CARLOS — CARLSTEIN
vint informer I
nain, don Carlos était arrê Il fut jugé par le conseil d'Etat, présidé par Espinosa, lo CTrand inquisiteur, et condamné à mort. Il mourut en prison Su 1568, sans qu'on ait jamais su s'il était mort naturellement ou de mort violente. — La triste destinée de don Carlos a été prise pour sujet de drame par Jimenez de Enciso et Montalvan, par Chénier, Alfieri, Otway et Schiller.
— BiBLioGR. : Gachard, don Carlos et Philippe II (Paris, 1863) ; C. de MoUy , don Carlos et Philippe II (Paris, 1863) ; J. Guell y Rente, Philippe II et don Carlos devant ïhistoire (Paris, 1878).
Carlos (don), drame de Schiller, en cinq actes et en vers, imprimé à Leipzig en 1787. Malgré les remaniements que l'auteur lui fit subir pour l'adapter au théâtre, l'œuvre est restée d'une étendue disproportionnée avec les exio-ences de la représentation. Schiller a emprunté son sufet au Don Carlos de Saint-Réal et à Brantôme ; l'action repose sur l'amour de don Carios pour Elisabeth, sa fiancée, devenue femme de Philippe II. La fureur du roi est allumée par la dénonciation du P. Domingo, confesseur du prince.
et fait d'abord assassiner son conseiller, son ami. La douleur de don Carlos est admirablement peinte, et les remords commencent à assaillir Philippe ; mais le grand inquisiteur, que le roi a appelé pour le consulter sur la condamnation de son fils, lui fait honte de sa faiblesse, et Philippe livre don Carlos à l'inquisition.
Carlos (don), opéra en cinq actes, musique de Verdi, paroles de Méry et du Locle, représenté à l'Académie impériale de musique en mars 1867. A part quelques détails d'une imporunce secondaire, les incidents du poème lyrique sont à peu près les mêmes que dans le drame de SehUler, dont les auteurs du libretto semblent s'être inspirés surtout. Cette opéra marque une évolution dans la manière de Verdi qui se rapproche du goût français
Carlos (portrait du princf don Balthazar) par ^ élaz quez, au musée rojal de Malnd Le fils de Philippe IV est représenté sur un i !■! t IPMlla [u ^al r ^ers I \ tateur. Ce tableai
a. été lithograph '"
par J. JoUivet gravé à la manier noire par R. Eai
,àlc
forte par F. Goya (1778), surhois dans « l'Art-Journal (1852) et dans 1 His toire des peintres de Ch. Blanc II en existe plusieurs re pétitions avec variantes, notam ment dans la galerie de Salamanca à Madrid, dans celle de lord Hertford à Londres, et dans celle du marquis de Westminster à Grosvenor- House Vélazquez a fait
Don Carlos d après Vélazquez
don Balthazar Le musée de Madrid en possède trois Nous
1 portrait i
buste, dans la coUectio
du colonel Hugh Baillie, en Angleterre ; un portrait en pied, au musée de Vienne ; un autre portrait on pied, dans la galerie du marquis d'Hertford.
Carlos (Carlos-Maria-Isidor de Bourbon, dit don), deuxième fils de Charles IV et frère de Ferdinand VII, né en 1788, mort à Trieste en 1855. C'est de lui que date la scission qui se produisit, sous le nom de carlisme, dans la famille royale d'Espagne, et qui donna lieu à de sanglantes guerres civiles. Ferdinand VII n'ayant pas d'enfant mâle, le trône devait revenir à son frère, don Carlos. Mais il abolit la loi salique pour que le trône échût à sa fille, qu'il avait eue de Alarie-Christine de Naples, sa quatrième femme. A la mort de Ferdinand VII, cette fille fut effectivement proclamée reine, sous le nom d'Isabelle n, Marie- Christine étant régente. Don Carlos prit les armes pour soutenir ses droits, ses partisans étant désormais dénommés carlistes. Il finit par abdiquer ses droits en faveur de son fils aîné, Carlos, comte de Montemolin.
Carlos (Carlos Luis Maria Fernando de Bourbon), comte de Montemolin, fils du précédent, né en 1818, mort en 1861. Fut reconnu roi par les carlistes, sous le nom de « Charles VI .. Après quelques tentavives malheureuses, il abdiqua ses droits pour pouvoir sortir de prison.
Carlos (Carlos Maria de les Dolores Juan Isidor José Francisco Anirino Antonio Miguel Gabriel Rafaël de Bourbon, dit don), représentant du carlisme et de la légitimité espagnole. Il est né à Laybach en 1848, de l'infant don Juan et de Maria Beatrix de Modène , et est le petit-fils de don Carlos, frère de Ferdinand VII, celui qui commença l'insurrection carliste. C'est en 1868 que son père abdiqua ses droits en sa faveur. Connu jusqu'alors sous le nom de « duc de Madrid », il fut proclamé roi par les carlistes, sous le nom de . Charles VII». Il épousa, en 18G7, Marguerite de Parme. — Son fils, Jacques de Bourbon, né en 1870, est l'héritier présomptif de ses prétentions au trône. Ce n'est qu'eu 1872 que don Carlos commença à faire acte de prétendant, lorsque Amédée, de la maison de Savoie, eut été proclamé roi d'Espagne. Don Carlos se rendit vendiquer ses droits contre celui qu'il considérait un usurpateur étranger. Alors commença la dernière rection carliste, qui dura quatre ans, jusqu'en 1870.
Les péripéties de cette guerre civile furent diverses. Don Carlos fut d'abord battu par Moriones à Oroquieta (1872), puis, peu de temps après, se réfugia en France, tandis que ses partisans continuaient la lutte. Sur ces entrefaites, Amédée abdiqua (janv. 1873). Don Carlos reparut en Espagne (juill. 1873), et s'empara d'Estella, où il établit son quartier général. Dans la suite, il prit Portugalète, battit Moriones et assiégea Bilbao, mais il en fut chassé par Serrano et Concha, qui débloquèrent la ville, en 1874. Le gouvernement d'Alphonse XII (proclamé en déc. 1874) mena la lutte contre les carlistes avec énergie. L'insurrection, qui avait fini par s'étendre sur tout le nord de l'Espagne, perdit de jour en jour du terrain. Don Carlos quitta l'Espagne, en 1876. L'insurrection était vaincue. Dejiuis lors, don Carlos continua à faire acte de prétendant, mais sans recourir aux armes. 11 fut expulsé de France en 1878, parce qu'il y intriguait contre Alphonse XII.
CarLOSTAST ou KaRLSTADT, réformateur allemand, dont le véritable nom est André Bodenstein, né à Carlsudt (Franconie) vers 1483, mort à Bâle en 1541. Il étudia la théologie à Rome, devint professeur à l'université de Wittemberg, et conféra, en cette qualité, le grade de docteur à Luther. Un des premiers à se prononcer pour le mouvement de la Réforme, il fut désigné nominativement dans la bulle d'excommunication fulminée en 1520. Carlostadt publia dans la suite de hardis pamphlets, dans les-
3uels il dépassa tellement Luther, que celui-ci fut obligé e le désavouer et de l'attaquer. Désormais, on le voit mêlé à tous les esprits aventureux qui voulaient étendre la Réforme à l'ordre politique, Thomas Mûnzer et les anabaptistes, les briseurs d'images, etc. Errant et fugitif, il fut obligé, après la révolte des paysans, à laquelle il avait participé, de se réfugier en Suisse, auprès de Zwingle (1525). Il mourut à Bâle, où il avait été nommé, en 1534, pasteur et professeur de théologie. 11 a écrit de nombreux ouvrages.
CaRLOTA (La), ville d'Espagne (Andalousie [prov. de CordoueJ); 5.500 hab. Elève de bestiaux; moulins, poteries, fabrique de savon. — Bourg de l'Océanie espagnole (Philippines [île Nègres]); 6.400 hab.
CARLOTTE n. f. L'un des noms vulgaires donnés au
CarlOVA (Basile), poète roumain, né à Tîrgovistea en 1809, mort à Bucarest en 1831 . C'est le poète le plus distingué de l'époque de transition entre l'école néo-grecque et la Renaissance littéraire. Ses plus belles poésies sont : les Buiiies de Tirgoristea, le Crépuscule {Inserarea), le Berger attristé [Pastoral intristat), etc.
CaRLOUKS ou CarLICKS, vieille population du nord du Turkestan, qui, d'après les historiens musulmans, aurait joué jadis un rôle très important et aurait exercé son empire sur toutes les tribus turques de la région. Les Carlouks n'étaient pas de véritables Mongols, car ils avaient les traits réguliers, la taille haute et des formes agréables. — Un Carlouk (ou Carlick.)
CarLO-VINGIENS. Hist. V. Carolingiens.
CarLOVITZ ou KarLOWTTZ, ville d'Austro-Hongrie (Slavonie), sur le Danube; 5.490 hab. Siège du patriarcat serbe d'Autriche-Hongrie, collège serbe, école de théologie grecque orthodoxe. Vignonles estimés. Traité de paix conclu en 1699 entre l'Autriche, la Russie, la Pologne et Venise d'une part, et la Turquie de l'autre. Par ce traité la Turquie renonçait à sa prétention sur la Transylvanie et abandonnait la Hongrie, où elle ne conservait qu'un
Fetit territoire; la Pologne rentrait en possession de Ukraine et de la Podolie ; la Russie gardait Azov ; Venise rendait Lépante et Prévéza à la Turquie, mais conservait quelques îles de l'Archipel et six places fortes en Dalmatie.
CarlOW (autref. Calherlogh), ville d'Irlande (Leinster), capitale du comté de son nom, au confluent du Barrow et du Buren ; 6.620 hab. Station militaire, siège des assises du comté et de l'évèché catholique d'Ossory et Leighlin, collège catholique, hospices d'aliénés. Ruines d'un château fort construit par les Anglo-Normands et démoli par l'armée républicaine d'Ireton. Carlo-w, ville bien bâtie, communique avec son florissant et populeux faubourg de Graigue par un pont jeté sur le Barrow ; elle fait, avec Dublin efWaterford, un commerce important de blé, farine et bourre. — Le comté de Carlow a 40.900 hab., sur 896 ki-
CarlOWITZ (Aloïse-Christine, baronne de), femme de lettres française, d'origine slave, née à Fiurae en 1797, morte en 1863. On lui doit des romans : Jean le Parricide (1833); Caroline (1833); le Pair de France (1833) ; \a. Femme du progrès (1838) ; Schobri, chef de brigands (1839). Elle a écrit aussi des articles dans les journaux et revues, et de nombreuses traductions de l'allemand, parmi lesquels celle de la Messiade, de Klopstock (1841), et celle de l'Histoire de la guerre de Trente ans, de Schiller (1842).
CarLOWITZ (Albert von), homme d'Etat allemand, né à Freiberg (Saxe) en 1802, mort à Kflzschenbroda, près de Dresde, en 1874. Il entra au pariement sa.xon en 1830, devint conseiller d'Etat en 1831, vice-président (1831), puis président (1845) de la Chambre haute. Ministre de la justice de 1846 à 1848, il défendit avec beaucoup de talent l'alliance prussienne en 1849. Il représenta ensuite le cercle de Gôrlitz à la Chambre des députés de Prusse (1853), et y combattit vivement le cabinet Manteuffel. Il vota en général avec les libéraux, et rentra dans la vie privée en 1862. Brillant orateur d'afl'aires, jurisconsulte éminent, Carlowitz eut une influence considérable sur la Chambre prussienne. C'est à lui, notamment, qu'il faut attribuer la reconnaissance du royaume d'Italie, combattue avec ardeur par tout le parti catliolique, et il vainquit Bismarck en ténacité, en obtenant de lui des explications sur la convention conclue en 1863 entre la Prusse et la Russie, relativement aux afi'aires de Pologne. On a de lui une traduction en vers de VIliade (1844).
CARLOWITZIA (rit-zi-a) OU CARLOWITZIE {vit-:!) n. f. Bot. Syn. de carline.
CarlSBAD ou KarlSBAD, ville d'Austro-Hongrie (Bohême), sur la Tôpel, affl. de l'Eger; 12.300 hab. Quincaillerie, aiguilles, bonbons, eaux minérales, sel, pastilles, objets en pierre du Sprudel, etc. Située au pied .le collines boisées, dominée par le Schlossberg, Carlsbad attire chaque année environ quarante mille personnes
autour de ses dix-sept sources thermales, dont la pi
importante et la plus chaude est le « Sprudel » (eaux sul:
tées sodiques). Cette ville, l'ancienne
Vary, mise en renom par Charles IV,
devint ville libre impériale en 1707.
Congrès de 1819. Casino, hôtel Pupp,
monument de Gcethe, promenadp
de l'Alte-Wiese, église Saint-André
(XVI' s.). Chef-lieu de district.
Carlsborg ou Carls-borg, forteresse centrale de la SuèiU', située entre les lacs Wettern et Bottcn, et fondée par le roi Charles XI V, en 1810.
Carlsborg ou Karlsburo, AmesdeCarisbad.
ville de l'Austro-Hongrie (Transylvanie), sur le Maros; 8.165 hab. Siège d'un évêché catholique ; commandement d'artillerie, arsenal ; observatoire ; belle cathédrale renfermant le tombeau de Jean Huniade et d'un grand nombre de princes ; restes et antiquités de ' la colonie romaine d'Apulum aux environs. Cette ancienne résidence des princes de Transylvanie fut assiégée par les Autrichiens, en 1848.
CarlSCRONA ou KaRLSKRONA, ville et port do Suède (prov. de Blékingie), sur la Baltique ; 20.892 hab. Usines, chantiers de construction. Commerce de fer, goudron, bois, pierre à bâtir. Bâtie sur cinq îlots et des rochers, Carlscrona est un port militaire de premier ordre, capable d'abriter cent navires, et protégé par plusieurs forts. On y voit plus de maisons de pierre que dans les autres villes de Suède. Malheureusement, Carlscrona doit faire venir du continent l'eau douce dont elle a besoin. Fondée en 1680 par Charles XI. Charles XII fit creuser dans le roc l'un des bassins. Ch.-Iieu de la province de Blékingie.
CarLSBAFEN ou KarLSHAFEN, ville d'Allemagne (Prusse), à la jonction de la Diemel et du Weser ; 1.655 hab. Hôpital d'invalides fondé en 1704; source saline et bains, fabriques d'acier et de linge damassé. Ville fondée en 1700 par des protestants français, émigrés après la révocation de l'édit de Nantes.
CarlshamN ou CaRLS-BAHN, ville de Suède (prov. de Blékingie); 6.910 hab. Port de mer, fabriques de meubles, manufacture de tabac, distilleries, chantier de constructions navales, filatures de coton, etc. La ville est défendue par le château de Carlsten.
CarlSON (Frédéric-Ferdinand), historien suédois, né en 1811 dans l'Upland, mort à Stockholm en 1887. Après un assez long séjour à Rome et à Berlin, il devint, en 1849, professeur titulaire à l'université d'Upsal, et reçut, en 1863, le titre de « conseiller d'Etat», en même temps que le portefeuille du ministère des cultes. Depuis 1850, il était devenu successivement membre de l'Académie des sciences (1858) et de l'Académie suédoise des Dix-Huit (1859). 11 est auteur de nombreux ouvrages. Le plus remarquable, comme érudition et comme style, est son Histoire de la Suède (1855, en allem.). On lui"doit encore : les Révolutions politiques de la Suède sous le règne de Charles XII (1856), et les Traités de paix conclus de 1709 à /7/«(1859).
CarLSRDBE ou KaRLSRUHE, ville d'Allemagne, capitale du grand-duché de Bade, pied du versant est de la forêt No 84.000 hab.
— Enctcl. Des villes d'AUemai
fluent des rivières ou à l'issue ■!
défilés montagneux et sont rapi i.
ment devenues des comptoirs impu tants au croisement des routes h plus fréquentées; d'autres ont créées par le caprice restées, malgré tous multiplicité deï
efforts et la chemins de fer, des villes' factices sans avenir et sans Armes de Carlsruhe.
fut â l'origine qu'un simple château, puis le château fut embelli et agrandi à l'époque où tous les rois de l'Europe rêvaient d avoir, à l'exemple du grand roi, leur petit Versailles (tels Potsdam, Schœnbrunn, etc.). Comme Versailles, Carlsruhe manquait d'eau et de débouchés naturels. Depuis, la ville, devenue capitale du grand-duché, s'est développée en superficie, est devenue le siège de l'administration badoise, mais n'a jamais attiré les négociants et les industriels. Sauf le quartier de la gare, maussade et moderne, avec de grandes maisons à plusieurs étages, tous les autres quartiers sont coupés par de grandes allées rectilignes qui, toutes aboutissent au château central. Rien ni de plus triste ni de plus froid, avec des velléités de fausse élégance. Toutefois, la population a sensiblement augmenté depuis 1878.
CaRLSTAO ou Vermland, ville de Suède, ch.-l. de la province de son nom, sur le lac'Wenern, à l'embouchure de la Blara ; 9.550 hab. Evêché; ateliers de construction mécanique, fabriques d'allumettes. Bâtie en 1584 par Charles IX, sur une île, Carlstad est unie au continent par un pont de pierre. 11 se tient dans cette ville, le 1" juin, une des plus grandes foires du royaume. — L,^ province de Carlstad ou Vermland est peuplée de 253.326 hab., sur 19.262 kil. carr.
CarlstADT ou KarLSTAOT, ville de l'Austro-Hongrie (Croatie), au confluent de la Dobra, de la Korona et de la Kulpa ; 5.560 hab. Arsenal ; évêché grec orthodoxe ; commerce de vins, de céréales, de farine et d'alcool. — Ville d'Allemagne (Bavière [dans la basse Franconie]), sur le Mein ; 2.525 hab. Tanneries, blés, vins et fruits. Aux environs, ruines de la Carlsburg, ancienne résidence de Charlemagne. Patrie d'André Bodenstein, dit Carlostadt. (Le district de Carlsladt a 29.420 hab.)
CarLSTEEN, forteresse de Suède, située sur un rocher escarpé des îlots du gouvernement de Bohus. Commencée en 1667, elle ne fut "terminée qu'en 1782. Deux fois, elle a été prise par les Danois. Elle sert aujourd'hui de prison pour les grands criminels.
CarlsTEIN ou KaRLSTEIN, localité d'Austro-Hongrie (Bohême), â 20 kil. de Prague ; 516 hab. Ancien et vaste château fort construit par Charles IV , en 1348, contenant do riches collections d'objets d'art et de curiosités. On y conservait autrefois les insignes de la couronne de Bohême, transportés à Vienne par Ferdinand 11.
CarltON, villo d'Anplotorro (comté do Nottineham) ; .OW hab. Bonnotorio, dontelirs.
CARLUDOVICE <>M CARLUDOVIQUE fi i7.' ilract.
la cnrlminvice palmt^' du Pérou ot do la NouvoUo- Gronado, dont los tiges
CarLUKE, bourg d'Ecosse (comté do Lanark) ; 8.700 h. Coniro minior (houillo et for), carrières do pierres. Carlux, ch.-l. do cant. do la Dordogno, arrond. et à • liil. do Sarlat; 950 hab. {Carlmiens, ennes.) Ch. do f.
anton a 12 comm. o CARLYLE (Thom:i
111 passe pou
Thomas Carlyle,
CaRLYLE (Joseph Dacbe), orientaliste anglais, né à Carlislo en 1759, mort en 1804, fut professeur d'arabe à l'université de Cambridge, puis voyagea en Orient (1799- 1801). Ses principaux ouvra!ges sont : uuo chronique égyptienne, intitulée : Berum a-gi/ptiacarum annales (Cambridge, 1792), et un Si>,<cimen de poésie arabe (1796), avec d'excellentes notices biographiquos.
Carlyle (Thomas), historien et publicisto écossais, né à Ecclofechan on 1795, mort à Londres en 1881 A sa sortie de l'université d'Edimbourg, il enseigna quelque temps les mathématiques avant de se consacrer à la littérature 11 débuta par une Vie de Schiller, suivie peu après d une traduction dos Années d'apprentissage de tt ilhelm Aleisler Après avoir publié quatre volumes de Spécimens des romanciers allemands, il se retira dans une ferme, àCraigenputtoch. C'est là qu'il écrivit, outre une série de remarquables articles do critique, réimprimés sous le titre do Miscellanées, son fameux Sartor resartus, où, sous uno forme excentrique, il développe la philosophie de Fichto et s'élève contre le manque d'idéal de son temps. En 1834, il se fixa à Londres et, en 1837, publia sa Révolution française, véritable épopée en prose oil personnages et événements sont décrits avec une rare intensité de vie. Après le Chariisme (1839), les Héros et le culte des héros (1840), et le Passé et le Présent (1843), parurent d'Olivier Cromwell, résultat de
tinées à réhabiliter la mémoire du Protecteur, puis les Pamphlets du dernier jour (1850), et la Vie de John Sterling (1851), regardée comme un modèle de biographie. Son talent de ijeintro se révéla de nouveau dans son Bistoire dr Fr,',lrnr FI. la plus considérable de ses œuvres, publiée dt^ !^^ fi i^''-. Il vtMiait d'être élu recteur de l'université '1 !■ ' ni(. .11', , Imi^iuiI perdit sa femme, en 1866. Dès lors, il II iMi ^uirr [.lus que de courts articles ou des '•'"'' "'"■ ''^ ^ "^ '1" jour,mais son influence alla grandissant jusqn à sa mort. Son exécuteui l'historien Fronde, a soulevé une violente polt la façon défavorable dont il a présenté le ami, dans les divers ouvrages qu'il lui a consacrés. Mêlant l'idéalisme allemand au puritanisme écossais, Carlyle, comme philosophe et comme poUtique, n'offre ni idées bien nettes, ni doctrines bien arrêtées. Il attaque les institutions et les systèmes, sans dire clairement par quoi les remplacer, et, tout en combattant nombre d'abus, semble parfois se faire l'apôtre de la tyrannie. Son style heurté, hérissé de néologismes et do constructions bizarres, et
Sar suite souvent obscur, mais riche en images ot plein 'énergie et de vie, convient bien à son génio tourmenté, et contribue à faire do lui un des écrivains anglais les plus originaux.
— BiBLiOGR. : H. Taine, l'Idéalisme anglais, étude sur Carlule (Paris, 1804) ; Izoulet, Introd. de la traduction du • Culte des héros » (Paris, 1887).
Carlyle 'mi,^ BaillieWELSH, M"'), née à Haddington '.''''" '" 1^" iii'iit» à Londres en 1866. Elève de Was- !"■' '^ li vivait traduit Virgile à dix ans. A dix-
" ''! «pouser son maître, qui refusa, et la
'" '■ ' ' ' ii'^'"i l'ii l'arlyle, qui ne la rendit pas heureuse. .•Son ■■■■«i"" lui. Il' rendez-vous des grands littérateurs du teni|.». l'.llo mourut subitement, laissant dos Mémoires extrêmement touchants, que Carlvlo publia, rendant hommage à celle qu il avait si longtemps négligée.
Carmagnola, Ti'i- ri
près du P.. : I 1,1,
vre, toile--. ^
.deTuri
lace
^to presque pi de François Bu
1 italien du xv< siècle
comme condottiere an service du Jeune duc do Milan, Philippe-Marie Visconti, et, de 1416 & 1483, il soutint la cause do co prince avec un toi succès qu'après avoir as. m-'' son pouvoir sur Milan, il cooquit encore pour I '1 1 I : i-.mio, Brescia, Parme, I iH III.', Novare, Alcxan-
traité oné-
squait biens. C'était le moment oti les républiques de 'Venise et de Florence, effrayées do l'ambition des ducs de Milan, formaient le dessein dune ligue pour abattre leur puissance. Carmagnola, que le
duc de Milan venait d'essayer de faire ....^ „
Venise, reçut le commandement des forces do la ligue. Il marcha sur Brescia, dont la reddition, en 1426, amena la soumission immédiate du duc do Milan à roux. La guerre recommença dès l'année magnola, plus soucieux de sa réputation militaire que des intérêts de la république, resta sur la défensive jusqu'à ce que Charles Malatesta, général do Visconti, ayant commis l'imprudence de l'attaquer, il lui infligea, à Macalo, une défaite complète, ot le fit prisonnier avec dix mille de ses soldats. Mais, au lieu de finir la guerre d'un seul coup en marchant sur Milan, Carmagnola resta dans l'inaction et renvoya même sans rançon tous ses prisonniers, ce qui annula complètement sa victoire ot obligea la République à faire la paix. Dès ce moment, ' Sénat de Venise décida la perte de Carmagnola.
grande pompe
Rappelé à Venise, il fut introduit dans le palais du doge , puis séparé de mené, un bfiillon sur la bouche, entre les deux colonnes de la place Saint-Miin- m\ on le décapita. Ses biens furent confisqués: lui' 1,1 1, :, a!. Iii|ue pourvut
Canel
[1881]) ; Porro, i Arresto del conte di' Carmagnola (id., 1978).
Carmagnola (le Comte de), tragédie en cinq actes et
en vers, de Manzoni (1820). L'action est d'une très grande
simplicité. Carmagnola a reçu le commandement de
des soupçons planent déjà sur sa conduii contraire, sa joie est immense de pouvoir anciens maîtres. Des scènes militaires d
. . ignant h plissent
Carmagnola est vainqueur; mais, obéissant à des sentiments d'humanité, il rend la liberté aux prisonniers qu'il a faits. Accusé devant le conseil des Dix, il essaye vainement do se défendre, est condamné pour trahison par un tribunal muet et masqué, et, au "V" acte, on le voit marcher au supplice. Le mérite de cette œuvre consiste dans la parfaite unité do l'ensemble, dans le charme et la pureté du vers, qui ont fait du Comte de Carmagnola un ouvrage classique en Italie.
carmagnole {gn mil.) n. f. Cost. Sorte de veste en usage parmi le peuple, pendant la Révolution. — Sorte de rondo révolutionnaire, que le peuple dansait en 1793 : Paris, d'un pas joyeux, danse la Autour du grand Napoléon.
Il Chanson sur l'air de laquelle on dansait la carmagnole Chanter la Carmagnole.
— Par ext. Nom donné d'abord aux rapports et aux dis
1 esprit et la forme 1rs ou écrit révolutionnaire de peu d'étendue : Quand on relisait dans les camps les carmagnoles du fougueux conventionnel, les soldats étaient ivres de joie, et la perspective d' « envoyer Barère à la tribune » avait toujours le don d'exciter leur ardew guerrière. (Carnet.)
— n. m. Nom donné aux membres les plus exaltés du club des jacobins : Un fougueux carmagnole.
— Encycl. Cost. La carmagnole était, dans le principe, une veste à courtes basques, à grand collet, avec plusieurs rangées de boutons de métal. Son usage était très répandu dans le Midi, où elle avait été apportée par des
riers piémentais, originaires de Carmagnola. Les fédé- '"■■'■ • ' Paris en 1792, ot !'(
teurs de l'affaii 10 août étaient l'objet le lit rapidement adopter par les révolutionnaires ardents. Ils y ajoutèrent bientôt un large pantalon
écarlate ■ un bonnet
tricolore et 3uge. Le nom < carmagnole u s'étenau vêtement ainsi iplété, et dent la vono cessa qu'après
the
Clians. La Carmagnole est un chant révolutionnaire fameux, qui date de l'époque où
au Temple, c est-à-diro, probablement, du mois d'aoû prodigieuse, et un peu plus devint comme l'accompagne sanglantes. L'air était joué .
sique militaire ; mais Bonap Ça ira, lorsqu'il fut consul. (
CARLTON — CARMATIl
servant do titre à dos Piémentais :
l'appellation de • carmagnole ■ passa & uno ccrtaino daose à raauello ils sa livraient aux jours do féto, une sorte do branlo animé, entraînant, très procho parent do la farandole, et qu'ils exécutaient on chantant. Et bientôt, dans lo Midi, on dansa la carmagnole ^ on la dansa sans doute sur l'air que la tradition nous a transmis, que les Marseillais apportèrent à Paris avec leur vêtement, et que quelque poète de carrefour rendit surtout populaire on y adaptant los paroles. Voici la chanson elle-même, où le roi ot la reine sent désignés sous los noms de monsieur ot madame Veto :
Allegro
CarMANIEN, ENNE {ni-in, en'), personne née en Carmanie, ou qui habite co pays. — Les Carmamess.
— Adiectiv. Qui se rapporte à ce pays ou à ses habitants : Mœurs carmaniennes.
— Encycl. Les Carmaniens avaient un singulier nsage pour se marquer une affection sincère : ils s'ouvraient la veine du front, au milieu des festins, et, mêlant leur sang avec le vin, ils se présentaient la coupe ; c'était pour eux la preuve de la plus parfaite amitié que de boire réciproquement du sang l'un de l'autre. Après avoir bu, ils se frottaient la tête de quelque onguent, surtout celui de roses ou de coings, afin de modérer un peu l'effet du vin, et empêchaient ainsi ses fumées do devenir nuisibles.
CARMANTINB n. f. Bot. Nom français des justicies.
CARMARINA n. m. Genre de méduses, type de la tribu des carmarininés, et dont l'espèce principale [camiarina haslata) vit dans la Méditerranée.
CARMARININÉS (rad. earmarina) a. m. pi. Tribu do trachyraéduses, famille des géryonidés, renfermant les formes à six rayons munis do canaux centripètes. Genres principaux : genjonin, earmarina, leuckartia. — t/n cab-
CaRMARTHEN ou CaerMARTHEN (lat. Maredunum), ville de la Grande-Bretagne (pays de Galles), sur le Towy, à 14 kilom. do la baie de Carmarthen ; 10.340 hab. Usines : travail du fer, do l'étain ; quincaillerie, chantiers de con-
'ardi
Commerce d'ardoises, de minerai de plomb, do feuilles d'étain. (Ce commerce est en partie capté par le port plus accessible de Llanelly.) La ville est bien bâtie, quoique ancienne, en un site agréable. A Maredunum aboutissaient les deux voies < Julia ■ : la ■ Maritima ■ et