CARMÉLITE
— Encycl. L'ordre des carmélites fut fondé en 1451 par Jean Soreth, gé néral des carmes, qui donna à ces religieuses une règle analogue à celle des carmes mitigés. Approuvé par le pape Nicolas V, 1 ordre se multiplia rapidement surtout dans les Pays-Bas et en Espagne ; dès 1452, il eut une maison \ Vannes en Bretagne , où se retira et mourut, en 1485, Françoise d'Amboise, veuve de Pierre II, duc de Bretagne Sainte Madeleine de Pazzi, canonisée en 1669, appartenait aussi à cet ordre sainte Thérèse, après avoir vécu penda
.'Incarnation à Avila,
ausIiSril
règle
pni
de l'évêque et malgré mille traverses, elle ouvrit, dans la même ville, le couvent de Saint-Joseph, qui fut le berceau des carmélites réfm^mées, approuvées par le pape Pie IV en 1562. Ces religieuses pratiquent dans toute sa rigueur l'abstinence ; elles usent durement de la discipline trois fois par semaine et ne peuvent rien posséder qu'en commun. Leur clôture est très rigoureuse : on ne les voit jamais; elles ne parlent aux visiteurs qu'à travers des grilles et un épais rideau. La réforme de sainte Thérèse fut introduite en France par M"" Acarie, qui prit ellemême le voile sous le nom de « Marie de l'Incarnation », et propagée par le zèle du cardinal de Bérulle. C'est chez les carmélites du faubourg Saint-Jacques que se retira Louise de La Vallière, pour y faire pénitence : une autre maison de cet ordre, située à Saint-Denis, reçut M""" Louise de France, troisième fille de Louis XV.
Dispersées par la Révolution, les carmélites se reformèrent à Pans, grâce aux libéralités de M°" de Soyecourt : elles y ont aujourd'hui plusieurs maisons ; dans le reste de la France, elles possèdent quatre-vingts monastères. Les carmélites portent une robe de bure, un voile noir et un long manteau de laine blanche.
f. Genre de composées, tribu des mutisiées, comprenant une seule espèce, qui croit dans la région alpine des Andes du ChiU.
CarMELUS, divinité syrienne, dont parle Tacite. Elle était adorée sur la montagne du même nom (mont Carmel) et n'avait pas de temple, mais seulement un autel sur lei|uel OQ oflrait les victimes. Vespasien y sacrifia lorsqu'il vint faire la guerre aux Juifs révoltés.
Carmen, nom de deux îles du Mexi(|ne. L'une, peu considérable, est située dans le gollr ^1, i J i..i!M. (.mtre, à l'entrée do la petite baie de T. I ; " ;,i
presqu'île de Yucatan, n'est qu'une I i. i , ,e,
impropre à la culture. On y tient, ^ i , ..i:, l
marché des bois de teinture, princi]Mi' mmi,i .u i.m^ io Campêche, et c'est un point stratégique important.
Carmen, ville du Mexique (Etat de Yucatan), dans l'Ile du même nom ; 7.400 hab. Port sûr. Cette ville, qui n'existait pas en 1824, doit son origine au déplacement qui s'opéra vers cette époque dans le commerce de Campêche, dont les opérations en bois de teinture commencèrent à s'effectuer à Carmen. Commerce d'extrait de bois, de peaux brutes, etc. — Le district de Carmen a 11.850 hab.
Carmen, ville de la Colombie (dép. [ancien Etat] de Bolivar), dans la plaine comprise entre le Magdalena et le golfe de Morosquillo ; 9.200 hab. Centre agricole important, renommé pour ses tabacs.
Carmen, bourg de l'Océanie espagnole (Philippines [île Cébu]); 6.300 hab.
Carmen de Areco, ville do la république Argentine (prov. de Buenos-Ayres) ; 4.000 hab.
Carmen de la Flores, bourg de la république Argentine (prov. de Buenos-Ayres); 3.000 hab. Centre de commerce important, tuileries.
Carmen de Patagonès, ville de la république Argentine (prov. de Buenos-Ayres), ch.-l. du district de Patagonès, sur le Rio-Negro ; 2.000 hab. Commerce assez important de cuirs, laines, céréales et sel.
Carmen Sylva, pseudonyme de la reine Elisabeth do Roumanie. V. Elisabeth.
Carmen, l" Nouvelle, par Prospcr Mérimée. Don José Navarre, Basque et bon chrétien, est brigadier de cavalerie dans le régiment d'Almanza, lorsqu'il fait la rencontre d'une gitanilla bien connue à Séville : Carmen, ou la Carmencita. Les grands yeux noirs et l'air' gaillard de l'effrontée le séduisent, l'affolent ; il commence par traliir sa consigne pour être agréable à la gitana, et, bientôt après, commet un crime pour conserver à lui seul les trésors que Carmen lui a donnés. De ce jour, c'est la fuite, ce sont les hasards de la vie bohémienne : don José entre dans une compagnie de contrebandiers, et bientôt, au premier meurtre, d'autres s'ajoutent. Carmen elle-même sera parmi les victimes : José, fou de jalousie (car il se voit préférer le picador Lucas), poignarde la belle fille, qui, s'étant librement donnée, entend rester libre de se reprendre; il lui creuse une fosse dans laquelle il la couche, et va se livrer lui-même aux mains de la justice.
2» De cette dramatique nouvelle, Henry Meilhac et Ludovic Halévy ont tiré un opéra-comique en quatre actes, dont Georges Bizet écrivit la musique, et qui fut représenté à rOpéra-Comique le 3 mars 1875. Le livret, intéressant et bien fait, a inspiré au compositeur une œuvre puissante et charmante àlafoi«patliéiii|ii'^pf piii.>rp<,inp. foncièrement originaleetbienjH I „iiiiirll.' Il lauli.m i.mh . itrrdanscette partition de Cm-.' s rnsemble et
admirabledansci I i I i . , i,,i i, ■ :ii ie,lechœur
dessoldatsetceluii. .iii'mi- i . hn-,-;. lai.^usedescigarières, la habanera de carnien, ba bceiie ^\ec José ; au second, la chanson bohème, ceUo du toréador, et la longue scène de séduction de Carmen avec José : Si tu m'aimais, là-bas tu me suivrais, qui est traitée de main de maître dans ses divers épisodes au troisième, le chœur des contrebindiers le trio pittoresque des cartes, l'air de Mi- (.atla ItLisoledu combat d Escamillo et de José; enfin, nu <|uatrièmi toute I introduction et la scène si pathétique SI -sariei si puissante, de José et de Carmen, qui sô ti.rniine par la mort de celle ci.
Carmenes comm d Espagne (Léon [prov. de Léon]) ; 2 00 lui) Mines de cuivie et de cobalt.
CABMENITE (rad Caimen, rcl dt (.hakosiuL (sulfure de cuivre (suliure de cunro bleu), trouvé à Calilornio)
Carmenta n f Antiq rom. Nymphe des eaux, d'un caracitrc prophétique, assimilée à Fatua, Fauna, Bona 1' 1 i On 1 associait a deux sœurs inséparables d'elle-
,nteiorta, 1 avenir. Cette triple
uf hements, et symboliquement elle avait
I ^nf ie la grandeur romaine. En effet,
I 1 1 I { ouse d'Evandre, était honorée
Milité du Palatin, auprès duquel
I H II fanum avec deux autels lui
I 1 ilu nce de dîmes l'avait aussi fait
il \ h inspirée par le dieu Pan. Idcnti-
l'ile) n. f. Mélange natuir) et de covelline Carmen (golfe de
oncoro avec la nymphe Nioostrato, dont les révclafacilitaioiit la victoire» les généraux l'invoquaiont à
CARMENTAL, ALE, AUX
CABMENTALES i
URMita. (Lo Uaniiiu: curmnilnl lui oïlrail un sacriflco non sanglant, ot la jinait do roudiio les loamlos fécondes et do favoriser leur accouchement.)
Carmentes n. f. pi. Antiq. rom. V. Caiîmenta.
CARMicnÉLiE iMo Carmichel, n. pr.) n. f. Genre de 1' 1 l'iliunacées-galégéos, renfermant dos ar-
1 ii^^oaux delà Nouvelle-Zélande. Syn. do
'•^'•'"" " '"' ' \' ■■■•indre),jurisconsultoetcrimi-
I iMuno, près de Pise, en 1768,
' I' , il fut nommé, en 1801, pro-
1 , ot, en 1840, professeur de
I'" " '1 ' • Un : Essai sur ta théorie des
lois cii'Ui-s (I7;)li; l-:i,;nciiis de droit criminel (1808); Leçon académique sur la peine de »nor( (Pise, 1836); Monographie des délits et application pratique; Théorie des lois de la siirelé anciate; Histoire de l'origine et des progrès de la phi-
Cabmicn/xno. l.ourg dltalie (Toscane [prov. de Flor •'•■ Récolte do vins de Montalbiolo, les
I' I M"'''vince. Aux environs, villa de Poggio-
•' ' • ■ • iiiiih' par Laurent de Médicis et rcoferniam do iiclics lresi|ues d'Andréa del Sarto.
CARMIN (du bas lat. cnrminium; peut-être do kermès. ot do minium, do couleur carmin) n. m. Couleur d'un rou^c éclatant, comme collo qui est fournie par la cochenille : Lèvres de cakmi.n. Une cantharide, nichée dans la corolle de la rose, en relève le carmin par son vert d'émeraude. (B. do St-P.) Il Matière colorante qui donne cette couleur. (Se dit particulièrement de celle qui est fournie par la cocheniflo) : Acheter du carmin.
— adj. mv. Qui a la couleur du carmin : Une robe carmin. Des lèvres carmin.
— Encycl. Teint. Le carmin de cochenille est d'un rouge vif ; on le prépare en traitant la cochenille par l'alun, le sel d'oseille et autres sels acides. On a ainsi le carmin du commerce, couleur si précieuse pour les peintres, pour la coloration des fleurs artiflcielles et des bonbons. I>a préparation du carmin a été découverte par hasard à Pise, par un moine franciscain. Le carmin de carthame s'emploie pour teindre la soie en rouge cerise. On l'obtient en purifiant et dissolvant, puis précipitant la carthamine.
Le carmin de garance^ de couleur rouge brique, peu employé dans l'industrie, s'obtient en délayant dans de l'acide sulfuriquo des fleurs de garance, puis en versant le tout dans une grande quantité d'eau ann d'obtenir le dépôt du
Le carmin d'indigo, qui comprend le carmin simple, le carmin double et le carmin triple, a une belle couleur bleue. On l'emploie dans la teinture et l'impression des tissus. On le prépare en traitant par le carbonate de soude en e\oès une dissolution sulfuriquo d'indigo; le carmin se précipiie et on le livre au commerce sous forme d'une pàto de couleur cuivrée.
Le carmin d'urseille se prépare en épuisant l'orseille en pâte par l'eau et en évaporant la dissolution à assez basse température.
Le carmin de pourpre est une matière colorante rouge, dérivée de l'acide un qur ■--■-• • • "^
on de le carmin de pourpre a été détrôné par les couleurs dérivées de l'aniline.
Le carmin de naphtaline s'emploie en teinture pour teindre en rouge foncé la soie et la laine sans mordançage. On le prépare en mélangeant des dissolutions de naphtaline dans l'acide acétique et de l'acide chromique dissous dans l'acide acétique ; il se produit dans la masse des flocons rouge brun, qui constituent le carmin de naphtaline.
— Céram. On ap|i.»llB r.i.-?iii.i. en céramique, la cou- If'iii- I"-." M'i '■i"i'l"icii' !-■, |., 11,1 1rs ,.ri porcelaine, fleu-
'■' ' ' ^ '■ ■ !'■' I !■■■ '''■ ■' i''- 1.-1)1^ i|i> carmin tendre, do '■''' ' ' '■ '^ '!'■ /'■"./,■' , >i:''n:ii. r. (In distingue souvent au--. ■■ tannut >:,rn„ui.>t uu ritOis, un pourpre riche. Ces divers produits s cxtrayent do l'or que l'on précipite de manière à obtenir le pourpre de Cassius.
CARMINATE n, m. Sel dérivant de l'arido rarrainiquc.
CaI^MINATI " -. . . , I ,„li «n
herbo qui croi CARMINATl carder, l'i propres a Poudre ru.,
- Encï, i.^ 1 aux plantes a biécs ; anis, ci ticulièrement coriandre. -'-^ égales. I
irminatîvus; de canni, adj. Se dit des rem r les gaz du tube digc
iéra\ emprunté.s
On appelle par- ■uits danis, de ngées par parties
: dam
1 de fruil
— En T. de techn., Convertir en carmin l'orseille, l'i digo, la naphtaline, etc.
CARMINIQUE {nik' — rad. carmin) adj. m. So dit d'un acide extrait de la cochenille : Acide carminiqdh.
— Encycl. Acide cnrminique. Pour extraire ce principe colorant de la cochonille, on épuise, par l'eau bouillante, les cochenilles sèches et pulvérisées ; on précipite la décoction par le sous-acétate de plomb légèrement acidulé, en ayant grand soin de ne pas ajouter un excès do la solution plombiauo. Le précipité est lavé à l'eau jusqu'à ce que les eaux de lavage ne soient plus précipitées par le chlorure mercurique; on lo met ensuite en suspension dans l'eau, on le décompose par un courant d'acide sulfhydriquo, et l'on filtre. La liqueur filtrée est évaporée à consistance sirupeuse et desséchée complètement sur un bain-marie. Le produit ainsi obtenu est d'un pourpre foncé. Traité par l'alcool, il lui cède l'acide carminique. Cet acide forme une masse pourpre, fusible et soluble on toutes proportions dans l'eau et l'alcool. Les solutions aqueuses a'acide carminique précipitent en rouge les terres alcalines, ainsi que les sels de plomb, de zinc, do cuivre et d'argent.
Les eaux mères de la préparation de l'acide carminique renferment une substance cristallisable, identique à la tyrosine. Le principe colorant de la cochenille avait été obtenu d'abord à l'état impur par Pelletier et Caventou, qui lui avaient donné le nom de » carminé » ; ils le préparaient en épuisant les cochenilles par l'éther pour enlever la matière grasse, et faisant digérer le résidu avec de l'alcool.
Lorsqu'on traite une solution de cochenille et d'alun par un carbonate alcalin, il se forme un précipité qui renferme la matière colorante de la cochenille unie à l'alumine et que l'on connaît en peinture sous le nom de laque carminée. Pour préparer la laque carminée, on emploie d'ordinaire le sédiment grossier qui reste au fond d'une décoction de cochenille après qu'on en a séparé les parties plus fixes par décantation. Souvent, pour obtenir cette laque à meilleur marché, on mélange, dans la préparation, de l'extrait de bois de Brésil à la cochenille.
La matière colorante de la cochenille est employée pour teindre la laine et la soie en écarlate; mais les couleurs qu'on obtient sont plus brillantes que solides et sont rapidement détruites par l'eau ou les alcalis. Les mordants dont on se sert le plus usuellement sont l'alun, la crème de tartre et le protochlorure d'étain. Depuis quelques années, l'emploi de la cochenille a considérablement diminué, les couleurs d'aniline lui ayant fait une concurrence considérable. Ces couleurs sont en eflTet plus solides et même plus brillantes que celles de la cochenille.
CARMINITE (rad. carmin) n. f. Arséniate naturel de fer et de plomb qu'on trouve à Hornhausen, en Saxe, associe à la beudantite. (La carminite se présente en aiguilles fines, translucides, à éclat vitreux. Au chalumeau, elle fond en un globule gris d'acier, avec accompagnement de vapeurs arsenicales.)
:ipe colorant de l'orcanète.
Arséniate de fer et de
0 CARMINITE.
Carmoly (Eliacin), hébraïsant français, né à Soultz (Haut-Rhin) en 1805, mort à Francfort en 1875. Il fut, de 1834 à 1839, grand rabbin à Bruxelles, et fonda, en 1853, à Paris, la ■ Revue Israélite ». On lui doit de nombreux ouvrages, dont les principaux sont : Biographie des Israélites anciens et inodemes (1829), en hébreu; Des Khosars au x« siècle (1833) ; les Mille et un contes (1837), récits chaldéens; Itinéraires de la Terre sainte du xiii» au xvii« siècle (1847); Histoire littéraire des écrivains juifs du xii" au XVI» siècle (1850); etc.
CarmonA, ville d'Espagne (Andalousie [prov. de Séville]), ch.-l. de juridiction civile; 17.400 hab. Fabriques de draps et do savons; eaux-de-vie, tanneries, tuiles et briques, faïencerie. Ruines romaines et moresques; quelques beaux édifices de construction ancienne (l'hôtel de ville, plusieurs églises, de nombreux couvents). Cette ville, qui existait sous le même nom du temps des Romains, fut conquise sur les Mores par Fernando, III en 1246. — Pop. du district de Carmona : 31.540 hab.
Carmona (don Manuel Salvador), graveur espagnol, né à Madrid en 1734, mort en 1807. Envoyé à Paris par le gouvernement espagnol, il s'y perfectionna dans son art sous les leçons de Nie-Gabriel Dupuis, et, lorsqu'il retourna dans sa patrie, il y épousa la fille du peintre Raphaël Mengs. Ses estampes les plus belles sont : l'Bistoire écrivant les fastes de Charles III, roi d'Espagne, d'après Soliman ; la Résurrection, d'après Carlo Vanloo ; l'Adoration des bergers, d'après Pierre ; la 'Vierge et l'Enfant Jésus, d'après Van Dyck ; etc. — Sa femme, Thérèse Mengs, née en 1751 à Dresde, morte en 1790 à Madrid, était un peintre distingué de portraits.
CARMONE n. f. Bot. Syn. de cabrillet ou ehrétie. Il On dit aussi carmonée.
CarmoNTEIXE (Louis Carrogis, dit), peintre, graveur et littérateur français, né et mort à Pans (1717-1806). Il
iiposant I
moins finement touchés que ses dessin proprement parler, le créateur de i légère et ingénieus
1 théâtre, jo
prose, non
ogues I
Carmontel fut, à enre de comédie ppelle lo Proverbe, et dans lequel excellèrent depuis Alfred de Musset et Octave Feuillet. Ordonnateur des fêtes du duc d'Orléans, ce fut lui qui créa les jardins du parc Monceau, et ce fut aussi pour le divertissement de la cour de ce prince qu'il écrivit la plupart de ses proverbes.
Son recueil de Proverbes dramatiques, paru sans nom d'auteur de 1768 à 1781, forme huit volumes. Ces petites pièces, que Carmontel improvisait en une matinée, d'après le nom et le caractère des personnes qui devaient y jouer un rôle, obtinrent un succès très grand dans les — '— et devinrent le répertoire de ceux qui voulaient, !.-,.. ; 1 médic. Carmontel publia on outre
CARMENTAL — CARNAC
un Tliéàtre de campagne (1775), qui fut accueilli aveo la mémo faveur ot so compose do vingtcinq comédies, la plupart en un acte. Quelques-uns de ses portraits à la plume, entre autres ceux de Philidor, du chevalier de Beufflers, de Grimm, de M"« Du Dolfant, ont été gravés. On lui doit, en outre, l'invention des transparents, tableaux de perspective, dessinés sur papier très lin, qui, exposés à la lumière sur un carreau de vitre, déroulaient, pendant une heure oa deux, aux yeux des spectateurs, une foule de scène» variées, et qui firent naJlrc plus tard l'idée des panoramas. Carmosine, comédie en trois actes et en prose, d'Alfred do Musset (Odéon, 8 nov. I8C5), tirée d'une nouvelle do Boccace. Carmosine, fille d'un médecin de Païenne ot fiancée à Perillo, se meurt d'un mal mystérieux. Elle confie enfin son douloureux secret à Minuccio
10 troubadour : elle a vu le roi Pierre d'Aragon dans une fête, elle l'aime, et, sachant son amour sans issue, elle at> tend la mort, elle l'appelle. Mais elle veut, du moins, en mourant, que le roi sache qu'elle meurt pour lui. Elle exhale sa plainte amoureuse en vers archaïques et charmants, que Minuccio s'en va lire au roi. D'une fidélité conjugale peu commune, don Pèdre dit teut à la reine. Cellcci, dune âme un peu étrange, s'en va trouver Carmosine, la console et lui propose de venir au palais en qualité de demoiselle d'honneur, afin qu'elle puisse tout à son aise voir Pierre d'Aragon, et remplacer son amour par l'amitié. Mais, pour cela, il faut qu'un hommo loyal, honnête et brave, lui donne le bras pour entrer à la cour; et cet homme sera Perillo. C'est ce qui a lieu.
Les caractères de Carmosine, du roi et surtout de la reine sont invraisemblables. Il s'agit d'une sorte de conte de fées, ot l'on ne saurait manquer d'être séduit par la délicatesse de la broderie qui enveloppe ce rien, par l'esprit des détails, enfin par le charme prenant de tant d'amour qui soulfre et qui reste discret.
CarhoucHE (Pierre-François-Adolphe), auteur dramatique français, né à Lyon en 1797, mort à Paris en 1868.
11 débuta à Lyon par un vaudeville, puis se rendit à Paris où, soit seul, soit en collaboration avec Brazier, Mélcsville, Dumersan, Scribe, Théaulon, Varin, etc., il écrivit et fit représenter plus de deux cents pièces, pour la plupart des vaudevilles. Ce fécond et spirituel auteur avait épousé, en 1824, l'actrice Jenny Vertpré, et il dirigea les théâtres de la Porte-Saint-Martin, de Versailles, de Strasbourg et le Théâtre-Français de Londres. Parmi ses pièces qui ont eu le plus de succès, nous citerons : le Vampire (1820); les Deux forçats (1822) ; la Lune de miel (1827) ; la Demoiselle de boutique (1828); le Petit homme rouge (1832); la Belle Bourbonnaise (1839); la Permission de dix heures (1841); l'Impôt sur les célibataires (1862) ; etc.
CARMUFELLIQOE ( fél-lik') adj. Se dit d'un composé acide, qui résulte de l'action de I acide azotique sur l'extrait aqueux des clous de girofle.
Carna, nymphe latine, la même que Cardea. Janus l'ayant possédée par surprise, la préposa à la garde des gonds de porte et lui donna le rameau d'aub'épine qui détournait du seuil les influences malignes. Elle passait aussi pour veiller sur les petits enfants, pour présider les occupations domestiques: on l'invoquait pour fortifier les organes du corps humain essentiels à la vie, et aussi l'intelligence. C'est pour ce dernier motif que, suivant la légende, le vieux temple de Carna, au pied du Cœlius, aurait été consacré par Brutus, après l'expulsion des rois.
Carnabon ou Carnobuta. .\Iy th.
gr. Roi légendaire du pays des Gè'tes, qui accueillit Triptolème et apprit de lui l'art de l'agriculture. Pour retenir près de lui Triptolème, Carnabon tua l'un des dragons de son char ; mais, puni
"rappi
pla avec le Dragon, et devint la constellation du Serpentaire.
CARNABOT (6o) n.m. Nom que, dans certains pays de France, on donne à une sorte d'éteignoir monté à l'extrémité d'un long manche. (Le carnabot s'emploie surtout dans les églises, pour l'extinction des cierges.)
Carnac ou Karnak, Egypte, qui s . lu - . I,
s'IJÏ'pelle cour'ii' ' '^^^
moderne , le I »
pie de Karnak Carnac, con du Morbihan , ^
Ch. de f. Orléans Pèche, cabotage, petite station bal néaire. Eglise du xvn« siècle, avec une flèche élevée
blés en marbre de la Renaissance Auprès de Cainac est le groupe le plus considérable que l'on connaisse de monuments mégalithiques : menhtrs, dolmens et lumuK, souvent qualifiés, mais à tort, druidiques. Le tumulus le plu
Saint-Michel, à 1 kilom. du village, où les fouilles ont révélé la présence d'un dolmen souterrain, avec des ossements calcinés, des celts ou haches, des colliers, etc. De là, il faut gagner les trois principaux alignements de Carnac : les groupes du Ménec, de Kermario et de Kerlescan. Le premier présente encore 874 menhirs, la plupart de faible élévation ; celui do Kermario, 855, avec plusieurs dolmens; celui de Kerlescan, le plus éloigné de Carnac, """ "" """"' "991 menhirs ou pierres debout. Au comptait plus de 15.000. Beaucoup ont
âge de la liauii
total
CARNACHIDE — CARNAVALET
servi de matériaux
détruits. Devenus propriété de l'Etat et classés .
monuments historiques, les remarquables mégalitl
': Syàa
Alignements de Carnac
Caruac n'ont plus rien à redouter du vandalisme. L; campagne voisine est encore la région de Bretagne 1: plus riche en dolmens et en lumuli.
Carnachide, bourg du Portugal (Estrémadure, dan; la banlieue de Lisbonne ) , au versant méridional de; monts de Cintra; 2.085 hab.
CARNAGE {naj' — do l'ital. carnaijgio, même sens) n. m ■" Régal '