‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 612 sur 956 · CARTOUCHE — CARVAJAL · texte numérisé non relu

CARTOUCHE — CARVAJAL

rieur même du bourrelet formé par le culot de l'étui métallique. Le colonel Berdan perfectionna ensuite ces cartouches, alin de rendre les tirs plus solides et de permettre l'emploi de la percussion centrale, en disposant, par double emboutissage, au centre du culot, une sorte de teton percé d'évents et formant enclume pour la capsule dont on le coitfait.

Tel est le type d'après lequel furent établies, en France, les cartouches modèle 1874, puis modèle 1879, et enfin modèle 1879-1883 pour le fusil Gras, de même que les cartouches modèle I8S6 pour le fusil Lebel.

L'emploi des cartouches métalliques avait d'abord augmenté le poids des munitions. Tandis que la cartouche du chassepot pesait 32 grammes, celle du fusil Gras en pesait 43 ; mais la réduction du calibre, réalisée dans le fusil Lebel, a ramené le poids à 29 grammes. La hauteur est sensiblement la même, de 75 à 77 millimètres pour les différents modèles de cartouches métalliques.

— Chass. Quel que soit le système auquel appartienne la cartouche de chasse, qu'elle soit à broche ou à percussion centrale, que la douille soit en carton ou métallique, le mode de chargement no varie pas. La première des opérations du chargement des cartouches consiste à introduire la poudre après que l'on a mesuré, au moyen d'une éprouvette, ou pesé la quantité la plus convenable pour le calibre du fusil.

Au-dessus de la poudre, se place le culot, sorte de calotte en carton mince embouti, dont le rôle est de niveler la poudre à l'intérieur de la douille. Sur ce culot, que l'on supprime fréquemment, se pose une bourre de feutre de plusieurs millimètres d'épaisseur, recouverte sur ses deux faces de rondelles de papier. A l'aide d'un mandrin en buis, on appuie culot et bourre sur la poudre, sans que le bourrage soit trop énergique, dans la crainte d'écraser les grains de poudre. Cela fait, on verse le plomb. Sur le plomb, se place une bourre en carton que l'on se borne à appuyer sans bourrage, toujours en se servant du mandrin. "Il ne reste plus qu'à sertir la cartouche, c'est-à-dire à replier uniformément l'extrémité du carton sur la bourre. On obtient ce résultat au moyen du sertisseur.

' septembre 1870 au N de Bazeilles, non loin

faubourg de Balan Dans la maison Bourgene cernée par

le 15» régiment bavarois quelques soldats français epui

atela

une h£cure de leuii lit \u mit s3inl r Mtiit de jeter son fusil à terre et se tient debout dans un coin Cette toile où se ré\èle tant le vie et de passion est une des plus populaires du maître, dont elle a établi définitive ment la réputation.

Cartouche (Louis-Dominique Bodrguignon, dit), criminel célèbre, né à Paris en 1693, mort en 1721. Fils d'un simple tonnelier, il commença ses études chez les jésuites, mais, cédant à ses mauvais instincts, il s'affilia à une troupe de bohémiens, qui l'initia à la pratique du vol. Il exploita Paris et la banlieue pendant une douzaine d'années, et on lui attribue des aventures de toute sorte, qui ont rendu sa biographie populaire. La police parvint enfin à l'arrêter, et il fut rompu vif en place de Grève.

CARTOUCHERIE (ri) n. f. Local, atelier où se fabriquent les cartouches.

— En'cycl. En France, les établissements qui confectionnent les cartouches comprennent généralement des ateliers de fabrication d'étuis et des ateliers de chargement distincts les uns des autres. La fabrication des étuis, dont une partie est confiée à l'industrie privée, a été organisée à Bourges, Douai, Rennes, Tarbes, Toulouse, Puteaux, 'ValeDCe, 'Vincennes et Alger. Le chargement s'effectue à Bourges, mes, Toulouse, Valence, "^

i et Algc

CARTOUCHIER (chi-é) n. m. Autrefois, Giberne pour les cartouches, que les soldats portaient en bandoulière il Auj , Giberne à cartouches, due improprement qai (joussier, que

poche soldat. (Elle a ancienne giberne, et se nfanterie, fauve pour la c

î dispositif intérie

raété ; fut en

modifié ; d'abord

dont chacune contenait une cartouche puis on est re\enu à des compartiments, dont chacun reçoit un paquet de car touches. L'emploi des armes à chargeur a entraîne des m ) difications dans la disposition des cartouchières le soldat n'ayant plus à puiser ses cartouches une à une mais

chargeu

Cartouchières : 1. Bandoulière de la fin du "'"","=' "?' ivi. siècle (A, étui à oarlouche; B, sac à balles); tensiles de 2. De cosaque; 3. De soldat d'infanterie française, pansement :

iodoforme, bandes, pince hémostatique de Péan, paquets de coton cardé, de coton hydrophile, etc.

— Chass. Ceinture munie d'étuis ou de poches, dans lesquels on glisse les cartouches. (On les appelle aussi

CEINTCRKS-CARTODCHIÈRES.)

CARTULAIRE ((èr' — du lat. du moyen âge chartularium) n. m. On désigne ainsi les recueils contenant la transcription in extenso d'actes fixant l'histoire et les titres de propriété d'une seigneurie laïque ou ecclésiastique, mais, plus particulièrement, d'une seigneurie ecclésiastique. La plupart de ces recueils sont en forme de registres, d'autres en forme de rouleaux. Les cartulaires remontent très haut : on voit , par Grégoire do Tours , que l'on en rédigeait dès le vu" siècle.

Cartwright {karf-ra-if) [William], poète anglais, né à Northway en I611, mort en 1643, est connu par des poésies et par des tragi-comédies, dont l'une, ï£sctave royal, eut un vif succès.

récit de ses voyages dans l'ouvrage : Journal of transactions and events, during a résidence of nearlij sixteen years on the coast of Labrador (1792). — .Son frère Jean, publiciste anglais, né à Marsham en 1740, mort en 1824, quitta la marine pour ne pas prendre part à la répression de l'insurrection américaine (1774), et se rendit populaire en publiant de nombreuses brochures pour demander la réforme parlementaire, le suffrage universel, etc. Dans le même but, il avait fondé la société pour l'instruction constitutionnelle du peuple.— Leur troisième frère, Edmond, poète et mécanicien anglais, né en 1743 à Marsham, mort à Hastings en 1823. Tout en exerçant les fonctions de pasteur, il publia dos éléc'ies, des sonnets, des poèmes, notamment : Armtiiie et Elrire (1770), et le Prince de lapaix (1779). En 1784, il se mit à étudier la mécanique, inventa une machine à tisser qui finit par être adoptée dans l'industrie ; puis il inventa une machine à peigner la laine (1790), et prit de nombreux brevets pour des machines à fabriquer des cordages, à mouvoir les voitures sans chevaux, etc. Il s'occupa également d'employer la vapeur comme force motrice. Cartwright se ruina dans l'exploitation de ses brevets et, en 1809, le parlement lui vota une somme de 250.000 francs à titre do récompense nationale, somme bien inférieure à celle qu'il avait dépensée pour la construction de ses métiers. Cartwright avait publié, en 1807, Lettres et sonnets sur la morale,

CaruaRU, ville dos Etats-Unis du Brésil (Etat do Pernambuco), dans la vallée du fleuve côtier Ipojuca; 3.000 bab. Entrepôt commercial.

CARUE (ni) n. f. Autrefois, Association entre marins ; caisse de prévoyance en faveur des marins : La grande CARDE. La petite carue. Bureau de la carue.

— Nom donné, dans les ports du littoral normand et aussi à Rouen, à l'entreprise qui a pour objet le déchargement des bateaux et navires à quai.

CarulLI (Ferdinand), guitariste italien, né à Naples en 1770, mort à Paris en 1841. Ses compositions consistent en solos, concertos, fantaisies, airs variés, duos, trios, quatuors, etc. Carulli a publié aussi : Méthode de fjuitare et i Harmonie appliquée à la guitare. — Gustave Carulli, son fils, compositeur et professeur de chant, fit représenter en Italie l'opéra ï Tre viariti. Il a publié divers morceaux de piano et de chant.

CARUM (rom') n. m. Genre d'ombellifères, de la famille des amminées, comprenant une cinquantaine d'espèces, nui croissent dans les régions chaudes et tempérées de

I Amérique boréale et surtout de l'ancien monde. CARUMBIUM [ron-bi-oin) n. m. Genre d'euphorbiacées,

tribu des excœcariées, renfermant des arbres ou des arbustes des régions chaudes de l'Asie et de l'Océanie.

Syn do 0MALANTHE.

CARUNCULAIRE (ron-ku-lér) n. f. Bot. Section du genre

CarupanO, ville du Venezuela (Etat de Bermudez), non loin de la mer des Antilles ; 12.400 hab. Mines d'argent, de enivre, de plomb ; fabriques de chapeaux de paille, do papier, do savon, de sucre, de faïence; distilleries. Commerce de chevaux et de mulets.

CARUS (russ — du gr. karos, sommeil) n. m. Profond assoupissement, dernier degré du coma, observé dans certaines fièvres pernicieuses. (Vieux mot.)

CaruS (Marcus Aurohus), empereur romain, né à ^'arbonne ou à Milan, mort en 283. Il était préfet du prétoire sous Probus, et, après le meurtre de cet empereur (282), fut élu par les légions et confirmé par le sénat.

II vainquit les Sarmates qui avaient envahi l'Illyrie, enleva aux Perses la Mésopotamie, Séleucie et Ctésiphon,

manque '

tente. Carus, qu'on peut placer dans le petit nombre des bons empereurs avait un caractère énergique et une simplicité de mœurs qui rappe

Carus (tbarl lu^um-j médecin allemand né à Leip zigen 1789 mortàDresdeen 1869 Directeur de la clinique d accouchementetprofesseur à 1 académie medico chirur gicale de Dresde, et, en 1827, médecin de la cour et conseiller d'Etat, il a écrit de nombreux ouvrages de médecine. Il s'est aussi livré à des travaux littéraires, il a même produit des tableaux à l'huile.

— Son fils Victor-Jules, né à Leipzig en 1823, fut, de 1849 à 1851, professeur d'anatomie comparée à Leipzig, ainsi que directeur de la collection zoologique. En 1872-1874, il suppléa W. Thomson dans sa chaire, à Edimbourg. Ses premiers ouvrages sont : Système de morphologie animale (Leipzig, 1853} ; [cônes zootomicse {li51) ; Èibliotheca zootomica (1852); Èistoiré'de la zoologie (1874).

CarUSO (Luigi), compositeur italien, né à Naples en 1754, mort à Pérouse en 1822.11 écrivit plus de soixante opéras, depuis longtemps oubliés parce que sa musique de fraîcheur et d'originalité. Il donna, en outre, ibre de cantates et de morceaux détachés lusique vocale. On connaît de lui huit messes solens, quatre messes brèves, quatre messes a cappella. Miserere, trois Magnificat, quatre litanies, les Lade Jérémie, un grand nombre de motets et enfin quatre grands oratorios.

CarUTTI (Dominique, baron de Cantogno), diplomate italien, !ië t^n i-^?!. >^ecrétaire général du ministère des affain V ,11, !,,,!,. s,jus Cavour, de 1860 à 1861, il s'était d, la '. I I :ir quelques ouvrages : Zies princi-

pr\ i hhre ; Essais politiques , Histoire du

ré'/'f '■' \ h '. 1 ■ ,/'■«? //, premier roi de Sardaigne, et IJJtstùire au règne ne Charles-Emmanuel III, deuxième roi de Hurdaiyne. Député au parlement en 1860 et 1861, il fut ensuite, de 1862 à 1869, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Amsterdam, et il a été nommé conseiller d'Etat en 1869. Il continua à publier des articles dans les revues historiques et quelques volumes : la Cour de Turin et les traités de 1815 (1871) ; Histoire de la diplomatie de la maison de Savoie (1875-1880).

GARVACROL (de carvi, et carvolj n. m. Substance extraite de l'essence de carvi et isomérique avec le carvol.

Syn. CYMOPHÉNOL, CAMPHOTHVMOL, THYMOL.

— Encycl. Le carvacrol existe dans un certain nombre naturelles; entre autres, dans l'essence de Pour le préparer, on traite l'essence de carvi par la potasse, ou encore la même essence par l'iode, on cohobe plusieurs fois et on lave le produit avec de la potasse. Comme le carvacrol ainsi formé est encore mêlé de carvène, il faut le séparer de ce dernier corps par le moyen de la distillation fractionnée. Le carvacrol se rencontre également au nombre des produits qui prennent naissance lorsqu'on fait agir l'iode sur le camphre. Il se produit quand on fait bouillir la carvoxime avec l'acide sulfurique étendu. La composition est représentée par la formule (CH')' CH - C H- (OH)^ (CH'),. -

Pur, le carvacrol est une huile incolore, visqueuse, plus légère que l'eau et un peu soluble dans ce liquide. Son odeur est désagréable, et sa saveur est d'une âcreté très persistante. Il bout à 236", en répandant des vapeurs qui excitent fortement les organes respiratoires. Il brûle avec une flamme très brillante.

CARVACROTATE n. m. Sel dérivant de l'acide carvacrotique.

CARVACROTIQUE adj. Se dit d'un acide formulé par C'H'(0H),5,(CH'),,,(C'H'),,|(C0'H)|,| qu'on obtient en faisant passer un courant d'anhydride carbonique dans une dissolution de sodium dans le carvacrol. Il Se dit aussi d'une aldéhyde qu'on obtient en faisant agir le chloroforme sur une solution de carvacrol et de sodium dans l'eau.

Carvajal (Juan DE), évêque do Placentia, né à Trujillo (Estrémadure) en 1399, mort à Rome en 1469. Il lut légat d'Eugène IV au concile de Bâle, et créé par lui cardinal. Il lutta contre les hussites et assista à la victoire de Jean Hunyade sur Mahomet II à Belgrade (1456).

Carvajal (Bernardin DE), neveu du précédent, né en 1456, mort en 1523, évêque d'Astorga, de Badajoz, de Siguenza, de Placentia, de Carthagène et d'Ostie ; cardinal en 1493. Il prit parti pour Louis XII et Ma.ximilien contre le pape Jules II et fut excommunié, destitué, et même emprisonné du temps de Léon X. Mais ce pape lui pardonna, après qu'il eut fait pénitence.

Carvajal (François de), capitaine espagnol, né vers 1464, mort en 1548. Il combattit à Pavio et se signala au sac de Rome en 1527, passa ensuite au Pérou et devint, en 1542, major général de l'armée royale. Homme do faction, il s'attacha au parti de Gonzalès Pizarre qu'il servit fidèlement, fut fait prisonnier comme lui en 1548 et pendu comme traître au roi. Vaillant, mais cruel, il fit périr par des travaux excessifs 20.000 Indiens devenus ses esclaves.

Carvajal (Juan de), officier espagnol, mort en 1546. Son caractère aventureux l'avait conduit au Venezuela, lorsque Charles-Quint vendit cette contrée aux 'VV'elser d'Augsbourg. Carvajal fit assassiner le gouverneur envové par cette famille et fabriquer des fausses lettres

gitentes de l'empereur qui le nommaient gouverneur, énoncé, il fut appréhendé et pendu.

Carvajal (Laurent Galindez de), jurisconsulte espagnol, né à Placentia en 1472, mort à Burgos en 1527. 11 professa la jurisprudence à Salamanque, fut conseiller du roi Ferdinand et de la reine Isabelle, remplit des fonctions politiques sous le cardinal Ximénès. On lui doit : Adicwnes

losj

ilustres de Heman Père: de Cuzman (1517).

CAUVAJAL

CARYOCIKESE

Carvajal (Thomas-Josô-Gonzaloz), hommo d'Etat et iiciMii'iir ospatïiiol, né à, Sévillo en 1153, mort on 1834. I r.Miiplii -if liants finplois ilaiis les rtnancos dopuis 1790,

cv II .,1,1. I I 11 . ti I ■ 1 ;. conseiller d'Etat en 1821, 1,11, ., I . il i" la guerre (1833), ontin

:iii : ,'':,;, hv.Ts écrits en prose ou on

f>i .. 1 . ' . 1H19), que les Espagnols

..m;ii l. iif . Miiiih- un ! ■ , ■■\,r\. .lu'uvre do leur littôraturo niitos Cl} prosa y verso (1847).

n. m. Nom dos disciples d'une phique de l'Inde, matérialiste et athéo, qui transmigration, ni l'iinmortalitô do l'ànit!,

cArvÂKA (tchârvâka) écoïo philosophique de 1'

11), missionnaire portugais, mort : Japon et la Chine les deux ou- •7nentum annuarum epistolarum ex V exSinis (1603).

justi.

. Silva), hommo d'Etat portuga ■'inistro de Jean VI, il prit une part

1845. Mil

î du libéralisme, fut proscrit plusieurs fois, eut la plus grande part à la restauration de dom Pedro (l8"-'8), <*t rei;ut le portefeuille des finances. II fut de nouveau renversé et exilé en 1836, par suite de la réaction en faveur do la constitution de 1820, rentra en 1842, après lo raouvemoiit de Porto, qui rétablit la constitution de dom Pedro, et lut nommé conseiller d'Etat.

Garvalho (Léon Carvaille, dit), directeur de théâtre, né à l'ilo Maurice en 1825, mort à Paris en 1897. Engagé comme basse chantante à l'Opéra-Comimio de Paris en 1847, il y connut M"« M iolan, ciu'il épousa. Il obtint, en 1855, la direction du Théâtre-Lyrique, et remit à la scène des œuvres classiques, comme les Noces de Figaro, la Flûte enchantée, Obéron, Orphée, etc., et fit représenter nombre d'opéras nouveaux ; entre BMiTQS, Fanchonnette, les Drar/ons de Villars, Gil Blas, Faust, Bornéo et Juliette, et Mireille. En 1868, Carvalho joignit à l'exploitation du Théâtre- Lyrique celle de la salle Ventadour; mais, écrasé par l'enormité des frais, il dut abandonner ses directions. Vers 1869, il se rendit au Caire, où il remplit les fonctions de surintendant du théâtre. De retour en France, il prit, en 1872, ia direction du Vaudeville, où il monta notamment l'Arlésieime. de Daudet. Devenu, en 1876, directeur do rOpéra-Comique, il avait porté ce théâtre à un haut degré de prospcrité, lorsque la salle fut détruite par l'incendie du 25 mai 1887. Poursuivi comme responsable de cette catastrophe, il fut condamné à trois mois de prison et à 200 francs d'amende, mais il fut acquitté en appel. En 1891 ,

la conserva jusqi

Garvalho (Marie-Caroline-Félix Miolan, dame), cantatrice, née â Marseille en 1827, morte à Puys (près de Dieppe) en 1895. Elle entra au Conservatoire de Paris, où elle reçut des leçons de Duprez et remporta k i roniier prix de chant, en 1847. En 1850, M"« Miolan débuta â rOpéra-Comique et y créa, on 1853, avec une voix faible mais délicieuse, les Noces de Jeannette. Cette année, elle épousa son camarade Car valho, qu'elle suivit, en 18o6 au Théâtre-Lyrique, dont il était devenu directeur. Elle obtint de véritables triomphes dans la Flûte enchantée, Pkilémon et Baucis, Mireillt {IS62), Bornéo et Juliette (iseï)

En 1868, elle entra à l'Opéra où elle fut tout aussi heureuse dans les Huguenots et Faust Entre temps, elle se fît entendre dans diverses grandes vil les d'Europe, revint à l'Opéra 1875, { " ■

Mni« Carviiho 1 à 1 Oppra Cornu

en 1876. Par le style et la virtuosité, M"» Miolan-Carvallio fut une des plus grandes artistes lyriques du xix» siècle.

Carvalho DA Costa (Antoine), géographe et mathématicien portugais, né à Lishonne en 1650, mort en nis, auteur d'un travail considérahle sur la géographie de son pays, la Chorographie portugaise (Lisbonne, 1707-1712).

Carvar, ville do l'Inde anglaise (présid. de Bombay [prov. do Carnatique]), sur l'estuaire de la Kalinadi ; 13.7ÔO hab. Port créé en 1862 pour remplacer la cité déchue de Vieux-Carvar, qui avait été prospère jusqu'en LSOO.

CARVE n. f. Filet de pêche, en forme de chausse.

Carve (Thomas), prêtre catholique irlandais, né en U89 dans le comté de Tipperary, mort en 1664. Attaché comme aumônier à un régiment pendant la guerro de 1 rente ans, il raconta cette guerre dans un ouvrage intitulé : lUnerarmm Th. Carvx (1639). On lui doit aussi un livre sur 1 Irlande : Lyra seu Anacephalxosis hibernica (1651).

CARVELLE (ivV — du hoUand. kaniel. même sens) n. f. l-nmin .1.' .-lo.i 'i t.Vn carrée, servant, dans la marine, à ■!"'"'"■ ' "^ ! '^ 'I" .-harpente taillées en biseau, n .Se

"'^■'' ■ 1 li I \RAVELLIi.

c.\i;\ 1 r-ir, . nburo d'hydroirènc qni fait partie

1' •■ ae carvi par |!|'''"i^-.i'|Mr, MP, ,,:i i'.-.> [ II' lu[uide obtenu, ..■.- o„;i,uiinn-, i.-st iavc au carbonate de uilo sur du sodium. C'est une huile mobile, s légère que l'eau, d'une odeur agréable et aromatique. Il bout à 166» 5, est presque in-

léthe

CaRVER (John), colonisateur anglais du xvii» siècle, mort à Now-Plymouth (Etat do Massachusetts) en 1021. C'était un browniste qui, persécuté en Angleterre, émigra on Amérique et y fonda, sur une plage désorte, près du cap Cod, la ville do Now-Plymouth.

CARVI (du gr. karon, carum) n. m. Nom d'une espèce d'ombollifères du genre carum.

— Encycl. Bot. Le con'i est une plante bisannuelle nui habite les prairies et les lieux montuoux de l'Kuropo ; elle se cultive encore dai ' iardins maraîchers , licaucoup moin .

r.iis. r.)iitcs les parties du .■ar\ i srjiit plus ou moins

l.i ra.iiio et les fruits. On fiiij'iuio ceux-ci, dans les pays du nord, aux mêmes

ges ; on les met aussi dans le pain, et on les ajoute comme condiment aux légumes, qu'ils rendent plus savoureux et plus faciles à digérer. Los racines ont une saveur agréable, et on on les mange dans lo nord.

Les fruits sont encore employés en médeci excitants et carminatifs on on extrait une huile vo- ^„.., . „ „

latile, d'une odeur suave, ''"' ' "' "

qu'on administre contre les coliques, et aussi comme assaisonnement. Les vaches mangent volontiers les feuilles du carvi.

— Chim. Essence de carvi. C'est une huile plus légère que l'eau, et que l'on peut séparer, par la distillation fractionnée, en doux principes : 1 un, hydrocarboné, répondant à la formule C"H", le carvène ; l'autre, répondant à la formule C"'H"0, le carvol. 'V.carvène, carvol,

CARVITEUILLE (H mil. — de cani, et feuille) Syn. do sÉLiN À fedilles de carvi. V. sélin.

CaRVIN, i-h -lic.i .!.> .-T.if ,1„ I'r,5-,i.,-rn!n.« n

non est plus aujouid hui que I faubourg. — Le canton de Carvi i. .

10 comm. et 38.823 hab.

CARVOL (rad. cari'i) n m Prii, cipe oxygéné do l'ess. ii -' I. n ,

— Encycl. Le can ■! ■ un certain nombre dr les de cani, ie menlho .,,/,, i partant de l'essence dt. carvi, i suffit d'agiter celle-ci avec une dis solution alcoolique de sulfure d'am monium ; il se forme ainsi un sulfhy- , , „ drate de carvol, qui donne le carvol Armes ae i-arvin. lui m me lorsqu'on lo décompose par l'ammoniaque. Le

ai\ 3l est liquide, bout vers 225° et a une densité de 0,96 i l^ I acide sulfurique et l'acide azotique concentrés le r Hiitunt Le carvol répond .'V la formule C'»H"0, qui en t ut un isomère de l'alcool cuminique. Traité par l'amalgame de sodium, il donne naissance au carvéol C'°H"0. Au point de vue optique, on distingue deux modifications du carvol le carttol droit, qui existe dans l'essence d'aneth et celle de carvi, dont le pouvoir rotatoire est -f- 62° 07 ; le carvol gauche, dont le pouvoir rotatoire est — 62° 46.

CARVOXIME {ksim') n. f. Composé C'«H"Az0, obtenu en taisant digérer au bain-marie une solution alcoolique de carvol et d'hydroxylamine. ii Syn. de nitrosohespéridène,

ISOMTROSOTERPÈNE.

— Encycl. Ce composé est identique avec les dérivés nitrosés des terpènes du groupe limonène (citrène, carvène terpènes de l'essence de bergamotte, etc.). La cario.^ime est soluble dans l'alcool et cristallise en lames incolores fondant à 71°. Le brome donne un bromure; 1 amalgame de sodium donne la carvylamine. — Quand on traite 1 hydrobromocarvol par l'hydroxylamine en excès, on obtient Visocarvoxime, isomère de la carvoxime.

CARVYLAMINE n. f. Composé C'°H"AzH', qu'on obtient en réduisant la carvoxime par l'amalgame de sodium et l'acide acétique.

CARY n. m. Art culin. V. cari.

Cary (Félix), antiquaire français, né à Marseille en 1699, mort en 1754. Son principal ouvrage est une Histoire des rois de Thrace et de ceux du Bosphore Cimmérien, éclaircie par les médailles (1752).

Cary ou CarRY (Robert-François), marin français, né en 1762, mort en 1810 à Boulogne-sur-Mer. Après avoir servi dans la marine de l'Etat et s'être distingué dans la guerre de l'indépendance d'Amérique, Carry prit le commandement d'un corsaire, ■ l'Unité •, avec lequel, à force d'audace et de bravoure, il enleva aux Anglais plusieurs bâtiments importants. Carry mourut en 1810, capitaine du port à Boulogne, fonctions importantes par suite de la concentration do la flottille dite de Boulogne.

Cary (Henri-François), littérateur anglais, né à Gibraltar en 1772, mort en 1844. On a de lui des Vies des poètes anglais, pour faire suite à celles do Johnson; des Vies des anciens poètes anglais et des traductions.

Cary (Alice), femme de lettres américaine, née à Miamithal, près de Cincinnati, en 1S20, morte à New- York en 1871. Elle a publié des romans où l'on trouve do jolies scènes de la vie de famille, et des poésies pleines do grâce et de naturel : Clovernook papers iis50-lS53); /Ae CTovernook Children {ISbt) ; Hagar (1852); Poèmes divers (1853); Tableaux de la vie des champs (1859); Poésies lyriques et /.vni'ies (1860) ; etc. — Sa sœur, Phcebe Cary, née à New- York en 1824, morte à Newport on 1871, est l'auteur de poésies très originales : Poèmes de foi, d'espérance et d'amour (i869). Les deux sœurs ont fait paraître en collaboration : Poésies d'.ilice et de Phœbe Cary (1849).

GARYA(du gr. karua, noyer) n. f. Genre dojuglandacécs, formé aux dépens des noyers {ju^lant], elronfermaDt des arbres qui croissent dans l'Amérique du Nord.

Carya ou Cakyje. Géogr. anc. Ville do Laconie, près dos frontières d'Arcadio. Cette ville s'allia, dit-on, aux Perses, et fut, pour cette raison, détruite par le» Grecs.

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