‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 618 sur 956 · CASÉINE · texte numérisé non relu

CASÉINE

téiq

lat. caseus, fromage) n. f. Substance protitue la majeure partie des albumines du lait des mammifères. fLa caséine existe aussi dans les grames des légumineuses, des graminées, des rosacées, des cucurbitacées, etc. On distingue, par suite, les caséiyies animales, et les caséines végétales.)

— Encycl. Chim. Quelle que soit leur origine, les caséines se distinguent des albumines proprement dites, en ce qu'elles sont incoagulables par la chaleur. Elles sont insolubles dans l'eau et n'existent dans les sécrétions organiques que grâce à la présence de petites quantités de sels alcalms. Précipitées de leurs solutions par des traces d'acide, elles se redissolvent dans un excès. Seul, l'aciile carbonique nei peut précipiter leur solution en présence de potasse, ou de soude à

et le sulfate de magnésie précipil

d'oxydes alcalins ou réaction alcaline

Le sel plèteraei

Caséine animale. Principale substance albuminoïde du lait, c'est elle qui donne à ce liquide la propriété de cailler par une légère acidification ou par l'action de la présure. Elle existe dans le lait à l'état de mucilage léger. On l'obtient à l'état de caséinate alcalin, en traitant le lait écrémé par le sulfate de magnésie. Le précipité lavé, puis repris par l'eau, se dissout de nouveau, grâce à la présence des sels qui restent dans la caséine. Mais, pour l'obtenir à l'état pur, il vaut mieux employer l'acide acétique, laver ensuite, successivement, par l'eau, l'alcool et l'éther, dissoudre une autre fois par le sesquicarbonate d'ammoniaque, et précipiter de nouveau par l'acide acétique.

La caséine ainsi obtenue diffère pour chaque espèce animale : ainsi, la caséine de femme ou d'ânesse exige, pour précipiter, une quantité d'acide acétique plus grande que la caséine de vache ou de chèvre.

La composition de la caséine, et à plus forte raison sa formule, n est pas déterminée exactement. On peut seulement dire que, très voisine de l'albumine, elle contient un peu moins de soufre.

Le pouvoir rotatoire est variable avec la solution alcaline : — 130» dans le sesquicarbonate, — 76" dans la soude étendue, ce qui semble indiquer qu'on n'a pu encore l'obtenir parfaitement pure.

La caséine oxalatée à 1 millième, traitée par la présure, se change à 30» ou 40° en caséogine, que précipite la moindre quantité des sels alcalino-térreux.

Caséine végétale. Elle se retire surtout des farines des légumineuses et des graminées. On lave ces farines successivement à l'eau, alcool, solutions alcalines. Puis -- précipite par l'acide acétique ou la présure. Les ca-

uten-caséine. Se retire par épuisement du gl I alcool, puis dissolution du résidu dans la lessiv.

" Tgl

oalogues

ota

Léqumine. Forme des legumii aux caséates. V. légumine.

Amandine. C'est une caséine peu définie, qui se retire des amandes des rosacées et est probablement formée d un mélange de légumine ou de conglutine.

— Industr. Les Chinois fabriquent avec la caséine végétale ou legumine des fromages aussi bons que ceux que nous donne la transformation de la caséine animale.

— Photogr. Très voisine de l'albumine, la caséine présente 1 avantage de se coaguler avec moins d'énersiie d'être très fluide et facile à filtrer. C'est pourquoi on là substitue à l'albumine pour les besoins photographiques. Les opérations se font absolument comme pour l'albumine.

— Physiol. La caséine animale est difficilement digérée par le suc gastrique ; elle se prend d'abord en gelée, puis se liquéfie en un liquide qui contient des peptones. Le suc pancréatique, au contraire, agit rapidement. La caséine végétale est plus facilement digérée.

CASÉIQUE (du lat. caseus, fromage) adj. il Acide caséique, Acide ainsi nommé parce qu'on le trouva d'abont dans le fromage, n On l'appelle aujourd'hui acide LAcriyi;!:.

Caselius (Jean Chessel, connu sous le nom latin do), professeur et littérateur allemand, né à Gœttingue en 1533, mort en 1613. Il professa la philosophie et l'éloquence. Il donna des traductions de classiques grecs, des notes, un recueil de poésies grecques et latines ; mais, ce qui lui a valu surtout une grande réputation, ce sont les lettres qu'il écrivit dans un latin élégant, et dont le plus grand nombre fut publié sous ce titre : Opus epistolicum exhibens J. Caselii epistolas (16il).

Caselle Torinese, ville d'Italie (Piémont [prov. de ■TurinJ), sur la Stura; 5.200 hab. Fabriqu. ' '

de laine <

d'étoffes de laine, filatures de

Caselli (Charles-François), évêque de Parme, cardinal, né à Alexandrie en 1740, mort en 1828. Il fut un des signataires du Concordat, accompagna Pie VII à Paris et devint, après la chute de Napoléon, conseiller intime de Marie-Louise, qui avait reçu la souveraineté de Parme.

Caselli (l'abbé Jean), physicien italien, né à Sienne en 1815, mort à Florence en 1891, fit ses études à Florence et entra dans les ordres à l'âge de vingt ans. Un an après, il écrivit l'Eloge du physicien Nobili, son maître. Nommé membre de l'Athénée italien, l'abbé Caselli tourna d'abord ses études vers les lettres et l'histoire. Il manifesta une joie patriotique des événements de 1849, et vota même pour l'annexion du duché de Parme à la monarchie piémontaise. Mais, l'événement ayant tourné contre ses vœux, il fut expulsé du duché. Rentré à Florence, il se livra à l'étude des sciences, du magnétisme et de l'électricité, dont il s'appliquait à tirer un moteur mécanique. En 1854, il fonda la Récréation, journal des sciences physiques et des arts. En 1856, il déccouvrit l'appareil qui fit sa célébrité, le panMitif/capAc. V. ce mot.

casemate (de l'ital. casamatla, proprem. maison folle) D. f. Art milit. Local abrité contre le tir vertical de l'artillerie au moyen d'une voûte, habituellement recouverte de terre, il Plate-forme que l'on pratiquait autrefois dans le flanc, proche de la courtine, pour établir une batterie de

— Latrines, dans le langage des soldats.

— Par ext. Prison souterraine, cachot.

— Chass. Trou dans lequel les renards et les blaireaux se retranchent pour faire tête aux chiens

— Encycl Art m ht Les casemates sont employées comme magasins ou logements o l éprei ve dans les places fortes. Quelques unes destinées à recpvo r des pièces d'artillerie sont it t c ic esacajor quand, \britee

par d'épaisse

ndirect

La construc ion des case

raison de la puissance crois

santé de 1 artillerie Outre la difficulté de les ventiler par des cheminéesd appel toujours très vulnérables, on n arrive plus qu à grand peine à leur donner une solidité suffisante pour résister aux projectiles modernes. On a bien essayé d'employer les cuirassements métalliques, mais il a été reconnu bien préférable d'utiliser ceux-ci sous la forme de tourelles, à qui leur faculté de rotation assure une grande supériorité sur les casemates. Celles-ci ne seront plus guère employées, sans doute, que pour le tir indirect, parce que, pour ce genre de tir, on peut souvent en improviser dans bien des passages ou abris voûtés de la fortification, et qu'ainsi l'ennemi n'en connaît pas l'emplacement exact.

CASEMATER y. a. Garnir de casemates; établir en forme de casemate : Il est prudent de casemater les poudrières. Il Fortifier par une casemate.

CASEMENT n. m. Intérieur, chez-soi : Aimer le case- MENT. Il A signifié Domaine, habitation.

— Jeux. AU trictrac et aux jeux qui en dérivent. Manière de faire ses cases.

CaseNAVE (Antoine), homme politique, né à Lembeve (Basses-Pyrénées) en 1763, mort à Paris en 1818. Député à la Convention, il vota la détention de Louis XVI, fut chargé de diverses missions, entra aux Cinq-Cents, et collabora à la Constitution de l'an VIII. Il fit ensuite partie du nouveau Corps législatif sous l'Empire et devint membre de la Chambre des représentants, en 1815.

CaseneuVE (Pierre de), philologue français, né à Toulouse en 1591, mort en 1652. U fit des recherches sur les anciennes coutumes de la province, et publia le Traité du franc-alleu (1641), suivi de la Catalogne française (1644). Il est surtout connu par ses Origines ou Etymoloqies françaises, qui ont été publiées par Ménage, à la suite de son Dictionnaire étymologique (1694).

CaseneUVE ou CaseNOVE (Guillaume), marin français du xv« siècle, était vice-amiral de Normandie, sous Louis XI. Il se signala par des expéditions fréquentes sur les côtes d'Espagne et do Portugal. Les Espagnols l'avaient surnommé Coulon ou Colon, ce qui l'a fait confondre par quelques historiens avec Christophe Colomb.

CASÉOGINE (du lat. caseus, fromage, et genesis, génération) u. f. V. CASÉINE.

CASÉOLAIRE {1er' — du lat. caseus, fromage) adj. Bot. Mou comme du fromage : Rhizophore caséolaire. CASER V. a. Ranger dans des cases, et, par ext., dans

3 position : Caser un jeune homme, il Fixer d'ui açou permanente : Caser quelque chose dans sa mémoit

— V. n. Au trictrac et à tous les jeux qui en dérivet 'aire une case, remplir une case avec deux dames.

t>e easeï-, v. pr. Etre casé, placé, rangé avec ordre.

— Par ext. Se loger quelque part; s'éta'olir, trouver i

CASEREL (rèV — du lat.

en terre ou en bois, ou en osier, qui pour faire égoutter le fromage ; petit panier d'osier employé au même usage.

Il Moule à fromages. (On dit aussi ca-

r, et

'et' — de caserel) n. f.

Ile on fait des fromages.

n' — peut-être du lat.

çuatema, proprem. logement pour quatre hommes) n. f. Bâtiment destiné au logement des troupes : Caserne d'infanterie, de cavalerie, u Navire établi v-a»'^™.. dans un port, pour servir de logement à des troupes de marine : Caserne flottante.

— Par ext. Soldats qui habitent une caserne : Caserne qui prend les armes, ii Est parfois pris

tifs assez i

dénigrement pour dtbit,uer des habitudes grossières Des plaisanteries de caserne Aentir ta caserne

— Fam Vaste i habitée

— Encycl. L usage de loger les troupes dans des bâtiments spéciaux a existé dès l'antiquité. Mais il était abandonné depuis longtemps, quand il fut repris au cours du XVI» siècle, dans l'intérêt de la discipline et des habitants.

'"""*"■■■'"'* d'abord les casernes d'après des disposijusqu'à l'établissement par Vauban, vers la nn au xvii» siècle, d'un type qui fut dès lors adopté. Les casernes à la Vauban comportaient de petites chambres et de nombreux escaliers, ce qui avait pour but de séparer les unités, tout en facilitant les rassemblements. On en construisit beaucoup dans les places de guerre du Nord et du Nord Est; puis, vers le milieu du xvm" siècle, on adopta des bâtiments dont toutes les chambres donnent sur un corridor longitudinal, desservi par des escaliers en son milieu et à ses extrémités.

Mais beaucoup de progrès restaient à réaliser ; et, en 178S un concours ouvert par le ministre demandait un t^pe de caserne où, entre autres améliorations, les cuibir s d va ent être distinctes des chambres des hommes, hr ers logés à part. La Révolution fit avorter 1 nt le programme ne fut qu'en partie réa- \ T mier Empire. A la Restauration, le génie 1 11 construction des casernes, et le général Il un type assez semblable à celui de Vauban

1 diverses modifications furent introduites f t on du type approuvé en 1875. Dans ce 1 ambres du rez-de-chaussée s'ouvrent sur r 01 tral ; celles des étages, disposées pour lo cr \ Dj^t quatre hommes, occupent toute la largeur du bâtiment prennent^our sur les deux façades et communiquent entre elles Les sous-officiers sont logés dans de petites chambres Enfin, en 1889, a été créé le nouveau type de caserne, permettant de satisfaire aux conditions nouvellement posées : installation de chambres particulières pour les sous-officiers rengagés, de réfictoires, lavoirs et lavabos pour la troupe, de magasins de compagnie, salles d'honneur, infirmeries isolées, etc. C'est dans ces conditions, relativement très confortables, que sont installées aujourd'hui les casernes des troupes à pied (infanterie et génie). Celles des troupes à cheval (cavalerie et artillerie), habituellement appelées quartiers, comportent en outre des écuries, des selleries, magasins à fourrages, forges, infirmeries vétérinaires, etc.

Quelques casernes ont été aussi construites d'après le modèle des baraquements, c'est-à-dire composées d'une série de petits bâtiments distincts, n'ayant qu'un rez-dechaussée. Telles sont les casernes du système Trollet, dont un beau spécimen existe à Bourges. Préconisées d'abord comme très hygiéniques, on leur a trouvé depuis, à ce même point de vue, des inconvénients qui font qu'on y a renoncé ; d'autant qu'elles ont le tort aoc grandes étendues de I

Il existe encore, dans les ouvrages fortifiés, des casernes dites du temps de guerre, protégées par des voûtes et où les conditions hygiéniques sont sacrifiées en grande partie à la nécessité d'assurer la sécurité de la garnison contre les coups de l'ennemi.

On appelle casernes de passage des bâtiments spéciaux, destinés au logement des troupes de passage et qu'un grand nombre de villes avaient fait construire à cette intention. Le transport des troupes en chemin de fer et la quasi-permanence des garnisons ont rendu ces bâtiments bien moins utiles qu'autrefois.

CASERNEMENT (zèr) n. m. Action ou manière d'établir des troupes dans une caserne : Frais de casernement. Effets de CASKRNEMENT. Il Par ext. Internat dans un lycée, un collège : On a vivement combattu te casernement des écoliers. — Encycl. On appelle casernement l'ensemble des locaux affectés à un corps de troupes, à la suite de la répartition ou assiette établie de concert, dans chaque garnison, par le commandant d'armes, lo service du génie et le service de l'intendance. Dans chaque corps, un lieutenant, — un adjudant dans l'artillerie, — fait les fonctions d'officier de casernement. C'est entre lui et l'adjoint du génie que s'effectue la remise du casernement aux troupes arrivant dans une garnison, et sa reprise quand ils la quittent ; l'état des lieux et l'inventaire du mobilier étant dressés de concert entre ces mêmes personnes.

L'entretien du casernement, dont le service du génie était seul primitivement chargé, est, depuis 1888, confié, pour une bonne part, aux corps de troupes eux-mêmes, qui disposent à cet effet d'une masse de casernement '■■ masse),^ dont le budget du génie fournit une partie

s tort d occuper de très

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CASERNER (zèr) V. a. Mettre en caserne, ii Par oxt. :

iiL'ttre des écoliers, des étudiants, au régime do l'intor

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