‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 606 sur 956 · CARTÉSIEN, ENNE · texte numérisé non relu

CARTÉSIEN, ENNE

* — même étymol. qu'à 1 Descartes ou à sa doctri 'Jn philosoph

-^ Coordonnées cartésiennes. Géom. V, coordonnée. — D. Partisan du système philosophique de Descartes : Malebranche est, de tous les cartésiens, celui qui a le mieux aperçu la cause de nos ei^eurs. (Condill.)

CARTÉSIENNE (îi-èn'— même étymol. qu'aux deux art. précéd.) n. f. Géom. Nom qu'on donne quelquefois à une certaine courbe plane, il On dit plus généralement ovale DE Descartes. V. ovale.

CARTH.SUSER, médecin allemand. V. Carthecser.

CaRTHAG (saint), mort en 657. 11 fonda le monastère do Katheuin. en Irlande, et fut, dit-on le premier évêque de Lismore. Il était surnommé Mochuda ou le Matinal.

CarTHAGE, ville ancienne de l'Afrique.

— Emplacement. Au N.-E. de Tunis s'étend une vaste presqu'île bornée au S. par le lac de Tunis et la mer, à l'E. par la mer, au N. par la Sebha de Soukhara, golfe aujourd'hui transformé en lagune marécageuse par les alluvions de la Medjerda ; la presqu'île se soude par l'E. à la terre. Dans sa longueur, qui est d'environ 10 kilom., de La Goulette à Kamart, «lie se divise en deux parties égales. La portion méridionale est basse et sablonneuse ; peu à peu, le terrain se relève, des collines de moyenne hauteur (60", 50 à Saint-Louis), isolées ou groupées, dominent la plaine et aboutissent au cap Carthage (130 m.), point culminant de la contrée. Au delà, le sol retombe assez vite et, par une série d'ondulations, atteint les derniers mamelons du Djebel Khaoui et de Kamart. Une petite ville, La Goulette, et quelques villages, El Kram, Douar ech Chou, La Malga, Sidi Daoud, Sidi-bou-Said, El Marsa, et Kamart, couvrent ce large espace; les villas y abondent; sur la colline de Saint-Louis, l'ancienne Byrsa, se dressent la cathédrale, la maison des Pères blancs, avec le musée organisé par le P. Delattre, et la chapelle que Louis-Philippe érigea en 1841 à lamémoire de saint Louis. Cette presqu'île est l'emplacement de Carthage.

— Histoire. Trois villes se sont succédé en cet endroit propice à un établissement maritime. De la première {Cambè ou Caccabé), simple comptoir installé vers le xvi' siècle av. J.-C. par les Sidoniens pour faire concurrence à la colonie tyrienne d'Utique, on ne sait presque rien. Les découvertes du P. Delattre permettent de croire qu'elle était située sur le rivage, au-dessous de Byrsa.

La seconde ville au contraire est célèbre dans 1 histoire I d légende veut qu elle ait été fondée au ix< siècle par Elissar surnommée depuis Didon {la Fugiliie) qui se de robait à la vengeance de son frère P^ gmahon roi de T\ r Uno inscription qui porte le n^ni i P\ ^mahnn le mot

sémitique Kart-hadatsch on Kart-hadschat (la Ville neuve), par lequel on désigna la cité, les rapports étroits qui existèrent toujours entre elle et Tyr, prouvent que le récit légendaire repose sur un fondement réel. La colonie se développe rapidement, couvre de ses comptoirs {emporia) les côtes de l'Afrique septentrionale, et, dès le vi« siècle, domine tout le littoral, depuis la Numidie jusqu'à la Cyrénaïque. En 574, Tyr est ruinée ; Carthage hérite de to"utes ses possessions dans la Méditerranée. La Corse, la Sardaigne, Malte, les Baléares lui appartiennent; elle s'installe en Espagne et prend l'ouest de la Sicile. Là, elle rencontre les Grecs, qui cherchent à lui disputer la suprématie de l'île. Depuis 550 environ jusqu'en 288, elle revient sans cesse à la charge ; et, malgré des défaites sanglantes, comme celle qui lui fut infligée par Gélon à Himera, en 480, malgré l'audacieuse diversion d'Agathocle qui porta la guerre en Afrique (août 310-oct. 307), malgré les conspirations de ses principaux citoyens, Hannon. Bomilcar, ()ui voulaient devenir rois, telle était son opiniâtreté, qu elle aurait fini par subjuguer la Sicile entière, si elle ne se fût alors trouvée en face de la république romaine. Les trois guerres puniques (264-241, 219-201, 149- 146) mirent tour à tour Rome et Carthage à deux doigts do leur perte : il ne s'agissait plus seulement de se disputer la Sicile, mais de lutter pour 1 existence. Carthage eut la bonne fortune de pouvoir opposer à l'ennemi de vaillants généraux, et surtout Annibal ; elle succomba néanmoins dans ce duel gigantesque et Rome, victorieuse, détruisit sa rivale, garda une partie des territoires qu'elle occupait en Afrique et donna le reste à Masinissa (printemps de 146).

La supériorité de ses adversaires ne suffit pas à expliquer l'efl'ondreraeut de Carihage. Elle portait en elle-même le principe de sa ruine : ses armées, composées de mercenaires, guidés par le seul espoir du gain, n'avaient point la solidité des légions de citoyens romains; à plusieurs reprises, mécontentes de leurs chefs, elles réduisirent la ville aux abois. En outre, les haines des grandes familles déchiraient la rit,', li rivr,; •,' Ar -, Par-a représentant le

parti militair-'. i:- Il \ ii;- ' laiont tout, même

l'honneur, au !■ , - : . , , , , . nitiMn'ce, paralysa bien souvent I- i ' . a:.-.', république

aristocratique, i ,:;,:, • ,i ■, , république romaine : deux sulî'otes, ;

aux deux

consuls, mais indéflnimont rééligiblos, et un sùnat, y reprôsontaiont l'aristocratio ; l'assembléo populaire traduisait les vœux d» la déniocratio. Mais, en réalité, l'argent dirii^'i'îiit tout; Cartilage était une pluutocratic. Elle connut peu li's ^;r.iii.ls scntimeuts et la bonté du cœur; son an, i.jiii ,•llll.:■lulll^ a l'Egyplo et à l'Orient, resta rudi-

Monrmie do Carll

I ' ms la dotentde

I' I M uculier, y amène

I i ' I 'ir un aqueduc do

■ i i">rt une flotte fru-

' lli' est aussi glorieuse que

i'--<Kience du proconsul et de

1 1 1 1 1 1 0 de commerçants q u'on-

' II- "il're encore aux hommes

1 <incls peuvent désirer. Apulée

in professeurs y attirent des étu-

Avec le m» siècle commence la

le plus souvent gouverneurs de la

:\ lour profit l'auto-

:i- •! '. i-iii.iii\,' avec

ils ruiruront à Cartilage Vfrique leur appartenait (janv. 477), qui gouverna

créé

à confisui

même temps qu

l'intérieur par des révoltes militaires (53 1-54S). Puis, lentement, elle décline ; Genadius, qu'elle envoie à Constantinople Phocas, l'illumine d'un dernier rayon. Bien apparaissent dans les plaines de la Byzacèc la fin du vu» siècle, Carthage, abandonnée à ses seules forces, tombe entre leurs mains (608). Elle devient une simple bourgade ; Tunis s'accroît à ses dépens.

Le vif éclat dont elle brilla, la Carthage romaine le doit en grande partie au christianisme. Il y pénétra de bonne heure dans le peuple. Le premier de ses évoques

ne remonte guère qu'à l'année 215; ' " '''

mais, dès 180, les martyrs sciUi-

tains y subissent leur supplice ; ^^ /

en 202 ou 803, sainte Perpétue et f^'jl:__

pale (ovêque de 248 à 258), saint Augustin, qui, après avoir étudié et professé dans cette ville, y revint prêcher fréquemment "dans

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Ch. Tissot, (,

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1896). Siguai

Carthage

■ iiNCII iv

métropole de

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grande importance dan

:.i-lSiiO); E. Ual' Afrique bi/zaii- '-■lAn'îiie (Paris, Il lolattro.

Les cunuiles de Carthage, "•""•ne d'Afrique, ont une ecclésiastique. On en 0 i l'année 594. Voici

lion avec eux s'ils no changeaient d'avis. Saint Cyprien défendit son sentiment avec vivacité et le lit confirmer dans un nouveau concile réuni en 850. Le pape ayant énergiquement maintenu sa -iécision, saint Cyprien convoqua, cette même année, le grand concile de Carthage; les canons déjà votés furent encore une fois confirmés. La persécution qui survint, ei où saint Cyprien subit le tiKiif-rf , mit fin & la querelle. Quand la paix fut rétablie, ' ]ii''s d'Afrique survivants renoncèrent à la lutte,

I I I imnté du pape triompha.

' . i7t>j tenus vendant le schiame des donalisles. Pen- ; un ' tilt ans que dura ce schisme de nombreux conciles lurent tenus. Celui do 348, présidé par Gratus, évêquo ■le Carthage, et appelé premier concile de Carthage^ bien <iu'en réalité il soit le douzième. Après avoir pris des mesures contre les donatistes, les Pères drosseront dos canons, approiivt.-s dans la suite par le pape Jules l•^ qui ■I I' I In- ;ii li iliaptiser ceux qui avaient reçu le baptèmo I i limité, et interdisaient aux clercs la 00-

1 I "S femmes, l'administration dos affaires

i'Ni|-.nrii. . ri !-• prf'^t à Intérêt, Cos canons furent renouvri,a t)i, ,,.,oiiruH'.s parle cnnrH-- t\r ■•.'"^ r[Tii fnt nommé

deuxième concile de Carthatf I' . n i, oncile de

398 (quatrième concile do Cani . , is sous le

nom de Statuts anciens de 1 1 i lis règlent

la inanicre dont l'ôvéque doU un ne l.i l'i iiro dans les riiii I., iii.'ih.' . ivil.'s, qui, à co(to éjioquo, lui étaient fré- 1 ' ! is ; ils lui interdisent la lecture des livres

I I jiK's, sauf le cas de nécessité, et décident

I 1 , , iHia avec un excommunié sera excom-

\le général mariage faite préc demment aux évêques, aux prêtres et aux diacres.

Cependant, le schisme durait toujours. Tous les évoques catholiques d'Afrique, réunis au concile de 403, envoyèrent aux évêques donatistes une sommation solennelle d'avoir à se rendre à une conférence publique qui eut lieu au concile de 41 1 oil se trouvèrent doux cent soixante-dix évêques donatistes et deux cent quatre-vingts catholiques. Saint Augustin, prit part aux débats et combattit les donatistes. Ceux-ci furent convaincus de schisme, et condamnés en 4 1 2 ; le schisme s'éteignit peu à peu.

3" Conciles contre- les pélaqiens. Célestius avait apporté à Carthage l'hérésie de Pelage, son maître, qui niait le péché originel, la déchéance de la nature humaine et la nécessité de la grâce divine. Plusieurs conciles on 412, 416, 417, 418 condamnèrent Célestius. Les canons de ces assemblées, approuvés par le pape Zozime, firent loi dans l'Eglise universelle. Le concile in trullo les adopta pour l'Orient. Los anciens auteurs les nomment le Code de l'Eglise d'Afrique.

L'affaire du prêtre Apiarius qui, excommunié par Urbain, évêque de Sicque, en Mauritanie, en avait appelé au pape, donna lieu encore à plusieurs conciles, dont le plus important est celui de 419 (6« concile de Carthage) où furent discutés les droits des évêques et des papes en matière d'appel.

— BiBLiOGR. : Chr. Justel, Codex canonum Ecclesiœ Africanx (Paris, 1615).

Carthage, ville des Etats-Unis (Missouri), sur le Spring, sous-affluent de l'Arkansas par le Neosho ; 8.000 h. Minoteries ; fabriques de machines, de voitures, de char-

CarthagÈNE (espagn. Cartagena), ville

"" ' ■' ' 'îMurcie]), sur la Méditerranée, au pie

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