CASQUE — CASSAN
disparaître pour adopter le bonnet de fourrure, coiflFure nationale du pays. 11 n'y a plus de casqués, en Russie, que les cuirassiers et les lanciers de la garde.
— Blas. Les anciens casques surmontant le blason sont des heaumes réguliers, copiés au naturel, tels qu'ils furent longtemps conservés sur les tombeaux, en Angleterre et en Allemagne. (V. heaume.) Le casque est dit taré (c'est-à-dire tourné, présenté) de face ou de front, de trois quarts, de profil, à droite, à gauche, suivant le côté vers lequel sa visière est dirigée. Le casque d'or, taré de front, sans ventaille grillagée, est celui des empereurs et rois ; quand il porte un grillage, celui-ci est de onze barreaux ; les princes et ducs souverains le portent de même, mais moins ouvert. Le casque d'argent, taré de front, à neuf barreaux à la grille, avec les pièces du mézail, la bordure et les têtes de rivets d'or, désigne les princes, ducs, chevaliers, amiraux , maréchaux et tous autres grands officiers. Quand il n'a que sept barreaux, il désigne le marquis ; et, ainsi construit, mais taré de deux tiers, :
désigne les barons et autres gentilsht blesse. D'acier poli, la visière ouverte, la ventaille (ou mieux la mentonmere) abaissée, n a^ ant que trois barreaux, il désigne, taré de profil, les gentilshommes a\ant trois races ou moins de fer à mezail ou masque complètement
nq barreaux.
. Empereur ou roi ; 2. Prince et duc souverain ; â. Prince et duc non souverain: 4. Marquis; 5. Comte et vicomte; 6. Bjiron et gentilhomme de vieille uoblesse ; 7. Gentilliomme de trois races; 8. Nouvel anobli.
fermé (ou morné), il désigne les nouveaux anoblis, quand il est taré à droite ; quand il est taré à gauche ou à sénestre (contourné), il indique les bâtards. Une ordonnance du XIV» siècle permit aux bourgeois de Paris de timbrer leurs écus du heaume.
CASQUE (knssk) n.
famille des cassididés,
— Encycl. La
gués est ventrue, bossuée de varices irrégulières une Douche
gue fente mal a un la
rante espèces, dont deux habitent les
côtes de France ( casques flammés [Médi: grands individus sont recherchés par les artistes' en camées, à cause de l'épaisseur des coquilles présentant plusieurs couches de colorations distinctes, régulièrement étagées. Les espèces fossiles se trouvent dans les terrains tertiaires.
Casque de fer (ordre du). Cet ordre fut créé le 18 mars ISM, dans la Hesse Electorale, sur le modèle de celui de l'ordre prussien de la Croix de fer, pour récompenser les services rendus par les sujets hessois à la patrie allemande, pendant la guerre de 1814. Peu de temps après son institution, il cessa d'être conféré.
CASQlJÉ(5Aé), ÉE adj . Armé d'un casque : Gaulois casqué.
— Fam. Coiffé ; Homme casque d'un bonnet de coton.
— Hist. nat. Qui porte un appendice en forme de casque, ou qui a la tête colorée de façon qu'elle semble couverte d'un casque.
— Numism. Qui porte un casque : Les premiers empereurs ne sont point cASQDÉs.
CASQUER {ské) V. n. Arg. Donner de l'argent : Faire CASQUEE quelqu'un, n Tomber dans un piège, n .'^e tromper, se faire illusion.
CASQUET (ské) n. m. Armur. Forme ancienne et régulière du mot casque qui est très moderne, n'apparaissant guère qu'au xvii« siècle. On entendait, au xvi' siècle, par « casquets . , les bourguignotes et salades de préférence aux morions et autres formes sans visière ni ventaille.
„— Hortic. Sorte de râteau en bois, qui sert à sarcler les allées d un jardin ot les plates-bandes.
Casquets (les), rochers situés dans la Manche, à 8 kilom. d Aurigny, une dos îles normandes. Naufrage du prince Guillaume, fils de Henri 1" d'Angleterre, sur la " Blanche Nef» (1120).
CASQUETTE (skèf — dimin. de casque) n. f. Coiffure d homme, qui se distingue du chapeau par l'absence de rebord continu, et du bonnet par la visière dont elle est munie.
— Pop. Etre casquette. Etre légèrement gris. 11 Casquette à ponts, à trois ponts, Coiifure du souteneur. (Par ext., Le souteneur lui-même.)
Ce
cèdent à ce travail. Les pièces dont la réunion di tuer la casquette sont remises à ces ouvriers, en même temps que les visières en carton, en cuir bouilli et verni, etc., suivant le genre de casquette auquel on les destine. Le travail consiste à assembler et à coudre les diverses parties de la casquette. En général, les coutures se font à la machine à coudre, puis elles sont rabattues au carreau, après avoir été légèrement humectées.
Il ne reste plus qu'à bichonner les casquettes. A cet ctTet, on emploie une forme en fonte pour celles en soie, et une forme en hois pour colles en drap. Dans le premier
cas, on mouille légèrement l'intérieur de la casquette, et on la pose sur la forme qui a été chauffée préalablement. Cette forme joue le rôle d'un fer; la vapeur d'eau, en se dégageant, traverse la soie, mais ne lui enlève pas son lustre. Dans le second cas, on pose la casquette sur la forme on bois, et on la recouvre d'un linge humide, sur lequel on promène un fer chaud.
Casquette du père Bugeaud (la), marche célèbre des zouaves dont, suivant la tradition, voici l'origine : une nuit, en Algérie, le camp français est surpris par les Arabes; une fusillade terrible jette un moment d'indécision parmi les soldats à moitié endormis. Tout à coup, le maréchal Bugeaud s'élance hors de sa tente ; sa présence ranime les Français ; mais le maréchal s'aperçoit que ses soldats chuchotent et sourient en le regardant. Il porte la main à la tête et reconnaît que, dans sa précipitation, il est resté coiffé d'un simple bonnet de coton. Il crie à ses aides de camp : n Ma casquette ! (c'est le nom que portait alors le képi) allez me chercher ma casquette ! » Le lendemain, lorsque les clairons sonnèrent la marche, les zouaves, en mémoire de cette aventure, entonnèrent en chœur :
per Du geaud^
Le maréchal ne s'en fàcba nullement. Deux ou trois jours plus tard, au moment de monter à l'assaut, il s'écria, en s'adressant aux clairons : « Clairons, sonnez la Casquette ! . Ce nom est resté à la marche et a conduit bien souvent les Français à la victoire.
CASQUETTIER !skè-li-é), ÈRE n. Celui, celle qui fait ou qui vend des casquettes.
— adj.: Ouvrier casquettier. Ouvrière casquettière.
CASQUEUR {skeur'), EUSE n. et adj. Arg. Se dit de la personne qui paye pour les autres.
CaSS (Lewis), homme d'Etat américain, né à Exeter (New-Hampshire) en 1782, mort à Détroit (Michigan) en 1866. Avocat à Marietta (Ohio), il fut élu membre de la législature de cet Etat, en 1806. Il prit part à la guerre de 1812 contre l'Angleterre, et devint gouverneur du Michigan. Partisan dévoué du président Jackson, il fut nommé par lui ministre de la guerre (1831), puis envoyé extraordinaire à Paris (1835). A la suite d'une polémique assez vive avec Guizot, il demanda son rappel (1843). Sénateur dos Etats-Unis (1845-1848), il fut sans succès candidat des démocrates, à la présidence, devint secrétaire d'Etat en 1837, et rentra dans la vie privée en 1860. II a laissé divers ouvrages : Inquiries respecting the histonj, traditions, language of the Indians living within the United States (1823); King, court and govemment of France (1840); etc.
Défait(
CASSADE (de l'ital. caciata, même sens) mensonge, mauvaise excuse.
— Faire une cassade. Au jeu de brelan. Faire un renvi avec vilain jeu, afin d'obliger les autres joueurs à quitter.
CASSACE (saf) n. m. Métall. Opération consistant à réduire les minerais en petits morceaux en les bocardant ou en les broyant, afin de les débarrasser do la gangue qui les accompagne.
— Techn. En T. de tissage. Etirage d'une étoffe en travers. Il Fouettement que l'on fait subir aux satins légers, en soie, pour leur donner de la couverture.
— Encycl. Dans les travaux publics, le cassage des pierres devant être employées pour la réfection et l'entretien des routes se fait à bras d'homme, et il consiste à réduire en fragments, pouvant passer dans un anneau étalon de 6 centimètres de diamètre, des blocs de rochers d'un volume souvent considérable. Ce travail nécessite deux opérations successives. On commence tout d'abord à réduire en morceaux moins gros les pierres ayant de 15 à S5 centimètres de diamètre. Ce résultat s'obtient en faisant usage de masses d'acier ou de fer aciéré, dont le poids n'est pas inférieur à 6 kilogrammes. Les fragments sont repris et mis à grosseur réglementaire, au moyen de marteaux. En ne faisant pas usage de broyeurs, on évite ainsi un déchet considérable.
Dans le cassage des minerais, cet inconvénient n'existe plus, puisqu'il faut les séparer de leur gangue ; c'est pourquoi le travail s'exécute mécaniquement en employant des bocards.
CassAGNABÈRE-TOURNAS, comm. de M Haute-Garonne, arrond. et à 20 kilom. de Saint-Gaudens ; i.ioo hab.
CassagnAC (Bernard-Adolphe Granier de), publiciste et homme politique, né à Avéron-Bergelle (Gers) en 1806, mort au château de Couloumé (Gers) en 1880. D'abord journaliste et professeur à Toulouse, il se rendit, en 1832, à Paris, devint un ardent champion du romantisme et collabora à la II Revue de Paris » , au » Journal des Débats . , à » la Presse». S'étantfait le défenseur de l'esclavage (1837), il fit un voyage aux Antilles, et devint le délégué des planteurs. Des duels retentissants, d'ardentes polémiques, attirèrent au plus haut point sur lui l'attention. Rédacteur en chef du " Globe », puis de « l'Epoque », il soutint la politique de Guizot. Adversaire acharné de la république de 1848, il se rallia à Louis-Napoléon, fut élu, en 1 852, député dans le Gers, et siégea, jusqu'à la chute de l'Empire, au Corps législatif. Soit à la tribune, soit au « Constitutionnel », au « Pays », à » la Nation », il défendit les idées absolutistes, et fit une ardente opposition aux réformes libérales sous le ministère Ollivier. Après la révolution de 1870, il passa à l'étranger, puis revint en France; il fit une campagne en faveur de l'Empire, et fut élu député de Mirande, en 1876 et 1877. On doit à ce fougueux polémiste, qui fut un remarquable écrivain, plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : Histoire des classes ouvrières et des classes bourgeoises (1837), Voyage aux Antilles françaises (1844), Histoire des classes nobles et des classes anoblies (l^^0| IJistuir, dts causes de la Itévolutwn ['■"■'■ ■■ ' I- ■ ' 1 ,1- II. Portraits litté-
' Massacres de Sep-
'' ■ ' (1879-1882), etc.
iste et homme du précèdent.
Taire et colla-
Cassagnac Dès 18
Pan
le princ . l'Autoi
, il entra dans le jouinalisn bora à « la Nation », au « Diogènc 1 fit de la politique. Son talent "gouai attira de nombreux duels En lS7ii il ves de la garde, fut fait prisonnier a Allemagne. De retour en France, il fonda 1'" Appel au peuple », puis devint directeur du « Pays », où il fit une guerre acharnée à la Republique. Il se rendit, en 1874. à Chislehurst, auprès du prince impérial, et publia alors des articles d'une telle violence que le ministre Fourtou crut devoir suspendre « le Pays »
Poursuivi pour son fameux discours de Believille, dans lequel il demandait un coup d'État, il fut acquitté (1874) En 1876, il fut élu, dans le Gers, membre de la Chambre des députés, échoua en 1893, fut élu en 1898 et échoua encore en 1902. Apres le 16 mai, il poussa le maréchal de Mac-Mahon à faire un coup d'Etat. Peu après la mort du prince impérial (1879), Paul de Cassagnac se sépara ouvertement du prince Napoléon, puis, en 1884, soutint la candidature au trône de son fils. En 1886, il fonda un nouveau journal, itorité ». Quelque temps après, il déclara se détacher de toute (Question dynastique. Pendant le mouvement boulangiste, il fit partie du fameux comité des six, qui s'était entendu avec le général Boulanger pour renverser le gouvernement. Depuis lors, bien que catholique ardent, il s'est signalé par ses attaques contre la politique du ralliement préconisée par Léon XIIL Doué d'une grande énergie, maniant avec habileté la plume et la parole, Paul de Cassagnac est un polémiste d'une extrême vigueur et un orateur plein de fougue. On lui doit, entre autres ouvrages : Empire et roijauté (1873); Mémoires de Chislehurst (1873); Histoire populaire abrégée de Napoléon III (1874-1875), en collaboration avec son père.
Cassagne ou CassAIGNE (l'abbé Jacques), littérateur français, né à Nîmes en 1636, mort à Pans en 1679. Il rédigea d'abord des canevas de sermons pour les prédicateurs, composa ensuite de fort médiocres poésies, et de-
reçut de Louis XI'V une pension de 1.500 livres. Désigné pour prêcher à la cour, il n'osa monter en chaire, intimidé par le trait que lui avait décoché Boileau dans
Qu'aux sermons de Cassagne ou de l'abbé Cotin. Poète et orateur médiocre, il avait une érudition solide t variée. On lui doit : Traité de morale sur la valeur [un A) ;
Romains, de Salluste (1675
Cassagne (l'abbé Joseph La), musicographe français du xviii' siècle. On lui doit : Recueil de fables mises en
peut réduire toutes les clefs à une seule.
CassagNES-BÉGONHÈS, ch.-I. de cant. do l'Aveyro arrond. et à 20 kilom. de Rodez, sur le Céor; 1.426 ha Filature de laine, moulins, scieries mécaniques. Restes c '- "'-'" '-'- -' "' ■ de Templiers. - I
hab.
omm. de 1 Avoyron, arrond.
ihab.
CASSAILLE(iimll. — rad. casser) n. f. Premier labour que 1 on donne à une terre restée depuis longtemps en jachère.
CassALA, ville du Soudan égyptien. V. Kassala.
CASSAM n. m. Vicaire d'un mollah ou prêtre musulman.
Cassan (Jacques de), archéologue, né à Toulouse, mort vers le milieu du xvii' siècle, était avocat du roi au siège présidial de Béziers. Ses principaux ouvrages sont : les Di/nasties ou Traicté des anciens rois des Gaulois et des Français (1621) ; Premier fondement et progrès de la monarchie gauloise {1626); Recherche des droits du roi de France sur les royaumes, duchés, etc., occupés par les princes étrangers (1632), ouvrage qui fut violemment attaqué à l'étranger.
Cassandra ou Kassandra (golfe de), golfe formi ur los cotes méridionales do la Turquie d'Europe chalciii|ui> par rAr.liii.rl. ,iiin. 1rs pri'sini'ilcs do Cassandra à
l'ays est fertile, s. renfermant des uns méridionales
lo.
no la
l'arrivée d'Hé-
t pend le sii%'(>, elle ne cessa d'annoncer la ruine de la cité oi do coiiscillor la paix : on se moqua d'iOio. Au moment di; sac de In.iç, elle so réfugia
lùbradu temps do Ronsard,
ru (H d'IIécube, célèbre par I art de prédire l'avenir. On
lllo fut aimée d'Apollon, et iictio. Mais elle refusa do tenir dédaigné, se vengea d'elle on
,'■'• I - - '■■■ irappait Aga
lut 1 objet dun culte. Elle eut un temple à Dardanos, un autre à Leuctre en Laconie, ur statue à Amyclée. Elle a souvent figuré dans les tragédie grecques du cycle de Troie, et elle a donné son no: (Alexandra) à l'obscur poème de Lycophron. -n. f. Para- - - "
s.iNURE mikoutée. {Balz
Cassandre (la) , nom quelquefois donné au poème de Lycophron (11' s. av. notre èro), dont le vrai titre est AfaanA-a. C'est une obscure prédiction des malheurs de Troie, par Cassandre, fille du Priam. Ce poème a été commenté par le Byzantm Tzotzos et traduit par Dehèque (Paris, 1853).
Cassandre, statue on mardro de Pradier (musée d'Avignon). Cette œuvre, qui a figuré au Salon de 1843, est une dos plus remarquables de l'artiste : elle représente une femme nue, couchée et comme affaissée sous le poids de la douleur. On admire, dans cette statue, la suavité de contours des formes et l'intensité de l'expression. Mais on lui reproche de manquer do caractère historique, aucun indice ne permettant de distinguer s'il s'agit de la prophétesse de Troie, ou de la personnification de la douleur.
Cassandre, roi de Macédoine, fils d'Antipater, né vers 354, mort en 297. A la mort d'Antipater, il disputa la Macédoine au régent Polysperchon, s'allia contre lui avec Ptolémée et Antigène, le Dai
Démétrius de Ph;.
1ère. Revenu en Macédoine, il fit périr Olympias, mère d'Alexandre le Grand (315). Il avait épousé Thessalonice, sœur de ce prince, et il aspirait à sa succession.
Il eut à se défendre contre Antigone et Démétrius Poliorcète. Un traité
5p^n'/ v»,lî '"', "«'Î^TaI"'"".;'^' '"t^' ^•"'^"^ "' Alexandre /tgos, veuve et hls d Alexandre. La guerre recommença (310) ; Poliorcète s'empara d'Athènes (307), mais échoua dpvant Rhodes (305). Cassandre s'allia avec Lysimaque Ptolémée et Séleucos : la guerre se termina par la défaite d Antigone et de Démétrius à Ipsus (301). Cassandre conserva la Macédoine et la Grèce. Après des expéditions malheureuses contre Corcyre, Athènes et les Etoliens, il mourut en 297, laissant la réputation d'un ambitieux sans scrupules, mais ami des lettres.
Cassandre, roman do LaCalprenède (1649). Cassandre
est le capitaine d'.VIexandi "
prince que LaCalprenède a brodé tant des épisodes tels que l'amour du roi des Scythes Orondate pour Statyra, et la fureur jalouse do Roxane, brûlant pour l'heureux Orondate. Son œuvre est un poi-'mo en prose, plein d'imagination, mais plein de défauts aussi, dont le moindre est de mettre dans la bouche des rudes guerriers d'Alexandre de longues dissertations galantes, entachées d'affectation et de mièvrerie.
Monnaie de Cassandre.
Cassandre, personnage c comédie italienne, type de v lard imbécile et crédule, i
.'*''' ' .■ puis dans Cassandre mécani-
'""• ' ■'■ et dans une foule d'autres piè-
X*"*' ' 1 -^ la langue, et on appelle encore
^"^^ ' i ri'Ucule et toujours dupé.)
.aF^t^'*'^'*''"^ iianeois), littérateur français, mort en i69o. 11 avait compose des vers assez médiocres. Boileau, qui 1 aimait beaucoup, l'a peint dans le Damon de sa pro- ?„ 1? If'^°--" est connu par une traduction française <ie \a. Rhetonque d Aristote (1654), et par des Parallèles nutortques (1680), dont Boileau faisait grand cas.
CaSSANOÉ, ville do la colonie portugaise d'Angola (district d Angola), à 550 kilom. environ au S.-E. do Saint- Paul de Loanda, dans la vallée de la rivière Couaogo affluent du Cassaï. Cultures do manioc et do maïs. Contré d'un important commorco indigène avec l'intérieur.
CasSANIOUZE, comm. du Cantal, arrond. et i Î8 kilom. d Aurillac, aux sources d'un affluent de l'Auzo do Voinazès; 1.473 hab.
Cassano all'Iono, ville d'Italie (Calabro [prov. do Cosenza;} ; 9.030 liab. Evéché sulfragant do Reggio : séminaire episcopal. Grains, fruits, coton, soie et soude. Fabrication do pûtes d'Italie, cuirs, toiles, cotons et soieries. Eaux thermales sulfureuses ; carrières do plâtre.
Cassano d'Adda, bourg d'Italie (Lombardio [prov. de Milan]), sur le Canalo Martezana ; 7.460 hab. Sériciculture ; céramique. Eccelino le Féroce, chef des gibelins, y fut défait en 1259. En 1705, le prince Eugène de Savoie, commandant l'armée impériale, y fut battu par le duc de Vendôme, à la têto de l'armée française. En 1799, le général Moreau y fut vaincu par los Austro-Russes commandés par Souvarof.
Cassano délie Murge, bourg d'Italie (Apulio, Fouille Ipiev. de i;,u, dello Pughe]) : 5.200 hab. Huileries.
CASSANT ^iir, ANTEadj. Sujet à casser, à se rompre. (Se du particuiierem. des objets durs et pou flexibles, qui se rompent avec éclat) : Le verre non recuit est tris cassant. La trempe à l'eau froide rend le fer cassant.
— Fig. Brusque, tranchant, qui ne ménage rien : Avoir un ton CASSANT. D'Aubigné était de cette race cassante qui ne se refuse jamais un coup de langue. (Ste-Beuvo.)
-; Poires cassantes ou à chair cassante, Poires dont la chair est ferme et se casse sous la dent, au lieu do fondre dans la bouche : Le bon-chrétien, le martin-sec et le messirejean sont des poires cassantes.
— n. m. Caractère de ce qui est cassant, sujet à casser : Le cassant du verre.
— Fig. Caractère de ce qui est brusque, absolu, inflexible : Avoir du cassant dans le caractère.
— Anton. Flexible, pliant. — Ductile, malléable (en parlant des métaux). — Solide.
CASSARD (ca-sar'i a. m. L' buse, dans les campagnes.
Cassard (Jacques), corsaire, né à Nantes en 1672, mort à Ham en 1740. Fils d'un capitaine de la marine marchande, il se fit remarquer dès sa première campagne, celle de Carthagène, qu'il fit avec Pointis en 1697. Sa renommée fut telle, bientôt, que Louis XI'V se le fit présenter à Versailles. En 1708, Cassard, aux Sorlingues, ne fit pas moins de neuf prises sur les Anglais. En 1709, dans la Méditerranée, lors
de la disette qui désolait la France, avec deux bâtiments seulement, il convoya jusqu'à Marseille, malgré toutes les escadres anglaises, vingt-six navires chargés de blé acheté en Barbarie. En 1710, il dégagea un convoi de blé bloqué en Sicile par une flotte anglaise, et la ramena à Tou-
noms vulgaires de la
; exploit, .^^
A la il fut nommé capital frégate. En 1712, il partit avec ~'"~ huit bâtiments rançonner les tr
colonies portugaises, s'empara de Saint-Eustache et se
dirigea vers la Martinique, , , ,1 /
avec plusieurs millions de ' ,' /
dépouilles A son retour à Cassard.
Toulon, il fut nomme capitaine de vaisseau. Condamné au repos par suite de la paix d'Utrecht (1713), Cassard revint à Versailles, où Dugiiay- Trouin le proclama le plus grand homme de mer du moment. Ses démêlés avec le cardinal Fleury en 1726, au sujet du règlement de ses comptes de croisière, le firent emprisonner au château de Ham, et c'est là qu'il mourut, à soixante-huit ans, après quinze ans de captivité.
Cassaria (la) ou la Caisse, comédie de l'Arioste, jouée à la cour du duc de Ferrare, vers 1515. C'est la première comédie régulière écrite en italien. La caisse <fun vieil avare fait le nœud de l'intrigue. Lo fils, qui sait qu'elle est pleine d'or, réussit, après force ruses, à s'en emparer pour acheter une jeune esclave, dont il est amoureux. Escroquerie et mauvaises mœurs, tel est le fond de cette pièce animée, pour ainsi dire, de l'esprit de Plante. Mais c'était le défaut de l'époque. L'intrigue est peu compliquée, mais vive et bien conduite.
Cassas (Louis-François), peintre etarchitecte français, inspecteur des Gobelins, né à Azay-le-Ferron (Indre) en 1756, mort à Versailles en 1827. Il fut élève de Jean-Jacques Lagrenée. Il voyagea en Italie, en Grèce, en Asie Mineure et en Syrie, et dessina un grand nombre de monuments anciens, qu'il reconstitua ensuite en terre cuite, en liège et en talc. Sa collection a été placée à l'Ecole des beaux-arts. Il a publié des récits de ses voyages archéologiques.
CASSATION (si-on) n. f. Acte juridique par lequel une procédure, un arrêt, est cassé ou annulé : La cassation d un jugement, d'un testament. Moyens de cassation. La cour de cassation. 11 So dit particulièrement d'un arrêt do la cour suprême annulant une sentence portée par un autre tribunal en dernier ressort : Plaider en cassation. -Ve pounioir en cassation. Le recours en cassation est bien moins un nouveau procès entre les parties qu'entre l'arrêt et la loi. (Henrion de Pansey.)
— Code milit. Peine prononcée contre un gradé qui a commis des fautes le rendant indigne de son grade.
— Mus. Morceau de musique instrumentale, analogue à la sérénade : La cassation et la sérénade inauguraient en Allemagne une nouvelle phase du goit musical. (Le mot [de l'ital. cassazione, dont lo sens propre est séparation, départ] semble indiquer que ce genre de composition dut, à l'origine, terminer un concert.]
— EscTCL. Dr. crim. Cour de cassation. Origine. Sous l'ancien régime, les recours formés contre toutes les juridictions du royaume étaient portés devant le Grand Conseil, ou le Co7iseil des parties, qui formait une des sections de la Cour ou Conseil du roi.
"""■ '* l'origine de la Cour do cassation, qui a ainsi n...,j ^ ;, ..-, jgj attributions nouvelles.
succédé au Grand Conseil :