‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 599 sur 956 · CARROLL · texte numérisé non relu

CARROLL

CARRUTIIERS

Milan, au cours ao la guerre au Milanais contre Conrad lo Saliquo (XI' s.)- L'emporour d'Allemagne avait un char semblable, à la bataille do Bouvines.

CaRROLL, ville des Etats-Unis (Etat d'Iowa), sur le Middle-Coon, affluent du Racoon ; 2.450 hab. Commerce. — Le comté du même nom a 18.830 hab.

CARROLUTE (de Carroll, n. de ville) n. f. Sulfure naturel de cuivre et de cobalt, dont la formule est CuCo'S*, et que l'on a trouvé dans le Maryland (Etats-Unis).

GARRON n. m. En T. de papet., Coin de la feuille qui a été renforcé par l'ouvreur, c est-à-dire sur lequel il a laissé un peu plus de matière, afln de faciliter 1 opération du levage, n On l'appelle aussi bon carron, bon coin, ou

BONNE CORNIÈRE.

Carron, village d'Ecosse (comté de Stirling), sur la pc tite rivière de Carron, près de son embouchure dans le Fortli; 1.200 hab. Usines métallurgiques les plus belles d'Ecosse.

Carron (Gui-Toussaint-Julien), ecclésiastique, moraliste, né à Rennes en 1760, mort à Paris en 1821. Sa vie tout entière fut consacrée à des œuvres de philanthropie, d'abord à Rennes, puis on Angleterre, où il avait été déporté sous la Révolution, enfin à Paris, où il créa, sous la Restauration, l'institut royal de Marie-Thérèse, pour l'éducation des jeunes orphelines que la Révolution avait frappées dans leur famille et dans leur fortune. On lui doit de nombreux ouvrages de piété et de morale, dont lo plus important a pour titre : les Coiifesseurs de la foi dans l'Eglise gallicane à la fin du xviii< siècle (1820).

CARROSSABLE (ka-ro-sabV) adj. Que les carrosses, les voitures peuvent parcourir : Jloute carrossable.

CARROSSAGE Ika-ro-saj' — rad. carrosse) n. m. Inclinaison des fusées sur l'essieu, afin de faire appuyer les roues contre les épaulements des essieux.

al de car osse Homme gross er brutal ou

ils étaient déjà répandus en Italie, comme on le voit par certaines gravures. Catherine de Médicis en importa l'usage en France, et les luxueux 'Valois se hâtèrent de l'adopter. Les carrosses ou coches devinrent assez nombreux pour qu'en 1563 le parlement suppliât Charles IX de défendre qu'ils allassent par la ville de Paris. Cependant, il ne faut rien exagérer, car Henri IV écrivait à un de ses familiers : a Je ne saurais aller vous voir aujourd'hui, car ma femme se sert de ma coche -> Le roi et la reine n'avaient donc qu un carrosse pour eux deux. C était, d'ailleurs, une caisse grossièrement suspendue, rectangulaire, dans le genre de nos tapissières modernes Il en fut autrement sous Louis XIII et Louis XIV.

En 1599, le maréchal de Bassompierre rapporta d'Italie un carrosse à glaces; jusque-là, ils avaient ete fermés par des rideaux de cuir, mais, dès lors, ils devinrent plus commodes. Vers la môme époque, en Angleterre et en Hollande, lut inventé un carrosse ayant le train mobile et tournant et des ressorts d'acier, qu'on adopta partout II en résulta des constructions plus lé gères et plus pratiques ; les Anglais se distinguèrent surtout a cet égard. La France ne les suivit que lentement , surtout pendant la Révolution et l'Empire. Mais 1 an glomanie, qui domina pendant la •'"

Restauration et le commencement du règne de Louis-Philippe amena en France, l'adoption des formes anglaises, que les industriels perfectionnèrent en y ajoutant le bon eoût français ; jours, la carrosserie française est au moins égale,

CARROSSÉE {ka-rosé) a. t. Plein carrosse de personnes qui occupent ensemble et remplissent i

CARROUSEL {ka-rou-zèT — do l'ital. carosello, môme sens) n. m. Sorte de tournoi, où des cavaliers partagés en quadrilles exécutent des évolutions, et que l'on entremêlait autrefois do danses allégoriques et de représentations scéniques : Donner^ Célébrer un carrousel, il Par ext. Manège de chevaux de bois, pour les enfants. )ù se donne un carrousel : 1

du CARBODSEL.

CARROSSER {ka

irer, transporter en * beaucoup de voiles

— Carrosser de la roile. J dehors par un bon frais.

CARROSSERIE (ka-ro ri) a f Profession industrie du carross er ou\raj,es du car oss er Ea e fo t ne dans la C4BR0ssbR E Corps des carrossiers Jiéu no i générale rft

, Se promener en voiture et, fig ,

tente ou pavil-

Sorte de logement établi à l'arrière sur lo

plètement isolé de la muraille.

— Pêch. Petit parc très dont le des.

vert d'un filet.

— Techn. Instrument employé pour le commottage des cordes, et qui sert à porter le toupin ou couchoir

— Enoycl. L'usage du carrosse ne date que du \vr siè de ; jusque-là, les hommes ne se servaient que du cheval, les dames de litières, de mules et de palefrois. La mule était la monture des gens paisibles, des ecclésiastiques et des magistrats. Il faut arriver jusqii'à François I'%

Paris. A la môme époquo.

CARROSSIER (ka-ro-si-é), ÈRE [rad. carrosse] n. Personne qui fait, vend, répare ou loue des voitures et des harmis (Le féminin est peu usité.) il Carrossier s'est dit lutrefois pour Cocher, conducteur de carrosse.

— Aljectiv. : Ouvrier carrossier.

CARROSSIER (ka-ro-si-é), ÈRE (rad. cai-rosse) adj. Se dit des chevaux d'attelage, de forte taille, et propres à traîner les grandes voitures'à quatre roues : Cheval carrossikr.

— Substantiv. : Un beau carrossier, il Carrossier léger. Cheval d'attelage, plus petit et plus fin que le carrossier ordinaire.

CARROSSIN (ka-ro-sin) n. m. Nom donné autrefois par ! s fabricants de voitures à une espèce de véhicule à 'quatre [ lices mais à deux roues, avec suspension très douce.

CarROUGES, ch.-l. de canton de l'Orne, arr. et à 22 kil. dAlençon, près de la source de l'Udon, affl. de l'Orne; S88 hab Fabr. de tissus. Commerce do bestiaux. Restes d un château très important du xv siècle, restauré au x\ii' siècle. — Le canton a 24 comm. et 10.449 hab.

Carrouges (Ji , „ çais, célèbre par sou duel judiciaire, le demi eu lieu, en 1386, par ordre exprès du pariemei Jacques Le Gris, qu'il accusait d'avoir violé s! Carrouges tua Lo Gris et partit pour la Terre ? femme se retira, dit-on, dans une cellule murée.

Un carrousel soub NapoUon III

— Enctcl A l'exemple des tournois, dont ils furent d abord le simulacre les canousels étaient donnes soit i n 1 honneur des dames, soit pour célébrer un é\ éneraent heureux, un fait mémorable d'une nature quelconque. 11 n'était pas de sujet qui ne pût se plier aux exigences des carrousels; ainsi, on y représentait la prise de l'ile de Chypre, le jugement de Flore, le triomphe du Soleil, et mille autres sujets tirés, soit de la fable, soit de l'histoire. On alla même jusqu'à y représenter le triomphe des vertus de saint François de Sales. Ce dernier carrousel eut lieu dans la ville de Grenoble, le 26 mai 1667. Les naissances, les victoires et surtout les mariages étaient les principaux événements qui servaient de prétexte aux carrousels. Ils étaient souvent suivis de jeux divers : jeu de bagues, jet de javelots, courses où il fallait abattre ou fendre des têtes de bois fixées à des poteaux.

Pendant tout le xvii* siècle, les carrousels eurent une grande vogue, en Italie surtout, où ils se répétaient

Fresque toutes les années. A Florence, on représenta sur Arno l'expédition des Argonautes ; et, en hiver, ce fleuve étant gelé, on organisa sur la glace un carrousel en traîneaux et en patins. Les ducs de Savoie se distinguèrent aussi par leur amour pour ce genre de distraction. On en donnait très souvent à Turin ; l'on en vit un sur le lac qui domine les hauteurs du mont Cenis. En France, un des plus célèbres a été celui que donna Louis XIV dans la cour des Tuileries (1662), qui porte encore le nom de ^lace du Carrousel. Pendant le xvii« siècle, les cours d Europe donnèrent de grands carrousels. Depuis, ils ne sont pas sortis de l'usage ; le second Empire en a vu ou l'armée prenait une large part.

Carrousel (place du), magnifique place de Paris, comprise entre les bâtiments de l'ancien et du nouveau Louvre et le jardin des Tuileries. Dans ce vaste espace, Louis XIV avait, en 1662, donné un tournoi ou carrousel des plus brillants ; le nom en resta à la place. Elle était alors bien différente de ce que nous la voyons aujourd'hui ; là où s'élèvent les pavillons Richelieu et Denon du nouveau Louvre, serpentaient des voies étroites, bordées de masures : les rues Saint-Nicaise, du Doyenné, Saint-Thomas. La création de la place actuelle est une des premières conceptions du second Empire. On y remarque l'arc de triomphe qui précédait l'entrée des Tuileries et le monument élevé en 1888 à la mémoire de Gambetta.

CARROUSSE ou CAROUSSE n. f. Linguist.V. CAROUSSE.

Carru, ville d'Italie (Piémont [prov. de Coni]); 24.900 hab. Chef-lieu de mandement.

CARRUCA n.f.Antiq. roni. Voiture de luxe à quatre roues, à plusieurs places, attelée de deux ou quatre chevaux ou mules.» PI. gabrucj:.

— Encïcl. La carruca, dont le nom est d'origine gauloise , était souvent ornée

de lames d'argent, de figures de bronze partir du m' siècle, elle est réservée " ' grands dign

CarRUCCI (Jacques), peintre Italie

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