‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 648 sur 956 · CASTOR · texte numérisé non relu

CASTOR

aux Cortès. Celles-ci ayant été dissoutes, il devint s secrétaire d'Etat au ministère des colonies Quan République eut été proclamée, il dolendit la monai

libérale unitaire contre (le fé- ^

déralisme républicain. Plus tard, il redevint sous-secrétaire d'Etat aux colonies, puis, en 1S76, il fut élu député aux Cortès par la circonscription de Guia (GrandcCanarie). 11 se dis- ■ la vigueur avec la-

quelle il combattit Canovas del

Castillo

vatour, dont la politique lui y:\

\\\a, chef

politiq

Quand les libéraux arriver, i au pouvoir, en 1886, il lit j» i tie du ministère Sagasta, coiti me ministre de l'intérieur. Puis il quitta ces fonctions, en 1887, pour aller occuper le poste d'ambassadeur d Espagne à Paris. Quand Canovas revint au Léon y Castillo pouvoir, il fit place au duc de

Mandas. Mais lorsque, après l'assassinat de Canovas (1897), les libéraux dirigèrent de nouveau les affaires, il reprit possession de l'ambassade de Paris.

Castillo (Fernand de), dominicain espagnol, né à Grenade vers 1529,raort en 1593, fut prédicateur de la cour. Son principal ouvrage est intitulé : Historia gênerai de santo Domingo y de su orden (1584).

Castillo ou CastillejO (le Père Antoine de), franciscain et voyageur espagnol, mort à Madrid en 1699. A deux reprises, il fut envoyé en Terre sainte pour prêcher dans les couvents de son ordre, puis devint confesseur du roi. Il publia, en 1654, une relation intitulée : el Devoio Peregrino, viage de Tierra santa, qui offre de l'intérêt.

Castillo Solorzano (don Alonzo del), poète, historien et romancier espagnol, vivait vers le milieu du xvii" siècle. Il s'est surtout rendu célèbre par ses comédies et ses romans de mœurs : la Fouine de Séville ou l'Hameçon des bourses (1634); Sala de recreacion (1620), traduit sous le titre de Divertissements de Cassandi-e et Je Diane (1683); la Quinla de Lama (1649) et le Jardm de Valence, recueils de nouvelles et de poésies.

CASTILLOA {stil) n. m. Genre d'ulmacées-artocarpées, comprenant une seule espèce, qui croit dans l'Amérique centrale et à Cuba. Son latex fournit du caoutchouc. En une année, le seul district de San-Juan, au Nicaragua, a fourni 10.000 quintaux de caoutchouc.

Castillo-DE-LAS-GUARDAS, ville d'Espagne (Andalousie [prov. de Séville]) ; 4.500 hab. Mines de cuivre, distillerie.

Castillo-DE-LOCUBIN, ville d'Espagne (Andalousie [prov. de Jaen]); 5.700 hab. Distillerie.

CaSTILLON (Jean-François Salvemini de), géomètre et littérateur italien, né en 1709 à Castiglione, d où il prit son nom, mort en 1791. Il professa les mathématiques à l'école d'artillerie de Berlin, et devint membre de l'académie des sciences de cette ville. Castillon est connu comme ayant le premier trouvé une solution du problème : n Inscrire dans un cercle un triangle dont les côtés passent par trois points donnés. » Outre des écrits littéraires, on lui doit des traductions en français des EUments de physique de Locke (1737); de la Vie d'Apollonius de Tyane, de Pllilostrate (1774); des Académiques de Cicéron 11779); etc.

Castillon ou CaSTILHON (Jean), littérateur français, né et mort à Toulouse (1718 1799) Il fut secrétaire perpétuel des Jeux floraux et le fondateur du lycée de sa ville natale. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons Amusemetïts philosoplugues, en coll&horaUun a\o h tonite de Tarpia {IV^i et 1156) , Biàlwtheque II \-- 1 dotes chinoises, japonaises, etc (\Ti-i 1 i

« Journal de Trévoux . de 1774 à 177s LoDis Castillon (ou CastUhon), n. i mort vers 1793, publia divers ouvra /

erreurs et les superstitions (1765), Htttnut d' i dnq m \ et

du génie, des

■physiques

des nations (1769) ;

Castillon ou Castillon-en-cohserans, ch.-i.

de cant. de l'Ariège, arrond. et à 13 kilom. de Saint-Girons, sur le Lez; 826 hab. Garderie pour les laines; scierie. Chapelle romane du xi« siècle. — Le canton a 26 comm. et 13.931 hab.

Castillon ou Castillon-et-capitourlan, ch.-l. de canton de la Gironde, arrond. et à 18 kilom. de Libourne, avec un petit port sur la Dordogne; 3.146 hab. Ch. de f. Orléans. Commerce de vins ; tanneries, clouteries, corderies. Restps Hun anr-i.^n /'liàteau; église paroissiale. En 1453, les Irai II- \ iliiiriit les Anglais, dans une bataille s:iii. I .lliot. Un obélisque rappelle le souvenir.! i. l'.iidant les troubles politiques de la Fraii m \ , I II .11 XVII' siècle, Castillon fut pris par le duc do Maveiiuc en 1586, et repris peu après par les troupes royales. Le prince de Conti s'en empara, le 10 juillet 1655. Aux environs se trouve le château de Montaigne, où l'auteur des Essais termina ses jours. — Le canton a 14 comm. et 10.806 hab.

Castillon-DE-GAGNIÈRES, comm. du Gard, arr. et à 28 kilom. d'Alais, près delà Gagniire, affluent de la Cèze- 3.197 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Houille, zinc, plomb, etc • hauts fourneaux, moulins, fours à chaux.

Castillonnès, ch.-l. de canton du Lot-et-Garonne, arrond. et à 32 kilom. de Villeneuve-sur-Lot, près du Drot; 1.923 hab. Exploitation de plâtre et de silex. Carrosseries, pépinières; commerce de prunes d'ente — Le canton a 9 comm. et 5.443 hab.

; [stin') n. f. Forme ancienne du mot castille, dans le sens de Noiso.

En T. de chim.. Substance basique cristallisable lite du gattilier {vitex agnus castus).

CASTINETTE {sti-nêf) n. f. Comm. Syn. de castagnette,

It de CASTIGNETTE.

CastLEBAR, ville d'Irlande (Oonnaught), ch.-l. du comté ' la rivière do Castlebar, déversoir des petits

station militaire et siège des assises du comté. Exploitation de tourbes ; fabrication de toiles, savons et tabac. Commerce important en grains et autres produits du sol. Quelques beaux édifices remarquables, entre autres le beau château des comtes de Lucan, la cour du comté, la uou^ elle église et la chapelle catholique romaine.

CastLE-COMER, ville et paroisse d'Irlande (Leinster [comté de Kilkenny]), sur le Deen, affluent du Nore; b 650 hab. Exploitation d'anthracite.

dllage d'Irlande (Munster [comté rick]), sur le Shannon ; 330 hab. Sources ferrugi- 4.U milieu du bourg, sur un rocher isolé, ruines d'un château, jadis résidence des O'Brien, rois de Munster.

Castle-DERMOT, bourg d'Irlande (Leinster [comté do Kildare]); 1.300 hab. Autrefois, place forte et résidence des rois du Leinster, cotte ville se forma, pendant le vi" siècle, autour d'une abbaye fondée en 500, et dont on A oit encore les ruines, ainsi que celles de son château démantelé par les troupes de Cromwell, en 1650.

Castle-DOUGLAS, ville d'Ecosse (comté de Kirkcudbrifeht), près du lac de Carlingwark ; 2.850 hab. Commerce do grains et de bestiaux. Aux environs, foire aux chevaux, dite de Kelton-Hill, autrefois la plus importante du royaume ; ruines imposantes de Threave Castle, ancienne résidence des Douglas noirs.

CasTLEFORD , ville d'Angleterre ( comté d'York ) ; 14.150 hab. Verreries, poteries, briqueteries et tuileries, fabrique de produits chimiques.

Castle-Gardeu ,

institution philanthropique , créée en 1 885 et ayant pour but de recevoir le . leur arrivée au port de New-York (Etat;

améri-

•Unis),

ibligatoire de débarquement de tous grants, soumis préalablement à un examen salles peuvent recevoir 3.000 voyageurs.

CaSTLEBAVEN, bourg d'Irlande (Munster [comté de Cork]); 3.070 hab. Ancien château fort. Défaite d'une escadre espagnole par les Anglais, en 1601.

CastlE-HOWARD, résidence des comtes de Carlisie, en Angleterre (comté d'York). Le château a été construit sur les plans de l'architecte J. Vanbrugh. On y remarque des antiquités, dos statues et des tableaux.

Castlemaine, ville d'Australie (Victoria), au confluent du Barker's Creek, dans le Forest Creek (bassin du Murray) ; 4.700 hab. Tanneries, brasseries fabrique de lainage Aux environs, mines d'or, carrières d ardoises et de dalles beaux vignobles et vergers.

CaSTLEREAGH (Henry-Robert '^xE-wiET marquis de LoNDONDERRY, vicomto), " homme d Etat anglais ne à Mount-Stewart (Irlande) en 1769, mort dans son château du comté de Kent en 1822. Député du comté de Down au parlement irlandais (1789), autoritaire et violent plus An

fiais qu'Irlandais, il fut de bonne heure très mipopuliiri. ans sa patrie. Après avoir siégé à la Cliaml n Jes i oui

munes de 1794 à 1797, il de-

vint secrétaire du sceau privé, puis secrétaire du vice-roi d'Irlande (1798) ; il réprima cruellementla rébellion irlan-

dais

fut

des :

Castlereagh.

de l'union avec l'Angleterre, réalisée en 1800 Président du bureau du contrôle en 1802, il obtint, dans le ministère Pitt, le portefeuille de la guerre et des colonies (1805j

guerre dans le cabinet Port land (1807), il se prit de que relie avec son collègue Can ning, et se battit en duel avec lui, après avoir démissionné (1809). Il trouva sa véritable voie dans la direction des alfaires étrangères, qu il prit en 1812. Napoléon I" n'eut pas de pire ennemi que Castlereagh, qui maintint contre lui, jusqu'au dernier jour, la coalition européenne. Ses succès accrurent son intransigeance. Partisan du divorce de George IV, auteur des répressions rigoureuses des mutineries de Londres, il devint l'un des hommes les plus détestés de l'Angleterre, fut très frappé de cette aversion et se coupa la gorge. Son frère a réuni ses œuvres sous le titre de : Correspondance, despatches and others papers ofv. Castlereagh (Londres, 1848-1853).

— BiBLioGR. : Alison, Lives of lord Castlereagh and sir Ch. Stewart (Londres, 1861).

CastlERISING, un des plus anciens bourgs do l'Angleterre (comté de Norfork), prcs du Wash ; 320 hab. Ce vilferme les restes d'un chiii i i , i , [ ,,r le premier

femme d'Edouard II, de i: : i i i i 1 1 1358). Eglise Saint- Laurent , morceau .:iiii n-. lar .n.-. iiire sa.xonne.

Castleton, bourg d'Angleterre (comté de Derby), dans la petite vallée de son noih, au milieu du High-Peak ; 1 .000 hab. Mines de plomb et de calamine, exploitées depuis l'époque saxonne ; exploitation de spath-fluor bleu. Dans les environs, vastes cavernes, dont la plus considérable est celle qu'on appelle caverne du Diable. Sur un rocher qui domine le village, ruines de l'ancien château de Peveril du Peak, fils naturel de Guillaume le Conquérant, — Ville des Etats-Unis d'Amérique (Etat de New- York), sur l'île Staten ; 16.5)0 hab.

Hôpital de marine et lazaret.

CaSTLETO-WN, ville ot port d'Angleterre, ch.-l. de l'ilo do Mau; 2.250 hab. Siège d'un évêché et dos tribunaux de l'Ile.

Château situé sur un roc, au centre de la ville. Aux environs, carrières de marbre. ( éd 4 f ' 1

CASTNIE ou CASTNIA {kasst)n. f. Genre d'insectes lépidoptères, type de la fa- '" î, renfermant de beaux papillons à ailes brun chatoyant, avec grandes taches briquo.

— Encycl. Les caslnies sont propres à l'Amérique tropicale; on en connaît plus de cinquante espèces; leurs chenilles vivent dans les tiges des bananiers, où elles creusent des galeries, ainsi que dans les ananas, les cactus, etc. La castnia morphoides est propre au Brésil, la castnia amycus à Surinam, la castnia Viryi au Mexique.

GASTNIDÉS (kasst — rad. castnie) n. m. pi. Famille d'insectes lépidoptères hétérocères, formant passage aux rliopalocères, et comprenant des papillons des réglons tropicales, à ailes veloutées, qui, au repos, sont repliées en toit comme celles des noctuelles. — tfn castnide.

CASTOR {stor — lat. gr. castor, kastâr) n. m. Zool. Genre de mammifères rongeurs, type de la famille des castoridés, ne renfermant qu'une ou doux espèces vivantes ot plusieurs espèces tossiles.

— Castor de mer. Nom vulgaire de la loutre marine.

— Dans l'argot parisien, demi-castor a uno signification spéciale : ieDEMi-CASTOR est une femme qui, souvent, a été du monde, qui a toujours l'air d'en être, et qui, en réalité, n'est plusqu'une industrielle ou une industrieuse de l'amour{Goron.)

— Fam. Matelot ou officier de marine qui reste à terre, qui ne navigue pas. il Personne suspecte, d'une conduite équivoque.

— Blas. Figure de castor introduite dans le blason, comme symbole de la paix et du travail persévérant, mais qui est d'un usage fort restreint.

— Bot. Nom vulgaire d'une plante grimpante qui croît à S'aint-Domingue et qu'on appelle aussi liani.: A nocroN.

Il L'huile de castor des Anglais est l'huile de ricin.

— Comm. Etoffe de laine, qu à faire des vêtemen ot que l'on employa des chaussures, il Peau ou poil de c tor que l'on emploie à divers ouvrages : Manchon de i TOR. Il Chapeau d'homme fait de poil de ' '" '^ '' Chapeau d'homme ou de femme, fait d'un conque. Il Demi-castor, Chapeau d'iiomme castor est mêlé à d'autre poil moins fin.

— Enctcl. Zool. Le castor commun (castor fiber) est long de près de 1™,30, du museau à la pointe de la queue ; son pelage est duveteux, très fin, avec de longs poils brûlants. C'est le seul, parmi les quadrupèdes, qui ait la queue couverte d'écalUes II vit environ vingt ans

presque com-

itière quelle poil de

nie de

jauno soufre, ou rougo l

sente que par quelques individus solitaires vivant dans les ilôts du Rhône et en quelques points de l'Allemagne, dans des terriers débouchant sous l'eau des fleuves et des rivières; encore commun en Sibérie, il y vit par troupes nombreuses. On a voulu considérer comme une espèce particulière le castor d'Amérique {castor canadensis) à robe brune plus foncée, à tête plus étroite et plus busquée. Très nuisibles aux jeunes arbres, saules et peupliers, qu'ils coupent la nuit et transportent dans les cours d'eau pour consolider les barrages qu'ils établissent, les castors élèvent de véritables villages avec des huttes de terre maçonnée et détournent les eaux courantes en établissant des séries de biefs. En Amérique, ils ont ainsi interrompu le cours de plusieurs rivières, notamment dans la Colombie anglaise où toutes les rivières du versant est des montagnes ont été ainsi supprimées. On fait à ces rongeurs une chasse active pour leur fourrure très estimée et pour le castoréum, produit sébacé fourni par les glandes préputiales et qui s'accumule dans deux poches situées près de l'anus. Le castor est presque toujours, dans le commerce, la fourrure d'animaux différents, teinte, retaillée et façonnée pour tromper les acheteurs ; la véritable peau de castor coûte très cher. Les castors fossiles appartiennent aux terrains tertiaires et quaternaires ; on trouve, dans les premiers, les sousgenres chalicomys et steneogiber ; dans les seconds, le <;a.s(or trogonlherium, et le castor fiber, abondant dans les palafittes.

Le castor était autrefois appelé bièvre. (V, Bièvre

- Comm. Le c

sorte de drap très épais et très fort,

excellente étoffe

nfection des

vêtements d'homme. On mélangeait quelquefois à la laine du poil de castor pour la fabrication d'une étoffe spéciale appelée castorine.

Le cuir de veau, possédant encore la fleur après l'opération du chamoisage, fut pendant longtemps, après avoir reçu une coloration noire ou grise, employé sous le nom do castor, pour faire des pantoufles et des chaussures.

Quant aux chapeaux de castor, la mode en est passée aujourd'hui, et, pour la fabrication des chapeaux hauts do forme, on ne fait plus usage que d'un tissu de sole à longs poils lissés et unis.

CASTOR (stor) n. m. Miner. Silicate naturel d'alumine et de lithium ; variété de pétalite qui se trouveànie d'Elbe, dans les fissures du granit. Sa formule est LI'A1"SI*N"*. (Cette substance a été ainsi appelée par Brelthaupt, parce qu'elle est toujours en compagnie d'une autre à laquelle ce savant a donné le nom de pollux.) Il On l'appelle aussi

— Phys. Castor et potlitx. Nom ancien du fou Saint-Elmo, miitéoro luminoux quo l'on aperçoit quelquefois t l'cxtrbmité

dos mUts (les v.-iisspaiix. V., <-i-aprc''s, (5astor et Pollux.

Castoh, '. 11 ■ il-:"'- tr ; I , ,. I' ,11.11) 'les Gémeaux, ii

l.i ' , I -. I !i !. ': il . l'iv irost uno (Stoilo

Il • ' i I i.i plus belle com-

[... : , : Il :ra[ideur 3,7, a* do

aiiiiMii- il I -l'irims no concordent pas ;

uncdosdcii Il I MIS donnerait à cette révolution uni- I I r.istor est une belle étoile [)araît avoir diminué, car Bayer, comme plus bril-

légùromcnr

elle était LOI!.. ,:

lante que Poilu

Castor {ou BeaVER River dos Anglais!, rivière du Dominion canadien (tcrrit. d'Alborta, do SasKatchewan, d'Atliabaska et do Keewatin), tributaire du lac de l'île à la Crosse. Longueur de son cours : 600 kilom. environ. — Rivière du Dominion canadien (torrit. do Mackonzie), tributaire du lac dos Esclaves. Longueur de son cours : 200 kilom. environ.

Castor (i.ac) ou BeaVER Lake, lac du Dominion canadien (tcrrit. d'Alborta). — Autre lac du Dominion

Castor m t\ -i Br.iwcn Hills, massif du

lographe rhétoriqi

d'Orient jusqu Castor, h

César, surnon

1..1I , .,.:i 11 . i^i:.Nan.ios maritimes, lyloiu-, ol uno , liroiiulugie de l'histoire xpédition do Pompée (on 63).

en et grammairien grec du temps de

'Ami des Romains, aut

histoire qu'a consultée Eusébe, et d'un traité de rhétoriciue dont nous avons dos fragments. (On ne sait s'il faut identifier ce Castor avec Castor de Rhodes).

Castor (Antonius), médecin et botaniste grec, établi à Rome et mort centenaire, vers l'an 80 de notre ère. Pline rapporte qu'il avait créé un jardin botanique, ou il cultivait toutes sortes de plantes médicinales. Il avait aussi composé sur ces plantes un livre qui est perdu.

Castor (saint), évéquo d'Apt, né à Nîmes, mort en 419. Marié, il so sépara de sa femme, et ils fondèrent chacun un monastère en Provence. Quelques années après, Caster devint évoque d'Apt. Il est honoré le 21 septembre.

Castor et Pollux. Myth.

et Tyndarides, parce que de Tyndare, roi de Sparte. Dans Castor et Pollux sont simplomr Léda, frères d'Hélène et de Cl transportés au ciel quelquefois aux h

■Zeus,

été

i siègo i

La légende se développa aux

a que Zeus, amoureu^t de Léda,

ro on cygne ; que la reine s'était laissé char-

11 11 t.-iix œufs : de l'un sortirent Pollux et

I , l'aster et Clytemnestre.

I ' s Dioscures, soit à Amyclées, soit sur riphnos. Devenus grands, ils prirent I |. l'alydon, puisa l'expédition des Argojndôront eh Colchide la ville do Dioscurias. 1rs de leur voyage que, la navire Argo étant violente tempête, Orphée fit un vœu aux diimothrace. L orage s'apaisant, on vit paraître, la tôto dos Diosonros, dos flammes que l'on

lo niari|no ilo la |.n'soiii'o ilivine.) Ils combatratos do lArohipel, allèrent en Attique pour ■ sœur Hélène enlevée par Thésée. Leur dernière expédition est celle qu'ils entreprirent en Arcadie, avec Idas et Lyncée. On se prit de querelle : Castor fut tué par Lyncée, que tua Pollux. Suivant une autre tradition. Castor périt dans une guerre entre Athènes et Sparte. Quoi qu'il on soit, Pollux voulut partager avec Castor son immortalité : avec la permission de Zeus, les deux frères passèrent alternativement six mois sur terre, et six mois aux Enfers. Cola dura jusqu'au jour où ils furent tous deux transportés au ciel, et devinrent la constellation des Gémeaux.

Les Dioscures ont été l'objet d'un culte dans tous les pays grecs, surtout chez les Achéens et les Dorions. Ils étaient les dieux de l'hospitalité, des jeux gymniques, de la longévité, do la navigation. On les confondit souvent avec les Cahiros, et, plus tard, avec les Pénates latins. Suivant une logonde. ils combattirent pour les Romains à la bataille du lac Régillo, et, le mémo jour, annoncèrent la viotoiro sur le Forum. On leur éleva un temple à l'endroit où ils sétaii sistont encore du

ruines importantes subtemple de Castor. On sait que les femmes : par le temple de Castor {^castor). On

la forme gens vêtus du blanche et d'un pourpre, avec étoile et une 1

manteau de un casque inco. Deux statues gigantesques des Dioscur<>s se dressent à Romo devant le Quirinal.

— Hini.lu(iR. : Myriantheus, Açvins oder Arische Diosairen (Munich, 1876); Maurice Albert, le Culte de Cnstor et de Pollux en Italie (Paris, 1883).

Castor et Pollux, groupe antique, au musée royat do Madrid. Pollux

uno jambe placée derrière l'autre. Ses traits, qui surpassent en beauté ceux de l'Antinoiis, ont une charmante expression do mélancolie. (Lo musée Chiaramonti, à Rome, possède un bas-relief fort curieux, où l'on voit les doux frères on train de festoyer avec les filles do Lcucippe. Un sarcophage du musée des Offices, à Florence,

Castor et Pollux, opéra en cinq actes ot un prologue, poèmo de Gonlil-Bernard, musique de Rameau, représenté & rOjiéra le 24 octobre 1737. A un sentiment pathétique tel qu'on peut l'admirer dans l'air si émouvant (fo Télaïro : Tristes apprêts, pâles flambeaux; à la puissance dramatique qu'il a su déployer dans lo superbe chœur : ()ue tout gémisse t le compositeur a su joindre la grâce, comme dans le menuet chanté ; Dans ces doux asiles, et dans les scènes des champs Elysées. Les airs de danse sont aussi charmants. Castor et Pollux est le chef-d'œuvre do Rameau.

Pierre Candoille eut l'idée, en I79I, de remettre en musique le poème do Castor et Pnlbix. Il conserva dans sa nouvelle partition qindipios-nns ilos plus beaux morceaux do Rameau, partie uln mui. m d i h.i nr des démons, lo chœur Que tout rjrm. i ; .s apprêts. L'opéra,

ainsi transformé, tiir i , : i i , I7;ii et obtint encore un grand succès. Kiiiiii, un ■ iii. - d ur allemand, Wintcr, remit en musique (..(»/.<;• rt J-uliux, mais ce nouvel opéra n'eut pas de succès (uoG)

utient la mémo femme sur son épaule, tout seconde des filles de Leucippe, à demi renversée et vue de profil. Celle-ci est nue comme sa sœur. Les frères sont à peu près nus aussi, et déploient une musculature dont Hercule pourrait être jaloux. Cette composition, pleine d'originalité et de verve, est peinte avec uno énergie extraordinaire : les formes n'ont rien d'antique, mais le défaut de style est largement compensé par le mouvement qui éclate dans ce tableau.

CASTORÉE (sto-ré) n. f. Bot. Syn. do durante.

CASTORÉINE (sIo — rad. castoréum) a. t. Chim. Syn. de

CASTORÉUM {sto-ri!-om' — rad. castor) n. m. Substance sécrétée par les glandes préputiales du castor, ii Poche pleine de la même substance.

— Encycl. Il existe deux sortes de castoréum ; l'un retiré des glandes du castor de Russie, l'autre extrait des glandes du castor américain.

C'est une substance onctueuse et molle quand elle est fraîche, dure et cassante quand elle est desséchée. Elle est noire, possède une odeur très forte et caractéristique. Sa saveur est très amère. Sa composition est très complexe et varie d'ailleurs beaucoup, suivant qu'elle provient du castor de Russie, ou do celui du Canada. Le castoréum du Canada est surtout constitué par des matières résineuses, du mucus, des matières gélatineuses, des sels de chaux et de l'eau. On trouve aussi de l'huile volatile, do la cholestérine, une substance spéciale appelée castorine et quelques acides organiques. Le castoréum du Canada se distingue de celui de Russie par la plus forte proportion de résine qu'il renferme et par la petite quantité d'eau et de carbonate de chaux qu'il contient. Le castoréum du Canada, distillé avec de l'eau par le chimiste 'Wœhler, lui a donné des acides benzoïque, phénique et de la salicine. On ne l'emploie plus guère aujourd'hui en médecine, si ce n'est dans la préparation des pilules de cyuoglosse.

CASTORIN [sin) n. m. Nom que les commerçants en peaux donnaient aux dépouilles d'une espèce de castor provenant do l'Amérique du Sud.

— Pop. Chapelier.

CASTORINE [slo — rad. castor) n. f. Chim. Matière grasse spéciale, qu'on trouve dans le castoréum.

— Comm. Etoffe de laine à laquelle on ajoutait parfois du poil de castor et qui s'employait pour la confection des

i principes c

vêtements d'hii

— Enctcl. Chim. La castorine est un des stituants du castoréum. On l'obtient soit en faisant bouillir le castoréum avec de la chaux éteinte et de l'eau, puis en traitant le dépôt par l'alcool bouillant, dont l'évaporation fournit la castorine cristallisée, soit en dissolvant le castoréum dans 6 p. 100 do son poids d'alcool bouillant et en abandonnant le liquide à l'évaporation spontanée. La castorine so dépose à l'état de fines aiguilles translucides.

La castorine so dissout facilement dans l'alcool chaud, dans les huiles essentiellement chaudes, dans l'acide sulfuri(iue bouillant et étendu, dans l'acide acétique cristallisable et dans les alcalis caustiQues.

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