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IV. De la cause finale. V. finalité, télêologie

V. De la cause première. — De la cause première selon le déisme. Le principe de causalité sert de base à l'argument qui démontre l'existence de Dieu par l'impossibilité de trouver, dans la série des causes contingentes, un

par la contingence du monde, et Kant preuve cosmologiqi Il peut se formuler comme il suit : Tout contingent suppose une cause nécessaire. Or le monde est contingent. — Donc, le monde suppose xme cause nécessaire.

A cette preuve s'ajoute l'argument tiré des causes finales, appelé par Kant physico-théologique, et qui consiste à présidé à l'arrangement de l'uni-

réalité, c'est l'argument cosmologique qui est fondamental. A quoi l'on ajoute que cette cause, étant nécessaire, est immuable et éternelle; que, produisant des effets liés entre eux, elle est une; que le rapport de cette cause nécessaire au monde contingent ne peut être que le rapport d'un entendement et d une volonté à des effets pensés et voulus.

— De la cause ou Des caiises premières selon l'atomisme. Pour les atomistes, l'univers est le produit d'une multitude infinie de principes élémentaires, éternels, indivisibles, qui, sous le nom d'» atomes », forment par leur ren-

sont les éléments. Les principaux attributs que la raison nous fait supposer, par induction, appartenir à cette cause première sont : l'éternité, Vétendue, le nombre. Ces attributs des éléments matériels des atomes sont éternels comme eux. C'est par l'action de ces propriétés qu'ils sont des causes éternelles.

— De la cause première selon le panthéisme. Le trait commun de toutes les doctrines panthéistes, c'est la consubstantialitô de Dieu et du monde. Dieu étant la cause immanente du monde, et le monde une dérivation nécessaire de Dieu. Ce Dieu, d'où procèdent tous les êtres, quelle en est proprement la nature? ■. C'est, dit Spinoza, qui a donné au panthéisme sa forme la plus rigoureuse, un être absolument infini, c'est-à-dire une substance constituée par une infinité d'attributs, dont chacun exprime une essence éternelle et infinie, u Le développement infini de Dieu suit naturellement de son essence, comme de l'essence d'une chose, de celle du cercle, par exemple, suivent nécessairement toutes ses propriétés. Ainsi, la cause première du panthéisme produit nécessairement des effets nécessaires : c'est la négation de la contingence du monde.

— De la cause ou Des causes premières selon le positivisme. Transportant dans la philosophie la méthode des sciences physiques, le positivisme n'entend pas que la spéculation dépasse le domaine de l'expérience, et lui interdit toute recherche des causes premières et des causes finales. La négation de cette recherche est, selon Auguste Comte, le terme normal de l'évolution de l'esprit humain et caractérise sa complète maturité. Au delà du savoir positif, il n'y a, pour les positivistes, que l'inaccessible et l'inconnaissable.

— De la cause ou Des causes premières selon la philosophie critique. Le père de la philosophie critique, Kant, nous montre, dans la question de la cause ou des causes premières, la division de la raison contre elle-même. Cette question forme une des principales antinomies qu'il signale. V. ANTINOMIE.

Enfin, tout en se rattachant à Kant, les néo-criticistes résolvent la question de la cause ou des causes premières

Un

dit Renouvier, un commencement sans cause, un commei cément de nihilo, est sans doute incompréhensible; ma une régression à l'infini est contradictoire. La raison u peut hésiter à reconnaître une ou plusieurs causes pr( mières de phénomènes qui composent le monde, causes qi ont commencé sans être précédées ni causées par rien. Renouvier refuse à la cause première l'attribut éterniti qu'il trouve contradictoire.

VI. De l'unité de cause ou De la théorie des causi occasionnalisme.

Géol. Créée par Lamarck et Constant Prévost, p; . ___. , , j^.^ p^j, les f "

Stanislas

Meunier, la doctrine des causes actuelles a vu nombre de géologues lui faire d'importantes concessions. Elle a permis de rejeter un certain nombre de théories qui laissaient une trop grande place aux cataclysmes, aux fleuves gigantesques et impétueux, à l'importance exagérée des anciens glaciers, etc. On admet, maintenant, que la plupart des formations géologiques se sont poursuivies avec calme et continuité, comme de nos jours, au fond des mers; que les fleuves, sans jamais avoir augmenté leur débit actuel, justifient, par le déplacement de leurs méandres, le creusement des vallées, et que les glaciers, par leur travail d'érosion analogue à celui d'une scie, ont pu, avec le temps, pénétrer la terre des montagnes, sans autres moyens que ceux dont ils disposent sous nos yeux. V. géologie, creusement des vallées, glaciers, cataclysmes, etc.

— Anton. Conséquence, eifet, produit, résultat.

Cause, du principe et de Punité (de la) [Dt-lla causa, principio ed u«oj, ouvrage philosopliique de Giordano Bruno, publié à Londres en 1584 et comprenant cinq dialogues. Il a son point de départ dans la théorie coper-

immobile au centre du monde, dit Bruno, alors l'univers n'a ni centre ni bornes ; alors l'infini se trouve déjà réalisé dans la création visible, dans l'immensité des rsparos célestes. » Bruno célèbre avec enthousiasme i iMnr-- ii l'infinité de l'univers. « L'uriivers n'est quece»i, ' , --, y,/, /m/ son centre est partout, sa circonférence n'est uni/' i<-!, r \ucotte conception de l'univers infini, Bruno m-.- !■■ |>riiicipe panthéiste de l'unité, de l'identité de subsiancn de tous les êtres. C'est dans ce livre que Schelling prétend avoir puisé le principe de l'identité absolue.

Causes premières ( lettre si-r les), ouvrage posthume de Cabanis. Cette lettre, adressée à Fauriel, lut publiée en 1824 par Frédéric Bérard, avec des notes très agressives. Elle a été écrite par Cabanis, pour servir de commentaire et de correctif au système exposé dans le livre des Rapports du physique et au moral; c est donc là qu'on pensée. La

xprest

dans cette lettre se résout d; liversel, qui ressemble bi

première de l'intelligence et de la volonté; qu'on puisse expliquer sans ces deux attributs la corrélation et l'harmonie des forces cosmiques. Cette théorie se rattache à la physiologie de l'auteur, qui explique par la sensibilité non seulement les opérations de la pensée, mais tous les phénomènes de la vie, et qui, même, estime qu'elle se trouve répandue, dans toutes les parties de la matière où vraisemblablement elle produit le phénomène des affinités chimiques et de l'attraction.

CAUSE {kôz' — lat. causa) n. f. Motif pour lequel une personne se détermine à contracter : Il n'y a pas d'obligation valable sans cause, m Procès : Appeler une causi:. Remettre une cause à quinzaine, il La cause est entendue, La religion des juges est suffisamment éclairée. —Signifie, dans le langage courant. Je n'ai pas besoin d'en savoir davantage, il Cause célèbre, Procès, et, le plus souvent. Procès criminel qui fait grand bruit dans le monde.

— Par ext. Intérêt, parti : La cause publique. La calse du droit, de l'ordre, de la vérité.

— Avocat sans cause. Par dénier.. Avocat qui ne trouve pas, ou ne trouve que rarement l'occasion de plaider.

— Scel aux causes. Sceau avec lequel certaines villes scellaient les actes de leur juridiction.

— Dr. Cause civile, correctionnelle, criminelle. Affaire portée devant les tribunaux civils, correctionnels ou criminels. H Cause principale, Celle qui commence un procès entre les parties, il Cause incidente. Demande formée par une des parties, au cours d'une instance.iiCrtwsp sominnirc. Affaire soumise à une procédure plus simple que b-s causes ordinaires, ii Cause appointée ou interloquée, Ali'airo sur laquelle est intervenu un appointement. (V. ce mot.)

Il Cause grasse, Cause plaisante que les clercs du Palais inventaient ou qu'ils réservaient pour être plaidôo aux jours gras. (Se dit quelquefois des causes plaisantes qui surviennent devant les tribunaux.) il Cause d'audience. Affaire jugée à l'audience par plaidoirie, sans être instruite par écrit, il Avoir ses causes commises] Avoir droit de plaider en certaine juridiction.

[Le mot cause entre dans diverses locutions usitées dans le langage du droit : Etre en cause, Etre partie au dans le langage commun, E^tre intéressé à l'af- ; il s'a.&\t. \\ Ayant cause. (V. ce mot.) \\ Mettre,

s'agit. Il Mettre hors de cause, Déclarer qu'une personne ne doit point être partie au procès, et, dans le langage ordinaire. Laisser en dehors de la question qui se discute. il Avoir ou Donner gain de cause, Obtenir ou accorder l'avantage dans un procès, et, par ext., dans une discussion. II Avoir cause gagnée, Triompher dans un procès, et dans le langage commun. Se tirer d'une affaire à son avantage; être approuvé, applaudi, n Plaider la cause de qnt'lqu un, Défendre ses intérêts devant le tribunal ; être son avocat, et dans le langage ordinaire. Le soutenir, le défendre : Plaider la cause D'un ami. ii Prendre fait et can^e pour quelqu'un ; Prendre en main la cause de quelqu'un. Se déclarer pour lui; prendre son parti, il Faire cause coj/imune avec quelqu'un. Unir ses intérêts aux siens, ii I^n tout état de cause. Quel que soit l'état du procès, ou, on général, dans quelque situation que les choses soient : En tout ÉTAT DE CAUSE, VOUS ne screz pas oublié, il En désespoir de cause. Tout autre moyen étant impossible : En désespoir de causk, /e m'adresserai à lui.] Causes d'opposition, Ecritures fournies dans les décrets d'ordre, pour soutenir les oppositions qui y

sont formées, il Causes prises pour rnode, Emploi d'un legs r((gl6 par le testateur et assigné comme condition du legs. Il Causes el moyens d'abus, Preuves doû Ion concluait à ce qu'il pli^t à la cour de mettre à néant un arrôt ou une oxécution. Il Causes el moyens d'appel. Prouves «uo l'on g^^ appel. Il Causes et moyens Ecriture justifiant l'opposition

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omplo^'ait pour souti d'opposition à des faite à dos criées.

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• jijo ^la cuuia i;. .1,., .lu .li.jil n,ni.iui , ]| n i-xjslo aujour- 'I hui queliiuo cliosQ d analogue iiuo dans les contrats sol'iinels, où le consentement seul ne suffit pas à obliger, l.a cause, nécessaire dans tous les cas, est le but imméliai qu'on poursuit on contractant. Dans les contrats syii.illa-iiiainnies, l'obligation de chacune des parties a pour ■ in^n l"Migation de l'autre. Dans les contrats unilatéraux, la cause varie selon les contrats : dans le prêt, I niiipaihiii de restituer a pour cause la livraison qui a été laiif; dans la donation, 1 obligation du donateur a pour cause l'intention libérale. Il ne faut pas confondre lacause avec le motif, but éloigné et mobile variable dont la loi n'a pas à tenir compte. La cause est essentielle à l'obligation : l'obligation sans cause eu sur fausse cause ne peut avoir aucun efTet (C. civ., art. 1131); le contrat est alors inexistant. Il en est de même de l'obligation qui a une cause illicite, c'est-à-dire prohibée par la loi ou contraire aux bonnes mœurs ou à l'ordre public. Le code civil dit dans l'article 1132, que la convention n'en est pas moins valable, quoique la cause n'en soit pas exprimée ; un billet non causé a donc la même valeur qu'un billet causé, PI la loi présume toujours l'existence de la cause. Aussi décide-t-on que c'est au débiteur, s'il veut échapper à la nécessité d'exécuter l'obligation, à prouver qu'if n'a pas une cause valable. Par dérogation à l'art. 1132, le code de commerce (art. 110) exige que l'on énonce dans la lettre de change qu'une valeur a été fournie et que l'on indique

— ■riiéol. On appelle causes majeures les causes réservées à la connaissance et à la décision du pape par suite 'In la dignité des parties, ou de la gravité de la matière. l'o sont les béatihcations et canonisations, la confirmation et la suppression des ordres religieux, le droit d'acceptor les démissions des hautes dignités de l'Eglise, de coniirmer et d'instituer les évêques élus ou nommés, de transi.Tor à d'autres sièges, de juger et de déposer les évêques, 'lo leur donner des coadputeurs, d'ériger de nouveaux dio- '.ses, de partager, d unir ou d'abolir des évêchés déjà • Mstants, enfin de recevoir les appels contre les évêques. l'.-tte dernière cause était déjà formellement réservée au [>a|je par le concile de Sardique (247); les autres, qui rossortissaient primitivement des conciles provinciaux, "lit été peu à peu revendiquées par les souverains ponti-^ los, et ie concile de Trente (sess. XXIV, ch. v.) les lui a d.iiniiivement attribuées. L'ancien droit français reconnaissait en principe le droit du pape de se réserver les

I aiisos majeures, surtout depuis le concordat de 1516 ■ mais, dans la pratique, les parlements cherchaient par tous les moyens à rendre ce droit illusoire.

CAUSÉE n. f. Bot. Syn. de hihtelle.

CAUSE-FINALIER (ko. U-é), ÈRE n. et adj. Se dit des parusans des causes finales, ou de ce qui s'y rapporte. (Ce mot, crée par Voltaire, se prend en mauvaise part.)

— bNcYCL. Le mot cause-finalier s'applique à ceux qui aliusent des causes finales, non à ceux qui en usent. Voltaire ne laissait pas de défendre les causes finales contre l.|ucure, Lucrèce, Spinoza et d'Holbach. Un cause-finalier l'r.te à la nature des causes finales gratuites et ridicules ;

II ait, par exemple, que les marées sont données à l'océan pour que les vaisseaux entrent plus aisément dans les ports ei. pour empêcher que l'eau de mer se corrompe. V. finalité.

CAUSE-FINALISTE {ko, lissf) n. el adj. Même sens tiuo

CAUSE-FINALIER, ÈRE.

CAUSER [kâ) v. a. Occasionner, être cause do : Causer un malheur. Une écharde cause un panaris. Raspail.) Cause, ée part, pass, du verbe Causer.

— Comni. Qui a une cause énoncée : Billet à ordre nui a été CAUSE e/i valeur reçue comptant. i| Avocat causé, Avo-

CAUSER [ka du lat. causari. plaider, disputer, s'entretenir) v. n. b entretenir familièrement, bavarder, babiller- Causer ai'ec quelqu'un, ii Savoir parler, ce n'est que savoir parler; savoir causes, c'est savoir parler et écouter.

— Particulièrem. Parler avec indiscrétion : Bien rares ' nTté ' y,°,"!"''«."!' 1"' ne CAUSENT pas. |i Parler --•'

— Fam. Cau choses indifférentes et d'une façon découSu». v-^.'?Pt?--i'^,3/-:,- -- -«e- ou Asse. ca,

i des perroquets et des pies

Fauconn. Se dit d

y. a. Fam. Parler de : Causer A «(ô,>, - Art, manière, action de causer :

létoiqne. (De Ségur.)

— Fam. Propos ind par ses causeries. (M

— Encycl. La

nous devc conversât reuse; la

lose toute moderne, et que -■II' et du xviii» siècle, ^.a

d'un fonds de bonhomie,

to-lieuve.V. l'art, suiv.

! des Nouveaux lundis,

iibliés par Sainte-Beuve à

do gofit, do finesse. Un vrai cau.soiir se distinguo par son urbanité, son habileté à parler de tout sans choquer personne ; quant aux causeurs brillants, ils sont, on outre, remarquables par leur facilité d'improvisation, leur esprit do repartie, leurs traits spontanés. Les Français ont la réputation d'exceller dans la causerie, et beaucoup de Françaises, sur ce point, no leur cèdent en rien. Cet exercice de l'esprit ofTre tant de cbarm. |m'. ', la , !.■ rjos jour», transporté dans la littérature ■ i,,, r/inclos, en

efTet, s'intitulent CaiMcnes. A i ,. luiiln parmi

celles qui eurent le plus de su ,, , , , , les ('nu-

seriea d'un curieux, de B'euilloi i. i .,i,, i,, , ivans, 18G2- 1868), et les Causeries littéraires, ilo A. de Poiitmarlin (V. PONTMARTIN), cellos de !

Causeries du lundi, sui recueils d'articles critiques

partir de l'année 1851 et faisant suite à sa gale

Portraits, dont les premiers remontent à 182.1.

L'auteur nous promène à travers toute la littérature française, en partant de Villehardouin, et on passant par les XVI', xvif et xviii" siècles, pour arriver aux illustrations de nos jours, sans compter dos excursions à l'étranger, en compagnie de Dante, de Goethe, de Franklin et d'autres non moins célèbres. Les Causeries de Sainte- Beuve, s'élevant bien au-dessus de la modestie do ce titre, sont des études très fouillées, par lesquelles le célèbre critique entre, comme on dit, dans la peau du personnage qu'il examine; il vit, et nous fait vivre la vie du sujet ; il nous le fait connaître surtout par les détails, analysant l'homme même ou la femme qu'il lient sous le microscope, tout autant que l'écrivain incarné en lui ou en elle. Une telle méthode devait fatalement conduire les autres critiques à reprocher à celui-ci de n'être point un ■ critique sérieux ", et ils n'y ont point manqué. En réalité, sans échappera tout reproche, Sainte-Beuve réunit dans ces études les qualités les plus rares et les moins faites, semble-t-il, pour s'unir : il se montre à la fois spirituel et sagace, érudit et brillant, narquois et délicat, remarquable avant tout par la souplesse de son talent et sa facilité merveilleuse à l'adapter aux génies les plus divers. CAUSETTE {k6-=el ) n f Fam Petite causerie

CAUSEUR {«), EUSE adj Qu

CAU

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