‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 616 sur 956 · CASE · texte numérisé non relu

CASE

(1598), do Polybe (1609), do Plino ' ■ " ' " ' , do P(

; De liberi:m) ; Ëpiatoia ad carUinalem Perronium ' ï de rébus sacris et ecelesiasticis (1014). '^rrides Isaaci Camubonis) a été publié Il va do févrisr 1557 à juillet ici-l.

CaLSAULX iCllul-les), con<inl •)" M:ir':.>

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CASBAH {sbà — mot arabe) ii. f. Ciladolloct palais diui souverain, dans les Etats barbaresques : La casbah d'Aï- (jei\ Il On écrit aussi kasbah.

GasbOZS (dom Nicolas), mathématicien et physicien, président de la congrégation de Saint- Vannes, vécut dans la seconde moitié du xvm» siècle, fut le véritable inventeur do la méthode dite « de M"' Gervais », pour la fabrication du vin. On lui doit des Mémoires, etc.

CASGA D'ANTA n. f. Nom donné à plusieurs écorces amères, appartenant ù des arbres originaires du Brésil.

CASCABELLE (ka-ska-bèl' — de l'espagn. cascabel, grelot) n. f. Ensemble de plaques cornées de la queue du serpent à sonnettes, qui produisent le bruit auquel ce reptile doit son nom. (On donne quelquefois à ce serpent le nom de cascabel.)

nber)

her. Il Chu

tuât CloQd).

CADE de noies sonores, de rires, il Série de faits, vicissitudes qui se succèdent, qui sont liées Tune à l'auti produisent un effet final : Samuel Bei-imrd culbuta Lyon

par sa banqueroute énorme, dont la cascadh produisit les plus terribles effets. (St-Sim.) il Chute, lourde faute : /«»<;ment de l'auteur, où étiez-vous quand il fit cette mannifiquc CASCADE? (J.-L. de Balz.)

— Arg. des théàtr. Trait, geste comique ajouté par l'acteur au texte ou aux intentions do l'autour : Faire des CASCADES, c'est Sortir de son rôle d'artiste pour usurper celui d'auteur dramatique, il Prendre un rôle à la cascade, Le dénaturer en le chargeant, inlorprôtcr comme grotesques les passages dont l'intention et le vrai sons sont seulement comiques.

— Math. anc. Syn. de dkriviîf.

— Phys. Batterie en casnut^. V. hatterie.

— Pyrotechu. l'i. I iidi l'.nt les feux imitent dos

nappes d'eau avcr 1 ■ -i i,i uvi-rses éclatantes.

— Encycl. Géoi, 1- / riitue le point de réunion de d6u.v biefs, lii' nivr.iuv nit' [^nts, d'un cours d'eau ; elle est provoquéu j.ai uu l,ariaj,-o dont la résistance i l'érosion a été plus grande quo lus autres parties du lit. Régulièrement, l'emplacement d'une cascade se déplace dans la direction amont ; ce recul est dû à l'érosion produite par la chute d'eau sur les matériaux qui constituent le barrage ; il est plus ou moins lent, selon que la roche est friable ou résistante. V. cataracte.

— Math. anc. Méthode des cascades. La méthode des cascades fut inventée, en 1699, par le mathématicien Relie. Elle avait pour but de résoudre une équation quelconque en la transformant en une série d'autres équations dont les degrés diminuaient constamment : d'où le nom de « cascailo » . On trouve, dans l'Analyse démontrée du P. Reynaud (liv. yi), tout le détail de cette méthode des cascades, qui est, dit d'Alembert, extrêmement pénible, peu commodo et très imparfaite dans la pratique. On l'a aujourd'hui à peu près oubliée.

CASCADER (ska) v. n. Tomber en cascade : Eau qui cascade de rocher en rocher.

— En T. d'arg. des théâtr., Charger son rôle, y faire des additions grotesques.

— Fam. Plaisanter follement, faire de grosses farces. Il Mener une existence de viveur, il Au flg. Chanceler,

Dis-moi, Vénus, quel plaisir trouves-tu A faire ainsi cascader ma venu ?

(La Belle Bélme.)

Cascades (monts des) ou Cascade Range, chaîne de montagnes de l'Amérique du Nord, formant, aux Etats- Unis, la bordure orientale des montagnes Rocheuses, ou plutôt de la Cordillère septentrionale, entre les fleuves .Skeena (Colombie britannique) et Klamath. Son point culminant est le mont Rainier (4.400 m.) ; la plupart des sommets sont des volcans actuellement éteints. Les rivières, plus ou moins importantes qui sortent de laCascade Range, en descendent les flancs en faisant de nombreuses cascades ; de là le nom de cette chaîne.

T. d'arg. des théâtr., de des plî

— Fam. Viveur, femme légère.

— Pop. Personne sujette à manquer de parole : Ne comptez pas sur lui, c'est un cascadeur.

— adj. : Le prestige cascadedr d'un artiste. CascAES, bourg maritime du Portugal (Estrémadure

[district do Lisbonne]), près du cap da Roca ; 2.755 hab. Port fortifié sur l'Atlantique. Aux environs, sources thermales d'Estoril. — Pop. du concelho de Cascaes : 8.100 hab. CASCALRO (ska-lo) n. m. Sorte de ciment ferrugineux, dans lequel on trouve le plus ordinairement les diamants 1 Brésil.

CASCALOTE (ska — contract. de cascarillotte, dimin.

ulgaire de la cascarille.

CASCANE {skan-) n. f. Puits ou trou de mine. (Vieux.) Cascante, ville d'Espagne (Navarre [prov. de Naarre]), sur je Quelles, affluent de l'Ebre ; 4.150 hab. listillories d'eau-de-vie ; fabriques de bougies. Source iportante (le Cascanlum aures en 1114.

CASCARA {ska] n. m. Nom do l'écorce de cinchona (jran-

CASCARA SAGRADA (m

née) a. f. Ecorce purgati croît en Amérique.

— Encycl. La cascara saqrada, dont la face interne est ' "et polie, possède une odeur et une saveur caracté-

:iues. Quand on gratte la surface et qu'on y verse de iiioniaque ou un alcali, il se produit une coloration •■ Elle est employée comme laxative, sous forme de H' en cachets de 25 centigrammes (deux ou trois ca- ^ et sous forme de sirop, de teinture, d'extrait. L'exdélayé (50 gr. par litre) dans le vin de Lunel, qui ue le goût nauséeux de la cascara, constitue une lente préparation qui se prend à raison d'une cuillerée à soupe à chaque fois. A dose plus élevée, la casdonne des coliques.

CASCARILLE (ska, et II mil. — dimin. de l'espagn. cascara, écorce) n. f. Section du genre croton, et synonyme do croton. Il Genre de rubiacées-cinchonées, renfermant des arbres ou de grands arbustes des forêts des Andes iutertropicales. (L'écorce de ces plantes est astringente, non fébrifuge, comme celle des quinquinas.)

— Ecorce de cascarille, Nom donné â l'écorce du croton clulheria. (Elle dégage en brûlant une odeur agréable et outre dans la composition des pastilles odorantes.)

CASCARILUN n. m. Chim. V. cascarilline.

CASCARILUNE (ska, et /; mil.) n. f. Principe amer de la cascarille, qu'on peut obtenir cristallisé en traitant par lalcool bouillant les dépôts qui se forment dans l'extrait de cascarille. Syn. cascarillin.

GASCARINE {ska — rad. cascara) n. f. Principe actif extrait de la cascara sagrada, et peut-être identique à la

nus franguli

CASCAROTTE {ska) n. f. Nom c

e de Ciboure, (

urse, dos sardi

traite de l'écorce do bourdaine (rham-

l'on donne à de jeune transportent sur Ipu s de Bayonne a Saint

Jean-de-Luz : Les cascaeottes font dix lieuet par jour , elles habitent, dans leur village, un quartier séparé.

CA8CATELLE (ska-lèl' — ital. cascatella; dimin. de cascata, cascade) n. f. Petite cascade.

— Par plaisant. Torrent, nombreuses attaques de paroles : Lonques cascatelles d'assonances injurieusement bouffonnes. (Th. Gaut.)

CASCATI (ska) n. m. L'un des noms vulgaires donnés commercialement au cachou do Pégu.

CASCAVEOUS (ska-vé) ou CA8CA VEAUX (ska-vô) (TROC- BLES des] n. m. pi. Nom sous lequel on désigne les troubles que causèrent, en Provence, dos insurgés qui, en 1030-1633, s'étaient révoltéscontrelesédiisde Richelieu sur la taille ot los nouveaux offices. (Le nom vient du provençal cascavel ou eascaveau [gro lot], le sou du grelot servant do signe de ralliement a ces insurgés.) — Un

CASCAVEOO (ou CASCAVEAO).

CASCELLIOS (sèt-li-uss — i'aa nom pr. lat.) n. m. Genre d'insectes coléo-

gtères carnivores, famille des caraidés, tribu des broscinés, renfermant des formes allongées, métalliques, ayant l'apparence et les mœurs des bro.'irii.'i. (Les ca-scellius, dont on connaît /- - jr . - hatntent le Pérou, 1- '■'-' ■ ■ '. I If Feu.)

Casclilhs Casselius(Au- (rMS'd""';i'r.). lusi.jii: -aujur romain,

1.11 1 ' al ft d'Auguste. Républicain rigide, aux usurpations de César, refusa de donner légale aux spoliations des triumvirs, et n'ac- ' cepta pas le consulat sous Auguste. Il est souvent cité dans le Digeste.

CaSCIA, ville d'Italie (Ombrie [prov. de Pérouse]); 5.500 hab.

CaSCINA, bourg d'Italie (Toscane [prov. de Pise]), sur l'Arno ; 21,900 hab. Fabriques de tissus de coton et de lin, de savon et de soie ; fours à poterie. CASCO (s/co) n. m. Bateau de transport, en usage àManille.

— Encycl. Le casco est un bateau qui a de 12 à 14 mètres de long sur 3 mètres de large ; sa forme est celle d'une caisse rectangulaire , ^.-^

il sopp une for

plat

s'avance obli-

saillants, destinés à supporter les hommes qui dirigent le casco, en réunissent les deux côtés. Ces bateaux sont couverts de toits mo- "■'°"''-

biles et ronds, en rotin; quelques-uns ont des voiles en nattes garnies de lattes ; ils ont alors deux mâts de différentes grandeurs, le plus petit placé à l'avant.

CASE (kaz' — lat. casa) n. f. Petite et chétive habitation. (Se dit surtout aux colonies) : Une case à nègres.

— Par ext. Compartiment dans un meuble, un tiroir, une boîte : Les cases d'une boite à bijoux.

— Cases du cerveau. Divisions imaginaires du cerveau, représentant chacune une faculté diverse.

— Ch. de f. Compartiment dans lequel prend place un cheval dans un wagon-écurie.

— Impr. Expression vicieuse pour désigner une casse.

— Jeux. Aux dames et aux échecs, Chacun des carrés de l'échiquier, du damier, n Au trictrac, Demi-case, Dame seule sur une flèche. Il Sur-case, Flèche sur laquelle il y a plus de deux dames, il Case du diable, La septième des

Case de l'écolier, La plus près du coin de repos et I Cases alternes. Cases entre cha-

[ième des

partenaire. — Cases basses ou Basses cases. Celles qui en sont le plus près. Il Cases contigués de la première espèce. Celles qui ont un côté commun et une couleur difl'érente. — Cases contigués de la seconde espèce. Celles qui n'ont qu'un angle de commun et une même couleur, il Faire une case. Mettre deux dames sur une flèche, il Faire fausse case. Se tromper en voulant faire une case, toucher uue autre dame que celle qui peut servir, ii Pousser case. Pousser une masse de dames qui rempUssent des cases contigués. Il Tourner une case, Oter une dame d'une case déjà faite, pour composer une autre case.

— Pratiq. Compartiment dans un registre dont les colonnes sont divisées, dans leur hauteur, par des lignes horizontales.

— Techn. Caisse placée sous le bluteau d'un ancien moulin. Il Syn. de casette, ou cazette. (On dit, par corrupt..

Case de l'oncle Tom (la) [Uncle Tom's Cabins, Boston, 1852], roman abolitionniste anglo-américain, de mistress H. Beecher-Stowe. L'action se passe aux Etats- Unis. Elle se résume en l'histoire d'un nègre esclave, Tom. D'abord très heureux chez un premier propriétaire.

Suis vendu par ce dernier, il finit par arriver aux mains 'un maître cruel, M. Legree. Comme personnages secondaires, de jolies mulâtresses — Elisa, Cassy, etc. — objet des convoitises bestiales de leurs acheteurs. Elisa s'enfuit, et son mari, Georges Harris, tue l'un de ceux qui la poursuivent. Cassy et une autre jeune femme de couleur s'enfuient également. Seul, Tom, auquel on offre constamment de retrouver aussi sa liberté dans la fuite, refuse. Il reste, parce qu'il considère que son devoir est de rester. Legree fait alors tomber toute sa colère sur Tom, à qui il ne peut arracher aucun renseignement, et le malheureux nègre expire, après avoir eu^toutefois la consolation d'apercevoir, une fois encore, George Shelby, le fils de son premier maître, qui vient, mais trop tard, pour le racheter.

Tel est, en substance, ce Uvre qui vaut surtout par les détails. L'impression universelle que produisit la Case de l'oncle Tom s explique moins par 1 intérêt du sujet que par la vivacité avec laquelle l'auteur peignait et flétrissait l'esclavage. La critique, à bon droit, lui reprocha quelque exagération et des défauts d'ordre et de composition ; mais le public vit avant tout un plaidoyer chaleureux, inspiré par le cœur, et destiné à servir une cause juste.

La Case de l'oncle Tom. ainsi que la Clef (sorte de commentaire que l'auteur publia en 1853 pour prouver que son ndents réels) provo-

était

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