CARTEL
— Par ext. Provocation, défi d'o genre quelconque : Cartel épisti
— Archit Ornement que l'on en
actuel (loi du 28 déc.
1 ' suivant : pour le jeu at 1 raneais de 32 cartes : 0 fr. 75 rdinaires), et I fr. 50 c. ( orcle) pour le même jeu d
portrait étranger
Pour le
1 f r 25 c etsfr. 5ÔC., quel q
nombre de cartes. La prouve de la
perception du droit consiste en une
bande de contrôle apposée sur chaque
jeu et timbrée par les agents de la
régie Les fraudes sont prévenues par
les visites chez les fabricants de la
part des mêmes agents et au moyen
ks timbres (décret du 12 avr. 1S90 et
Iji du 28 déc. 1895) et marques dis-
imctives, dont sont revêtues les cartes des diverses
natures En outre, les cartes au portrait français étant
tirées sur papier filigrane vendu par la régie, l'absence
les feuilles non employées est constatée et , de ce
chef lo fabricant est frappé d'une amende; d'autre
part, les cartes au portrait étranger, destinées à l'expor-
1895) est portrait ;. (cartes
Cartes à jouer françaises
(suivent les basses < quatre, trois, deux}.
et exemptées de droi caisses plombées par la régie. Enfiu , ., 31 décembre 1895 édicté des mesures de
sont expédiées dans des arveillance
— Art milit. Convention entre deux partis ennemis, pour la rançon ou pour l'échange des prisonniers. (Vieux.)
— Blas. Ecu qui sert de champ aux armes, devises, etc. : Cartel d'armoiries.
— Horlog. Boite de pendule portative, que l'on applique contre un mur. 11 La pendule elle-même.
— Peint. Ornement destiné à décorer le cadre et la bordure d'un tableau.
— Enctcl. Hist. du dr. La féodalité avait élevé la
CARTELAGE — CARTHAGE
guerre privée au rang d'institution légale certaines règles qui étaient dues à la chevalerie et qui formaient une sorte de droit des gens. Lorsqu'un seigneur avait à se plaindre d'un autre, il lui envoyait un héraut qui lui faisait la déclaration solennelle de ses griefs, ou lui faisait remettre un parchemin (carïa) portant le libellé de ses réclamations et lui signifiait en outre qu'à partir de ce
baie ou écrite était le cartel. C'était un acte de procédure diplomatique qui maintenait jusqu'à certain point la loyauté féodale en avertissant d'avance un ennemi de se tenir sur ses gardes. Le nom de cartel est resté à nos provocations en duel ; mais ce n'est qu'improprement et par extension qu'il peut leur être donné.
— Dr. inlern. Nom donné à certaines conventions internationales qui ne sont pas revêtues de toutes les formalités des traités proprement dits. Actuellement, cette expression est plutôt réservée aux accords qui interviennent, pendant une guerre, entre les chefs militaires des deux belligérants et qui ont pour objet une suspension d'armes, un échange de prisonniers, une capitulation, etc. ; le caractère de ces conventions doit être exclusivement militaire. A la différence des traités ordinaires, les cartels sont conclus par les chefs militaires et obligent leur pays sans pouvoir exprès ni ratification.
On appelle navire de cartel un bâtiment qui, muni du pavillon parlementaire, est chargé de communiquer avec
CARTELAGE (laf) n. m. Arqueb. Variété de fer fondu employé aux garnitures des fusils.
— Dr. coût. Droit d'un quart du prix de veute d'une récolte de blé que prétendaient prélever certains seigneurs. (Ce prélèvement parut si excessif qu'il ne fut peut-être jamais exercé dans toute sa rigueur.)
CarTELÈGUE, comm. de la Gironde, arr. et à 13kilom. de Blaye, près d'un affluent de la Livenne; 1.134 hab. Ch. de f. de Saint-Ciers-la-Lande à Saint-André de Cubzac. ■Vignobles (cru de Château-Lafon), corderies, tonnelleries.
CARTELET (.lé) n. m. Comm. Syn. de carrelet.
CARTELETTE [lèl') n. f. Ardoise taillée de petite dimen-
— Adjectiv. : Ardoise caetelette.
CARTELLE {téV — ital. cartella, même sens) n. f. Mus. Feuille de peau d'âne préparée avec des portées toutes tracées, où les compositeurs peuvent écrire leur musique au crayon et l'effacer ensuite avec une éponge : Les car- TELLKS viennent toutes de Borne ou de Naptes. (J.-J. Rouss.) Il Toile huilée et peinte en blanc, qui sert au même usage.
— Techn. Bois de prix tels que le frêne, l'érable à loupes, etc., débité en petites planches pour la fabrication dos meubles, n Grosse planchequiportelesmeulesd'un moulin.
— Cartelle d'échantillons, Sorte de tableau portant les divers échantillons de fil en usage.
CarTEIXIER (Pierre), sculpteur, né et mort à Paris (1757-1831), fut élève de Charles-Antoine Bridan, le père. Après des débuts difficiles, il exposa au Salon de 1796 une petite figure en terre cuite, qui lui procura l'amitié de Chalgrin, l'architecte du Luxembourg; celui-ci commanda au sculpteur deux grandes figures pour la façade méridionale du palais : la Vigilance et la Guerre. Exposée au Salon de 1800, cette dernière valut à Cartellier une véritable célébrité. A cette œuvre remarquable succéda, en 1801, la figure de la Pudeur, qui, en 1808, fut placée d'abord à la Malmaison, et transportée
Angleterre, après l'impératrice José-
la i
phine. Le plâti A'.iristide fut placé, en 1805, dans la salle du Sénat. Le marbre n'en a jamais été exécuté. En 1808, parut au Salon, en plâtre, et, en 1810, en marbre, la statue de Louis Bonaparte, roi de Hollande. Un monument plus important suivit ce travail : ce fut l'énorme bas-relief exécuté en ISIO, audessus de la porte principale du Louvre. Nommé membre de l'Institut, Cartellier fut chargé, en 1811, de faire une statue colossale de Napoléon législateur, pour l'Ecole de droit. Il exécuta en outre, pour l'arc de triomphe du Carrousel, la Beddition de la ville d'Ulm, le bas-relief de. Louis XIV à cheval, à la porte des Invalides ; la statue du général Pichegru, aujourd'hui au musée de Versailles ; la statue de Mgr de Juigné, archevêque de Paris, qui décore l'une des chapelles de Notre-Dame. Citons encore le mausolée de Joséphine (église de Rueil); la statue du général Valhubert, do Vergniaud, de Vivant-Denon (cimetière de l'Est), en 1827, et 'le mausolée du duc de Berry, dont la révolution de 1830 empêcha l'inauguration. Cartellier avait été nommé professeur à l'Ecole des beaux-arts, en 1816.
CARTELLO (mot ital.) n. m. Mot que l'on emploie en parlant des musiciens et des chanteurs (et, par ext. en parlant de n'importe qui) pour exprimer leur supériorité, leur excellence dans leur art : Ténor, Escrimeur, etc., di
primo CARTELLO.
CARTENNIEN, ENNE (té
enna], n. de lieu) adj. Nom nférieure du '