CAVALIER
CAVASO
Coupcdacavalicr(aiiIvantXY de la pra 'lire précéd.) : B, abri sous traverse ; D, oj»b( nat«8 d'habitation; E, maffaain ; G. puit
pour moute-charge ; H, cago d'oscîilier.
en môme temps utilisés pour abriter
les casoroos, magasins, etc., construits à leur base ot s ou vrant sur leur revers et qui, proté{?és par la grande épais-
. Plan : C, cavali*
»out ; E, traverse parallèle ;
seur dos terres du cavalier, lorraent ; l'éprouve des coups de l'artillorio.
ho cavalier de tranchée se construisait autrefois dmi les sièges, au moyen do gabions, do fascines terre, on arrivant sur lacrôtoducAemin couvert, alla do dominer l'intôriour do co chemin ot SOS p/aces d'ar- x ^#^r??vY me*, pour eu chas- wTOÇ-««^i-*P^^ ser plus facilement les défenseurs. Ouvrages d'une construction très difficile, les cavaliers de tranchée, fort employés jadis, no le seront probablement plus guère i l'avenir, en raison dos moyens plus efficaces dont on dispose maintenant pour obliger de loin les défenseurs à abandonner les ouvrages extérieurs do la place.
CAVALIER (li-é), ÈRE adj. Libre, dégagé, comme il convient à un galant cavalier : Une tournure cavalière, h Sans gène, sans ménagements, trop hardi : l/ne réponse cavalière. Un proct^dé cavalier.
— Papet. Papier cavalier ou, sabstaotiv., Cavalier : Tirer un livre sur du cavalier. V. cavalier n.
— Géom. Perspective cavalière. V. perspective. Cavalier (Jean), le plus célèbre des chefs camisards.
Né à Ribaute (Gard) en 1680, mort àChelsea, près de Londres, en 1740, il était fils d'un paysan. Petit, mais robuste, il avait une grosse tête, à la face colorée, aux yeux bleus, ainsi qu'une abondante chevelure blonde. Berger à Vézénobres, puis apprenti boulanger à Anduze, il s'était fait remarquer par son esprit indépendant, qui lui attira deux procès pour cause de religion ; Cavalier se réfugia, en 1707, à Genève, oïl il vécut de son métier de boulanger. Aux premières nouvelles de l'insurrection camisarde, il revint dans son pays, où son énergie et son intelligence le placèrent bientôt à la tête des révoltés. Il lutta habilement contre les troupes de Louis XIV, commandées successivement par de Broglie, Montrevel et Villars. Après ■ re les mains de Villars et de
avoir fait i
partisans, décidés à suivre sa fortune. Il s'arrêta à Maçon, où il reçut l'ordre d'aller à Versailles. Là, Chamillard, ministre de la guerre, s'entretint longuement avec lui. Louis XIV ayant désiré le voir, on le plaça sur un grand escalier par lequel le roi devait passer. Celuici l'aperçut et haussa les épaules : la petite taille du chef caraisard avcit mal impressionné le souverain. Blessé dans son orgueil. Cavalier passa en Suisse avec ses soldats. Dès lors, il servit successivement la Savoie, la Hollande et l'Angleterre. Il combattit contre les armées françaises en Espagne, notamment à Almanza, puis à Nice, sous les ordres du prince Fhigène. Il se retira ensuite en Angleterre, où il publia des mémoires sous ce titre : Memoirs of the Wars of tlie Cevennes (1726), et devint major général et gouvoruour de Jersey.
Cavalier ((inorges), dit Pipe-en-Bois, journaliste, né à leurs en Ign, mort en 1878. Admis à l'Ecole polytechnique, mais non classé à la sortie, il suivit les cours de l'Ecole des ponts et chaussées, et prit le (iirn dinfénieur civil. Habitué des brasseries «lu ;i; ii ii r I.. iilie
Arrél
Teml.
' i i"[i, et condamné, pour usurpation
■ ' lont, il se réfugia en Belgique.
' i-.ilo en 1878, il fut a ■ ■ • ■ nir a l'a. i uiiuiui [.ou de temps après
CAVALIÈRE a. f. Fe usité ; on dit plus souvent amÀzonk.) — A la cavalière, loc. adv. Dune façon cavalière, libr(
qui monte à cheval. (Peu
1599, fut sn Italie,
expressive, et, par les agipL parties vocales, il fit faire
S rogrès. D'autre |i;u-l, il fui ii 'écrire, dans Ic^ ■\
taie différente :
ISSS, la musi.|ii les noces de la -
un progrès sensible dans la façon do traiter le récitatif mesuré. Enfin, en 151P5, il fit exécuter un troisième drame, il Gioco delta cieca, puis un dernier ouvrage du même genre, la «apprçsentazione di anima e di corpo, qui ne fut rendu public qu'après la mort do son autour, OQ 1600.
CAVALIÈREMENT adv. D'une façon cavalière, en homme du monde : Danser cavalièrement. (Vieux.) il D'une manière leste, libre, dégagée, mémo jusqu'à l'excès : Traiter
quelqu'un CAVALIEREMENT.
CavaliERI (François-Bonaventure), géomètre italien, ' " ' "" mort à Bologne on 1647. Il fut un des
il' n, et professa les mathématiques à '■ ['.'ir de cruelles douleurs physiques, il I II' pour y trouver une diversion à ses ivrit, en 1629, la méthode géométrique
Milai,
cniii,'., ,1... giaMiuU.f!, ^ul|.^,t!tqui a Suppléé pendant cin- (juaijtc uns au calcul intégral, n était, comme lo fait voir Cavalieri lui-môme, qu'une application heureuse, ou plutôt une transformation de la méthode d'exhaustion. Cavalieri a exposé sa théorie dans le plus important de ses ouvrages : Geometria indivisibilium continuorum nova quadam ratione promota (1635), ainsi que dans la sixième de ses Exercitaliones geometricx (1647). On lui doit, en outre : Specchio uslorio ovvero Trattato délie settioni caniche (1632); THqonometria plana et splissrica, linearis et loyarithmica (1635), etc. Ce fut Cavalieri qui donna la première démonstration satisfaisante du fameux théorème dont Guldin vouait de découvrir l'énoncé dans Pappus.
CAVALIN, INE (du lat. caballus, cheval) adj. Qui a rapport au cheval.
CAVALINE n. f. ou CAVALINO n. m. Nom que l'on donnait aux pièces de bois qui formaient le premier plan d'une galère.
Cavallari il, I -,,vprio), archéologue italien,
ne à Paleriiir , i , ■ uté de nombreux dessins
dans les Jn: , , rt églises normandes, du
ducS.deFain. l^J■. u i.,t,.\msàes Monuments inédils de lltahe me,id,u,ui.le uu v au xvi" siècle, de Wilhem Schuitz, et la Carte lopuyraplUque et géologique de l'Etna (1840). S'étant rendu à Gœttingue, il s'y fit recevoir docteur (1848) ; puis, de retour en Sicile, fut attaché à l'état-major comme chef de section du bureau topographique. Il partit ensuite pour le Mexique, où lui était ofi'erte la direction de l'Ecole des beaux-arts de Mexico, et il y resta jusqu'en 1863. Depuis cette époque, il a été directeur des antiquités de Sicile et ingénieur des fouilles. On lui doit encore : Portraits mexicains (1866) ; les Beaux-Arts et la Civilisation (1868) ; Rapport sur les antiquités de la Sicile, découvertes durant une période de dix années (1873), et un grand nombre de Mémoires.
Cavalleria rusticana, drame lyrique en un acte et deux tableaux, livret tiré par Targioni-Tozzetti et Menasci d'un petit drame de Giovanni Verga, musique de Pietro Mascagni, représenté à Rome, sur le théâtre Costanzi, le 18 mai 1890. Le drame est sombre, pathétique et rapide. L'action se passe en Sicile. Le paysan Turridu, 4e retour dans son village, y trouve sa fiancée, Lola, mariée au charretier Alfio. U séduit une jeune fille, Santuzza, en lui promettant de l'épouser. Mais Lola, coquette et jalouse, ramène à elle et prend pour amant son ancien fiancé. Santuzza s'efforce de détacher Turridu de Lola et, ne^pouvant y réussir, révèle à Alfio l'infidélité de sa Les deux hommes se prennent de querelle et, lu, Turridu est tué par Alfio. La ; des banalités, mais aussi quelques pages bien venues. Cavalleria rusticana restera comme un chapitre piquant de l'histoire générale de la musique dramatique à la fin du xix" siècle. — Traduit en français par Paul Milliet, ce drame lyrique fut jouéàl'Opéra-Comique de Paris, sous son titre italien, le 19 janvier 1892.
duel
Cavalli (Francesco), musicien italien du xvii" siècle, né à Cremavers 1600, mort à Venise en 1676, s'appelait de vrai nom Caletti-Bruni, et prit le nom de son protecteur, le noble Vénitien Federico Cavalli, qui se chargea de son éducation. Cavalli fut l'un des fondateurs de l'opéra, à Venise. Il fit représenter environ quarante ouvrages, qui presque fous obtinrent des succès retentissants. Sa musique se fait remarquer par son énergie, par le sentiment dramatique et la puissance des rythmes. Appelé à Paris par Mazarin, à 1 occasion du mariage de Louis XIV, il fit représenter au Louvre, ili'vaiit la i-mir. sos im.-ras de Xerxès ?J'" ^ - ■ Ji, ilfaulciter:
'"', lediDafnc,
"""-'•,' - '- -'- ■-■■,■•■. -1, eio. Quelquesunes de i-os iiartitiuris fsjneut eucoïc dans la bibliothèque de Samt-Marc, à Venise. On n'a publié qu'un petit nombre de ses compositions religieuses.
CavALLINI (Ernesto), clarinettiste itaUen, né et mort à Milan (1807-1873). L se fit applaudir dans presque toutes les grandes villes d'Italie et d'Europe. En 1852, n fut rappelé à Saint-Pétersbourg pour y remplir les fonctions do
professeur î
Mil
fat nommé professeur do
i publié pour son instru-
variations, fantaisies,
clarinette au Conservatoi nient un grand nombre de caprices, duos, etc.
CavaLLINI (Pietro), peintre, i ,,.„
italien, qui vécut au XIV" siècle, r! i ,«
il travaillait à Naples au service il , , ...
Onegrandepartiedesesœuvresaf II I : ,11,
qui subsistent, on remarque une mosaïque a ,-an (.msotronc à Komo, deux autres à baint-Paul-hors-lés-Murs. Beau
coup do fresques ot de mosaïques que Vasari lui attribuait ont été restituées à d'autres artistes.
cavallion n. m. Bot. Section du goore stercnlier.
CAVALLITO n. m. Sorte do radeau do joncs, employé au Pérou pour le.i débarquements.
CAVALLO (mot ital. signif. cheval) n. m. Anciennes monnaies Italiennes, ainsi nommées de co qu'elles portaient d un côté l'empreinte d'un cheval. (V. cavalot.) > Cavallo da cToce, Monnaie do cuivre du royaume do Naples.
CavALLO (Tiborius), physicien, né à Naples on 1749, mort à Londres en 1809. Il se rendit, en 1771, à Londres, où il se livra à des expériences sur l'électricité et la physique. U inventa le micromèlro et léicctromètre, devint membre do la Société royale do Londres, et publia : a riimph-.tc Treatise of electricily (1777) ; E»ay on médical r!,rt:^r,i,i ^Hgo); Treatise on the nature and properliei of • -i : llte Utatory of aerottation (1785) ; etc.
Cavallotti (Kélix-Charles-Emmanuel), auteur dra- II I 11 't homme politique italien, né à Milan en 1842, l'.r.,: i lue on duel à Romo en 1898. En 1860, il Ht partie des .Mille de Garibaldi. Des poésies patriotiques, mais révolutionnaires, qu'il fit paraître en 1867 et 1868 : iOde à Prati, le Jour du statut, la Ballade de Mentana, l'obligèrent à un exil volontaire do deux ans et, finalement, lui valurent do la prison (1870). Il écrivit alors -pour lo théâtre. Son premier drame, i Pezzenti (les Gueux), joué à Milan on 1871, eut un très grand succès; il fit ensuite "■opfosenter Guida (1872); puis Agnese (1872), et enfin Alcibiade (1874), son chef-d'œuvre et l'une des meilleures pièces du théâtre italien contemporain. En 1871, il fut nommé député et devint un des chefs du parti avancé, co
3ui ne l'empêcha pas de poursuivre ses succès d'auteur ramatique; il s'est fait applaudir avec Mamoni, comédie historique (1874); Emmanuel (1874); fe» MessénierU (1875). — traduction italienne des Erag-
On lui âo
outre.
menis, de 'Tvrtée ; le Cantique des cantiques (1882); /■emme de Menée Us (1882), comédie; Lune de miel (1883): Vicarete (1885), comédie; la Base blanche (1886); etc.
CavALLY, fleuve de l'Afrique occidentale, qui se jette dans le golfe de Guinée. Son cours supérieur est inconnu; on sait seulement qu'il prend sa source dans les contreforts du massif du Fouta-Djallon. Le cour inférieur est profond, mais obstrué par les bancs de sable. Il sert do frontière entre la république de Libéria et la côte d'Ivoire, depuis 6»30' N. jusqu'à la côte.
CavallY, ville de l'Afrique occidentale (république de Libéria), près de l'estuaire du fleuve Cavally, sur la côte. Localité importante, au point de vue commercial.
CAVALOT (lo — cavalot, petit cheval) n. m. Ane. art milit. Sorte de fusil de rempart.
"<""iaio d'argent qui fut frappée en Italie,
^^Mi^"^
de ce qu'elle
présentait sur
une de ses fa- Cavalol.
ces l'image de
saint Second à cheval.) Il y eut encore des carahts émis
par Charles-Quint et de titre moins élevé, et par Phili-
CAVALQUET (ké) a. m. Ancien nom d'ui trompette pour la marche de la cavalerie.
Cavan, ville d'Irlande (Ulster), ch.-l. du comté du même nom ; 3.000 hab. Station militaire, siège des assises du comté; tissage de lin, élevage de bestiau.x. — Le com<é de Cavan est peuplé de 111.679 hab., sur 1.931 kilom. carr.
, f. Bot.
espagnol, Il étudia
CAVANILLEE {ni-llé [Il mil.] - de Cavanilles, a. pr.) i Bot. Syn. des genres weisie, et anode.
CavanillES (Antoine-Joseph), botanis à Valence en 1745, mort à Madrid en la botanique à Paris, devint correspondant de l'Institut de France, puis fut directeur du jardin royal de botanique à Madrid. Ses principaux ouvrages sont : Monadelphise classis dissertationes A (1785-1789) ; Icônes et descriptiones planlarum Bispanix (1791-1799) ; Observaciones sobre la historia natural (1795-1797); etc.
CAVANILLÉSIE (;i — de Cavanilles. n. pr.) n. f. Genre de malvacées, tribu des bombacces, renfermant do beaux arbres qui croissent dans l'Amérique tropicale.
CavARES, peuple de l'ancienne Gaule, dans la Viennoise, le long de la rive gauche du Rhône, du confluent de l'Ardèche au N. à l'enibouchuro du Rhône au S., moins l'île de la Camargue. (Villes principales : Cabellio [Cavaillon] ,.4ienio[Avignon],ire/a(e[Arles]). — Cn, «ne Cavahe.
Cavarinus, chef gaulois. Il fut établi roi des Sénonais par César; mais ce peuple, qui avait déjà à se plaindre do la domination tyranniqu© de cette famille, le chassa, et César le rétablit une seconde fois, puis il l'emmena comme chef de la cavalerie gauloise dans son expédition contre Ambiorix et les Trévires.
CavARZERE, ville dltalie (Vénétie [prov. de Venise'). sur l'Adige; 17.200 hab. Foire; fabrique de stores et do filets do pêche.
CAVAS ou CAWAS OU KAWAS [ka-ou-ass — en arabe kaouàs; en turc kawàs, archer) n. m. Se dit de soldats irréguliers, policiers ou gendarmes, des pavs d'Orient.
— Enctcl. On donne surtout ce nom. en'Turquie, aux huissiers et gardiens des administrations, des consulats et des ambassades. Les kawas sont toujours armés de sabres recourbés, de poignards et de pistolets.
CavasO, bourg d'Italie (Vénétie [prov. de Trévise); 3.100 hab. Fabrication de draps et de toiles; teinturerie.
CAVATINE — CAVEIRAC
CAVATINE (ital. cavatina;ie cavala aria, air détaché) n. f. Daus lopéra sérieux ou bouffe italien, Morceau à une seule voix qui, dans l'origine, ne différait guère de 1 air proprement dit que parce qu'il était plus court et qu'il ne so composait, en général, que d'un seul mouvement, sans reprises. Plus tard, la cavatine, comme Varia, comprit iusqu'àdeuxet trois mouvements différents, parfois même ■^irécédés d'un récitatif. Parmi les plus célèbres morceaux do ce genre, il faut signaler la cavatine de Don Juan, de Mozart ; de Zaïre, de Mercadante ; de la Gazza ladra, de Rossini ; de Figaro et celle de Rosine dans le Barbier de Séville, de Rossini ; celle d'Amina, dans la Somnambule, de Bellini ; celle de Lucie, dans Lucie de Lammermoor, de Donizetti ; celle d'Eî'nani, de Verdi ; etc.
CAVATION {si-on) n. f. En T. d'escr., Action do caver. Il Moyen de toucher l'adversaire après la parade d'une botte qu'on lui porte, et en restant fendu. (C'est un coup irrégulier dont il ne faut pas abuser, car il prête trop au coup pour coup.)
CavaZZI (Jean-Antoine), missionnaire et capucin italien, mort à Gênes en lO'.i'i. Il alla prêcher l'évangile dans le Congo, et revint à Rome en 1668. Ses Mémoires ont ete traduifs en français par le P. Labat, sous ce titre ; Jielation historique de l'Ethiopie occidentale (1732).
CA'VE (du lat. caviis, creux) adj. Creux, enfoucé : Des yeux CAVES. Des joues caves.
— Anat. Veines caves, Nom donné aux deux grosses veines qui déversent dans l'oreillette droite du cœur le sang veineux ramené par la circulation : 'Veine cave supérieure. Veine cave inférieure.
— Chronol. il/ois cnues. Lune cave. M"i'=, l,iin,TK"n de
vingt-neuf jours ; Les mois grecs plan ni :.:,■,■,■■. nmi
PLEINSC( cjiVES, c'est-à-dire de trente <■/ '
(Arago.) Il Ann^e catie. Année lunaire '!■ in
ext.. Année que l'on compte comme coiii]ii ri. , lii.n .|u riifne le soit pas, par exemple lorsqu'on du, .|u un roi a r.-yiiu vingt-cinq ans, en comptant pour deux ans la première et la dernière année de son règne, qui se réduisent à un nombre de mois inférieur à douze.
— Encycl. Anat. Il y a deux veines caves : la veine cave supérieure, ihoracique ou descendante, et la veine cave inférieure, abdominale ou ascendante.
La veine cave supérieure est le tronc commun des veines de la tête et des membres supérieurs ; elle est formée de la réunion, à 4 ou 5 centimètres du cœur, des deux troncs veineux brachio-céphaliques qui ramènent à l'oreillette droite du cœur le sang des parties supérieures du corps. Elle reçoit en outre la veine azygos, qui lui apporte le sang d'une partie du rachis, et une série de veines moins importantes : les veines thyroïdienne inférieure droite, mammaire interne, thymique, médiastine et diaphragmatique supérieure du même côté.
La veine cave inférieure est le tronc commun qui ramené à l'oreillette droite du cœur le sang do toute la partie sous-diaphragmatique du corps ; elle est formée des veines iliaques primitives qui se réunissent au niveau de la cinquième vertèbre lombaire, et, de verticalement en haut, parallèlement nale, longe la partie latérale droite de la colonne vertébrale, passe, en se déviant à droite, dans le sillon du bord postérieur du foie, traverse le diaphragme, parcourt un trajet de quelques centimètres dans le péricarde, et, par une brusque courbure à gauche, vrir à la partie postérieure et inférieure de droite du cœur.
La veine cave inférieure reçoit le sang dos veines sushépatiques, des veines rénales, des veines spermatiques. utérines et ovariques, des veines lombaires, des capsulairos et des diaphragmatiques inférieures.
Les veines caves sont les plus gros troncs veineux du corps. Elles ne présentent aucune valvule, sauf la veine cave inférieure, qui, à son entrée dans le de la valvule d'Eustache, laquelle, d'aillei très incomplètement son orifice.
— Méd. Les affections des veines caves ne diffèrent que par leur gravité de celles qui ont leur siège dans les autres veines. La phlébite des veines caves est ordinairement consécutive à l'inflammation des autres veines ; elle peut conduire à l'oblitération de ces vaisseaux. Les veines azygos, en établissant une communication entre les veines caves supérieure et inférieure, peuvent fournir une voie supplémentaire à la circulation sanguine. Mais, lorsque cette circulation complémentaire est insuffisante, ou lorsque le rétrécissement est situé de manière à la rendre inefficace, le sang maintenu dans les veines s'extravase et produit le boursouflement œdémateux des tissus, l'anasarque ; les veines superficielles apparaissent gorgées de sang et distendues. Ces signes sont considérés comme patliognomoniques de l'affection dont nous parlons.
CAVE (même étymol. qu'à l'art précéd ) n f Lieu souterrain, endroit voûté au-dessous du sol l'Observatoire. \i Se dit particulier d'un lieu souterrain et voûte où l'on serre le vin et d'autres provisions.
— Par oxt. Vins qui sont dans une cave : Faire boire sa cave
— Cave à liqueurs. Petite caisse à compartiments , plus ou moins décorée, dans laquelle sont disposés des flacons renfermant des liqueurs diverses et des verres pour les boire.
— Hat de cave. V. rat.
— Art milit. Cave à mortieis, a canons. Voûtes à l'épreuve de la bombe, servant à abriter des placées derrière une masse
— Carross. Coffre dans lequel on pi; pour la durée d'un voyage en voilure ordinal
— Jeux. A la bouillotte, au brelan, au
I point, se po faorte abcfoc
îillette
de terrain disposé de façon que le coke qui sort de la cornue puisse s'y éteindre facilement.
— Théâtr. Lieu voûté dans lequel les pompes sont placées, afin que les hommes chargés de les manœuvrer soient à 1 abri du danger, en cas d'incendie.
— Loc. PROV. : Aller de la cave au grenier, du grenier à la cave. Ecrire des lignes tout à fait tortues. — Divaguer, parler tantôt d'une chose, tantôt d'une autre. — Tomber .l'un excès dans un autre, ne pas garder de moyen terme. Il On ne peut pas être en même temps à la cave et au grenier, On ne peut s'occuper utilement de plusieurs choses à la fois. , . ^ „ .,
— Encycl. On aère les caves et on les éclaire à 1 aide d'ouvertures qui portent le nom de " soupiraux " . Ces soupiraux doivent être disposés de telle sorte que des courants d'air continus, mais presque insensibles, puissent s'établir à l'intérieur, et que le jour y pénètre sans cepen-
isdi ■ ■ -■'-"■' "
! passage aux rayons d
1 soleil. Une bonne
dant lii
satempératu
grés au-dessus de zéro). Il arrive souvent que les caves ne sont ni pavées ni dallées; il faut, alors, qu'elles soient f'iaisées ou recouvertes de sable, ou bien de plâtras lessivés et bien battus. Il est important qu'il n'y ait pas, dans le voisinage des caves, des égouts, des latrines, des trous à fumier. La cave étant le lieu le plus frais de la maison et le moins accessible à la voracité des insectes, on peut placer dans l'endroit qui en est le plus voisin diverses substances que l'on veut conserver, par exemple de la viande salée ; mais, en aucun temps, on ne tiendra dans la cave même des substances végétales et animales susceptibles de fermentation, telles que des fleurs, dos légumes, de la viande, du fromage ; on évitera surtout dy nourrir de la volaille ou des lapins.
— Anton. Comble, grenier, toit.
CAVES DE Roquefort, caves situées dans le départ, de l'Aveyron, arrond. de Saint-Affrique, sur le territoire de la commune de Roquefort. Ces excavations naturelles ou artificielles existent au nombre de trente-quatre, dans le flanc de rochers gigantesques ; sous leurs voûtes se fabriquent les fromages dits » de Roquefort ».
Cave, ville d'Italie (Agro Romane [prov. de Rome]) ; 4.2.50 hab. Restes de murs cyclopéens.
Cave (Guillaume), historien et critique anglais, né en 1637, mort en 1713. Membre de l'Eglise anglicane, il remplit plusieurs charges ecclésiastiques, mais s'occupa surtout d'histoire. Son ouvrage le plus important a pour titre : Hcriptorum ecclesiasticorum historia litteraria (1740-1743). CavÉ (Edmond-Ludovic-Auguste), littérateur, né en 1794 mort à Pans en 1852 II publia avec Dittemer sous le pseudonyme de Fougerat les boirées de Neuilly (1827) série de proverbes dramatiques dont les allusions politiques firent le succès pms fut directeur des beaux arts et des théâtres au ministère de 1 inteneur ius-|uen i!-4s un lui doit aussi des comédies des \au l I i n i il i représenté à 1 Opéra la Teiita-
CavÉ (François) ingénieurmécanicien, né en 1794 mort à Paris en 1875 De simple ouvrier qu'il était il parvint par son travail et son intelligence supérieure, à fonder des ateliers de construction modèles A sa mort, ses ateliers furent cédés à Cail et Peraire
CA'VE CANEM {Prends garde au chien. Gare le chien) mots que les Latins inscrivaient^ fréquemment sur la porte
s, à l'entrée du vestibule
1 chien fut v
libre
[rangée inférieure moyenne supé-
côté du foyer qui est opposé au bord où s opère 1
cabaret de Landel, situé au carrefour de Buci et connu sous le nom de » Caveau » . Panard, Piron et Collé appelèrent à leurs dîners mensuels Fuzelier, Saurin, Salle, Duclos, Gentil-Bernard, Labruère, Moncrif, Helvétius, Rameau et le peintre Boucher. On chantait des chansons, on lisait des vers, on lançait de temps en temps de fines opigrammes. Tel fut le Caveau primitif. Mais ces bons vivants eurent l'idée fâcheuse d'inviter de grands seigneurs. Ceux-ci , tenant à marquer qu'ils venaient assister à un spectacle, refusèrent les sièges qu'on leur offrait, et le silence répondit â leur dédain. Cette aventure éloigna des réunions quelques membres ; d'autres furent appelés par leurs fonctions en province ou à l'étranger. Une partie des fidèles du Caveau se trouva ainsi dispersée, et tous cessèrent de se réunir â la fin de 1739.
La société se reconstitua en 1759, grâce au fermier général Pelletier, qui recevait à sa table, tous les mcTcredis, Marmontol, Suard, Boissv, Lanoue, Collé, CrebiUon fils, Helvétius. Gentil-Bornar.i et Laujon. Ces réunions
(La cawa était œv
divisée par des ^^:i^
paliers en sec ^^^^.^
tiens concen- C^^^-- * - -
triques, distin ^^^^^- «»-.as-
guées par les cn^,^
noms de i
rieure]) V
CA'VEANT CONSULES (ne quid dett mienli tespublica rapiat}[i Que les consuls prennent garde que la république n éprouve aucun dommage»], formule par laquelle, dans les ^rands dangers, et en particulier en cas d'émeute ou de ip\olution menaçante, le sénat investissait les consuls il un pouvoir dictatorial. (Ce mot, caveant consules, est aulourd hui appliqué à des riens, par emphase plaisante.)
CA'VEAT I (mot lat. qui signif. qu'il prenne garde 1) n. m. lîoi ommandation expresse : Le caveat de Bacon est d'une facile obseiiance. (Proudh.)
CAVEAU (vo — diminut. de cave) n. m. Petite cave ; compartiment isolé dans une cave.
— Souterrain pratiqué dans un cimetière ou sous les dalles d une église, pour servir de sépulture : Les caveaux de Saint Denis, du Panthéon.
— Par anal. Salle voûtée et sombre :
Cloîtres silencieux, voûtes des monastères.
— Hist. littér. V. l'art, suiv.
— Mar. Soute supplémentaire où l'on dépose les provisions du commandant. (Vieux.)
Caveau (société on). En 1729, l'épicier-chansonnicr Gallet invitait Panard, Piron, Collé, les deux Crébillon, etc., à des dîners qu'égayaient les couplets des convives. Telle paraît avoir été 1 origine de la société. On prit l'habitude de se réunir le premier dimanche de chaque mois, dans le
I hommes
En 1796, les /■•"' •■ ■• ''" 1 ~ "' ; •'■■"'■ ' ''M'i'i''
du Caveau. Baiic, i;a.i*.i, D...:..:.i^.i.' ■ ' ; 1'.: . 'H -^'jui I'-'s fondateurs. Le règlement porte ^uv U- dlnor sera mensuel et que chaque convive y dira une chanson. Armand Gouffé y fait entendre le Corliilliird , Piis sa Gnnide ronde à boire, Ségur aîné la Chaumière, Sogur cadet le Vm/nge de l'.imour et du Temps. D'autres célèbrent les victoires de Bonaparte. Philipon de La Madelaine, Emmanuel Dupaty, Laujon, Prévôt-d'Iray, Dieu-la-Foy, etc., y étaient assidus. Sa dernière réunion eut lieu dans les
Grimod de La Reynicre, etc. Les diiicrs avaient lieu au Rocher de Cancale, rue Montorgueil, le 20 de chaque mois. Laujon, alors fort âgé, les présidait. Après sa mort, la présidence passa à Désaugiers. Ce fut pour le Caveau que ce dernier composa la plupart de ses chansons, entre autres : Monsieur et Madame Denis, Cadet Buteux, la Vestale, la Treille de sincérité, etc.
Comme ses devanciers, le Caveau moderne unit le goût de la bonne, chère au culte de l'esprit. Chaque mois, il rédigeait, sous le titre de Journal des gourmands et des belles, le compte rendu de ses dîners. Le nombre des adeptes s'augmenta de Jouy, Théaulon, Ourry, Eusèbe Salverte, Coupart, Rougemont, etc. Mais celui dont la réputation est restée la plus brillante est Béranger.
Les dissentiments politiques oui suivirent la Restauration amenèrent la dissolution du Caveau, en 1817. Mais, des 1813 les membres fervents du Caveau défunt se réfuicrent aux soupers de Momus, qui, inaugurés en 1816, ne seront qu en 1828.
\ signaler deux autres tentatives de reconstitution : le / ;( du Caieau (1825), et les Enfants du Caveau (1834). I I un en 1837 le Caveau se reconstitue définitivement
Il son nom primitif. Après avoir changé plusieurs fois
ur » siège social », ses membres adoptèrent pour lieu de 1 union en 18b5 le café Corazza, au Palais-Royal.
CAVECE(del espagn. caie;o,même sens) n.f. Tête, dans
\pression C/ietiarcAVÈCE rfe more. Cheval à tête noire.
CAVECE ÉEadj. Cheval rouan ou jument rouane ayant Un cheval gris c.
I , de;
CaVE-CITY village des Etatsiiis (Kentucky); 360 hab., près
II luel sur le Green River, se i ii\e la caverne du Mammouth.
CAVEÇON (de l'ital krivé du lat capiti on passe la tête) n.
. Sorte de mors" en forme de demi-cercle, muni d une têtière et d'un sous f,orge
nez d'un jeune clieval, pouf dresser et surtout pour l'empêcher de battre à la main.
— Fam ( oiip de caveçon, Mortification, coup qui rabat s prétentions exagérées.
— Fig Frein :
Que sert donc aux mortels cette droite raison Qje le ciel leur donna comme un sûr raueçon. Si rien ne peut brider leur fougue et leur audace ?
CAVEDIUM I