‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 587 sur 956 · I. ^ . .11, ,.gfysa la pension nationale · texte numérisé non relu

I. ^ . .11, ,.gfysa la pension nationale

ire voter. Très bienfaisante.

que de Sadi Carnot, elle refusa la i

— Bibliogr. : A . Barbou, les Grands Citoyens de la France : Sadi Camot, président de la République, histoire de sa vie (Paris, 1888); Lacassagne, l'Assassinat du président Carnot (Paris, 1894, Bibliothèque de criminologie); Robert Py, .Sadi Camot, sa vie, ses œuvres, sa politique (Paris, 1888).

Carnot (Adolphe), frère du président, né en 1839,

devint inspecteur gênerai des mines, directeur des études

d 1 E oie nationale des mines, et membre de l'Académie

its sciences On a de lui Aotices sur le traitement métal-

Il lais a tieiheig (1891); Méthodes d'ana-

l s feis et des aci«s(1896); etc.

( 1111 t incipedl) nom sous lequel on désigne un des

I I s fondamentaux de la thermodynamique,

cuiii es pour la première lois (1824) par Sadi Carnot.

V rULHMODYNAMIQUl

Carnot (CYCLE DE) ^ t\cLc

CarNOTVILLE, poste de la colonie française du Daho-

Ballo

CarnOULES, comm. du Var, arr. et à 34 kilom. de Toulon ; 1.036 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Huileries. Chapelle do Notre-Damo de Carnoutos.

CarnuTES, ancien peuple de la Gaule (Lyonnaise IV' j, ville principale Aulricmn (Chartres). [Lorsque la Gaule se souleva rontrf 1'- Hnmni:;'- ]:■■■ f'arnutes furent les premiers .-i pr.n. In' : ■ I 'itM Ile passait pour le plus

graii'l is'iihf r - — £'^n Carnute.

Carnutuiw .-. Gaknu;4ium, villo aucienne de la Pannoiue, sur le 1 '.i..ulu, ^.^ .-. i^ de Vindobona (Viennej. Ce fut le point central do toutes les opérations militaires des Romains, dans leurs guerres en Germanie.

CarnwaRTH, bourg d'Ecosse (comté de Lanark), la Clyde ; 3.800 hab. Mines de houille lurgiques.

CARNirx (nikss) n. f. Trompette gauloise, qui rendait . ..^oaigu. Carnyx

CaRO, com-

ihan.arr. et à

10 kilom. de Ploennel ; 1.597 hab. (CaroïiftSji'nes.) Minoteries. GarO (Annibal), poète et littérateur italien, né en 1507 à Citta-Nuova (Marche d'Aiicône), mort à Rome en 1566. Il fut secrétaire du duc de Parme, et chargé d'importantes missions auprès de Charles-Qu' dos beaux génies de

métal-

Italie au y\ ne traduction en vers libres de 1'/ Il '.'.-■ !■ iisso

pour un chef-d'œuvre ; des Poésns -l.:--

gance et d'harmonie; des £e«i-es/ij«.' '■ qui

sont un modèle de la bonne prose itali- ^ .,,,-i,jin

[ou les Gueux] (1582), une comédie des plus originales ; etc.

Caro (don Ventura), général espagnol, né vers 1742, mort on 1808. En 1781, il se distingua au siège d'Alger, et, sous les ordres du duc de Crillon, il prit part aux sièïres de Mahon et du fort Saint-Philippe. l'n i:,.,, 11 r- m lo eoinmandement de l'armée qui dev;ii' ' ;" '- I r.ni-

eais; il remporta d'abord quelques :. . . : .: int

ensuite obligé de battre en retrait. - I . i -, il

contribua à organiser l'armée de\;ii!i i:i pi li- Mmh, ey dut se retirer. En 1801, il fut promu capitaine général des armées.

Caro (Elme-Marie), philosophe français, né à Poitiers en 1826, mort à Paris en 1887 Elève de l'Ecole normale en 1845, il y revint, en 1857,

comme maître de conférences; en 1864, il fut nomme professeur de philosophie à la Sorbonne, où il obtint les plus grands succès. En lSb9, il entra à l'Académie des sciences morales et politiques, et, en 1871, à 1 Acade mie française. Il a été beau coup plus un moraliste qu un métaphysicien. On lui doit

suivants Elues sur le temps pi é ) ; l'Idée de Dieu et ux critiques (1804), la Philosophie de Gœthe ( 1 sbO) , le Matérialisme et la Science (1868); Nouvelles études morales sur le temps présent (1861); les Jours d'épreuve (1 ' '

et le positivisme (1880); la Fin du xvill" siècle (ISSo) George Sand (1887). Il faut ajouter ses deux thèses de doi torat es lettres : Quid de beata vita senserit Seneea, c Du mysticisme au xviii' siècle (1852). La fin de sa vie fu attristée par dos attaques qui ont souvent dépassé 1 mesure et que lui attiraient le succès trop le SI s lus ( t ses critiques contre les systèmes ; i| 1 1 SI 1 t Mlisnio Caro

le voile de 1 anonyme

Elusieurs romans remarquables par la grâce du style e 1 délicatesse des sentiments: Flamen (1866); Bistoir, de Sans-Souci (1868); tes Nouvelles Amours de Sermam et Dorothée {lil3) ; Amour déjeune fille (1891); Fruit, amers (1892); l'Idole (1894); Idylle nuptiale (1896); Pas c pas (1898); etc.

Caro i à Séville à la fin Pays-Bas et dans les Indes occidentales, et entra dans les ordres. On lui doit les deux ouvrages suivants : Bistoria de las ordenes militares de Sant' lago, Calatrava y Alcantnra, desde su fiindacion (1629); lielacion de las servicios

5dî)

711e hizo a Su Magestad del fcy Felipe II 1/ III ilim Atoiin lia Solomai/or, m los Esladus de Flandes, pyoïimcias de Cliile y Tieira firme [liîO).

CABOBALISTE 11. f. Alltiq. V. CARROUALISTE.

CAROBOTANE n. f. Ane. art milit. Nom donné d'abord à la bomliarde.

CAROCHA {Iclm — mot ospagn.) n. f. Bonnot do carton on IbruK! do pain de sucro et couvert do flammes et do li^Mirns diaholiquos, que poctaiont, dans les autodafés, los mailxMircnx que l'on conduisait au biVli.T. Il On dit aussi CAROCUE, ou tr:inriK:u,l 1,- mot csp;ignol.

CAROCOLLE ii I'- Hot. Syn. do CA-

\[..n. lii\i,,inii du genre Iiolieo.

la- nom .souoiUIiiluo est cai'OCOllus.

(On l'iTit à tort cahacolk.)

CARODIS (rf!) n. m. Sorte de grenier sur porciios à claires-voies , placé au-dessus d'une grange, et destiné à hâtor la dc-.ssiocaiion dos fourrages.

CAROGNE if/n mil. — forme normaiino-pioardo du mot charogne) n. f.

GAllOIJALISTE

CAllULLNiJlENS

mue. \'anoLô bituuuueuso d'alloph, CAROLE (bas lat. carota) n. f. Vioillo dai

ubreux couples formaient

hydraté naturel d'alu-

— Par anal. S'entendait , 'n architecture, de toute dislosition en cercle, qu'il s'agit .'un travail d'architecture ou

HŒfR, encore a

Carole (archit.)

CAROLIA (du lat. Carolus, Charles, genre dédié à Charles Bonaparte) n. f. Genre do mollusques lamellibranches, renfermant dos formes voisines des placunes, à valvos non contournées, la droite étant moins convexe (pio la gauche. (On connaît trois espèces de carolias fossiles dans le tertiaire éocèno d'Egypte.)

CAROLIN (du lat. Cnralm . Charles) n. m. Nom que portaient d'anciennes monnaies d'or do certains Etats do l'Allemagne : la Bavière, le HoheozoUorn-Hechingen, le Wurtemberg, la Hongrie. (On donnait aussi ce nom à une monnaie d'argent de Suède.) 11 Don/de carolin eu Double florin d'or, ou Maximilienf autref. Monnaie d'or de Bavière.

— Ilist. Nom que l'on donna, en Suède, aux soldats do Charles XII.

— T. rur. Nom vulgaire que, dans certaines contrées do la France (Tarn-et-Garonne, par ex.), on donne au peuplier de la Caroline.

CarOLIN, INE, personne née aux îles Carolinos, ou qui les haliite. — Les Carolins.

— Adjectiv. Qui appartient à ces îles ou à leurs habitants : Mœurs carolines.

CAROLIN. INE ( du

olus. Charles) adj. Qui a 'l:-ii-l'- >,)iiint. Il Livres ca-

"•••■ -s par Alcuin ou

; .i I c défense de la foi

une. iiZoi Caroline.

^ laoïion formée, au

.1 maison do Lorraine, qui

ïiirno (Andalousie [prov. de

CAROLINE n. f. Nom vulgaire d'une grande 1 {gomphus forcipatus),

Caroline (do Caroline, a. pr.), planète téleso n» 235, découverte par Palisa. le ïs novembre 188;

Caroline i"i ' " - ' , r ^lis carolim

Olavibellulo

o-s pour

jiudelle ' articles.

Carolini- uv Ni [erAIIeL;hài' ' . '■'

Montagneuse dans sa partie occidentale, où so trouvent los

l'abondants cours olce, la Neuso et lo ■al, permet la cul-

corrompu

aboutit à uno côto b:i . 1 indcntationssont: l'Ai' ■ ■ 1 Bien an-osé, lo pa\ ;

d'eau, dont los prin- i Cape-Fear-River. l.o - limn

ture du riz, du tabac et du (ommi ; uans les régions non cultivées, do belles forôts de pins fournissent un exccilent bois et un goudron recherctié. On exploite des mines do zinc et de plomb. La population comprend un élément nègre impiinant (plus do 500.000), dont l'affranchissement no dMie que «le 1801. Divisée en 96 comtés, la Caroline du N'oi-d .1 poiireapiialo la petite ville de Jialeigh (n.ooo h.); le |inii. ipal i"M-i est celui de Wilmington (20.150 hab.). Caroline du Sud, un des Kiais-Unis do l'Amériquo

dionales^d'es Alioyliaiiys (Tabl'e-MoVntam, l'.ioo'm'.), cilo comprend surtout uno vaste plaine qui se termine par uno côte basse et jieu échancréo. Do la région montagneuse sortent des rivières <|iii coulent du N.-O. au S.-E. : le Grat-1'odoo (725 Idlom , I- s, h, t.- rt l'Kdisto. Le climat, tempéré dans lo Inini ;- - -i liaiid sur la côto ; les

gelées y sont à pen 11 ri l'oranger y pousse

en pleine terre. 1.'-^ , t , ■ inn-es du pays sont,

dans les parues elr\, , i !.- laliac et le chanvre-,

'i,ii< 1. , I' ■ mil I, I I innis et surtout le coton et le

1,1 II lire do vastes espaces. Divisée

Il III II ■ I. Il .'^ud a pour capitale Co/u»i6ta

. ; i I I I I - i'ortsde Beaufort, Charleston

erdinand IV.

Caroline Bonaparte, v. Bonaparte.

CarOLINE-AMÉLIE (Elisabeth de Bkunswick-Wol- ■ enbdttel), reine d'Angleterre, née en 1168, morte en 1821, épouse du roi George W, était la fille du duc de Bruns-wick, l'auteur du « Manifeste ». Son mari, grossier tarda pas à se séparer d'oUe. Elle vécut Ile, ,1 UIji k lle.iili, ou elle fut injustement

ai I n I a luit. r. i I d ml iiii I-Xi-lue de la cour, elle

s. mu 1 \ii\ iL'i I ^iir I Mil. NI. ml elle mena une vio

il. M.rilom , sipiii il 1111 I mimi-r, liergami, dont elle tit

un couuo de Kl-aui.llil, et 1 accabla do faveurs. En ISfJ, son mari institua une commission qui commença une enquête sur la vie de la reine. Cette enquête était terminée quand George IV devint roi, par suite do la mort de son père. Il refusa do reconnaître Caroline comme reine. Celleci débarqua en Angleterre, où le peuple de Londres lui lit une réception triomphale. Le ministère déposa au parlement uno demande de divorce. C'est alors que se déroula un procès scandaleux, qui donna gain de cause à la reine. Mais, quand celle-ci voulut se faire couronner avec le roi, le peuple n'était plus avec elle. Elle mourut peu après co dernier affront.

CarOLINE-AMÉLIE, reine do Danemark, née à Copenhague en 1796, morte en 1881, fille de Fredcrik Christian, duc d'Augustenborg, et de Louise-Augusta, flUe de Caroline-Mathilde. Mariée à Christian VIII, elle resta veuve de bonne heure et sans enfants (1848). Elle usa de sa grande influence en faveur des prétentions de ses frères et du parti de Sleswig-Holstein. Toute sa vie avait été consacrée ans. œuvres do bienfaisance.

CarOLINE-FERDINANDE-LOUISE, connue dans l'iiistoiro sous le nom de « la duchesse de Berry ». V. Berry.

CaROLINE-LOUISE, épouse de Charles-Frédéric, margrave de Bade (1723-1783), fut un utile auxiliaire de son mari et devint très populaire. Fort instruite en histoire naturelle, elle réunit une belle collection et une bibliothèque remarquable, où se trouvait un herbier gravé parGauttiier Dagoty.

Caroline-MATHILDE, reine de Danemark, née en 1751, morte ù. Celle en 1775, fille posthume du prince de Galles Frédéric-Louis et sœur de George III. Elle épousa son cousin Christian VII, roi do Danemark, débauché et déjà à moitié fou. .Struensée, devenu 1© favori du roi, contracta avec la reine une liaison dont on se servit plus tard contre lui. Nommé premier ministre, il déploya des qualités d'homme d'Etat de premier ordre. Pondant deux ans, quand la folie du roi eut éclaté, la reine gouverna, aidée ao Struensée , mais la fermeté do ce dernier suscita nn

riage de Carolino-Mathilde. Enfermée d'abord au château de Kronborg, elle fut transférée à celui de Celle, en Hanovre, où elle mourut trois ans après, à l'âge do vingt-quatre ans. Elle laissa un fils, Frederik VI.

CAROLIMÉE (du n. de Caroline, princesse de Bade) n. f. Bot. Syn. de pachire.

CarOUNES (archipel des), îles de l'Océanio (Malaisie), situées dans l'océan Pacifique, entre les Philippines et les Mariannes. Elles sont au nombre de 500 au moins, se développant sur une longueur de 2.800 kilom. et uno superficie marine de 1. 600.000 kilom. carr. Les principales de ces îles sont, en allant de 10. â l'E., celles de Yap, Oulouthy, Houk, Ponapi, Mae-Askill, etc. Ces iles sont généralement plates et basses; dans quelques-unes, cependant, se dressent des hauteurs qui ne dépassent pas 500 m. d'altitude moyenne. Lo climat est assez malsain ; lo sol, assez riche, est couvert par dos fougères arborescentes, des palmiers, des bananiers et des arbres à pain. Presque tous los habitants, -vivant au bord do la mer, s'alimentent d'une façon à peu près exclusive avec les produits de leur pêche. La population comprend environ 35.000 indigènes, qui, tous, appartiennent à la race malaise polynésienne, et 865 l'^uropéens. Los Carolinos furent, en réalité, découvertes par l'Espagnol Francisco Lazeano, qui les baptisa du nom qu'elles "portent aujourd'hui, en l'honneur du roi d'Espagne Charles IL La libre possession de ce groupe d'îles fut disputée, en 1S85, à l'Espagne par l'Allemagne ([ui occupa Vile do Yap ; le cabinet de Madrid fit entendre d'énergiques revendications. En présence do cette résistance inattendue, l'Allemagne accepta

l'arbitrage du pape Léon XIII, qui se décida en faveur do l'Espagne. L Allemagne obtenait, comme prix do sa modération, un dépôt do charbon et l'entière liberté do commerce. Les habitants dos Caroline» so soulevèrent lo • "juillet 1887 et pillèrent les plantations déjà créées. Il fallut engager uno lutte à main année, qui ne so termina que deux ans après.

— HiiiLiooR. : Hamy, Ftudeit historique» et géoi/raphi' mes (Paris, IS'JG); Ku'bary, lilhnof/raphitetie Ueitràge zur kenntnisa der Karolinen-lndsgruppe (Leyde, 1889).

CAROLINGIEN, ENNE {ji-in, en — do Carohu, n. de

dynastu

utrefois CAni.ovi.N-

CarOUNGIENS U^-in — mémo étymol. qu'à l'art, précéd. — On disait autrefois Caiilovingiens). On désigne ainsi la seconde dynastie des rois do France qui so succédèrent sur le trôno, do Pépin le Bref (752) à Louis V (987). Les ancêtres de la dynastie carolingienne, que l'histoire nous fait connaitro d'une manière précise, sont : saint Arnoul, évéquo de Metz et Pépin de Landen, maire du palais sousClotaire II. Quoi qu'il on soit, la famille avait des domaines importants en Austrasie. — <7n Carolingien.

— Histoire. Depuis la mort de Dagobert (638), la dynastie mérovingienne était entrée dans uno irrémédiable décadence. Sous les derniers souverains, ce sont leurs premiers ministres, les maires du palais, qui gouvernent, et l'on peut dire que, en fait, l'histoire des maires du palais régnants a commencé à Pépin d'Héristal, maire du palais de Thierry HI. Pépin fit des guerres victorieuses aux Frisons et aux Alamans. A sa mort (714), il y eut des troubles avant que son fils bâtard Charles-Martel lui succédât dans sa puissance. Charles triompha des Neustriens i

klA..» lntti\ A Vin.,.. in\.l\ a* A Unlccnno /.TICl\ A lo

donna pas de successeur. Lo trône fut vacant jusqu'en 741 Charles-Martel dirigea des expéditions contre les Saxons, les Alamans, les Bavarois, les Frisons, et battit les Arabes à Poitiers, en 732.

A la mort de Charles-Martel, ses fils Pépin et Carloman se partagèrent son pouvoir. Un troisième fils, Griffo, né de l'Allemande Senehilde, avait réclamé une part d'héritage, mais il fut battu par Carloman et interné à Neufchâteau, dans les Ardcnnes. En 747, Carloman, l'aSné, se retira du monde ; il fonda un couvent placé sous le patronage de saint Sylvestre, et, en 750, il se retira au mont Cassin. Pépin resta seul maître du pouvoir. 11 lutta victorieusement contre les Alamans, et fonda une monarchie aussi

vingiens.

vent de Saint-Bertin ; son fils Théodoric fut mis à Saint- Wandrille. Pépin avait envoyé au pape Zacharie l'évéque de Wurtzbourg et l'abbé de Saint-Denis, chargés do lui demander, dit-on, qui devait être roi : de celui qui en avait le titre, ou de celui qui en avait le pouvoir. Zacharie aurait répondu qu'il valait mieux que celui-là fiit appelé roi qui avait la puissance royale. L authenticité de cetto réponse a été légitimement suspectée ; en tout cas, l'ambassade elle-même et l'adhésion donnée par le pape aux firojets de Pépin ne peuvent être contestés. Le pouvoir de a dynastie carolingienne eut donc une double source : élection par les grands, et consécration par l'autorité religieuse. Ceci était l'élément nouveau. Pépin le Bref fut oint par saint Boniface : réminiscence du sacre de Saiil par Samuel. De Pépin d'Héristal à Pépin le Bref, les caractères essentiels des Carolingiens furent les mêmes : ils furent, avant tout, des hommes de guerre. Dans leurs loisirs, leur seule distraction parait avoir été la chasse. Ils se montrèrent tous favorables à l'Eglise et déployèrent de véritables qualités d'hommes politiques.

Pépin le Bref (mort en 768), ses fils : Carloman (mort en 771) et Cbarlemagne (mort en 814), le fils do ce dernier, Louis le Pieux (mort en 840), appartiennent à l'histoire générale de France, et nous renvoyons aux articles spéciaux qui leur seront consacrés. A l'assemblée d'Aix-la- Chapelle (817), Louis lo Pieux avait partagé l'empire entre les trois fils qu'il avait eus d'Ermengarde; la naissance d'un quatrième fils, Charles le Chauve, né d'uno seconde femme, Judith, donna lieu à un nouveau partage, au détriment des fils aînés. Ceux-ci se révoltèrent. Ce fut une succession de luttes et de remaniements du partage. A la mort de Louis le Pieux, tout fut remis en question : enfin, lo traité de Verdun (843) consacra le démembrement do l'empire. Lothairo, l'aîné, eut le titre d' « empereur », nui demeura attaché à la possession de Rome.

La dynastie carolingienne s'éteignit dans des conditions semblables à celles qui marquèrent la fin des Mérovingiens. Ce sont les grands du royaume, marchant sous la direction des plus puissants d'entre eux, los ducs do Franco, (jui ont le pouvoir. Les derniers Carolingiens, contrairement à une opinion longtemps accréditée, furent cependant des hommes actifs et énergiques, vaillants et capables ; mais les moyens de faire sentir leur autorité leur avaient échappé, les uns après les autres. Louis V, fils de Lothairo, associé au trône depuis 978, avait succédé à son pèro en 986. Le 21 mai 987, il mourut sans postérité. La couronne revenait à Charles, fils de Louis IV ; mais, avant qu'il eût pu faire valoir ses droits, Hugues Capot s'était fait proclamer roi par les grands réunis à Senlis (1" juin 987), et couronner à Nojon par l'archevêque de Reims. Charles mourut en 1001 ; son fils aine, Otton, qui mourut sans enfants en 1005, lui succéda comme duc de Basse-Lorraine ; Charles eut deux autres fils : Charles et Louis, dont l'histoire a perdu la trace.

Voici la généalogie des Carolingiens, depuissoinMmoH?, administrateur du royaume d'Austrasie avec le maire du palais. Pépin de Landen :

Anségise, fils de saint Arnoul, lequel épousa l'une des filles de Pépin de Landen, Begge. [De cette alliance naquit Pépin d'Héristal] ; — Pépin de Landen, mort en 639 -.—Pépin d'Héristal, mort en 714; — Charles-Martel [IToisikmc fils, bâtard, de Pépin d'Héristal ; sa mère s'appelait Alpaïva), mort en 741 ; — Carloman (se fait moino en 747) et Pepm le Bref (mort en 768) ; — Carloman (mort en 771) et Charlemagne, mort en 814. tous deux fils de Pépin lo l'ref ; — louis le Débonnaire, fils de Cbarlemagne, mort en 840. [Il laissa trois fils : Lothaire, qui obtient 1 Italie avec le titre d'" empereur •; Louis le Germanique, qui obtient la Germanie ; Charles le Chaîne, qui obtient la France ( traité de Verdun 843)] ; — Louis n,le Bègue, fil.s de Charles le Chauve,

CAROLINIEN

Page 1