‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 576 sur 956 · CARI — CARICATURE · texte numérisé non relu

CARI — CARICATURE

raits do ces Atlantes sont la caricature dos consuls do loulon, dont Puget avait à se plaindre.

CABIATIDIQUB {dik') adj . Qui se rapporte aux cariatides.

CARIBARI n. f. Navolle volante de tisserand.

CARIBE n. ot adj. Linguist. V. caraïbe.

Il était flls aîné de Clolaii suivii la mort de sou père (50?), de Paris, quelques domaines di vence. II so distingua parmi les princes'do la douceur de ses mœurs et sa culture litlérairo. ÇarŒERT, roi d'Aquitaine, né en 606, mort

o royaume

Oucrcy et la Pro-

' temps par

était fils de Clotairo II et frère de Dagobort,qui lui abandonna le royaume d'Aquitaine à la mort de leur père (6î8). série de combats contre

la Loire aux

t d'Anjou),

iroya Il s'établit à Toulouse et, les Gascons, maintint Pyrénées.

CaribeRT ou CharobbRT (Charlcs-RolK roi de Naples et do Hongrie, tié à Naples vers i on 1342. Il était flls do Charles-Martel, roi do Naples cl de Hongrie, potit-flls du frère de saint Lonis, Charles d'Anjou. A son avènement, il eut & disputer ses droits contre Venceslas IV, roi de Bohème. Reconnu roi de Hongrie en 1307, il ne commença son règne efl"cctif qu'en 1310 Une de ses sœurs avait épousé Louis le Hutin, roi de France. U laissa trois fils, dont l'un, Louis I", dit le Grand, fut roi de Hongrie, l'autre roi de Naples, et le troisième duc d'Esclavonie.

CARIBOU n. m. Nom du renne, au Canada, n Variété de mousse croissant sur les rochers dans l'Amérique du Nord et dont les rennes sont très friands.

Caribou, grand lac du Dominion canadien, fort peu connu, long de 300 kilom. et large de 72 dans sa plus grande largeur. Il se déverso par Ta rivière Caribou dans le fleuve Churchill.

Caribou, district du Dominion canadien (Colombie britannique), peuplé de 5.500 hab., sur 295.934 kiJom. carr. C'est le pays de la Colombie où on recueille le plus d'or.

Caribou, ville des Etats-Unis (Etat du Maine), sw lAroostook, affl.du Saint-John ; 4.100 h. Commerce de bois.

CARICA n. m. Bot. Syn. de papaya.

CaricaL, ville de l'Inde française. V. Karikal.

CARICATURE (ital caricatura ; de carricnre, charger) n f Reproduction grotesque et chargée par les arts du lessin Une cabicatdre, pour être bonne, doit contenir Its traits réels du modèle, déviés et accentués dans le sens idicule mats faciles a reconnaître. (Th. Gaut.)

— Par ext Personne d'un extérieur grotesque ou contrefait et au fig ridicule :

La parure a son prix.

J en conviens ma s, pour peu qu'elle outre la mesure. Une femme n est plus qu'une caricature. PiunEL.

— Fig Imitation reproduction grotesque : L'affectation est la CARICATURE du naturel. (Debay.)

— Litt Portrait chargé, contrefait, avec eu sans intention La parodie est la caricatdrk littéraire. (Th. Gaut.)

— Enctcl B arts La caricature participe & la fois de la satire du genre burlesque et de la comédie. Elle s'attaque tantôt aux difformités physiques qu'elle accentue, et tantôt aux tra\ers de l'esprit, aux vices du cœur.

La caricature a été employée dès la plus haute antiquité Les Assyriens les Egyptiens, l'ont cultivée avec succès Les Grecs poussèrent si loin ce genre de satire, qu ils n épargnèrent pas même leurs divinités.

Le genre grotesque fut très goûté par les Romains. Cicéron parle d'images qui exagèrent tellement une certaine diflormité du corps qu'elles excitent le rire.

Pline cite un peintre nommé Antiphile, qui imagina de personnage de tournure grotesque {deridiculi

rel

grande finesse.

Après la renaissance de l'art, la caricature reparaît en Italie. Les grands peintres de ce pays se servirent fréquemment de cette arme redoutable contre leurs rivaux et leurs ennemis. Léonard de Vinci et Annibal Carrache se distinguèrent par la vigueur de leurs compositions satiriques, et eurent le mérite de joindre à l'idée burlesque un faire irréprochable. Plusieurs peintres bolonais, de l'école des Carrache, réussirent dans la caricature. Le Florentin Baccio del Bianco eut un talent particulier pour dessiner à la plume des figures de nains, de magots ; il peignit aussi à l'huile des portraits-charges. Les caricatures de vieux et de vieilles, exécutées par le Vénitien Piètre Bellotti, obtinrent beaucoup do succès. Au xviii* siècle, Pierleone Ghezzi, peintre romain, acquit une grande réputation par ses caricatures politiques.

L'usage de la caricature se répandit de bonne heure dans les divers pays du nord. En Allemagne, Holbein reprit le sujet satirique de la Danse macabre; il fit aussi une série de caricatures fort plaisantes pour \ Eloge de la folie, de son ami Erasme. Certains tableaux d'Ostade, lie Brauwer, de Teniers, peuvent être considérés comme de véritables charges. En France, la caricature ne pouvait moins faire que de réussir. On attribue à Rabelais l'idée des Songes drolatiques, l'un des plus anciens recueils de gravures satiriques (1565), qui a trait aux querelles engendrées par la Réformation et la Ligue. Callot fut, au xvn' siècle, le plus habile caricaturiste; mais, dédaignant l'attaque personnelle, il employa sa verve malicieuse à tracer des tj-pes : les Gueux, lés Misères de la guerre, la Tentation de saint Antoine, sont pétillantes d'humour. Sous Louis XIII et Louis XIV, la cancature se donna libre carrière. Richelieu, qu'on n'intimidait pas facilement, tremblait devant une caricature. Celles qu'inspirèrent les troubles de la Fronde furent nombreuses, mais elles étaient moins cruelles que celles qui attaquaient le grand roi sur la fin de son règne : il ne pardonna jamais à la Hollande les innombrables caricatures que ses peintres firent sur lui. Louis XV ne fut pas plus épargné : il n'était pas de jour que le lieutenant de police ne reçut l'erdre de rechercher les auteurs de caricatures obscènei

CA

RICATURER — CARIE

dont

mu inomlaient Paris, venant on ne savait d'où, r„s TTiiours du roi étaient ordinairement le sujet.

Il était tout naturel que la révolution de 1789 surexcitât la verve des caricaturistes. Montagnards et gTO""^ "f^ émigrés et sans-culottes, tous les partis turent caricaturés aveS une verve brutale et un esprit cynique. Aux heures les plus sinistres de la Révolution, la malice f/anca se trouva l'occasion de railler. Les mœurs du Directoire, les costumes des Incroyables et des Merveilleuses défrayent la caricature sociale de Carie Vcrnet. A la même époque, vlventles caricaturistes Debucourt, Duplessis-Bertaux, BoiUy, Gaudissart, Pigal, Marlet, etc. ,:„;j»

Sous l'Empire, la caricature ne se montra que timide- ™ont r/fitaitl' Angleterre qui ava t alors le privilège de Caricaturer a fS Mal, sous Louis XVIII, 'espnt ïra™ aU reconquit ses droits et se montra impitoyable^pour flageller le ' Charles X ne lu. F-.-FII--^;; "e-xc-iu-fa verve ^de

Philippe, nire de te

5 éraigréY, les nobles, les jésuites et les Angl ne fut pas épargné, et la caricature cingl vigoureusement sa cour

Charlet, Decamps , Bellangé, Isa Dey ; mais buv,u^ w., • n'a été p us en b«tte à la caricature que Louisdontla tête, en forme de poire, ff le.point de turistes de 1 époaue. Les journaux la Caricature ., « le Cliarivari . et le « Journal pour rire, offrirent une galerie variée de caricatures signées na?Philipôn Daumifr, Cham, BertallGavarni Henry Mon- ^ferflJantan, GrandviUo, Charlet, Travies, Carlo Grpp Bourdet, Bouchot, Bouquet, Beaumont, etc. La révolution de Février 1843 fut illustrée par eurs cray»"? ,g™|''leurs, et, jusqu'à la proclamation de ' EmP're, ce fut n feu roulant quotidien de sarcasmes. Après le s-Décembre, la roulant q ^ ^^^.^.^^^ se rejeta sur l«s.affaires^ext erieures. s, dans '

CARICATURISEB V. a. Syn. de caricatober. (Peu usité). CARICATURISTE (rissf) n. m. Artiste qui fait des cari-

EncYCI.. V. CAKICATORE.

CARICÉ ÉE, ou CARICINÉ, ÉE adj. Qui ressemble ou lui se rapporte à la laîche : Plante caeicé ou cabicinek.

CARICÉES (du lat. carex, icis, laîche) n. f. pi. Bot. Tribu le la famille des cypéracées, ayant pour type le genre aîche. — Une caricee.

CARICINE (rad. carica) n. f. Substance extraite du canca

d'incisions pratiquées sur fruits avant leur maturit absolu le suc du papayer.

t obtenu :

tronc" de l'arbre et :

Lorsqu'on traite par

- -•■•■— ••" précipita

l'aide

obtient

; Pille, se complaisant dans le moyen âge el, qui a contribué à révolutionner le lu en créant toute une imagerie à la foi

; ordre de composition, Rand< - ■ 1, Berta Do"révèrnTër; 61007 Carjit, André GiU, Marcelin, Riou,

^PstTrknTe; c'est^ l'Angleterre qui a produit les caricaturistes les plus habiles. Hogarth, un maître du genre stigmatisa tour à tour les mœurs sociales et les mœurs politinues de son temps, dans des estampes de- "ïe'^s^Esp'agnoîront eu un caricaturiste éminent ; Goya, artiste fougueux, excentrique.

L'art caricatural a repril faveur en Allemagne. Le changement politique de 1 Italie a été s'g"alé aussi par de nombreuses caricatures, dirigées contre les ennemis de l'unité italienne. ... ,

La caricature s'est répandue et vulgarisée avec les progrès de la lithographie et de la gravure sur bois La photographie 6lle-£ême lai a prêté son concours notaranient en Belgique, oi il se fait une grande quantité de portraits-cartes, reproduits d'après des caricatures.

La caricature en France, dans les dernières années du XIX- siècle, peut revendiquer plus d'un maître. Grév.n fut le continuateur de Gavarni, avec une note gracieuse qui lui est personnelle. Gill publia ses grands dessms d» „ l'Bclipse .., de . la Lune rousse ;., étudiant, observant, caricaturant les personnages pol'VAV^'.V ^''P" tf»^,r In Thiers, etc. Il faut citer encore : Willette, le metteur en scène de pimpantes idylles; Caran d'Ache, observateur lyaut le premier présenté au public parisien 1 >mage sans

.-' . ^■!,- t. — i„:...^«t ri.inc 1.Ï mnven âi>e; Boutet de

ivre des ennaive et Forain, qui dérive encoïe de Gavarni, mais dont le crayon n'est pas sans amertume ; Leandre, qm excelle dansia caricature des têtes; Steinlen dans la caricature sociale ; Guillaume, Alfred Lepetit, Robida, Pepin, <f' H'ert Martin, Humbert, Léonnec, Léonce Petit, Moloch, Gralty, Draner Assus, Marcellin, Stop, Tiret-Bognet, Blass, etc. A l'étranger, après ceux déjà mentionnés, nous citerons ûaldecott. Charles Keen, SpielmannWalter Grane James Gillray, Robert Seymour, John Leech, Tenn.el, du Maurier, George Cruikshanîc, Rowlandson etc. (^''^(''"'j,}^'"'^'?' Busch, Oberlaender, Reinicke, Hans Schliessmann, Moritz von Schwind, G. Brandt, etc. (A Ikmands) ; Dona Gibson, Keppler, F. M. Hon'arth (Américains) ; Toepffer (*«««;); Graetz, Théodor {Aulrichiem) : Julio (Belge); ,B<'^dallo Pinheiro (Portuqais); Johan BraaUensiek {Hollandais) Caronte, Dalsani, cètto {haliens); Kio-Saï, Hokou-Sal ( opomiis^.^e^c. ^ ^j^^^ j,^^j ^ Bistoire de la caricature antique; Histoire de la caricature au moyen âge et sous la iJenaissance {Paris, 1876); Histoire delà caricature sous le Réforme et la Ligue (Paris, 1880) ; Bistoire de lacaricatuie sous la Bépuàlique et la Restauration (Pans, 1875) ; 1 homas Wright, Histoire de la caricature el du grotesque(V^ns, IkH). Grand-Carteret, les Mœurs et la Caricature en Allemagne, en Autriche et en Suisse (1885) ; les Mœurs et la Caricature en France. .

Caricature (la), journal satirique hebdomadaire, fondé à Paris par Charles Philipon, le 4 novembre 1830 Cette feuille, qui avait quatre pages de texte avec deux lithographies souvent coloriées, comptait pour principaux rédacteurs : Altaroche et Louis Desnoyers, et, parmi ses dessinateurs, Traviès, Grandville, Daumier, Gavarni, Henri Monnier, Raffet, etc. Organe des idées républicaines, « la Caricature v fit une guerre acharnée à Louis- Philippe, à la cour, aux accapareurs de fonctions, aux ventrus. Sa vogue fut extrême. Elle cessa de paraître après le vote des lois de septembre contre la presse. Caricature (la), revue morale, judiciaire, littéraire, artistique, fashionable et scémque, fondée par Dutacq en 1839. Cette feuille hebdomadaire, dirigée par Emmanuel Gonzalès, compta parmi ses rédacteurs Alex. Dumas, Gozlan, J. Jauin, Alph. Karr, L. Desnoyers, etc., et parmi ses dessinateurs, Daumier, Traviès, Monnier, Gavarni, etc. La Caricature, après quelques années de succès et diverses transformations, cessa de paraître.

Caricature (la), journal comique hebdomadaire, a été fondée par A. Robida, on 1880.

CARICATURER V. a. Reprodui se lasse pas de caricaturer les lie

— Faire un portrait grotesque ( Le coin par où l'on peut caricato:

ment le cachet populai-e de sa gloire. (P. Féval.)

— Imiter d'une façon grotesque : L enfant singera et ca E1CATURERA la mère. (M"»" Monmarson.)

CARICATURIER {ri-é) n. m. Ecrivain dont les descrip tions ne sont que des Raricatures : Tallemant des Rfau: est le CARICATDRIER du XVII' siècle. {Y. Cousin.)

blanc Wûrtz et s le nom de p'apaïne. On la reprenant par l'alcool et la àesséchant dans le vide. Après plusieurs opérations semblables, il reste une poudre amorphe, complètement soluble dans l'eau distillée. Les acides chlorhydrique et azotique ne l'altèrent pas, non plus que les carbonates.

— Physiol. Le suc du papayer possède la propriété do ramollir et de dissoudre les tissus animaux. Les Indiens de l'Amérique du Sud en imprégnaient les chairs des animaux de proie, pour les rendre plus tendres. Cette propriété a été étudiée surtout par Wurtz et par Bouchut (1879). Le suc du papayer, appliqué sur la peau, introduit dans l'intestin, est vivement irritant ; il détermine une ulcération dans le premier cas, et agit comme un drastique violent dans le second. On l'administre comme eupeptique dans un sirop contenant oc, 010 de caricine pour une cuillerée, ou sous forme de cachets que l'on absorbe à. la fin des repas.

CARICINÉES n. f. pi. Bot. V. CARICËES.

CARICOGRAPHIE ou CARICOLOGIE ( l'i — du lat. carex, icis, laiche, et du gr. logos, discours) n. f. Bot. Description des laîches ou carex.

CARICOÏDE (de carica, et du gr. eidos, aspect.) adj. En T. d'hist. nat.. Qui a la forme d'une figue.

— n. f. Pierre figurée en figue.

CARICTÈRE n. m. Bot. Syn. de corchore.

CaRIDAD (La), bourg de l'Océanie espagnole (Philippines [ile Luçon]) ; 5.935 hab.

CARIDE (du gr. karis, idos, squille) n. f. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, famille des sénopalpides, renfermant des formes allongées, propres à l'hémisphère boréal et dont les larves vivent dans le bois. (Les candes sont voisines des abdères, dont elles ne représentent même qu'un sous-genre. Les deux espèces connues : carida affinis et carida flexuosa habitent la France.)

CARIDIDÉS (rad. caridine) a. m. pi. Famille de crustacés décapodes macroures, renfermant des formes allongées, dont le céphalothorax se prolonge ordinairement en un rostre antérieur. (Les carididés se divisent en plusieurs tribus : pénéinés, palémoninés, alphéinés, atyinés, pasiphaéinês, crangoninés, gnathophyllinés, etc.) — Un caridide.

CARIDINE ou CARIDINA fdu gr Karidion, crevette) n. f. Genre

flcielle, profonde, ou pénétrante, lente ou rapide, sèche ou humide. Selon l'étendue de la lésion, on lime, on nettoie, ou obture la partie cariée. "V. dent.

— Art vétér. La carie, chez les animaux domestiques, est beaucoup plus rare que chez l'homme. Comme chez ce dernier, on constate la carie dentaire, surtout chez le chien, quelquefois chez le cheval, et à peu près jamais chez les autres animaux. Cependant, chez certains animaux de ménagerie, comme l'éléphant, le kangourou de Bennet, on a vu une maladie des alvéoles s'accompagnant de mortification des dents, que l'on a constatée être causée par un microbe spécial. La carie dentaire, chez le chien ou chez le cheval, se traite exclusivement par 1 extirpation des dents malades avec des daviers ou des clefs de Garangeot de force appropriée, comme chez 1 homme. Il y a quelquefois, chez le cheval, une carie spéciale du

quelquef< rtilage de l'oreilli lite aussi par l'amputati

l'abus du tord-nez de la partie malade.

__ blé. C'est une maladie des grains de

froment, causée par un champignon microscopique, de la famille des ustilaginées ; le tilletia caries (Tulasne).

Avant l'épiaison, les pieds de froment malades se distinguent diîricilement des pieds sains par une couleur plus sombre et une végétation plus vigoureuse. Au moment de l'épiaison, le contenu des grains cariés est formé par une matière pâteuse et blanchâtre : celle-ci, examinée au microscope, se résout en une masse de filaments qui s'entre-croisent et se ramifient. On peut même s'apercevoir, à condition d'en isoler quelques-uns, qu'ils se terminent

extrémités par

vésicules

mant des crevettes poilues à leur extrémité, et dont les espèces, peu nombreuses , habitent principal

• Caridine.

les eaux douces. La caridina de la France méridionale ; la caridina fossarum est commune dans l'Inde, etc.

CARIDOCHLOA {klo-a — du gr. karis, idos, squille, et khloa. herbe) n. m. Bot. Syn. de urochloa.

CARIE (i-i — du lat. caries, même sens) n. f. Pathol. Maladie inflammatoire des os, des dents, se terminant par leur ramollissement et leur destruction.

— Fig. Cause morale de destruction progressive : La jalousie, cette carie de Vàme, ronge lejaloux.

— Carie syphilitique ou spHifique, Cane produite parla syphilis tertiaire. , ,

Carie vertébrak. V. Pott (mai de), et vertébral.

— Bot. Altération qui so produit dans le grain de blé,

filaments sont le mycélium, cules sont, mais en voie de formation, les spores ou semences du champignon microscopique (fig. 3). Le mycélium tend à se résorber au profit des spores. A l'époque de la maturité du froment, les grains cariés sont totalement remplis d'une poudre foncée [fig. i), à odeur fétide de poisson pourri, résultant de l'accumulation d'une quantité 'i?"\''",.°',Vecl innombrable de spores toutes prêtes à \^^,^^\g^ . j. coupe germer. C'est alors que les épis malades, ^,^^ g^ain carié ; 3. au lieu de se pencher légèrement FilameDt de mycé-

et qu'ils prennent l'aspect « ébourifi'é » signalé par Bénédict Prévost (fig. 1). — Lorsqu on moissonne le blé, les pieds atteints de carie sont, par inadvertance, mélangés aux pieds sains, engrangés, puis battus avec eux. La poussière noire se répand aux alentours sur les grains de semence, les pailles ou les fumiers qui sont un peu plus tard épandus sur les champs. C est ainsi que lamaladie peut se propager, d'une récolte à 1 autre. Dans des conditions favorables, elle se développerait jusqu'à rendre impossible la culture économique du froment. On y remédie par le traitement préventif des grains au sulfate de cuivre. On les dispose en tas, et on les asperge avec un balai qui a été trempé dans une solution de sulfate de cuivre. Ensuite, on les saupoudre de chaux éteinte. En Allemagne, on a recommandé leur immersion, pendant douze à quinze heures, dans une solution de sulfate de cuivre à 1/2 "■/<.. Une immersion trop prolongée nuirait à la eermination du froment. On prescrit, enfin, de ne pas mélanger aux fumiers les crihlures et les balayures des

— BiBLioGR. : Tillet, Dissertation sur la cause qui corrompt et noircit Us grains de blé (Bordeaux, 1755) ; £ip^riences faites à Trianon sur la cause qui corrompt 'es blés (1756); Bénédict Prévost, Mémoire sur la cause immédiate de la carie (Montauban, 1807); L. et Ch. Tulasne, Mémoire sur les ustilaginées (1847) : Brefeld, Neue untersuchunqen etc (1888)- Ed PriUieux Maladies des plantes agricoles (Pans 189o)

due

de charapij

ons par;

I la famille

icroscopiqi

n progressive au dois inalogie avec la carie des os chez les animaux. Mar. Réduction en poussière des bois de

. , par une sorte de maladie particulière analogue à la

I carie des blés.

— Encycl. Pathol. Carie des os. Souvent confondue avec la nécrose ou mortification de l'os, l'inflammation simple de l'os ou ostéite arrive à la forme humide, suppurativo ou carie. Le tissu spongieux se ramollit de plus en plus si l'affection débute par l'intérieur, et prend une teinte jaunâtre et brunâtre ; si la maladie est superficielle, le périoste devient fongueux et suppure, et la surface osseuse correspondante est rugueuse ; elle se creuse de petites cavités érosives. La lésion peut gagner également l'intérieur et y produire l'altération totale de l'os qui devient friable, poreux, rempli d'anfractuosités, de lamelles osseuses vermoulues, de fongosités rouge grisâtre et saignantes. Cette affection peut se guérir spontanément; mais, le plus souvent et de préférence aux traitements internes impuissants, il faut ouvrir largement les foyers

pour faire sortir le pus des lésions Ml !•■ Il - m I "s

est atteint profondément, le cautère ,i , > i mi'*

révulsion utile, et, si la carie est t.li. n i • i"»

tout traitement est impossible, 1 amiHii.. .. i i ,

la suhstifiiinn .Ivk- niiimaux décalcm i -tu:ii i;.'ii.|ih i'.;. Les r;ix-'i- \ ,.:.Mur.ini,i, aujourd'hui, la progres.siou ou

de larves d v

plus

brique de quelqu un héros est pré(

ot qu

. lésion localisée aux dents et progressivement les parlant de l'extérieur de la dent

iil et ivoire, allant de à l'intérieur. Les altérations sont donc dues aux ageni buccaux, soit qu'elles proviennent des particules alimer taires acides ou sucrées qui y séjournent, ou de la natui do la salive elle-même, altérée par suite des atTectior chroniques du tubo digestif. La cane dentaire est supei

champignon parasite

-6 Réceptacles du poUporu3

. 8 Réceptacle du polypoi polyporus s

Polyponis ignia 7 Agancus mel 9 Réceptacle du

mais qui est aussi un parasite dangereux de beaucoup d arbres vivants marronnier d Inde tilleul allante éra ble, etc. La nécrose qu'il détermine gagne des parties supérieures de l'arbre vers les parties inférieures. Les. stroma» du champignon apparaissent sur les branches mortes (ftg. 4). Beaucoup de basidiomycètes vivent aux dépens des bois morts et des bois vivants : le stereum frwtulosum, parasite du chêne, donnant au bois qu'il a attaqué un aspect vacuement semblable à celui du plumage de la perdrix (fig !)■ le stereum hirsutum, destructeur saprophyte des

I polynui

ïioillos souches do cliêno, do cliarmo, des piquets, dos potoaux , otc.^ ifig.^ 2) ; Vhydnum diversiUcns, (jui cause la

't's vioux chônos et dos vieux hfltros ;

r ; r [1 -ri^s parasitos dos arbros nui- ' '- 'rrc'.ilents : « Pénétrant dans larbro p;ii . . .-.■ ou une place où le vieux

bois est :i III - I r :;]\u-ax {Maladies lies ptanles

ai/nculfs. I I , I , l'iiinent les foyers d'une dés-

!"■:■ iiii-ii: 'Il |i I I I I l'Ius on plus vers l'extérieur... '■'■'' 'il pou à peu, et la partie vi-

\ ' ' ii'i'^ qu'un tube dont la solidité

''"' i 'l'iains polyporos pénètrent

luro rougf .111 |iMi ;,,, .; ,lr ,„,.,,., //,,./,,,,,, milsodola

pourriture bUi.oh.' du sapii, ,/..,,. h, , h, p,ji,„,ori,.s .iid/i/iunus. qui cause la pourriture ruuge du cUêuo.'du uoyor, du peuplier, du poirier (/îj. 9); lo polyporus igniarius, ou fau.xso do la pourriture blanche du chêno ■us fumvntarius ou amadouvier, cause de h>- du hêtre, etc.

inos, \e merulius lacrymans est le saur lies bois de construction, et l'aj/ar/cds ' le bas du tronc des résineux,

CARIE — CARINl

amadouvtei

, des arbres des ^

ergers, des vignes, ibles, a au uivoa» uu sol (/il/. 7).

Cawe, ancien royaume de l'Asie Mineure. Il occupait 0 sua oucsi do la priiiiisulo, entre lln.to et la Lydie au N., ■' ■ '.>-" ■ '■'!>' - .1 1 , liMi.l ■-rrariéeauS.otàl'O. ' ' ' ■' ' ■ ^i ■ •' ' ;■■" ' . - "iioœans d'Aïdin

'' '' ' I' II. .11. ■ ^ I . X h i.. |.i ;..|. ! .11. .. m étaient Milet,

,;'■'■' ■ •'■■'■Il I.i^ ^.il très montagneux

J'*' '■' '^;' ■■ '■'■'■' '" ■ '■■"1 '■"'•-'H i^ultivc , mais les laines des troupoaNv ijuil nourrissait ciaioiit furt estimées. La côte était très docoupée et fertile en bons ports; aussi la population s'adonaait-ollo à la navigation et au commerce. C est grâce à la flotte des Carions oue Psammeticus couquit, dit-on, 1 Egypte. On sait quelle fut la prospérité do Milet, d Halicarnasse. Divisées, ces villes fur par la Perse; mais les princes indigènes leur autorité, sous le nom de satrapes. Parmi eux, ou cite la reme Artémise, qui accompagna Xerxès contre les Grecs. Conquise par Alexandre, la Carie fit successivemoDt partie, après la mort du conquéiant, du royaume de Syrie, des empires romain, grec, arabe. Depuis 1336 elle est soumise aux Ottomans.

Carien, ENNE (n-m, en"), personne née en Carie, ou qui habitait ce pays. — Les Carieks.

— Adjectiv. Qui appartient à ce pays ou à ses habitants : Antiquité cahienne.

CARIER V a. Détruire par la carie, donner la carie à : Une dent malade sii//it pour CABIER toutes les autres.

— h ig. Doiruirc progressivement : L'oisiveté est un poison

Qt conquises

Carié, ée i

percée de ca

Se carier,

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