‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 615 sur 956 · CASAUBON · texte numérisé non relu

CASAUBON

■colonel Pinet-Laprade.

sont établies, qui à ua important tratic ot s'occupent d'agriculture.

CASAMASSIMA, bourg d'Italie (Apulie, Fouille [prov. de BariJ) ; 7.500 hab. Récolte d'amandes et de vins estimés.

GASAMICCaOLA, bourg d'Italie (Campanie [prov. de Naples]), près de la côte, dans i'île d'Ischia, au pied du mont Epomeo ; 3.133 hab. Vins estimés ; sources thermales et bains très fréquentés. La ville a beaucoup souffert du tremblement de terre du 4 mai 1883, qui y a déterminé la mort de près de 5.000 personnes.

GasAMORATA (Luigi Ferdinando), avocat et musicien ■ ■ , néàWurtzbourgen I807,mort à Floren(

fondateur de l'Institut royal de musique de Fie

était aussi le président de l'académie à laquelle était rat-

tarhpo rettR prolp, et publia, dans les Actes de cette

pr ! ,1 ' uni nié Origini, storJa e ordinamento del

H i ■ '■■ fiorentino. Il a publié aussi un Ma-

nu'iir il! .(//,- '-f l>es compositions de Casamorata comprt^iiiR-ni Ul-s. iiK.-^it-b à plusieurs voix avec orchestre, des symphonies, des trios et des quatuors à cordes, des psaumes, hymnes, séquences, motets, et un album de Duetti per caméra.

Gasanate (Jérôme), prélat italien, né à Naples en 1620, mort à Rome en 1700, fut cardinal sous Clément X, et bibliothécaire du Vatican. 11 amassa une riche bibliothèque, qu'il légua aux dominicains du couvent de la Minerve, avec un revenu de 4.000 écus romains, à condition qu'elle serait publique.

Casandrino, bourg d'Italie (Campanie [prov. de Naples]); 3.000 hab. Elève de vers à soie.

CASANIER {ni-é), ÈRE (de l'ital. casanière, même sens; de ca^a, maison) adj. Qui aime à demeurer chez soi. ii Qui a rapport, qui est propre aux personnes qui aiment à rester chez elles : Habitudes casanières. L'homme n'est point né pour la vie casanière et sédentaire. (Bonnin.)

— n. Personne qui aime à rester chez elle : Les casaniers aiment le confortable.

- Anton. Remuant, visiteur.

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eque ae ce nom, fuyant les persécutions religieuses, devint evêque d'Ajaccio ; son neveu s'allia à une famille du pays et lit bâtir ua château près de Corte, d'où lui vint le nom de Casa Nova. — Leonahdo de Casanova, arrièie-petit-fils de ce dernier (1529-1 602), passa au service de la France avec Sampiero et prit part à l'expédition du général de Thermes en Corse. Sampiero, qui avait continué la lutte seul, mourut aux côtés do Casanova, et celui-ci fut fait prisonnier. Son fils se substitua à lui dans sa prison, et fut pendu. Leonardo rallia les soldats de Sampiero autour du fils do leur ancien chef, Alphonse d'Ornano ; mais la lutte étant impossible, il s'embarqua avec lui pour la France (1569). On le nomma mestre de camp général des Corses et des Italiens au service de la France. Il fut naturalisé

Casanova de SeingaLT (Jean-Jacques), aventurier, né à Venise en 1725, mort à Dux (Bohême) en 1798. D'une intelligence vive, il fit de rapides études à Padoue, puis fut placé dans la maison du cardinal Acquaviva. Il visita ensuite Rome, Naples, Corfou, Constantinople ; tour à tour publiciste, abbé, prédicateur, et surtout intrigant et homme à bonnes fortunes. De 1748 à 1753, il fit un premier séjour en France, et voyagea en Allemagne. En 1753, il étan à Venise, lié avec l'abbé dr Bernis et avec l'ambassadeur d'Angleterre , Murray. Son adresse au jeu, quelques sonnets satiriques, et surtout le rôle de magicien, qu'il jouait près de patriciens crédules, attirèrent l'attention sur lui.

Condamné par les inquisiteurs d'Etat à cinq ans de prison, il fut jeté sous les plombs du palais ducal. Au bout de trois ans, il réussit à s'échapper avec un compagnon do captivité, le P. Balbi, et cette évasion le rendit célèbre. A dater de à la mode, et recommença de plus' belle gantes aventures. Il connut Rousseau, Voltaire, Souvarof, le grand Frédéric, Catherine II, Louis XV, le duc de Choiseul et M"* de Pompadour. En France, il monta une manufacture d'étoiîes, qui no réussit pas, mais installa la loterie publique, telle qu'elle a fonctionné de 1762 à 1836. Forcé de quitter Paris, il recommence ses pérégrinations à Munich en 1767, puis, un peu après, à Paris, d'où il se rend en Espagne et se fait emprisonner au donjon de Barcelone. Là, pour rentrer en grâce près de la sé'rénissime république, il écrit une Méfutation de l'histoire du gouvernement de Venise, de Amelot de La Houssaye, puis, après un séjour prolonge à Turin et à Trieste, "finit par obtenir sa grâce, et revient à Venise (1774). Ses Mémoires s'arrêtant à cette époque, on ne saurait pas comment il trentaine de rapports de police, nt qu'il devint tout simplement agent secret des inquisiteurs d'Etat. Brouille encore une fois, en 1782, avec Venise, il passa à Trieste, puis se rendit à Paris, où il se lia avec le comte de 'Waldstein, neveu du prince de Ligne, qui l'emmena dans son château de Dux, et Ht de lui son bibliothécaire. Ce fut là que l'aventurier finit ses jours et fit imprimer son Bistoire de ma fuite des prisons delenise qu'on appelle les Plombs (nsn) ; Jsocaméron ou Histoire d'Edouard et d'Elisabeth (1788); Solution du problème déliaque et Corollaire à la duplication de l'hexaèdre (1790); etc. Son ouvrage principal : Mémoires de Jacques Casanova de Seingalt, ne parut qu'après sa mort.

— BiBLioGR. ; Armand Baschot, Preuves de l'authenticité des Mémoires de Casanova (dans « le Livre • [1880]).

jour, il devint un homn

;cutdel774àn82, gnés de lui, ne m(

la peinture d histoire à Florence, et ne tarda pas à se signaler par quelques pochades hardies, qui éveillèrent l'attention. Il alla plus tard à Paris, puis à Dresde, pour copier Wouwerman et d'autres peintres de chevaux. C'est vers 1752 qu'il fit ce voyage. Il n'en revint qu'en 1756. De retour à Paris, ses succès lui ouvrirent les portes de l'Académie de peinture en 1763, et aux deux Salons qui suivirent Diderot consacra sa renommée.

Les deux grandes batailles que possède le Louvre ne sont pas les nieilleures de Casanova; en revanche, les musées de province sont riches en peintures de ce maître. Celui de Nantes possède deux compositions sur cuivre : une Marche de cavaliers turcs, et une Bataille; celui de Rouen, deux esquisses : une Halte militaire, et une Escarmouche. Il y a à Nancy : le Départ pour la chasse, la Pramenade, la Chasse, et une Halte de chasse. Le musée de Lyon possède les deux tableaux donnés en 1809 par le cardinal Fesch : la Bataille de Lens, et le Combat de Fribourg. On trouve enfin à Dulwieh Collège, près de Londres, un paysage : le Passage du bac.

L'artiste, quand il ne peignait pas des batailles, imitait volontiers les Hollandais, surtout les peintres d'animaux et de paysage. Au Salon de 1767, il avait deux petits tableaux : le Cabaret, et le Maréchal; on eût dit deux toiles de 'Wouwerman. On connaît son Cavalier espagnol; Berghem et Salvator Rosa se retrouvent tour à tour dans ses

les Turcs, Casanova se rendit à Vienne, où il vécut certain temps. On remarque, dans la suite des l'ic- '.s de Potemkin, l'Attaque de la forteresse d'Oczackom, : Bartsch a fait une belle gravure, en 1792. Il n'y a pas

Casanova y EstORACR (Antonio), peintre et aquafortiste espagnol, né à Tortosa, mort en 1896. Elève de F. de Madrazo, il a habité longtemps Paris, où il a expose au Salon, à partir de 1876, des^tableaux de genre et d histoire, des aquarelles et des eaux-fortes. Parmi les œuvres de cet artiste, amoureux des tons clairs, harmonieux et lumineux, nous citerons: la Tentation (1877); le Héros de ia fête {usa); Fin gourmet (1881); le Froc et l'Epée (lSS-2); les Derniers moments de Philippe II (1885); un Passage difficile (ISOC).

Casapulla, bourg d'Italie (Campanie :prov. de Caserte;); 2.940 liab.

casaque i^ak — ital. casacca) n. f. Sorte de vesCo d'homme très ample, à manches très larges. Il Vêtement do dessus pour femme, ajusté ou demi-ajusté à la taille, ii Manteau de forme particulière, que portaient autrefois les mousquetaires etlesgardes du corps : Prendre la casaqde. Quitter la CASAQDE. i: Adésignéprimitivementune espèce de surtout de cotte d'armes, qu on mettait par-dessus l'armure.

— Fam. Tourner casaque. Changer de parti, d'avis, de conduite ; s'enfuir.

(Cette locution pittoresque est duo à l'habitude qu'avaient autrefois les partis belligérants de se distinguer par des vêtements de couleur différente dont ils couvraient leur cuirasse, ce qui mettait les transfuges dans la nécessité do changer leur casaque, ou simplement de la retourner, s'ils avaient pris la précaution de la doubler des couleurs du parti ennemi.)

— Théâtr. Grande casaquCy Rôles de premier ordre parmi les rôles de valets. (Tels les rôles do Mascarille, Frontin, Crispin, Scapin, etc., et même l'immortel Figaro de Beaumarchais.)

— Turf. Vesto ou jaquette, ordinairement en soie de couleur voyante, que i.-s jockeys portent pour courir, et qui s?rt, avec la toque, à reconnaître à quelle écurie ils appartiennent : Casaque cerise à raies blanches. Casaque bleue à manches jaunes.

— Encycl. La casaque, vêtement d'homme en usage aux xvi' et xvii" siècles, do la famille des dalmatiques, est une robe courte à manches fendues. La casaque est de coupe droite ; ses manches, évasées et larges, s'arrêtent ordi- . , .. nairement à la saignée. La longueur du ^y*. [ y vêtement ne dépasse jamais les genoux.

Les casaques à armer rentrent dans la Casaque de jockey, catégorie des sayes; elles sont souvent fendues sur les côtés et rattachées par des aiguillettes ou des boutons. Portées par-dessus l'armure, elles étaient parfois recouvertes aux épaules par les spallières, qui laissaient sortir les manches sur les canons d'arrière-bras.

Louis XIII, portaient des ca saques ; plus tard, avec la fin du XVII" siècle, ce vêtement devint celui des gens de livrée et subsista dans le hoqueton des archers. Le casaquin du XVI* siècle n'en était pas sen siblement différent sinon qu'il était un peu plus court CASAQUIN {kin — dim do casaque) n. m. Espèce de pe tit corsage à basques courtes et relovées.

— Pop. Corps humain il Donner sur le casaquin a quel

qu'un, Lui sauter. Lui tomber sur le casaquin, Le battrei se jeter sur lui, le rouer de coups. Il Donner sur le casaquin signifie aussi, en argot. Donner à la tête, troubler la raison: Vm qui DONNE SCR LE CASAQUIN. Il Avoir quelque chose dans te casaquin. Etre troublé ou malade.

Casar ou Casar de Caceres, ville d'Espagne (Vieille-CastiUe [prov. de Santander]); 4.275 hab. Tanneries importantes, ateliers de cordonnerie.

i femme.

rv*

Casaque de

s Louis XIII

CaSARABONELA, bourg d'Espagne (Andalousie [prov. de Malaga]); 5.000 hab. Source sulfureuse, culture maraîchère.

CasARANO, bourg d'Italie (Apulie, Pouille [prov. de Lecce]); 6.450 hab.

CASARCA n. m. Genre d'oiseaux palmipèdes, famille

fermant des c

des lamollirostres, tribu des anatidés, nards de l'ancien monde, d^ on connaît six espèces.

— Encycl. La seule de espèces qui habite l'Enr.

est le casarca rutila, vuIl roment canard roux, c:

sart, etc., atteignant la ta

queue et une partie des ailes.

Commun en Asie, il est de

passage dans le sud de l'Eu- Casarca

rope et la région ciri;amédi-

terranéenne. Le casarca tadornoides est l'espèce qui va le

plus loin vers le sud (Australie et Tasmanie).

CasAREGIS (Giuseppe Lorenzo Maria), jurisconsulte italien, né à Gênes en 1670, mort à Florence en 1737, professeur à Pise, auditeur de rote à Siennes, puis à Florence, bourgeois do Paris. Il a fait longtemps autorité on droit commercial. Son principal ouvrage est Discursus légales de commercio (Florence, 1719-1729).

CaSARES, ville d'Espagne (Andalousie [prov. de Malaga]) ; 5.460 hab. Mines do cuivre, carrières de marbre, industrie du liège. Sources minérales.

Casas (Barthélémy de Las). V. Las Casas.

CASAS-GRANDES {zass-gran-dèss) n. f. pi. Nom donné à d'étranges constructions qui ont été rencontrées dans le nord du Mexique, dans le Nouveau-Mexique et dans l'Arizona, et dont chacune servait de demeure à une tribu entière.

— Encycl. Les casas-grandes sont d'immenses ruches, généralement adossées à une colline et hautes parfois de cinq à six étages. Elles comprennent plusieurs centaines de chambres, qui étaient habitées chacune par une famille. Une galerie centrale, construite dans une cour commune, était destinée aux services publics. Quelques-unes de ces » grandes maisons « avaient encore des habitants, au commencement de ce siècle. (Certains auteurs désignent sous le nom de casas-grandes les habitants eux-mêmes dos maisons dont il s'agit. Ces Indiens constituaient une population assez avancée en civilisation : Us connaissaient le tissage et se livraient à l'agriculture.)

CaSAS-IBANEZ, ville d'Espagne (Murcie [prov. d'Albacete]); 2.700 hab. Fabriques d'eaux-de-vie, chocolat, savons et toiles de lin ; cardage, filage, tissage de laine. — Pop. du district : 29.670 hab.

CaSATEJADA, comm. d'Espagne (Estrémadure [prov. de Cacérès]); 1.615 hab. Poterie, faïencerie, fabriques de drap. Ruines de l'ancien donjon de Belvès.

Casati (Paul), jésuite, né à Plaisance en 1617, mort à Parme en 1707. Il professa la théologie et les mathématiques, fut envoyé en Suède, où il décida la reine Christine à se convertir au catholicisme, puis dirigea l'université de Parme. On lui doit : 'Vacuum proscriptum (1649) ; De terra machinis mota (1668) ; la Tromba parlante (1673) ; Mechanicorum libri octo (1684), et des dissertations.

Casati (comte Gabrio), homme politique italien, né et mort à Milan (1798-1873). Docteur es sciences et en droit, il s'intéressa au mouvement libéral de 1821. En 1837, élu maire de Milan, il lutta d'abord légalement contre la tyrannie des Autrichiens, et, en 1848, il prit la tête du mouvement qui les chassa de Milan. Casati fut nommé président du gouvernement provisoire de Lombardie ; il travailla à annexer ce pays au Piémont et combattit le parti républicain. Charles-Albert le nomma président du conseil des ministres, mais le roi fut vaincu à Novare, et les Autrichiens rentrèrent dans Milan. Casati se fit alors naturaliser Piémontais ; il devint sénateur du royaume ( 1 853) et, comme ministre de l'instruction publique, i'I organisa le système d'enseignement qui forme encore la base de la législation italienne en cette matière.

Casati (Charles), magistrat et érudit français, né à Lyon eu 1843. Descendant d'une ancienne famille italienne, il prit part à la guerre pour l'unité italienne. Docteur en droit, archiviste-paléographe, il fut juge à Lille, et il devint successivement conseiller aux cours de Douai, Rouen, Orléans, Paris. Casati s'est consacré aux études archéologiques, et on lui doit d'importrants travaux sur les Etrusques.

Casaubon (Isaac), savant critique et théologien calviniste, né en 1559 à Genève, de parents réfugiés, mort à Londres en ibl4 Etudiant à Genè- . -

professeur de grec en 15S2 En 1586, il épousait une fille de Henry Estienne La pau vreté lui fit accepter une chaire à l'université de Mont pollier. Mais, fatigué de 1 hos tilité sourde des autorités, il

Eartit pour Lyon, en 159S 'année sui^ante il était ap pelé à Paris par Henri IV II accepta de siéger commejugo dans la conférence de Fontai ncbleau, entre Du Perron ot Duplessis-Mornay L attitude qu'il y prit le fit accuser de trahison par les huguenots, mais à tort Henri IV le nomma, en 1601, bibliothe-

400 livres. Après 1

du roi, il se retira en Anele- Casau

terre, ou il fut reçu avec distinction par Jacque un premier accueil brillant, il ava enseveli dans l'abbaye de "Westminster.

Casaubon a beaucoup écrit. Il faut citer ses éditions ou commentaires de Diogène de Laërce (1583), de Théocrite (1584), de Strabon (1587), du Nouveau Testament (1587 et 1615), de Denys d'Halicarnasse (1588), d'Aristote (1590 et

Il mourut à Londres où, malg vécu très isolé. Il i

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