‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 647 sur 956 · CASTILLANE · texte numérisé non relu

CASTILLANE

— n. m. Philol. Dialecte espagnol qui, d'abord parlé ' "■ idit par la suite et devint la

e l'Espagne. V. espa

d'or de la Castilli

n-ne pour 28 réaux, ou environ 7 fr. 50'c.

iii'c. Il Marc de Castille, poids autrefois

110 et dans les pays de l'Amérique es-

Castille, nom donné aux deux plateaux qui occupent le centre de la péninsule Ibérique. Formés de dépôts lacustres tertiaires, entamés par les vallées du Douro, du Tage, de la Guadiana, du Jucar, ils sont séparés l'un do l'autre par les chaînes granitiques des sierras de Gredos ot de Guadarrama (2.500 m.), et flanqués de massifs ou de chaînes, granitiques au N.-O. dans la Meseta, calcaires au N. dans les monts Cantabriques, à l'E. dans les sierras de la Demanda et de Monçayo (2.300 m.) et les monts Universales, au S. dans la sierra Morena. Sauf sur les monts Cantabriques et les hauteurs de la Meseta et de la sierra de Gredos, où arrivent les souffles de l'Atlantique, le climat des Castilles est marqué par des écarts de température de 20» entre l'hiver et l'été, par la sécheresse et la sérénité atmosphérique des pays méditerranéens. La dénudation des plateaux et de leur ceinture montagneuse est extrême ; la végétation se réduit à des gazons ras et à des broussailles; les « parameras » de Soria au N.-E., et les plaines de gypse de la Manche au S.-E., sont de vrais déserts, où les pluies sont peu abondantes. En été, les fleuves sont réduits à un filet, et les cultures dépérissent.

Ces plateaux, conquis sur les Arabes par les rois chrétiens des Asturies et de Léon, formèrent au xi" siècle lo royaume de Castille, noyau de la monarchie espagnole. La plus grande partie en est occupée aujourd'hui par les deux capitaineries générales de la Vieille-Castille et de la Nouvelle-Castille (divisions militaires). En ajoutant à ces capitaineries celles des territoires de Léon et de Murcie qui font géographiquement partie des plateaux castillans, on obtient un total de 191.000 kilom. carr. (plus de 1/3 de l'Espagne), peuplés seulement de 4.692.000 hab.

— Histoire. La Castille n'apparaît dans l'histoire, comme individualité distincte, qu'au commencement de l'époque féodale. Après avoir formé une sorte de confédération avec le royaume de Léon, pour ces aux Maures, elle se procla Sanche UI, roi de Navarre, en :

hérité par droit de mariage, l'r royaui ' ' ' '

indépendante i

de Castille.

travailla à hliim dir ses Etats : d'abord vers le N.-O., en annexant le royaume de Léon et des Asturies, puis vers le N. en prenant une partie de la Navarre ellemême, enfin vers le S. en guerroyant contre les rois musulmans de Tolède, de Saragosse et de Séviile. Quand Ferdinand I" mourut (1065), la Castille perdit son un ité, car son roi avait voulu partager ses Etats entre ses trois flls : l'aîné, Sanche II, eut la Castille, Alphonse VI fut roi de Léon, et Garcie, roi do Galice. Sanche II parvint, cependant, à refaire l'œuvre d'unification de son père en dépouillant ses frères. Ayant, dans la suite, conquis la couronne de Navarre, puis le royaume musulman de Tolède, qui forma la Nouvelle-Castille, il laissa à sa mort (1109) la Castille beaucoup plus grande et plus puissante qu'elle ne l'était à la mort de son pre-

; qu'une fille, Urraque, qui ,'- '■ !s Rayn ; un* fils, puis, en secondées noces, Alpho

gne •. Il mourut en 1157, laissant son royaume à ses deux fils : Sanche III, qui reçut la Castille, et Ferdinand III, le Léon Cette scission prit fin en 1230, lorsque Ferdinand II, dit le Saint, put réunir les deux couronnes de Castille et d \ragon, qui restèrent désormais sur la même tête. Il a 'ran lit ensuite ses Etats en enlevant aux musulmans Cor loue, Jaen, Alcala, Séviile, Cadix. Il mourut en 1252. Sous ses successeurs, l'œuvre d'unification fut poursuivie par des guerres fréquentes contre les Maures, interrompue de temps en temps par des troubles civils. Les principales étapes de la marche contre les Maures fur '

marquées par la "— ''■'

celle de Gihrnlfni

du royaume de Murcie (1266), ■ ','.4"lgésiras (1314). Pierre IV

le Cruel iii'n i i.' ~ i ■ mi rendu odieux par des crimes nombreux II i 1 - m mare », fils naturel du précé-

dent roi. a: '\ i|'rit de le détrôner, secondé

par DuL'tii'^ '■ ' ; c ' Il cl s'empara du trône, fondant

la l.riiKlic :■ iraiisiamareu. Un de ses successeurs,

11, ;,;•; [\ ■ ijc OU 1 465 paT SOS vassaux, qui mlrout

a I ' 1 I iir Isabelle. Celle-ci épousa, en 1469,

1,1 : ii I Vragon, plus tard surnommé le Catholi-

Hii. I. iiiiiii 11 11 lo "l'Espagne fut achevée sous le règne de Ferdinand et d Isabelle par l'annexion de l' Aragon, en 1480, et par la conquête du royaume de Grenade sur les

. Mo-

Maures. A partir do cotte époque, l'histoire do la Castillo se confond avec relie He rp:spagoe.

— Biiii.ioiiit. : .'Vlartuicz .Marina, Essai historique et critique sur iii !■■,: 'Il .' h-H principaux corps légaux des royauiiii . . .Madrid, 1834); 2o 77i^orie rfe»

fortes :!■ I ■ • .'d.-idrid, 1820).

Castille (Nouvelle-), partie méridionale de l'ancien royaume de Castillo. Uo rehcf peu régulier ( Madrid , 650 m.; Araniuoz, 490 m.), ce plateau n'est fermé qu'au N. ot au S. (défilé de Desponapcrros, dans la s' rena), et s'ouvre au contraire du côté du Jucar, vers 10., par les caiions de la Guadiana < domine la sierra de T " ■ • • - laisse peu de place à la culture. L'olivier, l'élevage troupeaux transhumants do moutons, chèvres ot ânes, à l'C, sont les principales ressources. L'industrie se réduit à la fabrication des armes, à Tolède, ot des verreries, à la Granja. La seule grande ville est Madrid (475.000 hab.), création artificielle des souverains espagnols. Les cinq intendances (subdivisions administratives, financières et judiciaires) de la capitainerie de Nouvelle-Castille ont 72.150 kilom. carr. et 1.778.500 hab.

Castille CVieILLE-), partie septentrionale, et la première conquise sur les Arabes, des plateaux castillans. Elevée (Valladolid, 690 m.), et complètement entourée de montagnes, cotte contrée ne communique avec l'extérieur

3ue par la difficile vallée du Douro et des défilés célèbres epuis les guerres du premier Empire : Reinosa, Medinaceli, Somosierra. Elle a des mines de fer dans les monts Cantabres, de la houille, près do Palencia, et l'on y cultive, dans la • Tierra de Campes •, grâce aux irrigations, du blé, du chanvre, du lin, du safran, des légumes. On travaille le fer à Santander et on fabrique des draps à Palencia. Sauf Valladolid sur lo Douro, tontes les grandes villes sont remarquablement distribuées au pied des montagnes du pourtour, où l'eau est plus abondante. I..es huit intendances de la capitainerie de Vieille-Castille -'

ihab.

Castille (canal tille), qui va d'Alardolid, en suivant franchissant la Pieza fournit une partie de

iNAL de), canal d'Espagne (Viei .lar-del-Rey (prov. de Burgos) é d'abord la vallée de la Pisuerga,

ille-Cas- Valla- Pisuerga, puis en rant le Carrion , qui lui rejoint enfin la Pisuerga.

Sa longueur est de 207 kilom.

Castille (Charles-Hippolyte), romancier et publicisto français, né à Monireuil-sur-Mer en 1820, mort à Luc-sur- Meren 1886. Il publia des romans et des nouvelles, puis, se tournant vers la politique, il fonda le Travail intellectuel avec Molinari (1847), la République française avec Bastiat (1848), et collabora à des journaux démocratiques avancés. Castille révéla un véritable talent de pamphlétaire en publiant, dans la • Revue de Paris ., des études sur /es Hommes et les Choses sous le règne de Louis-Philippe, qui firent sensation. Il fit paraître ensuite : Histoire de la seconde République française (1854-1855); Portraits politiques (1856-1859) ; Histoire de soixante ans (1859) ; etc. Castille, qui s'était rallié à l'Empire, publia en faveur de ce régime des volumes et des brochures, collabora à des journaux dynastiques et continua la série de ses romans. En 1868, sous le pseudonyme de Alceste il donna une série de Lettres qui furent très remarquées, et il les continua, dans divers journaux, après la chute de l'Empire.

CasTILLEJAR, bourg d'Espagne (Andalousie [prov. de Grenade)), au pied du massif de la Sagra; 2.200 hab.

CASTILLÈJE [stil-léf — de Caslillejo, n. pr.) n. f. Genre de scrofulariacées, tribu des euphrasiées, comprenant environ vingt-cinq espèces qui croissent au Mexique, dans les .^ndes de l'Amérique méridionale, au Brésil et dans l'Asie septentrionale, n On écrit aussi castilèje.

Castillejo (Christoval de), poète espagnol, né à Ciudad-Rodrigo en 1494, mort en 1556. Représentant de l'ancienne poésie espagnole, il réagit contre l'influence italienne et poursuivit de ses satires les novateurs de l'école de Boscan et de Garcilaso. La meilleure édition de ses œuvres poétiques est celle de Madrid (1792).

Castillejo (le Père Antoine de). V. Castillo.

CastilleJOS (marquis de), général espagnol. V. Peim.

CASTILLIER [sti-llié[ll mil.]) n. m. Nom vulgaire du groseillier rouge ou groseillier à grappes {ribes rubrum).

CASTILLITE (stit) n. f. Sulfure naturel de cuivre, zinc, plomb, fer et argent. Il Sélémure de bismuth. Syn.de guanajuatite.

Castillo (Diego-Enriquez DEL), historien espagnol du XV' siècle, né à Ségovie. 11 fut le chapelain du roi do Castille, Henri IV, qui l'employa à plusieurs missions diplomatiques, et dont il écrivit l'histoire. Cette chronique partiale, mais précieuse, a été insérée dans le tome VI des Chroniques espagnoles (1776-1787).

Castillo (Bernai Dlaz del), conquistador et historien espagnol, né à Médina del Campo (Vieille-Castille), vers la fin du XV siècle, mort à Guatemala après 1568. II appartenait à une famille distinguée (son père était regidor de Médina del Campo) et partit pour l'Amérique dès 1514. En 1519, il accompagna Fernand Cortez au Mexique, et raconta plus tard la conquête de ce pays dans son Histoire vértdique de la conquête de la Nouvetle-Jispaçne. Ce sont de précieux mémoires, où Bernai Diaz rectifie fréquemment les allégations du panégyriste de Cortez, l'historien Gomara; l'auteur les termina, en 1568, à Santiago de Guatemala, dont il était regidor perpétuel. Publiée en 1632 à Madrid, VHistoire vértdique a été traduite en français par Jourdanet (Paris, 1877) et par J.-M. de Heredia (Paris, 1878).

Castillo y SaavEDRA (Antonio del), peintre espagnol, né et mort à Cordoue (1603-1667). Elève de son père, Augustin del Castillo (1563-1626), puis de son oncle Juan del Castillo (1584-1640), enfin de Zurbaran.'il peignit pour les églises et couvents de Cordoue des tableaux religieux, d'un coloris un peu dur. Il jouit d'une grande renommée, mais douta, dit-on, de son ment en voyant les premières œuvres de Murillo. Outre des tableaux, il a laissé des croquis et des terres-cuites remarquables.

Castillo (Fernando DE LÉON Y), homme politique espagnol, né en 1842 dans l'île do la Grande-Canane. II se distingua de bonne heure comme orateur et comme écrivain libéral. Il avait déjà été gouverneur civil do Grenade, puis de Valence, lorsque, en IS71, il fut élu député

Page 1