V. CATHARTlQOE
CATHARTIQUE (rad. cathartine) adj. Se dit d'un acide qu'on retire de l'extrait alcoolique des feuilles de séné.
— Encycl. Chim. Pour obtenir l'acide cathartique, on précipite l'extrait alcoolique des feuilles de séné par l'hydrate de baryte, on lave le précipité et on le traite par l'acido sulfurique; on épuise la solution par l'éther, on sature par l'oxyde de plomb et on filtre, en ajoutant de l'alcool ; on précipite le cathartate de plomb. L'acide cathartique, chauffé avec l'acide chlorhydrique, se dédouble en donnant un sucre infermentescible et un nouvel acide, 1 acide cathartogénique.
— Méd. Cet acide, introduit dans l'organisme par injection, paraît inactif; introduit par les voies digestives, il agit comme un violent drastique : il communique à 1 urine la propriété de se colorer en rouge par les alcalis.
CATHARTOCARPE (du gr.AaWmrW», qui purifie, et karpos, fruit) n. m. Bot. Section du genre casse, ayant pour type la casse officinale.
CATHARTOGÉNIQUE adj. V. CATH.\RTIQOE.
CATHARTOLINUM (nom' — de calharte, et du lat. liniiin, lin) n. m. Section du genre lin, comprenant le liimm
CATHASTRE [tasstr') n. m. Genre de célastracécsévonymées, renfermant une espèce qui est un arbrisseau du cap de Bonne-Espérance.
Cathay ou CatA'ï, nom donné à la Chine par les Européens, au moyen âge.
CathcaRT, paroisse d'Ecosse (comté do Renfrew) ; 9.500 hab. Exploitation de houille et de pierres à chaux.
CathcaRT (William Sha-w, comte de), général et diplomate anglais, né en Ecosse en 1755, mort en 1343. 1! fit les guerres contre la Révolution française, dans 1 armée du duc d'York, fut nommé lieutenant général en 1801, puis pair d'Ecosse, vice-amiral, etc. En 1807, il incendia, sans déclaration de guerre, une partie de Copenhague, ramena la flotte danoise en Angleterre, et reçut le titre de vicomte et la dignité d'ambassadeur en Russie. Il accompagna l'empereur dans les campagnes d'Allemagne et de France, signa le traité de Pans, assista au congrès de "Vienne, et fut nommé pair du royaume. — Son lils luari-is MuRRAY Catbcart, deuxième .
d'Angleterre, né en 1783 àWalto!,
CATHCARTIE ((i) n. f. Genre de papavéracées, voisin des argémones, renfermant une espèce, qui est une herbe à suc jaune, de l'Himalaya.
CATHEDRA (EX) [mots lat. qui signiBent du haut de la chaire] loc. adv. Théol. Officiellement, en vertu de l'autorité enseignante que l'on tient de son titre : Enseigner, Parler ex cathedra. (Se dit particulièrement du pape parlant comme chef de l'Eglise universelle et s'adressant à tous les fidèles.) , . j ■
— Encycl. La locution ex cathedra, employée aepuis longtemps par les théologiens pour désigner les conditions dans lesquelles s'exerce le magistère infaillible du pape en matière de foi et de morale, a été définie et précisée en ces termes par le concile du Vatican, en 1870 ; « Le pontife romain, lorsqu'il parle ex cathedra, c'est-adire lorsque, remplissant la charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, en vertu de sa suprême autorité apostolique, il définit qu'une doctrine sur la foi ou les mœurs doit être crue par VEglise universelle, jouit pleinement, par l'assistance qui lui a été promise dans la personne du bienheureux Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que son Eglise fût pourvue en définissant la doctrine touchant la foi et les mœurs. Par consi'iiuent, de telles définitions du pontife romain sont irrcl'urmables d'elles-mêmes, et non en vertu du consentement de l'Eglise. » , ,, ■
De cette définition, il résulte : 1° que, d après 1 enseignement officiel de l'Eglise, le pape est infaillible quand il impose, comme étant de foi, â la croyance de 1 Eglise universelle, un dogme ou un article de morale ; 2° que ce n est pas le consentement exprès ou tacite de l'Eglise qui rend irréformables les décisions rendues par le pape parlant ex cathedra; 3- que le pape, lorsqu'il s'exprime en tant que docteur privé, ne jouit pas du privilège de 1 infaillibilité.
CATHÉDRAL, ALE (du lat. cathedralis, relatif au siège épiscopal [cathedra]) adj. Qui appartient au siège épi pal d'un diocèse : Un chanoine cathédral siège d'une église cathédrale. Il Principal -.L't
Il Magistral, doctoral, pédantesque DRALE. (J.-J. Rousseau.) [Vieux.] Il Le n'est pas usité.
m. Chanoine d'une église cathédral6.(Vx.)
n. f. Eglise épiscopale d'un diocèse :
.■ \THÉDRALE Se Paris. Il Grande église
chrétienne du moyen âge :
sombres et silencieuses conseille
•ilé CATHÉDRALE.
i morgue cathé- '. m. cathédradx
française est née avec le pouvoir monarchique. Plus tard, vers la fin du xiii' siècle, la monarchie ayant réuni sous son autorité toutes les provinces de la Gaule, la reconstruction des cathédrales s'étendit à ces provinces. Les cathedralesdeFranc6ontal.nl' -'u, Im . 1^ m ires les plus célèbres écoles de l'Euro i- i . I le xiii'^sièce; elles ont vu l'éducation 1. .uro du peuple; elles ont été l'occasion o , , i,t dans les arts, qui n'est égalé que p:.r 1 ,1 |ur. Les derniers siècles ont, malheureusni i \ . i i n fn partie ces témoins de l'histoire, r: ' ' 4 architecture ; notre^|oquesapp^iqij i^ ^ , l,,.,,„re qui, dans les cathédrales, sont chaire:» au^ti.Ko diocésain. Dans les cathédrales où le service paroissial se fait concurremment avec le service diocésain, un membre du chapitre remplit, avec l'autorisation du gouvernement, les fonctions de curé! Il a le titre à' archi prêtre. Les fabriques des églises métropolitaines ou cathédrales sont composées et administrées conformément i des règlements épiscopaux approuvés par le gouvernement.
CATHËDRANT (dran — du lat. cathedrans, celui qui siège dans la chaire) n. m. Docteur pourvu d'une chaire de théologie ou de philosophie, n Docteur qui préside à un acte de théologie ou de philosophie. (Vieux.)
CATHÉDRATIQUE (du lat. cathedra, chaire) adj. il Cens cathédratique. Redevance qui se payait à l'évêque, en France et en Espagne, annuellement ou à 1 occasion des synodes, par les églises du diocèse. Le concile de Braga, en 572, en avait fixé le montant à deux sous d'or.
— Docteur cathédratique, Syn. de cathédrant.
CATHÈDRE n. f. Genre d'olacinées, renfermant des arbustes glabres de l'Amérique tropicale.
CATHÉDRER (du lat. cathedra, siège) v. n. Ane. législ. Siéger,présider :/«.9CS duméme titre cathèdeent tour a tour.
CATHÉE n. f. Bot. Syn. de calopogon.
Cathelineau (Jacques), chef vendéen, né au Pin en-Mauges (Maine-et-Loire) en 1759, -— - '"- " d'un maçon, il et était père d
chaire de bronze,
5"îe°^taTÙsans gradins,sansta bernacle ni retable. La cathédrale
de Kome, ^yp^
coro le siège
du prince des apôtres er
au fond de l'abside.
Originairement, les cathédrales avaient un caractère à la fois religieux et civil ; on ne s'y réunissait pas reniement pour assister aux offices divins, on y tenait aussi des assemblées politiques, sous la présidence de 1 évêque. Jusqu'à la fin du xii' siècle, les cathédrales n avaient pas des dimensions extraordinaires; beaucoup d églises abbatiales étaient d'une plus grande étendue, car, à cette époque, les grands établissements religieux formaient une sorte de féodalité monastique, qui primait les évêques en richesse et parfois en influence. Mais, au xii" siècle, il se produisit une tendance de l'esprit public à réagir contre la prépondérance de ladouble féodalité monastique et laïque. Ce tut alors que les populations s'érigèrent en communes et alors aussi que les cathédrales furent reconstruites sur de bien plus grandes proportions. Les pbpulations urbaines prêtèrent leur concours avec un zèle extrême. La foi fournit aux évêques des ressources énormes. Mais, dès
jiuue, combattit
distn
let à Waterloo. (Nommé y 1846, il devint, en 1S54, général d Cathcart, frère du précédent, n était aide de camp de Wellingto terloo, et, en 1826, il suivit ce m bassade â Saint-Pétersbourg.
au Canada et, plus tard, au cap il combattit les Cafres. (Rappohil servit comme lieutenant génér en Orient sous les ordres du mai â la bataille dinkermann.)
â la bataille de Wi
cienne qui ait été teri
"Sén'ce des grandes cathédrales fut l'expression d'un dé- • national irrésistible est comprise — — '— —'•''- "»" 1240 (soixante ans). Si l'on peut s 3St que, dans ce court espace de temps ir tout un grand territoire
Fils
exerçait au ï'in la profession de colporteur
3 cinq enfants. C'était un homme de haute
= .„.>..>., ...... ..'aits durs, à la chevelure noire et crépue.
Esprit inculte, mais intelligent, il était renomme par la douceur de son caractère et surtout par sa profonde piéte, qui lui avait fait donner par les paysans le surnom do Saint de l'Anjou. Dès 1791, il prit part aux rassemblements nocturnes qui précédèrent l'explosion de la guerre vendéenne. A la nouvelle de l'insurrection de Saint-Florent (12 mars 1793), il rassembla les gens de son village, les arma de four chcs et de bâtons, et à leur tête, s'empara du poste républicain de Jal lais ; il emporta CliemiUé, Cholet, Vlhicrs Chalonnes. Là finit sa première campagne 1. s paysans étant rentrés chez eux pour celébnr la fête de Pâques in avril, l'insurrection recommença. Cathelineau prit part aux combats de
I is Groleau et Beau- 1 au à la prise de
I I juars Battu à Fontel^ il s empara de Mon-
11 uil Bellay et marcha
sur saumur qu il enleva
C est là que les autres chefs vendéen
sime de 1 armée catholique et royale » . Avec (
c\\i sur Nintps ou ils arrivèrent le 29 juin. Cathehneau
,. , 1 1 r tr r par la porte de Rennes, jusqu'à la
\ Mus là il fut blessé mortellement par
d une fenêtre. Il expira le 4 juillet.
ne en 1787 prit part au mouvement
1 II lut assassiné en 1832. — Son petit-
ni ili SKI de OatUelineau, né à La Jabaudière (Maine-
et Loirci cil Iblo Mut off'rir ses services, en septembre
1870 au gouvernement de la Défense nationale, qui lui
conha le commandement des trancs-tireurs du 15" corps,
a\ec le grade 1 1 n 1 11 prit part aux opérations qui
aboutirent ^ I ans, rejoignit Chanzy, se
distingua Montfort (10 janv.), et fut
nomme j, titre auxiliaire. Sa troupe
av ant étî 1 I rentra dans la vie privée. Il
a''puMié ; ' m pendant la guerre (\!.n\).
— BiBL Anne Marie l mtesse de HautefeuiUe, les Ca-
thelmeaullK',) Léon de La Sicotière, Notes sur Cathelmeau
(Angers, 1877), Muret, Vie populaire de CatheUneau{l»i5);
Célestin Port, la Légende de Cathelineau (Angers, 1888).
CatheliNIÈRE (Ripault de La), chef royaliste. A la
■gés du pays de Retz, il se joignit * '^'"'-
de Retz; il se joignit à Cha-
, __jbattft â Macliecoul et à Pornic. Arrêté à Fros-
say (1794), il fut conduit à Nantes et guillotine.
CATHÉMÉRIN, INE (du gr. kata, selon, et hfmera, jour| adj. Pathol. Quotidien : Fièm-e cathémerine. (Vieux mot.)
CATHÉRÈSE (dugr. J:a//iain!si5, destruction) n.f. Pathol. Epuisement. (Vieux mot).
CATHÉRÉTIQUE (rad. cathérèse) adj. et n. m. Pathol. Se dit des topiques caustiques employés pour produire une irritation et la formation d'une escarre superficielle.^
CATHÉRINAIRE inèr — de Catherine de Médicis, à qui la plante lut ilédiéc) a.d). « fferbe cathérinaire. Ancien nom
li; ;./ ,p I ,■1,1), ■ .illssi herbe i LA REINK.
igable de la
iportani
seule
cée par l'impératrice Cathent en 1880. Ce canal unit la
les ani
étonner d'une chose,
ait pu obtenir,
résultats aussi surpro-
ins le domaine royal que se
peut dire que la cathédrale
S^î!^"f ^, Kl,- - ,; K;:r^e'^out^ F^^.TJl
r l'océan lila.-ial arctH|iie; 2.800 hab. en hiver, et près 5.000 en été. Port créé en 1896 sur la baie Catherine,
l'embouchure du ttord de Kola dans 1 océan Glacial, a endroit où la mer ne gèle jamais et où les glaces flot-
ntes ne gênent pas la navigation.
Catherine d'Alexandrie (sainte), vicrgo et martyre, morte vers 307, née A Aloxandrio, vers la lin du lii" sidclo. La tradition raconte (ju'oUo embrassa le christianisme d'après les conseils d un saint ermito, qui lui promit le plus beau des époux. Apr6s son baptCmo, l'enfant Jésus lui apparut, porté dans les bras de la sainte Viorçe, la choisit pour sa liancée et lui remit un anneau, ou'elTo trouva A. M>n iloi^;i, quand elle so réveilla. Versée dans toutes les ^- in,. , ].i ..i uns et sacrées, elle alla, à dix-huit ans, ir ii»r I. .: .: \l:i.\imin, qui gouvernait l'Egypte et, en -i !■ . irmiait cinquante philoso-
phes, les conviMi^i . i .11. M .uiirage par ses exhortalions, lorsque M,[MiNii, I..- 1.1 |i, III- sur un bûcher. L'empereur ordonna de l.iiTn, lier ii.il.iir<l ù une roue armée de pointes de fer, qui so brisa en morceaux. Catherine fut alors déchirée ù coups de lanières do cuir etjoi.ée dans uncavoau souterrain, où elle resta pendanT qiirir.'inio jours, privée
do n..uniti,re. M.,, s 1... ,„,.
■ s lin |...iirn.-iii. des aliments
myst.'riniN ,.. u'-l,.! 1 ...llri.l .
pin,. I.Mupe,.atriçeKaus-
de pn.. , ■■ , .... 1 ,
.' , e et se déclara
Chré.ir,,.,.. ,:,:.-,, .p.. .l,„. .
le ..M.i.,i I, . moins dotant
nie, ,,pr„.s avoir livré à la
mort Fausiiiic, sou c i.in'is<
et les soldats convertis.
donna enhn l'ordre do dèca
itor Catherine : dos flots do
lait, au lieu do sanfr, s'éeli.-i
.p.-Tont do la blessure, et le
corps. ielailK,nMVInl|i..rléi
ar l.'s .iiit^'es sur le mont Sioaï.
Le M . . . . ■ . ,
'il ; .Mir la première
fois .t .
i. 1 :i-e en grec, et
app. 1.
-.1 1 même époque.
des-
l-ar les moines
du - . . i 1 .
" ■'-< que l'on ve-
naitde ireliver les reli.|U.
■ ' . Tiiio, quibien-
tôt devinrent le but dm.
: ir.igments en
furent portés à Rome ei .
i m s do la chrc-
tienté. Los erois.<^, de r, :