‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 680 sur 956 · V. Devonshire, Newcastle, Bentinck · texte numérisé non relu

V. Devonshire, Newcastle, Bentinck

Cavendish ou Candish (Thomas), navigateur anglais, né vers le milieu du xvi« siècle à Trimbv, près d Ipswich, mort en 1592 au Brésil. Pourvu d'une commission de la reine Elisabeth pour courir sus aux vaisseauxespagnols, il partit avec trois bâtiments peur la mer du Sud (1586) et porta la dévastation dans les colonies espagnoles de l'océan Pacifique. Puis, par les îles des Larrons, il so rendit do la rùto do Californie aux îles de la Sonde, et, après avoir ri'ii.H. ^.n i, nii,- et l'avoir approvisionné

à nouveau, .1 r , ! i -, i .asna le cap de Bonne-

iisperance.eii II 's. les marées et les cou-

i I ut considérablementles

ui a.iioitro encore ses richesses, no en vue de regagner les possesiicr du Sud ; mais il périt misérau Brésil.

Il ui .1,' son voyage prouvent qu'il

I I ;i'^ renseignements utdes

battit à York ;

rants,de

à plus d'un éL'a Cavendish

I I. Il •iM'''-'"i-Common, près de Londres,

'.'■ lurd Charles Cavendish, duo de

' ^ los cadets do famille en Angle-

' ■ ' sa disposition qu'un fort modeste ■ M ii-i' I 1.1, il so livra à l'étude dos sciences ion ot no larda pas à acquérir une grande céléprecision inlle.tible qu'on rencontre dans

échappé

tage de le conduire à de

do sc= du globe.

Un onc

- >'■ ' ■ I r, Eloge de Cn-r

Institut .. isn ; r.-K. Weld, /Jist,.,-:, ,' (Londres, 1848); G. Wilson, the /.•,■■ (Londres, 1851).

Cavendish (Frédéric-Charles, 1,1, 1 anglais, né en 1836, assassiné à Dublin (

second fila du duc de Dovon.shire et lo frère du marquis do Hartington. Lord Cavendish siégea à la Chambre des communes dans les rangs dos libéraux. Lorsque Forster donna sa démission de secrétaire en chef pour l'Irlande, Gladstone choisit pour le remplacer, en 1882, lord Cavendish, qui partit pour Dublin. II venait d'arriver dans cette ville lorsqu il fut assassiné à Phœnix Park, avec son soussecrétaire d'Etat Thomas Burko.

CAVENDISHIE {vin-di-chl — do Cavendish, n. pr.) n. f. Genre d'éricacées, tribu des vaccinions, comprenant une seule espèce, qui est un arbrisseau à fouilles persistantes et à fleurs pourpres, croissant au Pérou. Syn. de porelle. CAVE NE CADAS (Prends garde de tomber). Avertissement que donnait au triomphateur romain un esclave placé derrière lui pour l'empêcher de s'enfler d'orgueil.

— I''ncycl. Le triomphateur {imperator), vôtu d'une tnui pin ilo pourpre, couronné do lauriers et tenant en

'■' ' ' Moptre d'ivoire surmonté d'un aigle, s'avançait

- i:ir doré, au milieu d'un long cortège de citoyens il liaient de leurs cris d'allégresse. Immédiateti ■ Il I' ri K-re le triomphateur, pour rabattre son orgueil, 1111 esclave, portant une couronne d'or, mêlait sa voix aux acclamations et faisait entendre dos chants moqueurs et des paroles satiriques : Cave ne codas, criait-il.

CavENTOU (Joseph-Bienaimé), chimiste et pharma- 'I II III, II., I.' Il Saint-Omercn 1795, mort en 1877. En ■' ' III l'ollaboration avec Pelletier, le sul-

I II I l'.'iitous'est beaucoup occupé de recher-

i: ' I I I ■ i-t la pharmacologie, surtout sur les 1 II Ml lin. la strychnine, la brucine, la cinchoiiiiic, Hr. Appelé dès 1821 à fairo partie de l'Académie do médecine, il a été, pendant plusieurs années, professeur do toxicologie à l'Ecole supérieure de pharmacie de Paris. Outre un grand nombre de mémoires, on lui doit : .V./n velle nomenclature chimique (1816); Traité élémen(ai,r ' pharmacie théorique, etc. (1819); Recherches sur r,,,-' qu'exerce l'acide nitrique sur la nature nacrée des m . biliaires, etc. (1817), avec Pelletier; iîecftercAes c//.«sur quelques matières animales saines et morbides (184:i ; ; i i . GAVER (du lat. cavare) v. a. Creuser, miner en creusant La mer cave les rochers, n Rendre creux, en amaigrissant ■ Le travail cave les yeux. La misère cave les joues.

— Fig. Miner sourdement ; chercher à détruire : Les révolutions viennent grossir le torrent qui cave l'ancien édifice. (Chateaubr.) il Approfondir, creuser profondément : llya des gens qui ne font qu'effleurer les matières; d'autres, au contraire, cavent ce qu'ils manient. (Nicole.)

— Absol. : Jtivière qui cave de plus en plus sous les piles d'un pont.

— Prov. : L'eau qui tombe goutte à goutte cave la pierre, Lo plus mince effort, toujours répété, triomphe de toutes les difficultés.

— Techn. En T. de doreur, Caver un cuir. L'imprimer. Il Caver un morceau de verre, L'évider pour y enchâsser

d'autres verres.

— v. n. Escr. Se dit d'un tireur qui sort des lignes pour quelconque.

de l'argent de sa poche)

ver de moins i

CAVER (do l'ital. catiare, ti v. n. Faire fond, compter; do calculs : Caver sur la bêtise humaine.

— Caver au plus fort. Jouer autant d'argent que celui qui en joue le plus.

Se caver, v. pr. Devenir cave, se creuser : Hocher qui SE cave de plus en plus. Yeux qui se sont cavés. ■ Fig. Supposer tout ce qui peut ■ lole, ou ce qui peut arr' — ' [ plus bas, Caver au pii

— Faire une mise : Se caver de cent sous.

CavÈRES ou Cabres, nation jadis puissante, qui disputa aux Caraïbes les territoires du bas Orénoque. Battus par ceux-ci, ils ne sont plus représentés aujourd'hui que par quelques tribus qui vivent sur les rives du Cuchivero et dans les missions du Cabruta ot d'Uruana. La fraction la plus importante a remonté lo fleuve et s'est réfugiée dans le bassin du Guaviaré, sur la limite du Venezuela et de la Colombie. Les Cavères sont des hommes de petite taille ; ils sont restés anthropophages. — Un Cavêee ou Cabre!

CAVERIE (rad. caval, qui a signifié cheval) n. f. Dr. fcod. Terre concédée à un vassal assujetti à fournir des chevaux à son seigneur.

CAVERNAIRE (nér) adj.Qui vit ou qui croît dans les

CAVERNE (lat. cavema; de cavus, croux) n. f. E.tcavation profonde dans un rocher, une montagne ou sous terre : La bouche. L'entrée d'une caverne.

— Par ext. Repaire, lieu caché où se réunissent des bri gands ou des voleurs : Une caverne de brigands ; et, par exagér.. Lieu hanté ou habité par de méchantes gens ■ C'est une caverne que cette maison 1

— Fig. Détours secrets : Les cavernes du droit. (Bah.)

— Mar. Nom que les anciens donnaient à la cale ot à

— Pathol. Creux qui reste dans l'intérieur d'un organe, et particulièrement du poumon, après qu'une partie de sa substance a été décomposée et évacuée ou absorbée : A noir des cavernes dans le poumon.

— Enctcl. Certaines roches solides de l'écorce terrestre, et principalement les roches calcaires, sont traversées ot divisées irrégulièrement en tous sens par de grandes cavités ou anfractuosités naturelles, parmi lesquelles on distingue plus particulièrement, sous le nom de grottes ou de cavernes, les cavités souterraines qui se prolongent on longueur, plus généralement dans le sens horizontal que dans le sens vertical , et se partagent sur les côtés, et même à des niveaux différents, en un nombre plus ou moins grand de chambres ou de couloirs. Toutefois, leurs formes et leurs directions sont tellement irrégulières et peu constantes, leurs ramifications quelquefois si multipliées, leurs dimensions tellement inégales, les pentes de leur sol et do leur voûte si variables, qu'il n'est pas une grotte où l'on ne puisse constater toutes les directions et toutes les inclinaisons, depuis celle des galeries horizontales jusqu'à celle des puits complètement verticaux. V. grotte.

— Faune des cavernes. Les animaux qui vivent dans les cavernes sont généralement aveugles ; le manque d'usage des yeux a atrophié peu à peu ces organes. Les grottes des Pyrénées, du Jura, les cavernes de la Carniole, en Autriche, ot du Mammouth, dans le Kenlucky (Etats-Unis)

CAVELÉE — CAVERNICOLE

et des Philippines, ont fourni des insectes, des arachnides, des myriapodes, des crustacés, des mollusques, etc. Parmi les insectes, co sont des coléoptères des genres anophlhalmua, trechus, adelopi; puis de» orthoptères, des blattes, dos sauterelles du genre dolichopodo, dont les antennes et les palpes sont démesurément longs enfin des thysanouros. Des vertébrés ont été aussi rencontrés! Nous citerons des rats du genre neotoma qui, bien qu'ayant de grands yeux, ne voient pas. Puis des poissons aveugles dépourvus d'yeux externes (amblyoptis ipelaem, lucifuna dentala). Dans les cavernes do la Carniole et de la Dalmatie, on rencontre un batracien pérennibranche, le protée anguillard. Los crustacés sont des copépodes, des isopodes, des amphipodos.

— Cavernes à ossements. Lorsqu'on fouille le sol de certaines cavernes, on y rencontre une prodigieuse quantité d'os, de crânos brisés, do mâchoires disloquées, confusément mêlés soit au plancher stalagmitique, soit à du limon dans les cavernes basses. Or on a reconnu que ces ossements avaient appartenu à une foule d'animaux différents, dont plusieurs disparus aujourd'hui.

La présence do ces ossements doit être attribuée à trois causes différentes : animaux y ayant accumulé les débris de leurs proies, animaux morts oans leur propre retraite, débris de chasse abandonnés par l'homme préhistorique. Dans le sud de la France, Piette a divisé les dépôts ossifères des cavernes en doux parties : les amas larandiens à la partie inférieure, caractérisés par l'abondance du renne, et los amas cervidiens à la partie supérieure, caractérisés par la prédominance du cerf commun.

L'accumulation des limons ossifères dans les fissures et dans les recoins dos cavernes doit être attribuée à la pénétration des eaux torrentielles à l'époque des pluies.

— Syn. Caverne, antre, grotte, Unière. V. astre. Caverne (Allégorie de la), allégorie célèbre de

Pi i, au T livre de la République. Dans une caverne lar un grand feu, des prisonniers s - sont immobiles et tournent le dos à I , r^oimes passent, des objets sont transportés der-

I II. ,s prisonniers; les ombres de ces personnes et de ces objets se projettent sur le mur, et les prisonniers, qui n ont jamais vu que des ombres, les prennent pour dos réalités. Entre ces ombres, ils établissent des rapports, et ils sont fiers de leur science, qui n'est qu'une science d'apparences. On détache un de ces captifs, on le force à so lover, à tourner la tête. Ebloui par la lumière, il ne comprend rien alors à ce qu'il voit; il se persuade que ce qu'il voyait auparavant était plus réel que ce qu'on lui montre. Enfin, arraché de la caverne, traîné à la lumière du soleil, il se révolte contre cet éclat nouveau qui le fait souffrir.

II s y accoutume peu à peu, et, après avoir appris à distinguer les objets, il parvient à fixer le soleil lui-même. C'est là l'histoire de l'âme, qui est d'abord réduite aux sensations, c'est-à-dire à la connaissance des ombres; appelée à philosopher, elle commence par être déconcertée et croit les sensations plus réelles que les pensées: enfin, pénétrant par la dialectique dans le monde intelligible, elle contemple les idées elles-mêmes.

Caverne (la), opéra-comique en trois actes, paroles de Dercy, musique de Lesueur, représenté au théâtre Fevdeau le 16 février 1793. Le sujet était celui de l'épisode de la caverne dans Gil Bios, le roman célèbre de Le Sage. L'ouvrage obtint un succès retentissant, grâce à l'énergique beauté de la musique (dont un chœur surtout est resté classique). Dans l'acte le plus dramatique, le théâtre était divisé en deux étages, le plan supérieur représentant une forêt, tandis que le bas de la scène offrait au spectateur la vue de la caverne des brigands. Cette disjposition donnait à Lesueur l'occasion de faire chantera la fois un quatuor dans la forêt et un chœur de bandits dans la caverne.

Caverne (la), opéra-comique en trois actes, paroles de Forgeot, musique de Méhul, représenté à l'Opéra-Comique (théâtre Favart) le 5 décembre 1795. Le livret était emprunté au Gil Bios de Le Sage. L'ouvrage eut le tort de venir après celui de Lesueur et sous le même titre. La partition n'a pas été publiée. La bibliothèque du Conservatoire en possède seulement quelques fragments, de la main même de Méhul.

Page 1