‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 66 sur 956 · I .1111. 'S on 1877, etc · texte numérisé non relu

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BIBLIOPHILE Jacob (le), pseudonyme de Paul Lacroix. BIBLIOPHILIE 11. f. Goût du bibliophile, amour des livres.

BIBLIOPOLE .lu LT. hihliun

BIBLIOTACTE An ç:r. lul.l ,0 ..u.om,e^^t,sWe„pespe,:,a

BIBUOTAPHE (du gr. biblion, livre, ot taphein, enterrer, cacher) n. m. Se dit plaisamment de celui qui ne communique, ne prête ses livres à personne, qui les enfouit, les enterre dans sa bibliothèque, n Partie réservée d'une bibliothèque, où l'on serre les ouvrages précieux ou qu'on ne veut pas communiquer.

— Nom par lequel on désignait, autrefois, les ecclésiastiques chargés do la garde des actes des conciles, de l'expédition des lettres et diplômes, et même de l'administration dos biens d'i

Bibliotheca Britannica, du D' Robert 'Watt, de Glasgow (Edimbourg, 1824), ouvrage fort soigné, précieux et d'une grande utilité, quoiqu'il soit incomplet et môme inexact, fl se divise en deux parties : dans la première, les livres sont mentionnés par noms d'auteurs, et dans la seconde, par leurs titres, selon l'ordre alphabétique.

Bibliotbeca universalis, bibUnf/rnpbien , philologica, theologica, geographica, etc. V. dibliographie.

BIBLIOTHÉCAIRE n. m. CI ; r [ ,,sé à la

garde d'une bibliothèque, ou ijui ■. . 1 1 i| I m. nr attaché.

— Encycl. Il y eut des ôt7>/(. ' iiiiiquité,

chez les Hébreux, chez les i^i. 1..- ■ l:..iliécaires

do la conservation des livres, ou, pour parler plus exactement, des manuscrits réunis par Charles 'V au Louvre. A cette époque, les bibliothèques s'appelaient des « librairies » . La charge de " maître de la librairie a fut créée par François I*' en faveur de Guillaume Budé. Aujourd'hui encore, en Angleterre, librarian signifto bibliothécaire. La Révolution transforma la Bibliothèque royale en Bibliothèque nationale; les bibliothécaires furent appelés conservateurs et administrateurs, le titro do q bibliothécaire 11 demeurant réservé aux attachés d'un rang secondaire. Dans l'histoire des bibliotbécaires français, il faut faire une place spéciale à Gabriel Naudé (xvii* siècle), qui, pour la première fois en France, rendit accessible au public une grande bibliothèque, la bibliothèque Mazarine. A cette époque, il n'y avait encore que trois bibliothèques ouvertes au public : l'Ambrosiana de Milan, l'Angolica de Rome, et la Bodleiana d'Oxford. On a souvent considéré les places des bibliothécaires comme des sinécures à otfrir à des écrivains de talent. Mais le nombre sans cesse croissant des lecteurs, les exigences du public, très légitimes et toujours grandissantes, le mouvement de plus en plus considérable de la production littéraire et seientilique, ont rendu la fonction de bibliothécaire plus absorbante et plus difficile X exercer. Les bibliothèques sont aujourd'hui eonliées à des spécialistes, formés pour la plupart, en France, par l'Ecole des chartes.

— BiBLioGR. : D'' .\rnim Graesol, Manuel de bibliothéconomic. traduit par Jules Lande (Paris, 1895); Albert Maire, Manuel pratique du bibliothécaire (Paris, 1896).

BIBLIOTHÉCONOMIE (de bibliothèque, et du gr. nomos, loi) n. f. Art d'arranger, de conserver ot d'administrer une bibliothèque.

BIBLIOTHÈQUE (gr. bibliothèkè ; do biblion, livre, et thi'kê, armoire, boîte) n. f. Collection do livres classés, disposés dans un certain ordre : Bibijotiièque de dix mille volumes.

— Meuble à tablettes, dans lequel sont rangés les livres d'une collection : Bibliothèqdk en chêne.

— Salle dans laquelle los livres sont déposés ; oditice construit pour recevoir uno grande collection do livres : Passer six heures par jour à la BiBLiOTBÏiQUE.

— Collection do livres traitant de matières spéciales et dans un but déterminé : BrBLinTHi-:QUE populaire. Bi-

■hoi:

Dibliothif/ue renversée. Ho dit d un hommo

aui sait beaucoup, mais dont la scionco ost confuse, formée 0 connaissances désordonnées, commo collos que pourraient fournir des livres entassés au hasard.

— Particulièrcm. Bibliotliéque forestière. Collection d'échantillons do bois, classés par provenance» et par familles, sur dos tablottos, do manière que l'écorco fîguro lo dos d'un livre, ot lo tissu du bois, les tranches.

— E.NCYCL. Obiest ot GfiixH. Los bibliothèques ont éuS l'ancien Orient. Ellos ont eu d'abord un cales dé-

lîïïfi

PhtahàMomphi colle do Susc, cl les Perses ; colbtemple de Jérusa lom, qui fut reconstituée, après la captivité, par Néhémias ot Esdras ; celles des villes de Phénirie ou de Carthagc. En maint endroit d'la Chaldéo ou !

l'Assyrie, dans l.

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Chez les Grecs, iiibhotb..(iuc stvk It-ntuasaac. .

la plus ancienne " ' - - --•

bibliothèque ((ue mentionnent les auteurs est celle qne fonda Pisistrate à Athènes. Il est certain qu'en beaucoup de cités les grands temples et les gymnases possédaient des collections de livres. Mais c'est surtout à l'époque hellénistique Sue les bibliothèques prirent un grand développement, eux surtout sont célèbres : celle de Pergame, fondée par Eumène II et Attale II, laquelle renfermait, dit-on, 200.000 volumes (elle était luxueusement installée dans do vastes et belles galeries, dont on a retrouvé récemment les soubassements) ; colle d'Alexandrie, qui, fondée par Ptolémée Soter et confiée à la garde de gens de lettres distingués, fut encore plus considérable (cUe compta jusqu'à 700.000 volumes). V. Alexa:4drie.

— Rome. Le goût des livres parait s'être développé à Rome en même temps que celui des arts, à la suite de la conquête de la Grèce. Les livres, comme les statues et les tableaux, furent introduits en grand nombre à Rome par les vainqueurs. Paul-Emile apporta la bibliothèque des rois de Macédoine, Sylla celle d Apellicon, Lucullus celle des rois de Pont. "Varron, Atticus, Cicéron, furent de véritables bibliophiles. Il y eut aussi des bibliomanes, dont se moquent les satiriques. Cicéron, du moins, se servait avec passion de ses livres, mais il leur voulait un cadre digne de leurs illustres auteurs : bustes et statues do dieux, do muses, d'écrivains, ornaient sa bibliothèque de Tusculum. Du reste, ses trésors étaient largement ouverts aux hommes d'étude. Toutefois, il n'y eut pas, à Rome, de bibliotliè.|uo véritablement publique, commo celles qui existaient dans les villes grecques, avant Auguste. L'initiative appartenait d'ailleurs à César, qui avait chargé Varron de réunir les éléments d'une bibliothèque. Auguste en ouvrit deux : l'une au portique d'Octavie, l'autre au Palatin. Peu à peu, il y eut des bibliothèques au palais de Tibère, au j.alais deTrajan, à la basilique Ulpia. Bref, au iv siècle. Hmie ne comptait pas moins de vingt-huit bibliothèques i.ul.liques, et toutes les grandes villes, ainsi que de plus petites.

On avait soin d'exposer les salles do bibliothèque an levant. Les livres, en rouleaux ou reliés, étaient conservés dans des armoires fermées.

Bibliothèques modernes. A mesure qoe la production littéraire et scientifique a augmenté, s'est accru chez le public le besoin de lire et de s'instruire ; de là le développement des bibliothèques, non seulement dans l'ancien continent, mais dans les pays jeunes, l'Amérique, l'Australie. Il est même certain que les nouveaux venus, les Américains, n'ont pas tardé à dépasser, dans l'art do construire ot d'aménager les bibliothèques, ceux qui avaient été leurs initiateurs. Cela tient à ce qu'ils ont pu construire et organiser de toutes pièces, sans se heurter à des bâtiments existants, et dont la plupart n'avaient pas été destines à servir de bibliothèques, et à ce qu'ils pouvaient faire des classements et des catalogues nouveaux adaptés an mouvement moderne, tandis que les anciens caulogues et classements étaient faits pour une production littéraire infiniment moindre, et pour des bibliothèques qui n'étaient pas ouvertes au grand public.

En matière do construction, les deux principes qui dominent aujourd'hui sont, tout d'abord, l'économie de place : ranger le plus de livres possible dans un espace déterminé, de façon qu'ils soient à portée de la main et en lumière, pour que les titres en puissent être facilement lus par les bibliothécaires et employés, tel est le premier souci do l'architecte. Il a fait remplacer les belles salles

tes livres sont rapprochés les uns des autres, possible, de façon à no laisser que la place, entre les casiers, strictement nécessaire pour passer. Ce système a été appliqué pour la première fois au British Muséum; mais if a reçu d'importants perfectionnements à la Bibliothèque nationale de Paris, on sorte qu'on l'appelle en .Allemagne le système français. Le deuxième principe dont nous voulons parler est le soin d'éviter tous les risques d'incendie : isolement des bâtiments, charpentes en fer, chauffage par l'eau chaude, etc. On imagine les règles qao se sont imposées les architectes. La construction do la Bibliothèque Sainte-Generièie à Paris a fait époque, parce que c'est la première où le fer a été employé.

Pour le classement, les anciennes grandes divisions ont été abandonnées, commo créant des complications. On fait un classement unique des fiches, où chaque ouvrage est

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