CASERNER
CASIO DE MEDICI
1 86 passe djmportant pendant la durée
■( les rensei-
de bord, ii
Cahier sur lequel on inscrit le nom ( poiKlont à l'appt^l, dans les arsenaux.
CASERNIER (zdr-ni-i}) n. m. Agent attaché au service du i-aserm'niont nt charge surtout do la conservation du niût.ilinr .|ii(' r(MifVriii(>ut les locaux momentanément non
I '','1 II r.isn-niers relèvent directement des '■li'M ) •' . ; -ni, les considérer comme des mili-
tai! ■ ,1 iiisticiables des conseils de guerre,
p.iye
aux mômes règle
Qui
par
CASERNIER (zèr-ni-é), ÈRE adj serne : Façons caserniéres.
Caserta-VECCHIA, bourg d'Italie (Campanie [p Casorta-Nuovaj) ; 2.000 hab. Séminaire. Fondé Lombards.
CaseRTE (ital. Caserta), ville d'T'ir- '(■rin,[-:,!,
de Caserte [anciennem. Terre di' I r
Filatures, soieries, Comm. de fruii vins, tissus. Dans une plaine salul>r< renommée pour sa beauté, sa t'en lité, Caserte {qu'on appela aussi Ci serta-Nuova) apparaît à 4 kiloiu, .1 laCaserta-Vocchia, lavilleancienii' La ville nouvelle dut sa naissance .i la construction d'un palais que Charles III y commença en 1752. Vanvitelli est l'auteur de ce palais, des jardins, d'un aqueduc remarquable.
■Evêché, ch.-l. de circondario. — Pop.
du circondario dt Caserte : 302. 2S4 hab.
Cases. Biogr. V. Las Cases.
CASET [zé) n. m. Larve de phrygane, dont les pêcheurs se servent comme appât accroché à l'hameçon. (Les poissons sont très friands de cette amorce.)
CASETTE (zèf) n. f. Petite habitation. (Vieux mot.)
— En T. de techn.. Enveloppe ou poterie de terre cuite dans laquelle on place les pièces de faïence ou do porcelaine que l'on veut protéger contre l'action directe du feu pendant leur cuisson, n II existe des casettes à fonds percés < ou df ■
sont . . __^
, Il On écrit CAZETTE, et l'on dit aussi case
CASÉUM(:i-ora')Chim. Syn de
CaSHEL, paroisse d'Irlande (Munster [comté de Tipperaryl;, sur le Suir: 8.250 hab. Siège d un archevôché anglican et d un ar chevêche catholique ; commerce de grains. Cashel, longtemps ro- i a sidence des rois de Munster, pos- tes — sède quelques édifices remarqua- P'"''^^ • ^ casette à load blés; entre autres, la cathe- P'""
drale, et de belles ruines, surtout sur le llock of Cashel
Cashel (concile de), tenu en ini Henri II, roi d An gleterre, s'étant rendu maître de 1 Irlande, ordonna a Raoul, archidiacre de Landaf, de tenir un concile. Ce concile fut présidé par Christien, évêque de Lismor, en sa qualité de légat du saint-siège. On y exposa les désordres qui régnaient dans les mœurs du pays, et l'on publia huit canons. L'un de ces canons dit que les enfants seront portés à l'église pour être catéchisés à la porte, c'està-dire exorcisés, et ensuite baptisés par les prêtres dans l'eau pure, avec les trois immersions, hors le péril de mort. Un autre canon prescrit de dire une messe et les
;iles po
confessés.
CashMIR. Géogr. Y. Cache-
CASIARouCASIER(;i-K)n.m.
Engin en osior formé de cercles de barriques recouverts de lattes avec filets intérieurs que l'on emploie à la pêche des gros crustacés, comme ho-
stes
CASIASQUIER n. m. Admi
CASIE n. f. Bot. Syn. do r
CASIER [zi-é) n. m. Mobil
partimcnts ouverts par devai
ble : Un CASIER de chêne. Un bi
. muSUl.V. CADI, CADI ASKER OVET, OU OSYRIDE.
Ensemble de cases o
.--)'' ' "i-i pour renfer-
mLM- 1^ ^ ,.111,'s d'équipage.
' ^' ' '■' ' ^^'■^J'" Casier à musique.
— Encvli.. lir. Casier judiciai-re. L'institution du casier iudicaire, qui date en France de 1850, a été modifiée par les lois des 5 août 1899 et 11 juillet 1900. Son fonctionnement repose sur la rédaction de bulletins de trois catégories distinctes.
Les condamnations prononcées par les tribunaux de
répression (sauf ceux do simple police) sont relovées sur un imprimé spécial, dit « bulletin n» 1 ». Los bulletins concernant un même individu sont tous centralisés on un même lieu : greffe du tribunal de l'arrondissement natal, si l'individu est né en France, ou, s'il est d'une originu étrangère ou inconnue, au mi nistère de la justice. Là, il sont classés par ordre alpha bétiquo dans dos casiers.
Au cas do demande de antécédents judiciaires d'un personne par les magistrats n
les administrations, bs <!
dations des divers liull. m n» 1 applicables à -.iir ,„ i sonne sont intégralem.ni i. . ;i
I I I .iilicr de- Casier.
'""■ ■ ■ ' ' '■ Ml" propre
'■:i '" ■■■ Mm r-vi ,1,'ijvré un bulletin différent, dit
' '" ' ' : 1*^ nécessairement un relevé
' , ' ' ' I lui applicables ; en effet, sur
I" ' • '• Il . (i.inciations ne doivent pas
|'-|'| "I 1 1 I '1 (iiii I . ' vrnt d'y être portées au bout d ini .■(■rr.-iiii iriii|is ip.-ir exemple, un an après l'expiration de la |iniiu., une condamnation unique à moins de six jours de prison). V. réhabilitation.
CASIER (zi-é) n. m. Nom donné à celui qui fabrique le fromage parmesan, il Forme à fromages. (On dit mieux CASEREL, OU CASEEET.) Il Sorte de huche, où l'on serrait autrefois le fromage et le beurre.
CASIÉRE n. f. Lieu où les paysans des environs de Parme conservent le fromage du pays.
CaSIGURAN, ville de l'Océanie (Philippines [île Luçon]), sur la baie de Sorsogon ; 5.520 hab. Pêche, tissus d'abaca.
Casilda, village et port des Antilles espagnoles (lie do Cuba), sur le fleuve côtier Guanabo; 2.000 hab.
Casilinum, ville de l'ancienne Italie (Campanie), à 10 kilom. de Capoue, sur le Volturno. Aux environs de cette ville, Annibal, cerné par Fabius, s'échappa en lançant, pendant la nuit, des bœufs dont les cornes étaient chargées de sarments enflammés, et qui jetèrent le désordre dans les rangs des légions (216 av. J.-C).
CASILLEUX (zi-lleiï [Il mil.]), EUSE adj. Se dit du verre qui, étant mal recuit, se brise sous le diamant, lorsqu'on veut le couper : Veire casilledx. Glace casilleose.
batavia, et qui est presque exclusivement employé pou la confection des pantalons et des gilets, il Casimir-satinet, Etort'e dont la chaîne est de coton et la trame de laine.
— Pop. Gilet, parce que le gilet est souvent de Casimir.
— Manuf. Genre de croisement, variété d'armure. Casimir I*', roi do Pologne, né en 1015, mort en 1058,
fils de Mieczislaw ou Miezko IL Proclamé roi en 1034,' il dut fuir devant ses sujets révoltés, et se réfugia en Hongrie, puis en France. En 1040, les Polonais le rappelèrent. La justice de son administration rendit bientôt la tranquillité au pays. Il vainquit le prince de Mazovie, Moslav, à la bataille de Plock (1047), et réunit ses Etats à la Pologne. Dix ans plus tard, il reprit Breslau sur les Tchèques. Sa lutte contre le paganisme et ses efforts pour le développement de l'instruction lui valurent le surnom do Restaurateur.
Casimir n, le Juste, roi de Pologne, né en i iss, mort en 1194, fils de Boleslaw III, dit Boudie torse, monta sur le trône en 1179. Il se concilia les ducs de Silésie par des concessions territoriales, et abolit les impôts qui écrasaient les paysans. En 1180, il convoqua à Lenczyca, en Mazovie, une assemblée qui fut l'origine du sénat polonais. En 1185, il repoussa une invasion des Hongrois. Trois ans après, il enleva Cracovie à son frère Miezko. Enfin, il eut à combattre les Prussiens. Il renouvela avec les Hongrois le traité donnant les Karpathes comme limite aux deux nations.
Casimir m, le Grand, roi Je Pologne, né en 1309, mort en 1370, fils de \Vlad;j'slaw-Loketek, couronné en 1333 à Cracovie. La tranquillité de la Pologne était menacée par le roi de Bohême, Jean de Lu.xembeurg, par les chevaliers teutoniques, par l'insubordination des ducs de Mazovie et de la noblesse polonaise. Casimir arrêta les chevaliers teutoniques par la concession de la Poméranie, et conclut avec le roi Jean le traité de Plock (1336). En 1341,11 acquit la Russie Rouge. La même année, il repoussa une invasion dos Tartares, puis, en 1344, une attaque des Ruthènes. La mort de Jean de Luxembourg, tué en France, à la bataille de Crécy, fut nne délivrance pour Casimir. Ses ort'orts pour améliorer le sort des classes agricoles lui montèrent le surnom do Koi des paysans. Il protégea le commerce et l'industrie, promulgua un code de lois en
''l'ai '> 11 ■ liiiir ti iM|is, il vainquit les Lithuaniens en 1335, '■I an 1 II do Moldo-'Valaques, en 1359. Casi-
"'"■ lort pour pouvoir obliger toutes les
' 'a^- 1 Il me, à lui fournir des soldats. Umou-
riu d i.iiL' .. :;a, j ,xc i,heval.
Casimir iv, Jagellon, né en 1427, mort en H92, fils do Wladyslaw-Jagellon. Elu en 1444, il fut couronne roi en 1447. De 1450 à 1453, il repoussa les attaques des Silésiens et des Tartares. En 1454, l'année même de son mariage avec Elisabeth, fille de l'empereur d'Allemagne, il dut man lier contre les chevaliers teutoniques. La guerre ne finit i|u'en 1466, par le traite de Tliorn, qui donna la Puniéraiiie à la Pologne et lui facilita l'accès de la Baltique. Du côte de la Sloscovie, Casimir dut se résigner à la perte des républiques tributaires de Nowgorod (1471
fils Wladyslaw comme héritier de la couronne de îîohême. Ce règne d'un demi-siècle vit se développer les germes de la décadence polonaise. La puissance de l'oligarcliie nobiliaire prit une extension considérable : les diètes s'arrogèrent le droit de se constituer de leur propre autorité. Pendant ce temps, les franchises communales étaient restreintes, les classes rurales étaient taillables et corvéables a merci. Casimir s'efforça, cependant, de se concilier la
I petite noblesse en lui confirmant ses privilèges par le statut do Nicszawas. Il encouragea les lettres et les sciences.
Casimir v, roi do Pologne. V. Jean H.
Casimir (saint), né on M58, fils du roi Casimir l\ et d'Elisabeth d Allemagne. En 1473, il alla, avec une armée, disputer le trôno do Hongrie à Mathias Corvin. Il échoua ot rentra en Pologne, où il se livra, dès lors, aux pratiques de la plus austère piété. Il composa à la Vierge un cfiant devenu populaire. Il repose dans la cathédrale de 'Wilna. Saint Casimir, dont la l<it6 se célèbre le 4 mars, est invoqué par les Polonais comme leur patron national.
Casimir (Alphonsino-Virginie-Marie Dubois, dame Casimir Comi-an, dite M"'), chanteuse française, née A Pans en 1803, morto à Boulogne (Seine) on 1888. Sa beauté l'ayant mise & la mode, elle se permit des incartades qui nuisirent à ses succès. Entre autres, sous prétexte d indisposition, elle refusa de chanter dans la seconde représentation iviPré aux Clercs. Elle fut ainsi la cause, involontaire, de la mort de Herold, gravement malade, ei pour qui ce coup fut fatal. A l'Opéra-Comique, elle créa le Proscrit, Danilowa, Zampa, le Pré aux Clercs, les Deiix nuits, le Cheval de bronze, les Sœurs jumelles, les Deux mousquetaires, une Voix, l'Amazone, les Deux gentilshommes.
CASIMIRIE n. f. Bot. Syn. do mélicoqde.
CASIMIROA (de Casimir, n. pr.) n. m. Genre de rutacées-xanthoxylées, renfermant dos arbres du Mexique.
Casimir- PERIER ( Auguste-Casimir-Victor-Laurent [Casimir-Perikr, depuis 1873]), né et mort à Paris (181 1- 1878). Fils aîné du célèbre ministre de Louis-Philippe (v. Peeier), il resta attaché au service diplomatique, do
1831àl846;dc '■ -•-- :• ' ■ •'r . ."«
Les électeurs blée législ
te époque à 1848, il fut député de'Paris. Aube 1 envoyèrent, en 1849, à l'Assemmais, ayant protesté contre la politique
nt II fiiï Qri.Ât.ï n.inl»H» •«-* * ~ I^
du prince-président, il fut arrêté quelque temps et se retira pire. Pendant la gui en otage en Allemagne. Aux élec-
Pendant la guerre de
publique pendant l'Empir 1870-1871, il fut retenu en otage ei
lions de 1871, le département de l'Aube l'envoya comme député à l'Assemblée nationale ; il y soutint la politique de Thiers, qui l'appela, à deux reprises, au ministère de l'intérieur, en 1871 et 1872. Il se retira avec Thiers, et, en 1876, fut élu sénateur inamovible. En 1873, Perier obtint du ministre do la justice d'ajouter le nom de a Casimir p à son nom patronymique. Il a laissé plusieurs ouvrages, notamment : Traité avec l'Angleterre (1860) ; les Finances et la Politique (1SS3); les Sociétés coopératives (lie*); etc.
CasimIR-PERIER (Jean-Paul-Pierre), homme politique français, fils du précédent, né à Paris en 1847. Lors de la guerre de 1870-1871, il servit dans les mobiles de l'Aube et, pendant le siège de Paris, par sa belle conduite, mérita la décoration de la Légion d'honneur. Aux élections gé-
de Nogent-sur-Seine. A la Chambre, il vota contre le ministère de Broglie, et fut réélu, en 1877, ensuite de la dissolution. Cette année, il devint sous-secrétaire au mi-
blique. Réélu en 1881,ildonna sa démission de député au sujet de la loi sur les membres des familles royale-, avant régné en France ; mais, en 1883, il fut réélu et, la même année, nommé soussecrétaire d'Etat auministère de la guerre. Réélu en issr., 1889 et 1893, il devint préside la Chambre, en remplacement de Ch. Floquet, occupa ^.isunu-i-en^-r. en 1893 la présidence du conseil et les affaires étrangères, qu il garda jusqu'au mois de mai 1894, et fut de nouveau à la chute du cabinet, porté à la présidence de la Chambre Peu de temps après (27 juin 18941, le Congrès le choisissait comme président de la République, en remplacement de Sadi Carnet ; mais, dès le 14 janvier 1895, il se retirait, rencontrant dans l'exercice de ses fonctions des difficultés sur lesquelles il ne s'explique pas dans son message de démission, et il eut pour successeur Félix Faure.
CASIN (de l'ital. casino, maison de plaisance) n. m. Constr. Petite maison de plaisance, d'architecture arabe ou italienne, rappelant le plan des maisons antiques. Il Lieu public d'amusement. (On dit plutôt casino.)
— Jeux. Au jeu de billard, Nom des boules numérotées que l'on extrait d'une sorte de bouteille en osier, afin d'indiquer le rang de chaque joueur au jeu de poule, n Jouer le casin ou au casin. Se dit d'un jeu de billard, dans lequel on cherche à heurter avec sa bille la seconde bille blanche, afin de l'envoyer sur la bille rouge.
Casina, comédie de Plante, imitée do Diphylc, jouée l'an de Rome 558. Un vieillard marié, rival de son fils, joué par sa femme et par celui-ci, finalement rossé par leur soin, tel est tout le sujet de cette pièce, qui doit son nom à l'héroïne, objet du litige. Regnard s'en est inspiré dans les Folies amoureuses, et Molière a emprunté au vieux Stalinon plus d'un trait de son Chrysale. Le ton n'est pas moins hardi que la donnée; mais, par la ver\e boulionne et par la vigueur satirique, cette pièce est une dos meilleures du théâtre de Plante.
CASINO (mot ital. signif. maison de campagne) n. m.
Maison de plaisance italienne. 11 Dans les stations thermales, balnéaires, etc.. Etablissement public où l'on se réunit pour lire, causer, danser, faire de la musique, jouer, entendre représenter des pièces de théâtre.
Casino Cadet, salle de bal et de concert qui fut fondée "" Cadet, à Paris, en 1859. Une double série de galeries — j. ... .. . ^^ premier étage
au rez-de-chaussée ^ --„-
vaste salle dans laquelle on dansait, ou bien l'on s'asseyait pour entendre ces concerts qui ont commencé la réputation d'Arban. Au-dessus siéceait le Grand-Orient de France, qui occupe anjotird'huilout le bâtiment.
Casino, viUe d'Australie (Nouvelle-Galles du Sud), sur le fleuve côtier Richmond; 4.500 hab. Fromageries; pâturages, culture de canne à sucre.
Casio de Medici (Jérôme ou Girolamo), poète italien, né a Bologne vers 1463, mort vers 1530. Au cours
CASIOS — CASQUE
d'un voyage en Palestine, il tomba entre les mains des Turcs, fut délivré par un capitaine vénitien qui le conduisit à Candie, et là, il commença à s'occuper de poésie. Après avoir obtenu de Clément VII le laurier poétique, il l'ut chargé de réformer les études à l'académie de Bologne. On lui doit notamment deux recueils de sonnets, de capitoli, de canzoni (1525); un autre recueil de sonnets, contenant chacun la vie d'un saint, et diverses autres publications poétiques.
CasIOS. Myth. Surnom de Zeus, en Syrie et en Egypte. Zeus Casios n'est que la forme grecque du dieu araméen Qasiou, qui était représenté primitivement par un aérolithe. On l'adorait en Syrie sur le mont Casios, et, en Egypte, sur une montagne du même nom, voisine de Péluse. Il avait aussi des autels en Epire et à Corcyre, où Néron chanta un hymne en son honneur.
Casiri (Michel), orientaliste, religieux svro-maronite,
né à Tripoli en nio, mort à !Mn '"■ r'M' Il enseigna
le syriaque, l'arabe et le cli.il'i. . , , k i m ;ippelé en
Espagne en 1748, et devint 1 i' urial. Son
ouvrage le plus remarqualil< -n-inspaim
^scurialensis, etc. (Madrid, i i une des-
cription et une analyse des nianiisciits arattes do la bibliothèque de l'Escurial.
CaSIS, anc. vallée très fertile do la Palestine, dans laquelle se trouvait Jéricho.
CA5ISPERME (spèrm' — du gr. katis, frère, et sperma, semence) n. f. Se dit de quelques plantes dont les semences adhèrent les unes aux autres.
CASLEU (sleu) n. m. Nom donné, dans le premier livre des Macchabées, au mois appelé kislev, et qui paraît occuper le neuvième rang dans le calendrier juif.
GaslON (William), graveur en caractères et fondeur anglais, né en 1692, mort à Londres en 1766. Il établit une fonderie qui devint un des premiers établissements de ce
fenre dans la Grande-Bretagne, et qui affranchit ce pays e la nécessité de tirer ses caractères de la Hollande. Il grava les types arabes du Nouveau Testament et des Psaumes, destinés aux Eglises d'Orient, et les caractères cophtes pour le Pentateuque de David "Wilkins.
Casma, ville du Pérou (dép. d'Ancachs), sur le rie côtier de Casma, non loin de la baie du même nom ; 2.200 hab. Casmann (Othon), philosophe et théologien allemand, mort en 1607, à Stade, où il était prédicateur. Il avait dirigé pendant quelque temps une école à Steinfurt. Il i le premier écrivain qui ait employé le mi pour désigner la science de l'âme, dont il reste, qu'une partie de la somatologie (oi terme par lequel il entendait ce qu'on appelle maintenant anthropologie. Son principal ouvrage a pour titre : Psychologia anthropologica sive Anims huma-
CasmilOS, un des Cabires. V. Cad-
CASNONIE [kass) n. f. Genre d'insectes coléoptères carnivores, famille des carabidés, tribu des lébiinés, renfermant de petites formes élégantes, à corselet très allongé, pyriforme, à tête longue, et revêtues d'une livrée à teintes vives et tranchées. [Les casnonia ot casnonie (gr. 2 foU). apwdera, dont on connaît plus de soixante espèces, habitent les régions tropicales du globe ; une seule [casnonia Olimeri] se trouve en Algérie.)
CaSO, bourg d'Espagne (Asturies [prov. d'Oviedo]) ; 5.700 hab.
CASOAR (du malais kasouari) n. m. Ornith. Genre d'oiseaux coureurs, type de la famille des casuaridc's, renfermant de grands animaux terrestres, incapables de voler, égalant la taille d'un homme, et propres à la région australienne, néo-guinéenno et au sud-est des Moluques.
— Arg. Nom donné par les élèves de l'école Saint-Cyr au plumet blanc et rouge qu'ils portent sur leur shako.
— Encycl. Ornith. On connaît cinq ou six espèces decasoars, toutes remarquables par leur tête à casque haut cou nus et nuancés de 1
sont représentées par cinq stylets cornés. 'Vivant dans les forêts vierges où ils se nourrissent de petits animaux, de fruits et de champignons, les casoars vont par paires ; ils gagnent le bord de la mer au moment des amours et pondent dans le sable de gros œufs à coquille verte et chagrinée. En domesticité, ils sont sournois et dangereux pour leur méchanceté, avalent la petite volaille et attaquent les enfants Leur force est très grande ils peuvent tuer un homme d'un coup de pied ; ils cou rent plus vite que les che vaux. Les espèces les plus communes sont les casoars à casqi de Céram, casoar d'Australie [casui rius uniappendiculatus, casuaiius iatic ticolUs du nord de la Nouvelle-Guinée, etc. La chair de ces oiseaux est très bonne à manger.
CasoLA di Napoli. bourg d'Italie (Campanie [prov. de Naples]); 2.400 hab. Vins estimés.
CASOLANC n. f. "Variété de pomme exportée d'Italie.
Casoli, bourg d'Italie (Abruzzes [prov. do Chieti]) ;
CasoRATE Primo, bourg d'Italie (Lombàrdio [prov. de Pavie]); 3.r,00 hab. Victoire des Milanais sur les Allemands, en 1356.
CaSORIA, ville d'Italie (Campanie [prov. de Naples]) ; 9.800 hab. Elève de vers à soie; cultures maraîcnères, céréales, chanvre ; patrie du peintre Pierre Martine. — Le circondario du même nom est peuplé de 139.200 hab.
CASPARÉE ou mieux CASPARIE (spa — du n. de Gaspard Bauhin, célèbre botan.) n. f. Bot. Section du genre bauhinie.
CasPARI (Charles-Paul), érudit allemand, né à Dessau en 1814, mort en 1892 à Christiania. Il s'est fait connaître par des travaux philologiques et des études théologiques, notamment : Manuel d'exégèse pour les prophètes de l'ancienne alliance; Etudes de théologie biblique et de critique apologétique (1842); Introduction au livre d'haïe et à une histoire de son temps (1848); Introduction au livre de Dan!e;(1869); Sources de l'histoire du symbole du baptême et du Credo (1866-1875); etc.
CaspARI (Othon), philosophe allemand, né à Berlin en 1841. Professeur de philosophie à l'université d'Heidelberg depuis 1877, il s'est efforcé de concilier la philosophie avec la science moderne. Ses principaux ouvrages sont : les Erreurs de l'ancienne philosophie classique (1868) ; ta Philosophie de Leibniz (1870) ; Histoire primitive de l'humanité (1873); Problèmes fondamentaux de la connaissance (1876 à 1879); etc.
CaSPARINI (Eugène Caspar, dit), facteur d'orgues allemand, né en 1624 à Sorau, mort au commencement du xviii* siècle. Il acquit une grande renommée dans sa profession, se fixa pendant longtemps à Padoue, puis fut appelé à Vienne, où il reçut le titre de « facteur de la cour impériale », et retourna ensuite en Italie. Parmi les meilleurs instruments construits par lui, on cite l'orgue de Sainte-Marie-Majeure à Trente, celui de Sainte-Justine à Padoue, le grand orgue de Saint-Georges-le-Majeur à Venise, le grand orgue de Goerlitz, celui de Saint-Paul à Epan, dans le 'Tyrol, etc. — Son fils, Adam-Horace Casparini, né en Italie, construisit aussi de nombreuses et excellentes orgues, et son petit-fils, Jean-Gottlob, continua la renommée do la famille.
CASPARYE lAe Caspary, botan. allem. [1818-1887]) n, f. Bot. Syn. de bégonia.
Caspe, ville d'Espagne (Aragon [prov. de Saragosse]), au confinent du Guadalupe et de l'Ebre ; 8.425 hab. Moulins, tanneries, savons ; distilleries d'eau-de-vie. Récolte d'huile et de soie. Commerce de laines. Aux environs, eaux minérales de Fonte. En 1412, il se tint à Caspe un congrès dans lequel Ferdinand de Castille fut appelé au trône d'Aragon. — Le district de Caspe a 26.570 hab.
Casfer (Jean-Louis), médecin allemand, né à Berlin en 1796, mort en 1864. Il devint, en 1839, professeur à l'université de Berlin, et directeur de l'Ecole pratique de médecine en 1841. Outre la Gazette du choléra (1831), et le Journal hebdomadaire de médecine, Casper a publié, entre autres ouvrages : Caractéristique de la médecine française et de ses rapports avec ta médecine anglaise f 1822) ; Essais de statistique médicale et de médecine officielle (1825-1835) ; Principes de statistique médicale et de médecine administrative (1846) ; De l'influence du mariage sur la durée de la vie
CasPERL. Biogr. V. Kasperle.
CasPIEN, ENNE (spi-in, en'), personne née sur les bords de la mer Caspienne, ou qui les habite. — Les Caspiens.
— Adjectiv. Qui appartient à ces pays ou à leurs habitants : Les Scythes caspiens.
Caspienne [ka-spièn'] (mer), mer intérieure aux eaux salées ou plutôt amères, située entre l'Europe et l'Asie, et dont le littoral appartient à la Russie et à la Perse.
La Caspienne, le plus grand des bassins fermés, est, dans son état actuel, le reste d'une plus grande Caspienne disparue, qui communiqua autrefois, à l'O., avec la mer d'Azov et la mer Noire ; à l'E., avec la mer d'Aral, et probablement, par la vallée de l'Irtych et de l'Obi, avec l'océan Glacial arctique. Sa longueur, du N. au S., est de 1,200 kilom. Sa plus grande largeur (dans la partie nord) atteint 550 kilom. ; sa plus petite (dans la partie sud, du cap Chakhov au cap Tarta) n'est que de 200 kilom. Ses côtes ont un développement de 6.380 kilom. Mais la Caspienne, comme tous les bassins lacustres de l'Asie occidentale, subit une diminution progressive par voie d'assèchement et aussi grâce aux alluvions de ses fleuves : le Volga dépose chaque jour sur son fond plus de lOO.OOO mètres cubes ; le delta du Térek est non moins considérable ; celui de la Koura avance de 4 kilom. carr. par an.
Sa profondeur, comme sa largeur, varie considérablement du N. au S. Le bassin Nord n'est qu'un vaste marécage, profond de 15 à 16 mètres au plus, et qui gèle tous les ans, durant plusieurs mois ; même, sur les bords, la profondeur est si faible, qu'il suffit parfois d'un simple coup de vent pour refouler les eaux et découvrir le sol sur une étendue de plusieurs kilomètres. Le bassin Sud, par contre, dans sa partie occidentale que domine le Caucase, atteint 500, 800 et jusqu'à 1.100 mètres de profondeur.
Il faut noter, enfin, que la Caspienne occupe le fond d'une vaste dépression : sa surface est à 26 mètres au-dessous de celle de la mer Noire, à 74 mètres au-dessous de celle de la mer d'Aral.
Le littoral européen de la Caspienne commence, au N-, au bras occidental du delta du fleuve Oural. La côte est d'abord basse, marécageuse ; les terres se prolongent sous une mer peu profonde par une multitude d'îlots plats ; le sol, composé de sable souvent mobile et fortement imprégné de sel, n'est recouvert de végétation que pendant les quelques semaines du printemps; c'est le pays des nomades : Kirghiz de la horde intérieure, Kalmoucks. Le delta marécageux du Volga occupe le milieu de ce littoral : le fleuve s'y divise en soixante-quinze bras. Après les embouchures de la Kouma, du Térek et du Soulak, la côte se relève. La montagne s'avance jusqu'au bord de l'eau; après Derbent, elle projette le long éperon de la presqu'île d Apchéron ; aux abords de cotte région volcanique, les eaux mêmes de la Caspienne sont parfois soulevées par des volcans de boue.
Sur le littoral asiatique, la côte redevient basse, avec le delta de la Koura et la baie de Kizil-Agatch ; elle est ensuite rocheuse et élevée jusqu'à la frontière persane. Le littoral du Mazandéran, au pied des monts Elbourz,
est sablonneux, bas, insalubre, creusé de golfes et de lagunes. Le Kizil-Ousen est le seul fleuve important de la côte persane. Les collines de sable et les marais salants se succèdent et rendent la côte encore plus malsaine. A la baie d'Assan-Kouli commence l'immense côte du Turkestan russe; elle se prolonge jusqu'au fleuve Oural, presque partout basse, sablonneuse, inhospitalière.
La Caspienne n'a point d'ile dans sa partie centrale ; celles qui avoisinent le littoral sont toutes, même la plus grande, Tcheleken, de petite importance.
Le râle économique de la Caspienne a été de tout temps de grande importance. Bien que la navigation y soit assez malaisée, à cause de l'action des lames, qui sont courtes et irrégulières, le commerce fréquenta ue bonne heure cette mer. Strabon parle des marchandises de l'Inde qui gagnaient l'Europe par cette voie. Mais, au xiv siècle, les invasions mongoles interrompirent le commerce transeaspien, et il fallut attendre jusqu'à Pierre le Grand pour voir la Caspienne jouer de nouveau un rôle économique. Aujourd'hui, les principaux ports sont Bakou, qui est bien abrité ; Astrakhan, sur le delta du Volga, que les navires atteignent par la' bouche de "Varkov ; Derbent, qui n'a qu'une rade ouverte. Le seul bon port de la Perse est Astérabad, mais il est insalubre. La flotte de la Caspienne, durant la belle saison, compte cinq à six cents vapeurs; elle transporte surtout du sel, du pétrole, de la laine, du coton. La pêche est la principale industrie (avec celle du pétrole) pratiquée sur les bords de cette mer ; elle porte surtout sur le saum'on, l'esturgeon, le sterlet; on connaît les fabriques de caviar d'Astrakhan.
Au point de vue politique, la Caspienne est un lac russe. Le traité du Gulistan a interdit, dès 1813, à la Perse d'entretenir sur cette mer des navires de guerre. Par contre, la Russie a sur la Caspienne une flotte, dont le port d'attache est KrasnovodsK ; elle a, de plus, fortifié, sur la côte sud-est, la petite île d'Achoun-Adé,
Caspienne (province), ancienne division administrative de la Caucasie (Russie). Elle était formée du Chirwan et du Kara-Bagh. Le chef-lieu en était Chemakha, sur le revers méridional du Caucase oriental, et elle renfermait le port de Bakou.
Caspiennes (f défilé qui conduisai la mer Caspienne, et à la mer Méditerranée. C'est aujourd'hui la passe de Khaouar, dans les montagnes du Mazandéran; elle conduit dans l'Irak-Adjémi (Perse centrale).
Caspiens (lat. CaspH), ancien peuple de l'Asie, sur la côte sud-ouest do la mer Caspienne, à laquelle il donnait son nom. (Une tribu scythique de la Sogdiane portait aussi le même nom.) — Un Caspien.
Caspiens (monts), nom donné à une ramification du Taurus, qui s'étend à l'E. de l'Euphrate, entre la Médie et
CASQUE [kassk' — de l'espagn. cosco, proprem. crâne) n. m. Arme défensive qui couvre la tête et sert de coif- . Casque de fer, de c isigni Quitter le CASQUEpour la toqde.
— Pop. Pesanteur de tête causée par les fumées du vin. Il S en donner dans le casque, Se mettre en état d'ivresse. Il II manque un clou à son casque. Se dit d'une tête un peu folle.
— Par plaisant. Casque à mèche. Bonnet de coton, bonnet de nuit, terminé par une petite houppe ou mèche.
— Artill. Casque à boulet rouge, Sorte de cuiller portée à l'aide d'un double manche, dans laquelle on transportait jadis les boulets rouges pour les introduire dans le canon.
— Blas. Pièce extérieure posée au-dessus de l'écu et ayant, à partir du xvii" siècle, la forme théorique d'un armet ou d'une salade close, forme qu'elle a gardée aujourd'hui.
— Bot. Pièce supérieure de la corolle ou du périanthe, voûtée en forme de casque, comme dans l'aconit, la sauge, les orchidées, etc. : Les fleurs de quelques aconits présentent la forme parfaite d'un casque ; on y remarque le heaume, les oreillettes et lamentonniére. Il Casque de Jupiter, Nom vulgaire de l'aconit napel.
— Chass. Nom que les chasseurs donnent à des chienï courants qui, s'échappant du chenil ou abandonnant la meute, braconnent la nuit pour leur propre compte.
— Entom. V. galea.
— Jeux. Sorte de boule creuse métallique pouvant s'ouvrir en deux à l'aide d'une charnière et qui, dans certains jeux de hasard, est fixée au sac dans lequel se trouvent les petits étuis renfermant les numéros ; elle communique avec l'intérieur du sac par une ouverture juste assez grande pour laisser passer un seul étui que le banquier veut dissimuler.
— Mar. Pièce de bois placée sur le.s iottereaux pour renforcer les élongis. i! Casque-camisole, Chaloupe d'abordage insubmersible, munie de rames et d'une cloche à plongeur.
Il Casque en proue 1 Commandement aux rameurs de porter la tête en arrière, vers la proue, en se rasseyant.
— Mythol. Casque de Pluton, Casque légendaire que les cyclopes fabriquèrent pour Pluton, au moment de la guerre des dieux contre les géants. (Ce casque avait la propriété de rendre invisible celui qui le portait. Pluton s'en servit contre les géants, et, d'après V Iliade, Pallas contre Ares. Suivant une tradition, Persée en aurait été couvert aussi, dans son combat contre Méduse.)
— Ornith. Protubérance calleuse ou osseuse qui se trouve sur le sommet de la tête ou sur le bec de certains oiseaux, tels que le casoar et les calaos.
— Techn. Cuir très épais et très résistant.
— Encycl. Archéol. Ce mot, très moderne, ne peut servir à désigner d'une façon particulière que les casques antiques et ceux de la cavalerie faits à partir du xviii' siècle, sur des modèles déformés empruntés à l'antiquité classique, et qui ne se rapportent en rien aux belles défenses de tête portées depuis le moyen âge jusqu'au xvii" siècle. Lorsque la décadence romaine eut rempli les légions de barbares, le port du casque do bronze ou de for tomba en désuétude, en même temps que disparaissait l'art du batteur d'armures. Incapables de forger des casques d'une seule pièce, les artisans des premiers siècles chrétiens emboutissent et unissent tant bien que mal, par des rivets, des coquilles de fer parfois brasées au cuivre rouge. Vers le x« siècle, ils sont à peu près capables d'emboutir les cervelières à nasal, qui sont les premiers
truits. Mais la plupart des
casques régu