Irlande. Il eut à combattre, dans ce pays, l'insurrection de O'Neil. Les rois Jacques et Charles 1*^ le récompensèrent de ses services en lo comblant de dignités. Il a laissé une histoire de la guerre d'Irlande, sous lo titre de Pacata Hibernia (1633).
Carew (Thomas), poète anglais, né dans le Devonshire en 1589, mort en 1639, était gentilhomme de la chambre de Charles I". Dans ses œuvres poétiques on trouve de la grâce, mais de l'afféterie.
Carew (John-Edward), sculpteur anglais, né en 1785 en Irlande, mort en 1868. Il étudia son art sous la direction de Richard Westmacott l'aîné, et trouva un protecteur éclairé dans lord Egremont. On connaît ses bas-reliefs du tombeau de Nelson et celui du Bon Samaritain ; on estime ses bustes, et on a admiré, à l'Exposition de 1855, son Fauconnier, un vrai chef-d'œuvre, à côté duquel on peut mentionner la statue de Rean, le tragédien, dans le rôle d'Hamlet considérant le crâne d'Yorick. A citer encore : Gladiateur luttant contre un ours (1830), et Ar(;Muse(1840).
CAREX {rèkss — mot lat.) n. m. Nom scientifique des laîches, genre de cypéracées. V. laîche.
Carey (Henry), poète et musicien anglais, fils naturel de George Savile, marquis d'Halifax, né vers 1696, mort en 1743. Il a écrit tantôt les pai oies, tantôt la musique d'un grand nombre d'ouvrages dramatiques. Comme compositeur, on lui doit, entre autres opéras : Betty, Céphale et Procns, le Mari provoqué, les Inventions, etc., puis un recueil de six cantates, et aussi, sous le titre de tïie Musical Century, un recueil de ballades et de chansons qui obtint une vogue prodigieuse. Il a publié aussi un volume de poésie. Pourtant, malgré ses succès, Carey, qui était homme de plaisir et de débauche, finit par tomber dans une telle misère qu'il se suicida. On a tenté d'attribuer à Henry Carey la paternité de la musique du God save the king.
La petite fille de Hoiiry Carey, nommée Anne, fut la mère de l'illustre tragédien Edmond Kean.
Carey (William), orientaliste anglais, né en 1761 à Paulerspury (Northampton), mort en 1834 à Serampour, dans rindoustan, où il était établi comme missionnaire et pasteur baptiste. On lui doit des ouvrages précieux pour la connaissance des idiomes de l'Inde; une Grammaire mahratte (1805); un Dictionnaire du même dialecte (1810); une Grammaire sanscrite (1806); un Dictionnaire bengali (1818); des versions de la Bible en diverses langues, etc. — Son fils, Félix Carey, né en 1786, mort en 1822, résida aussi dans l'Inde, et publia une Grammaire de la langue birmane (1814), avec quelques traductions.
Carey (Henry-Charles), économiste américain, né et mort à Philadelphie (1793-1879). Fils de Mathieu Carey (1780-1839), qui avait fondé une librairie à Philadelphie, après avoir été contraint de quitter l'Irlande, sa patrie, Henry Carey succéda à son père. Dès que sa fortune fut assise, il s'adonna d'une façon exclusive à l'étude de l'économie politique. A l'apparition de son premier ouvrage : Essai sur le taux des salaires (1835), l'école libre-échangiste regarda Carey comme une de ses recrues d'avenir. Carey ne tarda pas à tromper cette espérance. Témoin des maux causés en Amérique par la tentative do liberté commerciale faite en 1838, il se prononça très nettement en faveur de la protection dans son livre le Passé, le Présent et le Futur, qui parut en 1848 et qui obtint un vif succès. Ses idées ont exercé une influence réelle sur l'esprit de ses contemporains, et contribué pour beaucoup à l'établissement de la politique économique actuelle des Etats-Unis. Outre les deux ouvrages cités plus haut, Carey a écrit un volume sur l'Harmonie des intérêts aqricoles et manufacturiers (1351). Son principal ouvrage. Principes de la science sociale (1858- 1860), a été traduit en français par Leduc et A. Planche.
compi
des Indes orientales et de l'Australie tropicale.
Carez (Joseph), typographe et homme politique, né et mort à Toul (1753-1801). Dès l'année 1786, il publia, sous le nom de omotypes. des volumes imprimés par un procédé dont il était I II... !.i. 111 , 1 .|in, avec les travaux d'Hoffmann en Fran. ' . I-'unckter en Allemagne et de Ged à I ! ;..int de départ du clichage. Député dr Il .1' 1. ,' 1 ! Assemblée législative et à la Convention, s s 1, 11 ,, ,, rs techniques lui permirent de
prendre une part aitivo aux travaux du comité des assignats. Il mourut en 1801, sous-préfet à Toul.
CARFÉRAL n. m. Mélange de tournure de fer, de charbon et de silicate d'alumine, pour la filtration de l'eau.
CARGADOR n. m. Nom que l'on donne, à Amsterdam, aux courtiers maritimes qui cherchent du fret pour les navires en charge.
CARGAISON {ghè-zon — du provenç. cargazon ; do carqar, charger) n. f. Ensemble de marchandises dont un navire de commerce est chargé : Cargaison d'aller, de retour. Il Action de charger un navire, il Déclaration de cargaison. Bordereau des marchandises embarquées à bord.
— Enctcl. Le capitaine, au nom du propriétaire du vaisseau, est responsable de la cargaison. II pare aux risques qu'il peut encourir de ce chef, au moyen de l'assu- La cargaison doit être embarquée et débarquée par
âîteursTà' ou par des
itrat 'd'affrètement. En temps de guerre, les assurances de cargaison rendent pour les nations belligérantes le commerce très onéreux, et, d'après la déclaration de 1856, le pavillon couvre la marchandise, sauf pour la contrebande de guerre;
iaya
faiti
fausse déclaration.
CargÈSE, comm. de la Corse, arrond. et à 26 kilom. d'Ajaccio, sur le petit cap du même nom ; 1.216 hab. Plantations de mûriers, vins. Localité peuplée par une colonie de Ma'inotes. qui s'établit en ce lieu dès 1676, mais ne s'aggloméra qu'en 1764.
CARGILLIE ijil-li) n. f. Bot. Syn. de chrvsogone, et
de DIOSPYROS.
CARGNEDLE {gn mil.) n. f. Variété de dolomio caverneuse et cloisonnée, répandue dans les Alpes. C'est la dolomie grenue ou celluleuse des minéralogistes, la rauchwacke des Allemands.
CARGO-BOAT {bât' — de l'angl. cargo, cargaison, et boal, bateau) n. m. Nom donné à un navire spécialement destiné au transport des marchandises.
— Encycl. Les cargo-boats sont des navires en fer, robustes et solides , bien que
nomiquement Peu de place y
aux logements,
les On fait di
type pouvant ~ f-F~ f ^ ' " — i
porter jusqu à cargo boit
6 000 tonnes
Leurs machines, simples, leur donnent des \ itesses dépas
sant rarement 10 à 12 nœuds A chaque panneau de chai-
gement se trouvent deux ou quatre palans do charge,
mus au moyen de treuils.
CaRGOPOL, ville de la Russie d'Europe. V. Kargopol.
CARGUE [kargk' — subst. verbal de carguer) n. f. Ma
Man
uvre courante, destinée à replier les voiles pour iher le vent do les gonfler : Carguks de voiles car-
npéch
— Enctcl. Mar. Les voiles carrées de grandes dimensions ont trois cargues de chaque bord : la cargue-fond, la cargue-point et la cargue-bouline; les perroquets n'ont point cette dernière manœuvre. Quand les cargues des
A, cargue-p.'ii ;
voiles carrées sont pesées, la voile est retroussée sur la vergue. Les cargues des voiles goélettes sont : l'étrangloir, les cargues hautes, les cargues basses ; ces cargues sont doubles, et on les distingue, suivant les amures du bâtiment, par cargues d'en dedans ou d'en dehors. Le grand foc a une cargue. Les cargues sont simples ou doubles, et frappées sur la partie qu'elles sont destinées à soulever, soit par un nœud ordinaire, soit sur un cabillot. Pour carguer les voiles, on pèse les cargues; pour établir les voiles, on affale les cargues.
CARGDEBAS n. m. Mar. V. calebas.
CARGUER {ghé — vieille forme du mot charger) v. a. Faire effort sur les cargues pour retrousser les voiles sur les vergues, ou les coller contre les mâts, n A carguer le grand hunier! Commandement préparatoire de manœuvre. Il Carguez 1 Commandement d'exécution.
GARGUETTE (ghèf — dimin. de carque) n. f. Manœuvre qui sert à redresser l'antenne et à la changer de bord. (N'est usité que dans lo Levant.)
CARGUEUR {gheur') n. f. Matelot chargé de carguer les voiles, il Poulie employée à amener et guinder le perroquet. (Peu usité.)
Carhaisien, ENNE (rè-zi-in, en'), personne néo à Carhaix ou qui habite cette ville. — Les Carhaisiens.
— Adjectiv. Qui appartient à Carhaix ou à ses habitants : Race carhaisienne.
— Enctcl. Chevaux carhaisiens. l,eschovSLUxcarhaisiens sont les chevaux de selle de Bretagne ; ils se trouvent dans quelques vallées du côté de Corlay, de Gouarec, de Rostrenen et de Carhaix. Ils sont produits en majeure partie dans les vallées des contrées montagneuses de la Bretagne. Ce sont des chevaux forts, énergiques et ayant une grande endurance à la fatigue. Cette race, croisée avec les races arabes, donne de très bons produits.
Carhaix, ch.-l. de canton du Finistère, arrond. et à 47 kilom. de Châteaulin, près du canal de Nantes à Brest ;
de bestiaux. Eglise de Saint-Tremeur (xvi« s.), avec un portail délicatement orné et une belle tour carrée de 45 m. Les restes de sept voies romaines et d'un aqueduc semblent indiquer que la ville de Carhaix était très prospère, à l'époque romaine. Son nom lui vient de la fille de GraU Ion, Ahès {Ker Ahès, maison d'Ahôs). La villo fut sacca-
do l'Yaiu:o I CARI, CA
los guerres do reli- "pTa
'•'•V II I urnposéo do plu-
siours l'im ■ I \l.iti, ol particuliè-
rem. l'iai 'I. ' iinn. ,.|. |.,i, ., i ,,,ii Miingerun caki.
CARIA n. m. Nom viilgain^ des liM-milos, dans l'Indo.
Caria. Myth. gr. Udo dos Heures, fille de Zous et de
Caria, bourg do Portugal (Boira [district do Caslollo Brancu]) ; 2.035 nab.
CaRIACO, ville du Venezuela (Etat do Bormudoz), au fond do la petite baie de Cnriaco, formée p;.r la mer dos Aiitill.'s ; T.iiml liab. Tcrritoiro fertile en coton, cacao et ''Ui II II -Il \ iK.- Lin iMi ^rand commerce.
CARIAMA n. ]i.. (Icnrc duisoaux échassiors, famille des , renfermant des formes robustes, propres à ! du Sud, et nommées vulgairement cigognes de
dicholopus sont de grande
nble à l'aboiement
CARIAMIDÉS n. m. pi. Famille d'oiseaux écbassiers dont le genre cariama est le type, et caractérises par leur bec court et vigoureux, membraneux à la base i pomto renflée et cornée. (Les tarses sont très hauts 1 doigt postérieur n'atteint pas le sol, etc. Certains auteurs lont rentrer les agamis [psop/da] dans la famille des ca riamidés.) — Un c*ria.midé.
CARIANA n. m. Ornith. Syn. de cariama.
CariatE, bourg d'Italie (Calabre [prov. de Cosenzal sur la mer Ionienne ; 3.770 bab. Evêché, séminaire Port sériciculture.
Cariath, Cariatha, Cariathaïm, mot hébreu qui signilie ville. Ce mot entrait dans la composition d un grand nombre de noms de lieux de la Palestine (tribus de Benjamin, de Juda, de Rubens), etc. — Cariath Akbe ou Kiriai'h-Abua, locaUté de Palestine (tribu de Juda) au b de Jérusalem. Son nom, qui signifie ville des quatre lui vient de ce que les quatre patriarches, Adam Abraliam Isaac et Jacob, y auraient été enterrés. Elle est appelée aussi Hébron. C'est aujourd'hui Kabr-Ibrahim.
Cariath-jearimou Kiriath-zaïm, ou Cariath-
1A.RIM, ou CaRIATH-BAAL, ou BaLAATH DE JuDA,
ville de 1 ancienne Palestine, tribu de Juda, oi'l fut déposée pondant cinquante ans l'arche d'alliance dans la maison d Amiiiadab.
Cariati (prince), homme d'Etat napolitain, qui parut sous le règne de Murât comme aide de camp du roi, puis comme diplomate. Ce fut à ce titre ou'en 1815 il fut envoyé au Longrès do \ienno avec Campe cliiaro II demeura hdèlc à Murât et négocia a\ec les Anglais la retraite de la fa mille royale La Restauration ne lui tint pas cependant voya comme ambassadeur à Pans Mais après la résolution de 18 0 il lui fallut s exiler
cariatide 1 CARYATIDE (du gr harualis idos I Mptléeengr Aaruai) n 1
I I d homme qui supporte une corni i m chapimmi
— Encmi V - - • ^
tnive, los Lai ii i pris paru puur les Perses lors de 1
Xorxès lesGre vainqueurs tir rent deux u vengeance é I tante Les lioi mes furent pa
nor & leurs statues-colonnos un caractère en harmonie avec celui de l'édilice qu'elles étnient destinées à décorer. Cest amsi quà Athèrii-.^ ..iv i„.|i..,. 'arialides, représentant des canéphur.-s, .1 r.ii,,,, ,/,,;clithéion,q\ii était
contigu au tomple .1. \l,,,i., i,,! . l,-, KUoa supfortaiont le portique nord, ei . - , , , |„;„re do front, et une
do chaque côté. Une il,- ... . < ,,n,.M h „ hauto do 2 mètres, ot d un travail admirable, se trouve au British Muséum. Trois autres sont encore eu place, mais très mutilées. Rien n est plus frappant que leur double caractère de force ot de grâce, sinon l'ingéniouso disposition dos jambes, infléchies vers le centre du portique, et rigides aux angles, à cause de leur fonction de support.
Dans l'origine, les statues de femmes furent exclusivemont employées comme cariatides ; plus tard, los architectes grecs y substituèrent quelquefois des figures d'homnics, et (ce c|ui montre que la naïve tradition do Vitruve
Cariatides du Pavillon était accréditée dans toute lautiquito; ces ligures furent appelées Perses, par allusiou aux vaincus de Marathon, do Salamine et de Platées. Ensuite, les cariatides de ce genre reçurent, en Grèce, le nom de atlantes, et à Rome, celui de télamos. Ce genre d'ornementation, participant à la fois do l'architecture et de la sculpture, n'olîro à l'artiste qui l'emploie que des ressources bornées et des "sages restreints.
L emploi des s
Inconnu dans 1 art du . :.,.., . c........ Jcs cariatides reparut à la Renaissance, siutout en Italie. Le sculpteur Brustolini, voulant représenter le triomphe du catholicisme dans la décoration de la bibliothèque contiguë à l'église Saint-Jean, à Venise, fit supporter les arcs-boutants de la grande salle par vingt-quatre cariatides colossales, représentant les principaux réformateurs du temps : Luther, Mélanchthon, Erasme, Ulric de Hutten, Calvin, Th. de Bèze Anne Dubourg, etc.
En France les quatre belles figures de Jean Gouj
lèbros II faut citer encore les LUX Raisin à Toulouse.
J Sarazin envoya de Rome
huit cariatides accouplées deux à
1 n illon de 1 Horloge, dans la cour du
1 3Uvons citer comme im chef-d'œuvre
I u h it s Atlantes de Pugct, qui soutiennent
huti.1 de ville de Toulon. Ou sait que les