‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 641 sur 956 · CASTE · texte numérisé non relu

CASTE

— Encycl. Lo régime des castes se retrouve à l'origine de presque tous les peuples, mais il ne revêt pas partout le même caractère. Tantôt les castes sont politiques, tantôt politiques et ethniques, tantôt politiques et religieuses, simplement religieuses et même professionnelles. Telle était, en Egypte, la division en prêtres, guerriers, mai-chands et artisans; chez les Hébreux, la tribu de Lévi, qui avait le monopole des fonctions sacerdotales ; chez les Grecs, les prétendus descendants d'Esculape, les Asclépiades, qui avaient formé une caste sacerdotale, se transmettant héréditairement les secrets de la médecine ; à Rome, les patriciens et les plébéiens ; les Bambaras africains de nos jours, oil les forgerons ont une telle inâueuce qu'ils couronnent les rois.

Mais, nulle part, la caste {djati, naissance) n'a eu et n'a encore la même importance et la même rigueur que dans l'Inde. Ses lois sontparties intégrantes de la loi divine ; elle est le fondement de tout l'organisme social, politique et religieux, les plus hardis réformateurs n'ont osé y toucher qu'avec des précautions infinies ; le djainisme l'a conservée presque intacte, le bouddhisme ne l'a abrogée que pour ses religieux, et sa tentative de l'abolira été la cause principale de la résistance qu'a rencontrée la réforme du Brahma- Samadj. La tradition indienne fait remonter la division du peuple en quatre castes (Tchatour- Varna), à la création môme du monde, en s'appuyant sur le fameux hymne 90 du dixième mandata du Rig-'Véda, suivant lequel le brahmane, ou prêtre, est sorti de la bouche du créateur {Purusa) ; le kchatriya, guerrier, de ses épaules ; le vaiçya, bourgeois, de ses cuisses, et le çoûdra, l'artisan, de ses pieds; mais cet hymne, beaucoup plus récent de style que les autres, a été très probablement interpolé afin de donner une sanction divine aux prétentions de la classe sacerdotale des brahmanes. Au temps védique, en effet, d'après le témoignage du Rig-'Véda, tous les aryas étaient égaux ; c'est seulement à l'époque des Brahmanas que la loi des castes commence à s'affirmer, pour se développer ensuite dans les Castras, les Soûtras et les Pourânas. La caste a dû être instituée primitivement comme démarcation et barrière entre les conquérants aryas et les populations aborigènes. Privilège de naissance, chaque caste est absolument fermée ; on ne peut passer de l'une à l'autre que par voie de transmigration, c'est-à-dire dans une existence nouvelle. Toute alliance matrimoniale est formellement interdite entre membres de castes différentes. Ils ne peuvent même pas manger à la même table ou prendre des aliments préparés par une personne de caste inférieure ; toutefois, cette dernière prescription est momentanément suspendue lors de la fête solennelle de la naissance de Krichna ou Krsna-janmâstami, pendant la durée de laquelle règne une égalité absolue entre tous les Hindous, réunis dans le sanctuaire de Djagrenauth. La mésalliance est punie par l'exclusion de la caste, qui fait tomber le coupable au rang des hors-castes (Tchândâlas, Nichâdas, etc.), vulgairement appelés pariyas, c'est-à-dire des êtres les plus méprisables aux yeux des Indiens, et lui fait perdre tous ses droits sociaux. Le rapt d'une brahmiiie ou d une kchatriya est puni de mort si le ravisseur est de caste inférieure. Aujourd'hui, chacune des quatre castes s'est encore subdivisée, suivant les occupations ou les métiers de ses membres, en nombreuses sous-castes, aussi fermées, aussi intolérantes, aussi entichées de leurs privilèges que la caste elle-même, exemple également suivi par les diverses classes des hors-castes.

de Pa-

000 hab.

livré, en juin 1800, le combat de

Montebello, prélude de la bataille de Marengo (victoire

' ' ' ' ' Français, sur 20.000 Autri-

CasTEGGIO, bourg d'Italie (Lombardie [pr ■ie]), près du torrent de Copra, affluent du Pô

Lannes, à la tête de i

< (ka-stél' — du lat. castellum, château fort) i Ancienne forme du mot château, usitée encore dam récits relatifs au moyen âge, dans le style marotiqu

CasTEL ou KastEL , ville d'Allemagne ( Hesse rhénane), sur la rive droite du Rhin, en face de Mayenco; 7.500 hab. C'est l'ancien Castellum Mattiacorum.

Castel, Kastelou Kastl, bourg de Bavière, dans le cercle du Haut-Palatinat. prèsd'Amberg , 860 bah. Cli.-l. de la seigneurie de son nom, avec un beau château sur la l.auterach.

Castel (Jehan de), bénédictin, chroniqueur et poète français du xv' siècle. Le seul ouvrage qui nous reste de lui est le Mirouer des pécheurs et pécheresses (1468), une longue paraphrase en vers sur la nécessité de se préparer

Castel (Louis-Bertrand), jésuite, mathématicien, physicien français, né à Montpellier en 1688, mort en 1757. Il publia quelques ouvrages remplis d'idées quelquefois bizarres, mais souvent profondes et originales, entre autres : Traité de la pesanteur u7iiverselle (1724) ; la Mathématique universelle (1728) ; Optique des couleurs (1740). Dans ses Nouvelles expériences d'optique et d'acoustique, publiées dans les « Mémoires de Trévoux " (1735), il décrit une machine de son invention, le clavecin oculaire, au moyen de laquelle il prétendait, en variant les couleurs, affecter l'ortane de la vue, comme le clavecin ordinaire affecte celui e l'ou'ie par la variété des sons.

Castel (René-Richard-Louis), poète et botaniste français, né à Vire en 1758, mort du choléra en 1832, à Paris. Il fut élu, en 1791, député du Calvados à l'Assemblée législative, devint sous la Terreur maire de Vire, où il maintint l'ordre, puis fut professeur de rhétorique dans cette ville, professeur de belles-lettres au Prytanée français à Paris, inspecteur général de l'Université, et enfin inspecteur supérieur des écoles militaires. Son œuvre principale est un poème didactique, (m Plantes (1797), qui remporta, en 1809, un des prix décennaux. Citons encore de lui : la Forêt de Fontainebleau, poème didactique (1805) ; le Prince de Cordoue, opéra (1812) ; l'Histoire naturelle de Bu/fon, classée d'après le système de Linné.

Castel Aragonese. Géogr. v. Castel-Sardo.

Castel della Pietra, château fort d'Austro-Hongrie (Tyrol), à 6 kil.deRovereto, sur la rive gauche del'Adige. Défaite des Vénitiens par l'archiduc Sigismond, en 1487.

Castel del Piano, bourg d'Italie (Toscane [prov. de Grosseto]), près du mont Amiata; 6.200 hab. Centre vignoble ; culture d'oliviers et de châtaigniers.

Castel di Sangro, ville d'Italie (Abruzzes [prov.

Aquila degli AbruzziJ) ; 5.800 hab. Fabriques de tapis de

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Castela '

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eux observantin, né à Toulouse yage en Terre sainte, et il eu lation, sous' le titre de : Saint u mont Sinaî en l'an du grand

CASTELAGE Ute-taj'— rad. castet) a. m. Droit que payait un prisonnier en entrant dans la geôle et en la quittant.

CASTELANE n. f. Bot. V. CASIELLANE.

Castelar (Emilie), écrivain, orateur et homme politique espagnol, né à Cadix en 1832, mort à San Pedro de Pinatar en 1899. En 1855 et 1856, il attira l'attention sur lui par la publication de romans qui furent fort goûtés : Ernest, Alonzo le Sage, Sœur de charité. Il obtint la chaire dl store à 1 Atheiiee le Madrid et v ht

cl ret e ne C est à cette époque qu il pr t position en politi jue par la publication d un ou V rage intitule Idées dei lo c itiques la foi mule l propes (1858) En m temps il collaborait

10 irnal la Discussio oigane républicain C attitude d oppos tion 1 ul gea à abandonner sa c! a i o

11 1 rit part à la révolution dl S" juin 1866 qu lut ré 1 1 mee par le maiechal Seiiano Condamne a mort il se réfugia à Pans II re vint en Espagne après la révolution de ISbS, qui détrôna la reine Isabelle, y défendit la cause républicaine et fut envoyé aux Certes constituantes de 1869. 11 s'opposa en vain à la proclamation du duc d'Aoste commo roi d'Espagne, sous le nom de « Amédée I" » (19 oct. 1870). Quand Amédée eut abdiqué et que la république eut été proclamée (U févr. 187;(j, Castelar devint président du Conseil. Cependant, son administration n'ayant pas été approuvée par les Certes, il se retira (janv. 1874). La monarchie ayant été rétablie avec Alphonse XII, Castelar continua de défendre la cause républicaine. Plus tard, comprenant que son idéal n'était pas encore pratiquement réalisable, il abandonna la direction de son parti. Retiré de la vie politique active, il deplus fécond encore que par lo passé. Ses

^^ rr-. ,.,...

Castela

ouvrages les plus remarqués i

1875 : ffistoit

i d'Orient (18761;

blique (1880) ; Discours parlementaires et politiques durant la Heslauration (iiSS) ; les deiu- Capitales (1892) ; etc.

CastelbaldO, bourg d'Italie (Vénétie [prov. de Padoue]), sur lAdige; 3.000 hab.

CastelbUONO, ville du royaume d'Italie (île de Sicile [prov. de Palorme]) ; 8.500 hab. Commerce do manne ; eaux

Casteldelfino ou Château -dauphin, bourg d'Italie (Piémont [prov. de Conil), sur le versant sud du mont Vise; 1.300 hab. Château fort cédé à la Sardaigne par la France, au traité d'Utrecht.

CASTÈLE (de Castel, poète et botan. franc.) n. f. Genre do rutacées, série des quassiées, renfermant des arbustes à rameaux souvent épineux, des régions chaudes des deux Amériques.

CASTELEGARDE (de castet, et garde) n. f. Obligation pour les vassaux de concourir à la garde du château seigneurial.

CASTELET (le) i double paroi, serva

Casteleyn (Matthieu de), poète flamand, né à Oudo" narde en 1485, mort en 1550. U est lo premier qui ait publié dans son pays un traité de versification : l'Art de la rhétorique appliqué à celui de faire des vers (Gand, 1555). Ce volume contient, eu outre, des ballades, des chansons, etc.

CastelfiDARDO, bourg d'Italie (Marches Iprov. d'Ancône)], entre les doux petites rivières du Muzone et de l'Aspido ; 6.400 hab. Combat entre les Français et les Romains en 1799. Défaite de Lamoricière en 1860. V. l'art, suiv.

Castel&dardo (bataille de). Le 18 septembre 1860, l'armée piémontaise de Cialdini, qui avait passé la fr.ontière pontificale pour marcher sur Naples et enlever à Garibaldi la direction du mouvement unitaire, se heurta près de CastelJldardo aux troupes du pape, commandées par Lamoricière et fortes de 8.000 hommes. Attaquée avec violence, elle recouvra bientôt l'avantage, grâce à sa supériorité numérique, et mit en déroute les troupes pontincales. Le lendemain 19, elle contraignit 4.000 hommes, réfugiés à Loreto, à capituler. Lamoricière avait pu lui échapper en longeant la mer et se retirer dans Ancône. La prise de cette ville (29 sept.) termina la campagne.

CASTELFIORENTg;NO,bourgd'ItaIie(prov.deFlorence), sur i'Elsa ; 8.880 hab. Vitrerie et poterie. Château où l'empereur d'Allemagne, Frédéric II, mourut en 1250.

Castelfranci, bourg d'Italie (Campanie [prov. d'Avel- !ino)]; 3.000 hab.

CasTEL-FRANCO (don Pablo Sangro y de Merode, prince de), général espagnol, né dans le royaume de Naples en 1740, mort à Madrid en 1815. Il devint viceroi de Navarre en 1796, après avoir pris part avec avantage à plusieurs faits d'armes, puis fut envoyé comme ambassadeur d'Espagne à Vienne. Il rentra en Espagne, 1808, pour embrasser le parti du ' ' ' " "

CastelfRANCO deir Emilia, bourg d'Italie (Emilie [prov. de Bologne]); 8.000 hab. Marché; vers à soie.

CastelfRANCO di Sotto, bourg d'Italie (Toscane [prov. de Florence)), sur l'Arno, ch.-l. de canton ; 4.800 hab. Fabrication do poterie, toiles de lin et de chanvre.

CASTELFRANCO Veneto, ville d'Italie (Vénétie [prov. de Trévise]), sur le Musone, 12.000 hab. Anciennes fortifications ; patrie du peintre Giorgione. Succès des Français

î Autrichi(

ovembre 1

ilège de l'exterritorialité, mais, depuis 1870, les papes n'y sont plus allés.

CastelgoFFREDO, bourg d'Italie (Lombardie [prov. de Mantoue)) ; 4.300 hab. Enceinte de vieilles murailles. Filatures de soie.

CastelgombERTO, bourg d'Italie (Vénétie [prov. de Vicence] sur 1 Agno ; 3.100 hab. Elève de vers à soie.

Castelgrande, bourg d'Italie (Basilicate [prov. de Potenza]) 3 100 hab.

CASTÉLIE n f. Bot. Syn. de priva.

CaSTELJALOUX (lat. Castrum Gelosum), ch.-I. de cant. d i 1 ot et Garonne, arrond. et à 32 kilom. de Nérac, sur

I V la lisière des Landes ; 3.578 hab. Sources mi-

et papeterie, fabriques de chandelles, résine

scierie, verrerie. Commerce de lièges et de

\ enant des chênes-lièges des Landes. Ruines

s sires d'Albret et de plusieurs couvents;

a c ennes murailles rasées en 1622 par ordre

do 1 0 I s \III C'est à Casteljaloux qu'Agrippa d'Aubigné,

blessé dans un combat, dicta les premières stances de ses

Tra^ qi es — Le canton a 7 comm. et 6.967 hab.

CaSTELL (Edmond), orientaliste anglais, né à Batley vers 1606 mort en i683,futprofesseurd'arabeâCambridge.

II collabora à la Bible polyglotte de "Walton, et composa un LexKon heptaqlotton ou Dictionnaire en sept (onjues, hébreu, chaldéen, syriaque, samaritain, éthiopien, arabe et persan (Londres, 1669), un chef-d'œuvre d'érudition.

pagnes du Rhin et de Flandre, se distingua par sa défense de Wesel, contribua au succès de la bataille de Clostercamp, et fut créé comte, en 1775, par Louis XV. — Son neveu, Nicolas-Antoine-Xavier de Berli-ins, comte de Castella, né en 1767, mort en 1830, fit les campagnes d'Espagne , de Russie et de Saxe. Général de brigade en 1813, il revint en France sous la Restauration, avec lo grade de maréchal de camp en disponibilité.

Castellabate ou Castel dell' Abate, bourg d'Italie (Campanie [prov. de SaierneJ), sur le golfe do Salerne; 1.900 hab. Pèche active; récolte de coton et do vins estimés.

Castellalfiero, ville d'Italie (Piémont [prov. d'A- !e.xandrie]) ; 2.600 hab.

CasTELLALTO, ville d'Italie (Abruzzes [prov. de Teramo]) ; 2.790 hab.

Castellamare di Stabia (ital. Castello a mare), ville et port d'Italie, prov. et à 24 kilom. de Naples; 22.205 hab. (24.915 avec la comm.). Cuirs, toiles, soieries, cotons. Eaux minérales, chantiers de construction. Site admirable, au fond du golfe que domine le Vésuve. La ville est construite sur les ruines de Stables, cité romaine prise par Sylla, ensevelie sous les cendres du Vésuve en 79. L'empereur Frédéric II y éleva un château, et

pour la marine ue guerre ; douze sources thermale Evêché. Ch.-l. de circondario. — Le circondario 282 kilom. carr., et 202.203 hab.

Castellamare ou Castellamare del Golfo,

iUo du roy.il'ltalio (Sicile (prov. du Traj)aiiiJ) ; 15.305 hab. lultiiro do v\giw, d'olivier et de CaSTELLAMONTE, Vlllo d

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