CAUCHY — CAULFIELD
eigna
nathématiques supérieures dans les étais par le clergé. En 1839, Cauchy fut appelo à l'aire partie du Bureau des longitudes ; mais le gouvernement do Louis-Philippe ne ratifia pas cette nomination. La république do 1848 se montra plus tolérante. Bien que Cauchy fût un légitimiste déclaré, il fut nommé professeur d'astronomie mathématique à la faculté des sciences de Paris, et il occupa cette chaire jusqu'en 1852, époque oti il refusa de prêter serment au gouvernement sorti du coup d'Etat du 2 décembre. En 1854, il fut réintégré dans sa chaire, sans être astreint au serment. Doué d'une fécondité extraordinaire, Cauchy fit de remarquables travaux dans les branches les plus diverses de la science. En analyse, ses méthodes rigoureuses sont encore suivies de nos jours. On compte de lui plus de cinq cents Mémoires. Nous citerons les suivants : Méthode pour déterminer à priori le nombre des racines réelles (liVi); Théorie des onrfes(1815), couronné par l'Institut ; Leçons sur les applications du calcul infinitésimal à la géométrie (1816-1828) ; Mémoire sur l'appUcaiion du calcul des résidus à la solution des problèmes de physique mathématique (li21) ; Mémoire sur la résolution des équations numériques et la théorie de l'élimination 11829); Mémoire sur la dispersion de la lumière {1S36); Note sur le développement des fonctions en séries ordonnées suivant les puissances ascendantes des variables (1846). Les Œuvres complètes d'Augustin Cauchy sont publiées par les soins de l'Académie des sciences, en 26 volumes.
Cauchy (Eugène), frère du précédent, né et mort à Paris (1802-1877), succéda à son père (Louis-François) dans la charge de secrétaire-archiviste de la Chambre des pairs,
considéré dans son origine et l'état actuel des mœurs (1846) De la propriété communale (1848) ; Etudes sur Domat (1852) ; Mémoire sur les origines, les variations et les progrès du droit maritime international. Cauchy fut nommé, en 1866, membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Outre les ouvrages que nous avons cités, on lui doit : Du respect de la propriété privée dans la guerre maritime (1866); Du jugetnent des crimes politiques et en particulier de la cour des pairs et de la haute cour (1867) ; Observations sur Lucrèce (1869); Augustin Cochin (1872); etc. — Alexandre-Laurent, frère des précédents, né à Paris (1792-1861), fut conseiller à la cour de cassation.
Cauci, peuple de l'ancienne Germanie. ^V. Chauci.
CAUCIAGE (kô-si-aj' — rad. cœuce, chaussée) coût. Droit qu'on levait pour " disait aussi cadchiaoe.
CAUCON (k6 — du lat. cauco, même sens) n. m. Plante nommée par Pline et que quelques-uns ont prise pour une prêle ou pour une cuscute.
CaucON. Myth. gr. Héros messénien, fils do Celenos. Il introduisit en Messénie le culte et les mystères des grandes déesses d'Eleusis. — Un des fils de Lycaon.
CAUDAL, ALE, AUX (ko — du lat. cauda, queue) adj. Zool. Qui appartient, qui a rapport à la queue : Appendice CAUDAL. Nageoire caudale. Plumes caudales.
CAUDALE (ko — même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. f. Nageoire terminant le corps des cétacés, des poissons, des crustacés. V. nageoire.
Cauda LUCIDA (mots lat. qui signif. Queue brillante). étoile de seconde grandeur (^ dans les catalogues), qui se trouve à la queue du Lion, n On l'appelle aussi Deneuola.
Caudan, comm. du Morbihan, arrond. et à 8 kilom. de Lorient, entre le Blavet et le Scorff ; 7.999 hab. Fabrique de tuiles et de briques ; chantier de constructions navales; minoterie.
CAUDATAIRE [kâ, ter'— du lat. cauda, ^ueue) n. m. Celui qui porte la qucuè de la robe d'un pape, d'un cardinal, d'un
" " ^ Adulateur; homme obséquieux prêt à se
des chemins.
I valet de celui <
I flatte :
émail t
CAUDÉ, ÉE (du lat. cauda, queue) :
Hist. nat. Qui a une queue.
— Blas. Se dit des étoiles ([ui ont rais plus grand que les autres, ou > émail particulier, et aussi des quand leur queue -' -"■- "rent du corps.
GAUDEBEC (kâ-de-bèk') n. m. Chapeau de feutre fin et imperméable, fabric(ué au XVII' siècle à Caudebec et que 1 on portait quand il pleuvait (Les caudebets étaient les meil leurs chapeaux de pluie La laine d agneau le duvet d au truche, le poil de chameau étaient les principales matières employées à leur contection )
CaUDEBEC-EN-CAUX 111 ai t i la s lof
rieure, arrond. et à 11 1 il i 'i ou Ambion et de la Seine Ch. do f. Ouest. Petit ] c
lence avec laquelle la mai '
mobile dite nmscaï'efj PatriL c 11 i a La ui lu
normand et évêque de Lisilu.\ — Le cai tun a la tonim et 9.838 hab.
Caudebec est une ville très ancienne, qui fut un point siratcgique important. Les Anglais s'en emparèrent en 1119, les calvinistes en 1562, et les Espagnols en 1592.
Caudebec-LÈS-ELBEUF, comm. de la Seine-Inférieure, arrond. et à 18 kilom. de Rouen, faubourg d'Elbeuf, sur la Seine; 10.332 hab. (Caudebecquais, aises.) Ch. de f. Eure. Manufactures de draps et filatures de laine.
CAUDELETTE {kô-de-lèt') ou CAUDETTE (ko-dèf) n. f. Pèeh. Syn. de cvudrette.
CaudÉRAN, comm. de la Gironde, arrond. et à 2 kilom. O. de Bordeaux, qui y possède son hôpital militaire, et dont elle constitue un faubourg ; 10.463 hab. ( Caudéranais,aises.) Commerce de vins. Fabriques de chocolat.
CAUDETE,comm.d'Espagne(Murcie[prov.d'Albacète]); 5.400 hab. Distilleries.
CAUDEX [kâ-dèkss — mot lat. qui signif. tige) n. m. Antiq. Nom donné primitivement à de grossières embarcations dont on se servait pour traverser le Tibre. — En T. forest., Expression qui sert à désigner tantôt le
tronc, tantôt les
danl pour Troii'
CAUDICAIRE
enudex ascenlii lat. caudi-
ntait 1
.blé
) corpora-
d'Ostie à Rome. (Le tion ou collège.)
CAUDICIFORME (kà — de eaudex, et forme) adj. Bot. Qui a la forme d'une simple tige, sans ramifications.
CAUDICULE [ko — dimin. du lat. eaudex, icis, tige) n. f. Petite queue. (Nom donné par quelques auteurs au pédicule qui porte les masses polliniques des orchidées.)
Caudiel, comm. d'Espagne (Valence [prov. de Caslellon de la Plana]), sur le versant sud de la sierra de Ksjiadau ; 1.670 hab. Vignoble ; fabriques d'eau-de-vie, établissement thermal de Mas del Moro.
Caudiès-DB-saint-PAUL, comm. des Pyrénêcs-Orif
afliii
de Perpignan, sur la Boulzane, 1 du mont Bugarach ; 997 hab.
■ce minérale d'Aiguebonne.
\da, queue, et ferre, porter) adj.
CAUDIFEHE lu lat c.imla.
Qui poi-,.. Il,,,, queue, qui a des
CAUDIGÈRE adj. Syn. de caudifisre.
CAUDILLO ikà. et II mil. — mot espagn.) n. m. Chef de bande, dans les révolutions de l'Amérique espagnole.
CAUDIMANE (du lat. cauda, queue, et manus, main) adj. Qui emploie sa queue comino une main ; Singe caudimane.
CAUDINE ou CAUDINA (du lat. cauda, queue) n. f. Genre d'holothuries apodes, sous-ordre des pneumophores, famille des molpadidés, renfermant dos molpadies à corps très rétréci on arrière et muni en avant de douze tentacules. L,'espèce type, caudina arenata, habite les mers de r.\mériquo du Nord.
Caudines MiiK. !ii - Tli-r rom. 'V. Caudidm.
Caudium, m;;. I ,, i i h-nne (Samuium), sur la
froiiti.'i. '.■■ i,i . . I I - -E. de Capoue, auj. le
viliat'c .\ l.. -: , l'i-, .:. I .i: 1,11111 était le défilé appelé par les Kuiiiaiiis Ct('ia,,/,,f 1 aucs (Fourches Caudines), passage que l'on était obligé do traverser pour aller de ta Campanie dans le Samnium. Pendant la seconde guerre samnite, Pontius Herennius, général des Samnites, y enferma une armée romaine, de telle sorte qu'elle dut se rendre sans coup férir et passer sous le joug avec les deux consuls (321 av.J.-C). On appelle actuellement ce défilé la Forchia ou le Stretlo di Arpaja. De là vint l'expression : Passer sous les Fourches Caudines. c'est-à-dire Etre contraint de subir des conditions humiliantes.
CAUDRETTE {kô-drèV — pour cauderette; dim. de caudière, forme picarde de chaudière) a. f. Pêch. Sorte de truble sans manche et
a IiHi'io, entreprit de rectifier les cartes des côtes de France et grava lui-même sur cuivre de nouvelles cartes. Il périt en mer, au moment où il venait de s'embarquer à La Rochelle pour aller relever les côtes d'Espagne. — Un autre Jean Caudron, frère puîné du précédent, s occupa aussi d'hydrographie.
Caudrot (c'est-à-dire Quew •' " i
Gironde, arrond. et à 8 kilom. de I ■ Réole, sur la Garonne, à 1 kil i en aval du confluent avec le D- 1.144 hab. Ch. de f. Midi. Port -■:
la Garonne. Vignobles (Chàteau-Ga: I Ion, La Serre, etc.), carrières; tni nelleries, teintureries, fabriques :
sabots.
CaudRY, comm. du départ, 'li Nord, arrond. et à 15 kilom. .1- Cambrai, sur un petit affluent •'••■ l'Erclin; 9.460 hab. Ch. de f. N'T'I et du Cambrésis. Distilleries, bras-
fahr
et do
Ue; exploitation de sablonnières. Près bourg, les troupes do la République soutinrent, en 1794, un combat contre celles du prince de Saxe-Cobourg.
CaUER (Emile), sculpteur allemand, né à Dresde en 1800, mort à Kreuznach en 1867. Il devint professeur de de.ssin à l'université de Bonn, puis fut chargé' de la restauration des antiques au musée de Dresde ; trois ans après, il fut nommé professeur de dessin au gymnase de Kreuznach. C'est là qu'il exécuta ses œuvres principales : les statues de Sickmgen, Hutten, Charles-Quint, Mélanththon, Berlichinjen, etc. — Son fils, Karl-Ludwig, né à Bonn en 1828, mort à Kreuznach en 1885. Parmi ses œuvres les plus remarquables, nous citerons un grand buste du roi de Prusse, Guillaume IV ; un bronze. Vainqueur olumnien , des portraits de 1 empereur Joseph d Autriche du prince de Sellu h la s.-itue de 'Achille, à Mann heira les sn e m . .a le T' <". Achille m, u
rant etc. , I 1 \ "'"'s dune e\
trême beàut ' quittant îrt
femme et ^ ^ rè de Kail
Caueraeték i"»') -'-«n
'illage du
. Chargé,
frère Robert, né à Dresde on 1831, mort àCassel en 1 s'est fait remarquer par des groupes et des composil diverses.
Caughnawaga ou Sault-saint-louis, 1
Dominion canadien (prov. de Québec), sur le Si rent, qui y forme les rapides du Sault-.'iaint-Louis. Colonie indienne où végètent des Iroquois, restes de la puissante nation du xvii" siècle.
CaULAINCOURT, comm. de l'Aisne, arrond. et à 14 kil. de Saint-Quentin; 342 hab. Elève de chevaux. Ancienne seigneurie, érigée en marquisat en 1714. Beau château. Patrie du maréchal Caulaincourt, duc de Vicence, et de son frère le général Caulaincourt.
CaulaincouRT (Armand-Augustin-Louis, marquis de), duc de Vicence, général et diplomate, né à Caulaincourt (Aisne) en 1772, mort en 1827. Au moment de la Révolution, il était capitaine d'état-major, aide de camp de son père, le général marquis de Caulaincourt. Destitué en 1793 comme noble, il consentit à servir comme simple soldat. Hoche lui fit rendre son grade en 1801, d'une mission en Russie, il conquit les sympathies du tsar. A son iretour en 1802, Bonaparte le fit général, se l'attacha comme aide de camp, et l'envoya dans le grand-duché de Bade, avec ordre de saisir la baronne Reich et les affldés deilagent Drake. La coïncidence de cette mission avec l'arrestation du duc d'Enghien fit ac "^ cuser Caulaincourt de compli cité dans la tragédie de 'Vincennes. Le général s'en est d'ailleurs toujoursdéfendujus qu'à sa dernière heure. Grand écuyer en 1804, général de division en 1805, il fut nomme, en 1807, ambassadeur à Saint- Pétersbourg, où le cordial ac- Caulaincourt cueil d'Alexandre le lava des
accusations calomnieuses dont il était 1 objet II fit tous ses efforts pour maintenir l alliance franco russe et pour détourner Napoléon de la campagne de Russie N'ayant pu y réussir, il le suivit à Moscou et rentra avec lui a Pans. En 1808, Caulaincourt avait été fait duc de Vicence. En avril 1813, il fut nommé sénateur, puis, en novembre, ministre des relations extérieures. A ce titre, il représenta Napoléon au congrès de Châtillon. Très dévoué à son souverain, qui le tenait en haute estime, il le suivit à Fontainebleau, revint aux affaires étrangères pendant les Cent-Jours, et essaya, mais en vain, de négocier avec les coalisés. Le 2 juin 1815, il fut nommé pair de France. Au retour des Bourbons, il se vit porté sur la liste des proscrits c est lo tsar A exandre qui l'en fit rayer. 11 vécut alors dans la retraite
Caulaincourt (Auguste Jean-Gabriel de), frère du pretilint ci ner il né à Caulaincourt en 1777, mort en |<!1 11 ' le 1 nji^nes du Rhin et de Suisse, se distu 1 11 l lesse à Marengo et nommé colonel. \i 1 I ilii r en 1804 et gouverneur des pages, il I I 11 brigade en 1806, fit les campagnes il I 1 al de Russie, et fut tué par un ! 1 redoute de Borodino.
Cmilmnioiit Vrmand Mexandre- Joseph -Adrien 1 I Dateur ne à Paris en 1815. Il était
I 1 1 1 1 II niinistro de Napoléon l". Nommé
11 1 I ai \ 1 t n m il rentra dans la vie privée
Son frère Olivier-Josepb, mar-
à Paris en
,ptL:
qûis de Caulaincourt, homme politiqi Isis mort en 186o ht plusieurs campagnes en Algérie En 1843 une blessure lui ayant fait perdre un œil il quitta le service En 1849 il fut élu représentant du Calvados à la Législative, appuya la politique de l El} see, et fut réélu député au Corps législatif en 1852, 1857 et 1863. Il devint, en même temps, colonel de la cavalerie de la garde nationale de Paris.
CAULERPE (ko ~ du gr. kaulos, li-e, et erpein, ramper) n. f. Genre
1 alf-^ues de la famille des siphonaes. à tige uni-cellulaire fixée au sol,
, rameaux en forme de frondes, dont
CAULEBPITES /,'), n. f. pi. Nom générique sous lequel n a réuni plusieurs végétaux fossiles, regardés d'abord ommo des algues analogues aux caulerpes, et dont pluieurs ont été reconnus pour appartenir à des genres très ifférents.
j), ENTE (du lat. caulis, tige)
:e ou qui a l'aspect d'une tige.
:adle) : Végétaux caulescents.
CAULET ;/é; n. m. Nom que l'on donne, dans le nord de
la France et, en Belgique, dans le Brabant, à une variété
de chou qui ne pom'ïne pas. (U donnne de larges feuilles,
que l'on distribue comme aliment aux bestiaux.)
Caulet (Etienne-François de), évêque de Pamiers, né en 1610, mort en 1680. Après avoir coopéré à l'établissement du séminaire de Samt-Sulpice avec l'abbé Ollier, il embrassa le parti de Port-Royal dans la querelle du jansénisme, de concert avec, l'évêque d'Aleth. On a de Caulet la Délation de son diflTérend avec les jésuites, suivie d'une Circulaire à tous les évêques de France (1668).
Caulet (Jean de), évêque français, de la même famille que le précédent, né à Toulouse en 1693, mort en 1771, fut évêque de Grenoble. Il a laissé, entre autres écrits : Lettres sur les immunités ecclésiastiques ; Dissertations sur les actes de l'assemblée du clergé de 1755 (1757), ouvrage qui lui valut un bref de Clément XIII.
Caulfield, ville d'Australie (Victoria); 8.500 hab.
CAULICOLE (W — du lat. caulis, tige, ot colcre, liabiter) Q. f. llist. nat. Qui vit on parasite sur los tigos. (So ilit |iarticuli6roinent ilos plantes,
— Arcliit. Nom donné à dos ti^cs qui sortent d'ontro les fouilles d'ncantho et qui s'enroulent on vului, sous le tailloir du chapiteau cun,
CAULICULE î
A, cauUcoIcs.
Elh-
faveur d'*ire
eiiri'i . , iM,i , -.. I , ,, ,1,1, i|,i i-.L iiii'iit de dragons. Kl' Il . .1 :. , ;:.. l"i..,,io i,\ .„„i|,u,uT on bon soldat, l-ll'' '••'! ' ■' lii l'.iiailio do Donaiu (1712).
CAULIFÈRE /.<; .lu lat. caulis, tige, et ferre, porter) adj. En T. ilr liur., Muni d'une tige.
CAUUFLORÉ, ÉE ,kù — du lat. raidis, tige, et flos, /loris, fleur) adj. Ku T. do bot., Qui porte des fleurs sur la tige.
CAULIFORME (kd - du lat. mulis, titre, et de rorme) adj. En T. do bot.. Qui a la forme .l'une titre.
GAUUNAIRE ( ko-li-urr' ~ ,lii l.il ,■„.,/,,-, ii.vf.1 ,,]; En T.debot.,Qi.i i.iMM.ni ,-u ,,,1, .1, |„.;, ,:,.:, ■, ,;, .,. ;i„ ,i^ tout organe 'im .,■ : : . ■ / . > , ui'i-s
Glandes cAn i , > • ; -. ,:, , ,, , , , inubk
7e îaVà/iZ". ' ''■'" "" '"' ' " '""' """' "" '" ''■''•■ ""
CAULINICOLE [kà — du lat. caulis, tige, et colère,
habiter) adj. En T. d'hist. nat.. Qui vit ou croît sur les tiges
des végétaux.
CAULINIE !/.-.» n. f. Genre de naïadées, comprenant des
herli.v 1, , 1111, r,'^ .i .|oseau.\ limpides, disséminées dans
pr.".'|iii I. .11. s 1. ; ui.jiis du globe. Il Syn. de keniNedye,
CAULINITE :/.,:i „. f. Végétal fossile, analogue aux caulinies et aux zustères.
CAnUPARE (Ad — du lat. caulis, tige, ot parère, enfanter) adj. Se dit des fleurs dans lesquelles le rameau qui devait produire l'embryon a pris une expansion analogue a celle des bourgeons ordinaires.
CAUURHIZE {ko — du gr. kaulos, tige, et rhi:a, r adj. Se dit des végétaux dont la tige émet des raci
:me)
Caulnes, ch.-l. de cant. des Côtes-du-Nerd, arrond et à 22 kilom. de Dinan, sur la Rance ; 8.378 hab. Ch. de f. Ouest, .irduisièrcs ; minoterie, tanneries. Château de Couelian. —Le cant.in a s cumni. et 9.4:>'J hab.
CAULOBIUS ikù, iiss — du gr. kaulos. tige, et 6iOS, vie) n. m. Gcnr.i .1 jusi-.tes I|.|ii.loijl.-res iiii.-roIépidoptères, famille .1(.^ 1,1, -s. r..|ilrn.iai.t .l.'s I.-.I- nos à long abdomen cyliii.|i-h|ii.., ;i ai.iriiiu.s ,.,,„,i,.s, -aiiMi-ompe.
gailit'llus d,- Kran.i', ^ :, . ,, l.lal .i,- , lirnillo, dans les tiges di's spar^-aiinmi .M aiil r,;s plauios anuatiquos ; comme celles des cossus, les chrysalides portent à la région abdominale des verticiUes d'épines qui leur servent à remonter dans les galeries pour arriver au trou do sortie par où s échappe le papillon.
CAULOBULBE ; ; .lu gr. kaulos, tige, et de bulbe) o- m 11. Il M, 11 tl.jrifère, renflée à sa base.
CAUI i.M:AiirF, ,lii gr. kaulos, tige, etkarpos, fruit)
"• "' ' "' 'ii-'e des plantes viva.rc's, .niaad elle
persi-ii. .1 . .:.a.j i,,u,ieurs fois d.-s fr.iit.
CAULOCARPIEN, ENNE (A-d. ,)/ . , in.MT.oCAR-
PIQUE (rad. caulocarpe) adj. S.> .in , a. es
dont la tige persistante porte pia , , [\
CAULOGLOSSE (A-d — du gr. ,'.■..■ l ,.. . ,. ,,/u.H.l,
langue) n. m. Genre de lycoperdai-i-cs, riMiièrmaut des champignons de la Caroline et de la Coohinchine.
CadLON eu CaulONIA, ville de l'Italie ancienne (Brutium), près de la mer Ionienne, fondée par une colonie achéenne et détruite pendant la guerre des Romains contre Pyrrhus. Auj. Casleketere.
CAULOPHYLLE {kâ — du gr. kaulos, tige, et phullon, feuille) n. m. Bot. Section du wnre léontire.
CAULOPTERTS
les frondes
CAHLOPTÉRIDE
dans les tiges elfeuil-
lées des cj
sophylées, et.- , > , Mil. , , , M Lo-
PTKRIDBS soiif ,'. , .,,■>.!, ,,,„,,;,,, rfg
tiges de fougi'res eu arin-e oui .te ren- Çonli-ent dam tes formations anciennes.
(Ad. Brongniart.)
. CyVULORRHIZE [kà - du gr. /mi,(o.5.
tige, et rhiza, racine) adj. Bot. Dont la tige émet des racines.
. CAUL03ARQUE (Ad - du gr. kaulos, tige, et sarx, sarkos, chair) n. m. Bot. Tige renflée ou tuberculeuse.
OAULOSTROPHE (Ad, stroD ou CAU- LOSTROPHOS (Ad. stro-fuss [du gr. *au/os. tige, et strophos, cordon]) n. m. Genre d'insectes coléoptères rhyachophores, famille des curculioaidos
?'foU).'
tribu des brachydérinés, renfermant do petits cliarançons grisfttres, trapus, habitant le sud do l'Europe. (Le cauloatrophus Delarouzei est propre au midi de la Franco.)
CAULOTRÈTE (Ad — du gr. kaulos, tigo, et trCtos, troué) n. m. Bot. .Syn. de schnelliî.
Caumartin (Louis Le Fftvnn de), magistrat français, né à Leyde on 1552, mort à Paris on 1023. .Sa famille était .•nKin.iiro du Ponthieu. Il fut intendant de Poitou ot de
^.lus Henri IV et sous Louis XIII, qui le nomma
1 ' s.-eaux, en 1622.
Caumartin r...uis-François Le Fêvre de), potit-flls 1' m 1624, mort à Paris en 1687. Il fut
",' ' I ' "l'-'W* o'joia un rôle actif pendant la
I' ■ ' 1 a 'onsorvè son nom. particulièrement à
""" ' .111.1 iiiiiii... .'t conseiller .lu 'ar.liual de Hetz.
Caumartin (Louis-Urbain i.i i : ,i. i.,.,|uisde Saint-Ange et comte de Mor.i, i . | . i, né en
1653, mort au château de San [cant. de Morot|), en 1720. Il eut |....ii j.; . . [ i, fut conseiller au parlement (1C71), intendant . (1690), conseiller d'Etat(1697). Il fournit a Volta nombre de renseignements pour le Siècle de Louis'XIV On lui doit la conservation des Mémoires du cardinal de Retz. C'est dans son château que fut conçue la Henriadc.
Caumartin (Jean-François-Paul Le Fèvre de), évoque français, frère du précédent, né à Châlons-sur- Marne en 1668, mort à Blois en 1733. Il fut évêque de Vannes, puis de Blois, membre do l'Académie française en 1694. Un discours qu'il prononça à l'Académie, le 13 décembre de la môme année, en recevant François de Clermont-Tonnorre, évêque do Noyon, persiflant de la manière la plus spirituelle la vanité très connue du prélat, fit beaucoup de bruit et lui attira la défaveur de Louis XIV.
Caumartin (Antoine-Louis Le Févbe de), marquis de Saint-Ange, prévôt des marchands de Paris (1778-1784),
-.NLirne
ville
Caumartin (Jacques-Etienne), homme politique français, né à Chalon-sur-Saône en 1760, mort à Montpellier en 1825. Il fut destitué de ses fonctions de maire en 1814, à cause de ses opinions libérales. Nommé député par le département de la Côte-d'Or, il resta fidèle à ses idées de liberté et de progrès.
CaumONT, ch.-l. do cant. du Calvados, arrond. et à 25 kilom. de Baveux, sur une colline où l'Aure prend sa source ; 1.002 hab. Ardoisières, fabrique de galoches. — Le canton a 19 comm. et 8.676 hab.
Caumont, comm. du dép. de Vaucluse, arrond. et à 12 kilom. d'Avignon, près de la Durance; 1.463 hab. Vins, huile; carrières de pierre; fabrique de chaux ; tuilerieî Althen fit à Caumont ses premières plan-
et à 29 kilom. de Pont-Audemer, sur le plateau du Roumois, 690 hab. ; dans le Lot-et-Garonne, arrond. et à 9 kilom. de Marmande, sur le canal latéral à la Garonne, 688 hab.
Caumont (maison de). Il y eut en France plusieurs maisons du nom de Caumont, toutes originaires du Midi. La principale, qui produisit les branches de Caumont-La Force et Caument-Lauzun, était originaire de Guyenne, où on la suit, en rementant, jusqu'au xi" siècle. Parmi les Caumont-La Force, on trouve : Jacques Nompar, maréchal de France, mort en 1652 ; Armand Nompar, maréchal de France, mort en 1675, et un grand nombre de capitaines dont plusieurs furent tués à l'ennemi. La branche de Lauzun remonte à François de Caumont, créé comte de Lauzun en 1570. Elle s'éteignit en 1723, en la personne de Antonin Nompar, marquis de Puyguilhem, qui avait été créé duc par Jacques Ù d'Angleterre.
Caumont (Jean de), jurisconsulte français, né à Langres dans la première moiti.- lu wi m.. [.. Av.jcai au parlement de Paris, il défca i , i ,.|,.|,ies
contre la Réforme, dans un oiu r ., i.intul.'-
Firmament des catholiques conh- ■■' ,. , ■ .,it,jii,:i,
de quelque sorte qu'ils soient, ti,-. .i,,<,5). Plu» tard, li publia un livre sur cette question : S'il est loisible de chastier le fils pour délit du père (1598).
Caumont (Joseph de Seytres, marquis de), archéologue français, né et mort à Avignon (1688-1745). Lié avec Matfei et Montfaucon, il fut un des premiers érudits de son temps, pour l'étude de l'archéologie antique. Une partie de ses travaux a été imprimée dans les « Mémoires de l'Académie des inscriptions et belles-lettres a.
Caumont (Thomas), acteur français, né en 1749, mort en 1811. Il joua au théâtre de la Nation, au théâtre de la République, au Théâtre-Français jusqu'en 1809, et y créa avec succès les rôles à manteaux et ceux de financiers, dans un grand nombre de pièces.
Caumont (Arcis ou Arcisse de), archéologue français, no à Bayeux (Calvados) en 1802, mort en 1873 à Magnv (près de Rouen). Il fut le fondateur do la Société des antiquaires de Normandie, introduisit en Franco les congrès scientifiques, et publia des travaux importants sur l'archéologie, sur les antiquités nationales, etc. Outre un grand nombre do mémoires, on a de lui un Cours d'antiquités monumentales (1831-1843); Histoire de l'art dans Votiesl de la France (1831-1840) ; Histoire sommaire de t'arrliilerlure religieuse, militaire et civile au moyen âge iif.r.): .siatistique monumentale du Calvados (1847-186!); .il.t'cnlairf ou Rudiment d'archéologie (1850), ouvrage resté classi.|uo, malgré les travaux postérieurs des médié-
CAUMOUN n. m. Bot. Syn. do COMOS.
CAUNE n. f. Vase à lait. V. canne.
Caunes, comm. do l'Aude, arrond. et à 20 kilom. de Car.:assonne, sur l'Argendouble. au pied de la montagne Noire; 2.103 hab. Ch. de f. Midi. Carrières de marbres renommés, offrant de riches variétés ; mines de fer, de plomb argentil'ère, de manganèse ; tanneries, distilleries, huileries, moulins, fabriques de bougies, de sabots.
CAULICINAL — CAUS
L'égliso est ooo ancicono cbapcUo d'une abbaye de bénédiclina.
CauNETTE (La), comm. de l'Hérault, arr. et àJ2 kilom. de Saint-Pons, sur la Cosse, «ortanl des gorges doMinorve- 518 hab. Bassin honiller élémentaire. Huilerie, moulin! Perte do la Cosso pendant huit moia do l'année.
Caunœn, 1
Adicctiv. Qui appartient à cette vilio ou â ses habii : Figues cau.mkn.nes.
CAUNOPORA (du gr. kaunos, partage, et poro», pore) n. m. Genre de méduses fossiles, dont on trouve les empreintes dans lo terrain dévonien : Les cau-nopora ont un hydrophyton massif te composant de fibres calcaires... (Hœrnes.)
CadnUS, ville de Tancicnno Asio Mineure (Carie), sur la côte sud, on face de l'île de Rhodes, au pied du mont ■Tarbelus. La citadelle qui dominait la villo s'appelait Imbros. Los environs produisaient des figues renommées dans l'antiquité, et quon appelait eauniennes (caunex) à Rome, où elles étaient envoyées on grande abondance.
Caunus, fils de Miletus ot de Cyané et frère de Byblis A ....... éprouvé pour sa sœur uno passion qu'il ne pouvait
la ville d<
i enfuit en Carie, et y fonda 1
I de son nom.
CauQUENES, ville du Chili, ch.-I. de la province do Manie; 6.500 hab. Exportation de blé, de vin, do légumes
de fruits.
Caura,
après u CAURALE (Ad) n. m. Genre d'oiseaux échassiers, famille
\, rivière du Venezuela, affluent de rOrénoqu flue avec ce fleuve après un cours de 700 à 800 k 'oiseaux écl
rallidés, tribu des rallinés, renfermant des espèces de taille médiocre, qui forment passage entre les râles et les grues.
— Encycl. Les caurales ont uno large queue, un plumage
nuancé. Ils vivent au bord des eaux, dans l'Amérique du Sud; on les apprivoise facilement et, dans les basses-cours, ils font la police comme les agamis. On en connaît deux espèces : caurale commun (^eurypyga solaris), et caurale de Colombie {eurypyga major). Le premier, commun à la Guyane, est vulgairement nommé petit héron de Cayenne, petit paon des palétuviers, etc. ; il no dépasse pas 0",44 de long.
CAURCOUROU (Adr') n. m. Sorte de petit panier profond, dans lequel on élève les graines de cacao, dans les endroits où la terre n'a pas assez de corps pour s'accrocher aux racines et pouvoir s'enlever avec l'arbre, lors du repiquage.
Il PI. Des CAURCOtROOX.
CaurEL, comm. des Côtes-du-Nord, arr.
et à 25 kilom. de Loudéac, près du Blavet
epor- 5 dans
CauREL, comm. d'Espagne (Galice Tprov, -----•• -f-- • -jétail. (Or
CAURI ou CAURIS (kâ-riss) [cori.s, caoi kaiiri, cowry] a. m. Coquille blanche, petite dimension, appartenant au ge celaine (cyprsea), et qui sert de menu certaines régions de l'Asie et de l'Afrique. (Plusieurs espèces de cyprsea servent ainsi aux transactions; notamment, les cyprxa caurica, moneta, etc.)
CADRIER (Ad-ri^ s. m. En T. de bot.. Nom du noisetier ou du coudrier sauvage, dans quelques départements du nord de la France, ii On dit aussi caure.
Caurcotiroa.
CAURIOLE (Ad) n. f.En T. d'archit., Posteo
nroulement.
CaurrES (Jean des), prêtre et écrivain français, né à Moreuil en 1540, mort en 1587. II fut curé de Pomay, puis principal du collège d'Amiens. Il publia en 1575, et réédita en 1384 le Recueil des œuvres morales et diversifiées de J. des Caurres, où, â côté d'une infinité de traits d'histoiro dont l'auteur appuie ses maximes, on trouve des vers, et, dans le nombre, une ode qui fait l'apologie de la Saint- Barthélémy.
Caurus, nom donné par les anciens Romains au vent du N.-O. qu'ils représentaient sous la figure d'un vieillard, au front sourcilleux, â la longue barbe, et versant la pluie d'une urne.
CauS (A<5) [Salomon de] ingénieur et mécanicien français, né vers 1576, mort à Paris en 1626. On sait peu do choses sur sa vie ; ce qui parait certain, c'est qu'il est né en Normandie, qu'en 1612 il était à Londres auprès du prince de Galles, et, de 1614 à 1620, à Heidelberg, auprès du prince palatin. En 1624, il fait paraître en Franco un ouvrage où il prend le titre de « ingénieur et architecte du roy • . A partir de cette époque, sa trace paraît perdue. On a de lui : la Perspective avec la raison des ombres et des miroirs (1612); Sortus pn(a(inui (1018), où il traite des jardins d'Heidelberg; la Pratique et la Démonstration des horloges solaires (1624). Son principal ouvraee est : tes Raisons des forces mouvantes, avec diverses machines tant
. . laisantt , table inventeur des machines à vapeu ment il fait là la théorie de l'expansion et de la condensalion de la vapeur, c'est-à-dire du véritable principe de la machine (mouvement alternatif du piston), mais encore il y donne la description d'une véritsîblo machiiio à vapeur pour opérer des épuisements.
Caus (Ad) [Isaac de], né à Dieppe, et fils on au moins parent du précédent, selon toute probabilité. Il s'occupa aussi d'inventer des machines, et publia : Nouvelle invention de lever l'eau plus haut que sa source, avec quelques machines mouvantes par le moyen de l'eau, et un Discours de la eonduile d'icelle (1644, avec fig.).
CAUSAGE — CAUSE
CAUSAILIXR {kô-za-tlé [Il mil.] — fréquent, de causer) \. n. Parler inconsidérément, avec indiscrétion, à tort et à travers. (Peu usité.)
CAUSAL, AliE {kâ — du lat. cnusalis ; de causa, cause) adj. Log. Qui annonce un rapport de la cause à l'effet.
— Gramm. Qui annonce la raison de ce qui a été dit, comme les mots car, parce que, vu que, Syn. de causatif.
— Enctcl. Proposition causale. On appelle causale une proposition composée contenant deux propositions liées par un mot qui marque entre elles un rapport de cause à effet (parce que, afin que). Voici des exemples de ces propositions : Malheur aux riches, parce qu'ils ont leur consolation en ce monde. — Les méchants sont élevés, afin que, tombant de plus haut, leur chute en soit plus grande.
On peut remarquer que les deux propositions qui, en s'unissant, constituent la proposition causale, peuvent être liées, soit par un rapport de cause efficiente ou de causalité, soit par un rapport de cause finale ou de finalité. Afin que marque ce dernier rapport. Pour proposition causale soit
Propositions dont elle est composée soient vraies i une et autre ; car ce qui est faux n'est point cause et n'a point de cause. Cela ne suffit pas : il faut, en outre, que le rapport de cause qui les unit soit exact.
On peut ranger dans les propositions causales celles qu'on appelle rédupUcatives ; par exemple : L'homme, en tant qu'homme, est raisonnable.
. faut dabord que les deux
CAUSAUSATION [kô, si-on) n. f. Action de causaliser : La faculté de causaliSation est celle qui permet de découvrir les effets de chaque cause, c'est-à-dire de chaque force intelligente ou fatale, qui a été aussi l'effet d'une cause a/i-
CAUSALISER {kâ — du lat. causa, cause) v. n. Remonter des elfets aux causes par induction logique, et déduire les effets des causes par déduction logique.
CAUSALITÉ {kô) n. f. Propriété en vertu de laquelle une chose est cause; nature ou mode de la cause; manière dont la cause agit; lien qui unit la cause à son effet: Nous ne percevons que la simultanéité, jamais la causalité. (Renan.) n Nom donné par Kant à l'une de ses catégories, qui est fondée sur la relation, ii Chez quelques auteurs, Faculté de saisir les rapports de la cause à l'effet. Il Dans le système de Gall, Une des facultés réflectives de l'homme.
— Principe de causalité. Principe qui se formule ainsi : « Tout ce qui commence d'exister a une cause. "
— Encycl. Deux problèmes se posent à propos de la causalité. D'abord, d'oii provient la notion même do causalité. Descartes pense qu'il y a entre la cause et l'effet un rapport de principe à conséquence et qu'on peut tirer un cffetde sa cause analytiquement. Pour Malebranche, cette déduction n'est pas possible, car il n'y a pas entre les deux termes de rapport intelligible : il ne voit dans la nature que des causes occasionnelles, c'est-à-dire qu'en ce qui concerne les phénomènes, nous ne percevons que des liaisons constantes. Hume soutient que ni les sens, ni la conscience ne nous font saisir en aucun cas l'opération de la cause, mais que l'observation répétée de couples de phénomènes ayant entre eux des relations constantes crée dans l'esprit un penchant à attendre un des phénomènes à l'occasion de l'autre; l'idée de causalité se réduit à celle de relation nécessaire. A cet empirisme absolu d'autres philosophes objectent qu'il n'explique pas l'existence de cette idée chez l'enfant qui n'a encore aucune expérience des relations constantes. Mais, tandis que Maine de Biran et ses disciples veulent rendre compte de cette idée par la sensation de l'effort, les criticistes prétendent que l'effort lui-même suppose que le sujet veut causer un effet et en concluent que la notion de causalité précède toute expérience et qu'elle est une loi spécifique de l'esprit, une catégorie a priori. Le principe de causalité consiste dans l'aflirmation q^ue tout phénomène a une cause. Hume et, à sa suite, Bam, Stuart Mill, l'expliquent par l'association des idées et l'habitude : à force de voir des phénomènes liés entre eux, nous arrivons à croire en général que tous les phénomènes sont liés entre eux. Spencer essaye de résoudre les difficultés inhérentes à l'empirisme associationniste en faisant intervenir l'hérédité. A ces théories s'opposent celle de l'innéité, qui est celle de Descartes, et celle de l'apriorisme, qui est celle de Kant : d'après cette dernière, le principe de causalité est une loi constitutive de l'esprit, une des formes que l'esprit impose à nos connaissances pour les rendre intelligibles.
CAUSANT {zan), ANT£ adj. Qui agit comme cause, qui produit un effet : Toutes choses so7it causées ou causantes, aidées ou aidantes. (Pasc.)
CAUSANT (zan), ANTE {rad. causer, converser) adj. Fam. Qui aime à parler, qui cause facilement : Les Mèridionauxy en général, sont causants et communicatifs.
CAUSATEUR, TRICE adj. Qui produit un effet : La volonté est une puissance causatrice. (V. Cousin.) [Peu usit.]
CAUSATIF, IVE (du lat. causa, cause) adj. En gramm.. Qui annonce la raison de ce qui a été dit : Mot causatif. Conjonction causative. « Car » , « parce que » , « uu que » sont
t CADSATIFS. Il Voix causative.
On le 1
c des verbes, qui tipose du verbe faire à ses divers modes et à ses difits temps, suivi d'un autre verbe à l'infinitif, comme chanter, faire mourir, faire taire, faire voir, faire le. Il Les grammairiens remarquent (jue \a. voix ne se conjugue jamais au passif; ainsi, on ne Il FUT PAIT MOURIR par le poison, mais bien : MOURIR par le poison.
GAUSATION {si-on) n. f. Action de produire un effet : La CAUSATiON est la cause agissante.
GAUSATIVEMENT adv. En agissant comme cause : L'impulsion est causativement distincte du mouvement.
CAUSE (lat. causa) n. f. Principe d'un être ou d'une chose, ce qui fait qu'une chose est, ou s'opère : Cause instrumentale, physique, morale, occasionnelle, occulte. Le succès dépend souvent des plus petites causes. (E. Sue.)
— Par ext. Motif, raison, sujet : Se fâcher sans cause.
— Cause première, Celle qui, dans l'enchaînement ou la coopération des causes, précède ou prime toutes les autres : La science positive ne poursuH ni les causes premières 7ii la fin des choses. (Berthelot.) ii Causes secondes,
croyance sur l'efficacité des causes secondes peut mener i l'idolâtrie. (Malebr.) il Cause matérielle, efficiente, formelle finale. V. la partie encycl.
— Etre cause, Etre la cause de, Occasionner, faire ar
— Parler, Agir avec connaissan cause. Parler, Agir en ayant la pie qu'on dit ou de ce qu'on fait, i: Prétexter cause d'ignorance. S'excuser sur son ignorance, il Et pour cause. Pour de bonnes raisons qu'il serait inutile ou dangereux de faire connaître.
— Chancell. A ces causes, Pour les raisons et motifs
t d'être exposés
pour lequel on le souscrit : Leffet
cer la cause de sa création, c'est-à-dire
été fournie en espèces, en marchandises,
— Géol. Causes actuelles. Doctrine l'étude des phénomènes géologiq d'expliquer, dans la plupart des cî
— Gramm. Cause, employé comme attribut sans aucun déterminatif, est invariable : Les affaires qui me sont survenues sont CA.VBB que je n'ai pu aller vous woir. (Acad.)
— A cause de, loc. prép. A raison de, en considération de, par l'effet de.
— A cause que, loc. conj. Parce que, par la raison que.
rce. Motif
doit énon-
la valeur en a
s suivant laquelle du présent permet géologie du passé.
PROV. : Il n'y a pas d'effet s
e, Tout ce qui t
— Encycl. Philos. L Les quatre causes du péripatétisme. La plus ancienne classification philosophique des causes est due à Aristote. Toute action arrivée à son complet développement suppose : l» un agent par la puissance duquel elle a été produite; 2" une matière dont elle a été tirée; 3° un plan, une idée d'après laquelle elle a été conçue ; 4» une fin pour laquelle elle a été exécutée. Par exemple, une statue ne peut avoir été produite sans un statuaire, sans un bloc do marbre ou de bronze, sans un plan préconçu dans la pensée de l'artiste, sans un motif qui en a sollicité l'exécution. De là quatre espèces de causes : la cause efficiente {c'est l'agent), la cause matérielle (c'est l'élément), la cause formelle (c'est l'idée), la cause finale (c'est le but). La doctrine aristotélique des quatre causes a régné sur l'esprit humain pendant tout le moyen âge. Nous en retrouvons les traces dans les ouvrages des philosophes de la Renaissance, et même dans ceux de Bacon. Le nom de « cause » n'est guère employé aujourd'hui que pour désigner la cause efficiente.