CARMENTA
m. pi. Nom des partis:
b. (V. cemot.) — Vn ca
reconnaissaient comme imans les fatimites du Magreb, mais ils se séparèrent; d'eux quand ils se furent emparés de l'Egypte et ils leur enlevèrent la Syrie {s^0), qui ne fut reconquise que sous Mostanser. Le meurtre d'un de leurs principaux chefs, Sapour, précipita la ruine de cette secte, qui se fondit avec celle des assassins.
— BiBLiOGR. : de Goeje, Mémoire sur tes carmathes (1885). CARMATHES
fondée par Carmath.
CarmauX, ch.-l. de cant. du Tarn, arrond. et à 13 kil. d'Albi; 10.068 hab. {Carmamins, ines.) Ch. de f. Midi. Mines de houille exploitées depuis plusieurs siècles. Toutes les raines ouvertes jusqu'à ce jour sont groupées dans un espace de 2 kilom. environ de long sur 1 kiiom. et demi de large, sur une étendue de 300 hectares. Le cube de la houille comprise dans ce périmètre est évalué à 30 millions de mètres cubes. Ce bassin est, par ordre d'importance, le huitième des bassins houillers de la France. Il appartient tout entier au département du Tarn, occupe environ 2.500 ouvriers et comprend trois concessions : la Bruguière, Carmaux et celle moins importante de Cagnat. Ces concessions appartiennent : la première à l'arrondissement de Castres, et les deux autres à celui d'Albi.
Le charbon que l'on extrait de ce bassin est de bonne qualité, un peu friable et collant. Les charbons de Carmaux sont à pou près exclusivement absorbés par les usines de l'Ariège et du Tarn. Toulouse, Albi, Gaillac, etc., en emploient aussi de grandes quantités. Eaux ferrugineuses. Galeries exploitées. Verrerie importante, briqueteries, corderies, minoteries. — Le canton a 6 comm. et 14.971 hab.
CARME (altérât, de came ; du lat. quatemum, réunion de quatre choses) n. m. Jeux. Au ieu de trictrac. Coup qui amène les deux quatre. (Ne s'employait autref. qu'au plur.): Amener carmes.
— Comm. Sorte d'acier.
CARME (du mont Carmel, lieu d'origine de l'ordre des carmes) n. m. Religieux d'un ordre mendiant, institué eu Syrie vers le xii" siècle, n Carmes mitigés ou convenlueis. Carmes qui acceptèrent les adoucissements apportés à la règle par le pape Eugène IV. ii Carmes observanlins, Ceux qui restèrent fidèles à la règle primitive. Il Carmes déchaux ou déchaussés, Ceu.x qui embrassèrent la réforme de sainte Thérèse et de saint Jean de la Croix, il Tiers ordre des carmes ou Carmes tierçaires, Religieux carmes institués au xv" siècle par Sixte IV.
— Enctcl. Vers 1156, un croisé calabrais, nommé Berthold, pour accomplir un vœu fait dans une bataille, se retira sur le mont Carmel, près des ruines d'un antique monastère, fondé en 400 et, avant l'invasion des Sarrasins, habité par des anachorètes soumis à la règle de saint Basile. Peu à pou, d'autres ermites se groupèrent dans les grottes de la montagne. A la prière de Brocard, successeur de Berthold, le patriarche de Jérusalem, Albert de Verceil, rédigea pour l'ordre naissant une première règle, que le pape Honorius III confirma en 1224. La règle définitive fut approuvée, en 1245, par Innocent IV, sous le généralat de saint Simon Stock : elle prescrivait le lever dans la nuit, une abstinence perpétuelle, un jeûne rigoureux, la pratique du silence et de la pauvreté. Les religieux, portant officiellement le nom de fratres carmelitani 07-dinis Beats Afarîx de Monte Carmelo (frères carmes de l'ordre de la Bienheureuse Marie du Mont-Carmol) can
et mis au nombre des frères
mendiants, devaient se proposer comme but principal de répandre le culte de la .Sainte Vierge et la dévotion du scapulaire du Mont-Carmel. L'ordre se propagea rapidement dans toute la chrétienté. Saint Louis l'introduisit à Paris, et Philippe le Bel lui fit de généreuses-donations. Malheureusement, le grand schisme d'Occident (1378-1428) fit naitre dans son sein de fâcheuses divisions. Le chapitre général de 1430 rétablit l'unité, et chercha un remède au relâchement, conséquence fatale d'une trop grande prospérité. A sa prière, le pape Eugène IV rendit moins sévère la prescription du silence, et permit l'usage de la viande trois fois la semaine (1431). Quelques religieux férèrent, cependant, garder l'ancienne règle et furen pelés les observantins, tandis que le plus grand nombre, acceptant les adoucissements accordés par le pape, furent nommés conventuels ou carmes mitigés. Une réforme plus radicale fut tentée par Jean Soreth, général de l'ordre, qui mourut empoisonné en 145i, entreprise de nouveau et menée à bien par saint Jean de la Croix (1564), d'après les conseils et sous l'influence de sainte Thérèse. Les carmes de la nouvelle observance, que Clément VIII affranchit de toute dépendance à l'égard de l'ancien ordre (1S93), s'engagèrent à porter, pour toute chaussure, des sandales de cuir (d'où leur nom de carmes déchaux ou déchaussés), un manteau brun et un capuce blanc, à se lever à minuit pour dire la messe, à jeûner fréquemment et à s'abstenir de viande toute l'année. L'exemple de leur ferveur porta les carmes mitigés à se rapprocher davantage de la règle ancienne, et, au xvii' siècle (1604, 1619, 1633), plusieurs réformes furent accomplies dans ce sens, parmi les couvents de cette observance. Vers la même époque (1675), une discussion historique jeta le trouble dans 1 ordre
Durant le moyen {
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prophète Elle. Or le jésuite Papebroch, ui du P. BoUandus, dans le premier volume d'avril des Acta sanctonm, exposa les faits tels que nous les avons résumés, et appuya son opinion sur des preuves qui paraissaient ne laisser place à aucun doute. Les carmes s'émurent et engagèrent une polémique très vive avec les jésuites. Le pape Innocent XII mit fin à la querelle, en imposant silence aux deux partis (1698).
A la fin du xviii" siècle, les carmes possédaient à Paris trois établissements importants. V. Cvrmf.s {courent des).
Après la Révolution, l'ordre des carmes a été rétabli
en France, et, actuellement, il y possède une dizaine de maisons, habitées par cent cinquante religieux qui suivent la règle primitive, telle que l'ont restaurée sainte Thérèse et saint Jean de la Croix.
Carmes (couvent des), place Maubert, à Paris. En 1254, saint Louis ramena du monastère du Mont-Carmel six religieux qu'il installa à Paris au port Saint-Paul, là où, plus tard, furent les célestins. En 1309, la communauté, qui s'était constituée en collège, représenta à Philippe le Bel la gêne où la mettaient les inondations de la rivière et son éloignement de l'Université ; elle obtint de ce roi une maison sise au bas de la montagne Sainte-Geneviève, à l'extrémité sud-ouest de la place Maubert. En ce lieu, l'établissement prospéra rapidement, et, grâce aux libéralités de Jeanne d'Evreux, veuve de Charles le Bel, les religieux se firent construire une vaste église, qui fut dédiée en 1353. En 1386, les carmes adjoignirent à leur collège celui de Dace, dont les bâtiments étaient adjacents aux leurs. La Révolution les supprima en 1790. Leur église fut alors afi'ectée à une manufacture d'armes. Démolie en 1811, elle céda la place au marché actuel, dit » de la place Maubert. ■> — Paris a eu deux autres communautés de carmes : celle des carmes billettes (nom que l'on donnait aux carmes mitigés), dont le joli cloître a subsisté avec l'église devenue temple protestant (rue des Archives), et celle des carmes déchaussés de la rue de Vaugirard. Ce dernier couvent, transformé en prison lorsque l'ordre eut été supprimé par la Révolution, fut l'un des principaux théâtres des massacres de septembre. Rouvert sous Napoléon I*', il fut habité d'abord par des carmélites, puis par les dominicains, compagnons du Père Lacordaire ; M«' Atfre, archevêque de Paris, l'ayant acheté, y installa l'école des hautes études ecclésiastiques. Depuis la loi sur la liberté de l'enseignement supérieur, il est affecté aux différents services de l'Institut catholique. On l'appelle encore Maison des Carmes, ou les Carmes. ''
CARMÉINE (rad. carmin) n. f. Matière colorante rouge qui se trouve dans la cochenille et le kermès, et à laqueUe ces substances doivent leur emploi dans les arts : La CAEMÉ1NE est, sous Un autre nom, la carminé de Pelletier et Caventou. (Salvétat.)
, Carmel, ville de la Palestine, tribu de Juda, dans une contrée montagneuse ; elle existait encore à l'époque des croisades.
Carmel ou mont Saint-élib (Djebel Mar Elias), chaînon calcaire qui se détache du plateau montagneux de la Samarie (Palestine), culmine à 530 mètres et se termine sur la Méditerranée, au S. de la baie d'Acre, par un promontoire haut de 180 mètres. Au N., il tombe en pentes raides sur la fertile plaine d'Esdrelon ; au S.-O., il s'abaisse vers la plaine de Saron par une série de collines boisées d'aspect assez riant. Jadis célèbre pour la beauté de sa végétation, le Carmel est aujourd'hui recouvert en majeure partie de fourrés et de buissons qui y forment un maquis assez touffu. Le couvent, vaste et bien construit, possède une église dédiée au prophète Elle. Au souvenir d'Elie, que conservent pieusement les chrétiens, les juifs et les musulmans, se rattache encore une vaste grotte, qu'on désigne sous le nom d'Ecole de prophètes. De nombreuses excavations, pratiquées dans la roche calcaire, passent pour avoir été les demeures d'ermites et de moines.
Carmel (Notre-Dame du Mont-). Outre les carmes et les carmélites, plusieurs établissements religieux portèrent re nom. Il y a ainsi : 1» la congrégation de Notre-Dame du Mont-Carmel, érigée canoniquement en 1447 par Sixte IV, et qui, soumise d'abord à la règle du patriarche Alexandre, lut réformée en 1678 par le P. Emilien Jacomelli. Ses membres font vœu d'ooéissance et de chasteté, portent une robe brune, et se consacrent au soin des malades, à l'enseignement des enfants et à l'œuvre des retraites. (Ces religieuses, répandues autrefois en Bretagne et en Normandie, ont encore aujourd'hui une maison à Avranches) ; 2» les religieuses pénitentes du Mont-Carmel, fondées à Orvieto par Antoine Simon Celli et approuvées par Alexandre II en 1662; z° Xordre militaire du Mont-Carmel (V. l'art, suivant) ; 4° la confrérie du Mont-Carmel, qui a pour but de propager parmi les personnes vivant dans le monde la dévotion du scapulaire.
Carmel (ordre des chevaliers de Notre-Dame du Mont-), ordre institué en 160ii par Henri IV en l'honneur de la Vierge, sur le modèle de l'ordre de Saint-Lazare, mais qui ne pouvait être composé que de Français. L'ordre fut réuni, en 1608, par Henri IV, à celui de Saint-Lazare.
CARMÉLIE n. f. Section du genre héraclée et syn. de
SYNELCOSCIADIUM.
CARMELIN n. m. Nom ancien des carmes, il Nom quo
CARMELINE (espagn. carynclina, même sens) n. f. ] de vigogne.
CARMÉLITE n. f. Religieuse de l'ordre du Ca Il Carmélites déchaussées. Celles de la réforme de sainte Thérèse, qui vont pieds nus.
— adj. Qui appartient à l'ordre du Carmel : Une religieuse carmklitk. n Qui est de la couleur de l'habit des car mélites : Etoffe carmélite.
— n. m. Couleur brun pâle de l'habit des carméhtes : Préférer le marron au