CAROTIDE
mort en 879 ; — Louis III, fils de Louis U, mort en 882 ; — Carloman, frère de Louis III, mort en 882 ; — Charles le Gros, fils de Louis le Germanique, déposé en 887 ot remplacé sur le trône par le duc de France, Eudes ; — Charles III, le Simple, fils de Louis II, détrôné en 9?2 et remplacé par Robert, frère d'Eudes, puis par Raoul, beau-frère de Hugues le Grand ; — Louis IV, d'Outremer, flls de Charles III, mort en 954; — Lothaire , flls de Louis IV, mort en 986 ; — Louis V, le Fainéant, fils de Lothaire, mort en 987.
— BiBLioGR. Les sources imprimées et les ouvrages historiques sur les Carolingiens et leur époque '
nbreus. On en
répertoires de Dahlmann-Waitz : Quellen Kunde der deutschen gesehichte (Gœttingue, 1883) ; Gabriel Monod, Bibliographie de l'histoire de France (Pai'is, 1888) ; Henri Pirenne, Bibliographie de l'histoire de Belgique (Gand, 1893).
CAROLINIEN, ENNE (ni-in, en'), personne née dans l'un des Etats de l'Amérique qui portent le nom de Caroline, ou qui habite l'un de ces pays. — Les Carolinikns.
— Adjectiv. Qui appartient à l'un de ces pays ou à leurs habitants : Traditions caroliniennes.
— n. m. Nom donné par Heilprin aux couches formant la partie supérieure du miocène des Etats-Unis. (Le carolinien est caractérisé par les couches de Sumter.)
CarOLOPOLITAIN, aine [tin, tèn' — de Carolopolis, n. lat. de Charleville), personne née à Charleville, ou qui habite cette cité. — Les Carolopolitains.
— Adjectiv. Qui appartient à Charleville ou à ses habitants : Industrie carolopolitaine.
CAROLUS [luss — ia lat. Carolus, Charles) n. m. Monnaie française de billon alliée d'argent, dont la valeur fut très variable, suivant les temps et les lieux Cette monnaie est caractérisée par un K gothique initiale du mot Ka relus, qui l'a fait nommer aussi 91 anrf 6knc Emis par Charles ^ blanc, ce carolus 1 tinua à être employé me monnaie de
Carolus de Charles-Quint.
niers, frappée par Charles-Quint ; le carolus de Besançon, monnaie de billon du même prince , d'une valeur de 9 deniers tournois ; le carolus de Genève, de même valeur. L'Angleterre frappa sous Charles I" des carolus d'or, qui ont eu cours pour 21 scliellings 4 deniers sterlings.
Carolus DdrAN (de son vrai nom Charles Dcband), peintre français, né à Lille en 1837. Il fut élève de Souchon dans sa ville natale, puis alla à Paris et partit pour l'Italie. Il parut d'abord au Salon de 1866, avec un souvenir de la campagne romaine, VAssassiné, toile dramatique, qui lui valut une médaille. Après un voyage en Espagne, d'où il rapporta un Saint François d'Assiseili6$), Carolus Duran, tout plein du souvenir de Vélazquez, s'adonna surtout au portrait.
Carolus Duran s'est rarement attaqué à la grande composition. Quand il l'a fait, comme dans le plafond du Luxembourg, la Gloire de Marie de Mêdii ' dans une certaine Enfance de . ^
Bacchus, il a trop obéi à sa fougue de coloriste indiscipUné.
ou il s'en est trop défié. Certaines études de paysages et des esquisses comme l'Obsession (1898) nous montrent en lui un essayiste vigoureux, et qui s'en tient, là encore, à la première vision. Un instant, il a aussi fait de la sculpture.
Caromb, comm. de Vaucluse, arrond. et à 9 kilom. de Carpentras ; 1.862 hab. Carrière do pierres ; récolte d'olives et de raisins; fabriques de poudre d'iris de Florence.
Moulins, tuileries ; église du * siècle. A peu de distance au
Carolus Duran.
N. de Caromb, écluse de Caromb, qui sert à élever les i du Lauron et à les distribuer daus toute la ville et dans les campagnes voisines, au moyen de vannes mobiles.
CARON n. f. Charcut. Bande de lard dont on a revanche le maigre.
— AgricT Mélange d'orge et de froment semé dans un même champ.
— Papet. Amas de papier hors d'usage.
CarON, comm. de la Grande-Bretagne (pays de Galles (comté de Cardigan]), à l'embouchure de la Berwin dans la Teify ; 2.600 hab. — Patrie do Thomas J( et poète, né en 1590.
Caron, nocher des Enfers. V. Cuaro.n.
CarON (i'irmin), musicien de la grande école francobelge de la Renaissance, naquit vraisemblablement on Franco aux environs de 1420. On ne sait rien de précis à son égard ; on croit seulement qu'il fut élève d'Egide Binchois ou de Guillaumes Dufay. On ne connaît pas d'œuvre imprimée de Firniin Caron, mais il existe, en manuscrit, plusieurs messes de lui dans les archives de la chapelle pontificale à Rome, et à la Bibliothèque nationale de Paris plusieurs chansons et motets de sa composition.
antiquair<
; Alain Chartier.
Caron (Pierre), imprimeur parisien ' mit au j ■ ■
français
Bonaventure par Jean Gerson il' second en 1489 : les Faits et Dits de
Caron (Antoine), peintre français, né à Beauvais vers 1520, mort à Paris en 1598. Il fut le peintre ordinaire de Catherine de Médicis.
Caron ou CarRON (François), navigateur et armateur d'origine française, né à Bruxelles au xvii= siècle, mort devant Lisbonne en 1673. Il fit au Japon un séjour
i orientales, fut successivement nommé membre du conseil général d'administration et directeur du commerce ; mais, à la suite d'un refus d'avancement, il quitta le service de cette compagnie. Colbert lui offrit une place de directeur du commerce dans l'Inde, pour le compte de la compagnie française des Indes orientales. Caron s'établit à .Surate ; mais il semble n'avoir fait dans ce poste que trahir les intérêts qu'il avait mission de défendre. U paralysa les projets formés par Colbert pour l'établissement de la puissance française dans l'Inde et les efforts du vice-roi de La Haye. Soupçonné, enfin, par ce dernier, il fut renvoyé en France, mais il mourut dans un naufrage, le 5 avril 1673, avant d'arriver dans le port de Lisbonne, où il se rendait pour ne pas rentrer en France. On a de lui une Descrjplion du Japon, en hollandais, traduite en fran- :i, à tort, un Jour-
CarON (Augustin-Joseph), colonel, né en 1774, mort en 1822, servit obscurément sous l'Empire, fut impliqué en 1820 dans un complot impérialiste, et acquitté par la chambre des pairs. Retiré à Colmar, il noua des intelligences avec les sous-officiers de la garnison pour la délivrance des prisonniers de la conspiration de Belfort. Dénoncé, il fut arrêté au moment où il se disposait à agir. Traduit devant un conseil de guerre, il fut condamné à mort et fusillé à Strasbourg.
Caron dit Charondas, jurisconsulte. V. Charonbas.
Caron (Rose-Lucile Mecniez, dame), cantatrice dramatique française, née à Monerville (Seine-et-Oise) en 1857. Sortie du Conservatoire, elle prit ensuite des leçons de \ln.e Marie Sasse. Elle débuta à Bruxelles au théâtre de la Monnaie, en 1882. Sa voix chaude et vibrante conduite avec style, son intelligence scénique, tout se réunissait en ellepourprésenterl'idéaldr I.i grande tragédienne lyriip.
Elle obtint surtout un tri, :
phe en créantle rôle de Bnn.
hildedansleSijiirddeReyi I qui faisait sa première apparition en Belgique. M°* Caron débuta à l'Opéra de Paris en 1885, dans la première représentation de Sigurd. Elle
dans plusieurs rôles du répertoire : Rachel de la /uiue, Valentine des Huguenots, Marguerite de Faust, Agathe du Freischntz , puis elle reprit ceux de Chimène dans le Cid et de Catherine dans Henri VIII. M»' Caron retourna en 1887 à Bruxelles, et y créa, au théâtre de la Monnaie, Jocelyn, de Benjamin Godard, Bichilde, d'Emile Mathieu, et Salammbô d'Ernest tre le Fidelio de Beethoven, dont elle établit la française.
Rappelée à Paris, M"« Caron reparut à l'Opéra, en 1890, et y remporta un nouveau succès en établissant le rôle d'Eisa de Lohengrin, et en personnifiant cette Salammbô qu'elle avait jouée à Bruxelles. On la vit ensuite dans la Valkyrie (Sieglinde), D/efem, Othello (Desdémone), Tann- /irtii^erjElisabeth), Helîé, et enfin dans donna Anna de Bon
Reyer traduc
;-Augustii
signa 1 gement avec l'Opéra-Comique.
Caron de Beaumarchais (Pier V. Beaumarchais.
CARONADE (de l'angl. carronade, même sens) n. f. Pièc( d'artillerie en fonte, employée autrefois à bord des vais seaux et ainsi appelée du nom de Carron, un Ecossais qu imagina ce genre de bouches à feu, vers 1775.
— Encycl. La caronade se distinguait du
qu'elle était à calibre égal, plu" '
Pivotant autour d'un simple boulon fixé dans son affût, elle présentait certaines facilités de pointage. On l'employait surtout à tirer sous les grands angles, à charge faible, et son tir était moin^, puissant et moins juste que ' J; celui du canon. Les carona- ,^^ des ne furent guère adop- '' ^ tées dans la marine française que vers la fin du siècle dernier. Elles ne sont
ports ae guerre.
CARONCULAIRE [Ur') adj. Qui ressemble ou qui se rapporte à une caroncule. (Se dit plus particulièrement, en botanique, de l'arille formée d'une ou de plusieurs caroncules, comme celle du polygaîa.)
CARONCULE (lat. caruncula — dimin. de caro. chair) n. f. Anat. Nom donné à divers petits organes charnus de couleur rougeâtre. il Caroncules lacrymales, Eminenees charnues, rougeâtres, qui se trouvent dans l'angle interne de chaque œil. il Caroncules myrtiformes. Tubercules rougeâtres, vestiges de l'hymen, situés à l'orifice extérieur du vagin, chez les femmes déflorées. Il Caroncules papillaires. Petits mamelons qui déversent l'urine dans les calices des reins. » Caroncule de l'urètre. Le vérumontanum. ii Caroncule mamillaire. Le nerf olfactif.
— Bot. Renflement charnu, qui entoure le hilo de certaines graines, telles que le haricot, le ricin, etc.
lemy de Bruyo.
— Hist. nat. Toute éminenco charnue du corps d'un animal, douée de la faculté de se contracter et de se dilater. (Beaucoup de chenilles portent des caroncules.)
— Ornith. Excroissance charnue, le plus souvent nue et d'une couleur vive, qui se trouve sur la tête ou sur le cou do certains oiseaux, tels que le dindon, la grue, le casoar, etc.
— Encycl. Anat. et méd. La caroncule lacrymale est composée de dix ou quinze glandules sébacées, accompagnant des folUcules pileux et analogues avec les glandes ciliaires ; elles s'ouvrent en dehors, par autant d'orifices distincts. Une portion de la conjonctive oculaire, qui recouvre la caroncule, est regardée généralement comme un rudiment de la membrane clignotante des oiseaux.
Les aflTections de la caroncule lacrymale sont : les inâammations, le trichiasis et les tumeurs. Les tiens des caroncules reconnaissent les mêmes c celles des paupières et des conjonctive
CONJONCTIVITE.
Le trichiasis est caractérisé par le développement anormal d'un cil supplémentaire qui nait sur la caroncule et peut être l'origine d'ophtalmies très rebelles. Le traitement consiste à arracher le cil supplémentaire.
Les tumeurs de la qaroncule, appelées encanthis, sont de nature fort diverse ; ce sont des hypertrophies simples, de kystes, des calculs, des polypes ou des cancers. Le traitement varie suivant la nature de la tumeur.
CARONCULE, ÉE adj. Muni d'une ou plusieurs caroncules, comme le bec du dindon, la graine du ricin, etc.
CARONCULEUX [leit], EUSE adj. Anat. Qui a rapport aux caroncules, qui est de la nature des caroncules : Lminence
CARONXULEDSE. Forme CARONCUt.Et'SE.
CaRONDELET, famille bourguignonne, devenue belo-e à la fin du XV" siècle qui tire son origine de Jean de Cha rond, chancelier de Bourgogne que la petitesse de sa taille fit appeler Carondelet Les principaux membres sont : Jean de Carondelet, ne a D le en l^ ^ mort a Malines en 1502, que Charles le Téméraire désignai jmmo commissaire à la rtdact de la Coutume de Boui tjog:
et qu'il employa àdi\er!
politiques (Il pi ■ ■ "oie
par l'archiduc Ma\i milieu) ; — Jean de Carondelet, né à Dôle en 1469 mort en 1545 , do>en de l'église métropolitaine de Besançon, en 1503 président perpétuel du conseil de Bruxelles, puis du conseil privé des Pays-Bas, en 1d31 et enfin archevêque de Pa lerme et primat de Sicile.
q*u°abi
uns àHolbeiD,pa
à Barthélémy de Bruyn] ; —
François de Carondelet, mort prisonnier au château
d'Anvers en 1635, diplomate flamand et doyen de l'église
de Cambrai. [Il prêta son appui au comte d'Egmont, qui
voulait renverser la domination espagnole aux Pays-Bas,
mais fut saisi en 1633 et conduit au château d'Anvers, où
il mourut.]
CARONIEN, ENNE (ni-in, en) adj. Myth. Qui appartient à Caron ; La barque caronienne. il On trouve aussi cha-
RONlEN, ENNE.
— Grottes caroniennes. Grottes dans lesquelles règne un air méphitique, et que les Grecs avaient comparées à l'antre qui conduisait aux enfers.
CaRORA, ville du Venezuela (Etat de Lara), sur un affluent du Tocuyo ; 7.950 hab. Baumes et résines aromatiques. Fabrication de tabac ; commerce de cuir.
CAROSELLE {sèV — 'it^X. carosella, même sens) n. f. Boule de terre creuse, en usage dans certains divertissemenis, au moyen âge. V. alcancie.
CarOSO DA Sermoneta (Marco Fabrizio), chorégraphe italien, né à Mantoue au xvi» siècle. On lui doit le plus ancien ouvrage qui ait été publié sur l'art de la danse ; il Ballarino di ' ' ' "
On y trouve la musique des principaux airs de dause de l'époque.
CAROSSE n. m.
Techn. Ustensile de cordier, sorte de chariot servant à tendre la corde, au furet à mesure de sa fabrication.
CAROTID.\L, A LE, Z".^- t^^^^^w -)' AUX I ; \ > MMIILIIN. -i=— — ^-i
CAROTIDE Ju gr. karôlis, idos, carotide) adj. f. Se dit ,1 . ! i:i:m ' i > 'le l'aorte qui portent le sang à la tête.
Su', t.ihiiv. : La CAROTiDK primitive. La CAtiOTiDE in- ,■,,(., /-■• . akcjtide externe.
— ENcïrL. Artères carotides primitives. La carotide primitive droite naît du tronc bracniocéphalique en dehors du thorax; la carotide primitive gauche naît directement de l'aorte. Au cou, les rapports des deux carotides primitives sont identiques. En avant, elles' sont recouvertes en bas par les muscles sterno-hyo'idien, omoplatonyo'idien et stcrno-masto'îdien ; en haut, par l'aponévrose cervicale et les muscles peauciers. C'est dire qu'elles sont assez peu porfondément situées. Au niveau du bord supérieur du cartilage thyro'ide, elles se divisent en deux branches terminales : ce sont les artères carotides externes et internes.
— Artère carotide externe. A son origine, elle n'est séparée de la peau que par l'aponévrose et le muscle peaucier ; plus haut, elle est recouverte par le muscle digastrique, le muscle stylo-hyoïdien, enfin par la glande parotide; la carotide externe fournit suceessivement des artères collatérales nombreuses ; 1° la thyroïdienne supérieure ; 2° la linguale ; 3" la faciale ou maxillaire externe ; 4° l'occipitale ; 5» l'auriculaire postérieure ; 6° la pharyn-