CAVERNEUX
de cavernes ou d'uuc ca' tagnes caverneuses.
— Par anal. Percé d chouettes se cachent dan arbres. (L. Figuier.)
— Se dit d un son bas et
les I
ourd, résonnant comme un
:eUules, qui forme une grande
corps de la verge, ii .S canaux veineux logés dans deux gouttières symétriques de la face cérébrale du sphénoïde, n Ganglion caremeux. Petite masse ganglionnaire logée dans le sinus caverneux.
— Bot. Se dit des organes des plantes, particulièrement des fruits, dans lesquels on trouve des vides.
— Paihol. Qui a des cavernes, en parlant d'un organe : Un poumon caverneux, ii Respiration caverneuse. Celle qu'on perçoit au moyen de l'auscultation, lorsque l'air traverse les cavernes du poumon, chez les phtisiques, pendant l'inspiration.
— n. m. Ichtyol. Nom vulgaire d'un poisson du genre bicnnio.
CAVERNICOLE (du lat. carema, caverne, et colère, habiter) n. et adj. Se dit de certains animaux qui recherchent I obscurité, et qui se réfugient dans les grottes oo qui vivent d'une façon permanente dans les cavernes : tes cavernicoles. Insecte cavernicole.
— Encvcl. Dans les cavernes, vivent des animaux qui fuient la lumière (v. cavernes [faune des]) ; ce sont de£ vertébrés, des insectes, des arachnides, des crustacés, des mollusques, etc. Ces animaux appartiennent à des groupes vivant au jour, mais ils ont été modifiés par leur séjour dans l'obscurité, et les caractères acquis se sont transmis à tel point que les naturalistes ont souvent créé pour eux des espèces, des genres particuliers. Leurs téguments sont généralement décolorés, leurs yeux sont souvent atrophiés et peuvent même manquer. Mais, les organes visuels faisant défaut, ce sont les organes du tact qui se développent davantage et qui les remplacent. Il en est de ces animaux comme de ceux qui vivent dans les
CAVERNOSITE
CAWCHER
grands fonds do la mer, là où la lumière ne pénètre plus Dans les catacombes de Paris, lesanimaux qu'on aobservé: ont déjà subi des modifications appréciables. Plus son nombreuses les générations d'espèces d'animaux qui si succèdent dans les lieux obscurs, plus s'accentuent le; modifications portant surtout sur la décoloration des tégu ments et sur la disparition des organes visuels.
— BiBLioGR. : Armand Viré, « Bulletin du Muséum d'histoire naturelle de Paris • (1895-1896-1S97-I898).
GAVBRNOSITÉ n. f. Etat d'un c
CAVERON n. m. Nom vulgaire du prunellier (pruiuis spinosa).
Caversham, ville de l'Australie anglaise (Nouvelle- Zélande [ileduSud.prov.d'Otago]); 4.500 hab. C'est un faubourgdo Dunodin, qui constitue une municipalité distincte.
CaverY ou Gaveri, fleuve du Dekkan (Indoustan méridional). Il naît sur le versant est des Ghates occidentales, dans la principauté de Kourg, puis pénètre dans le Mysore (présidence de Madras). Encaissé, torrentueux, il traverse cette présidence du N.-O. au S.-E., passant à Seringapatam, puis, dans la plaine, à Tritchinopoli ; à partir de cette dernière ville, il se divise en plusieurs bras et se jette, sur la côte du Carnatic, dans le golfe du Bengale, par un delta qui a un front maritime de 175 kil. de développement. Sur ce delta sont situés Tranquebar et la ville française de Karikal. Le cours de la Cavery est de 765 kilomètres.
CAVESSINE {vè-sM) n. f. T. de manèg. Petit cavoçon.
CAVESSON n. m. Forme peu usitée du mot caveçon.
— En T. d'écon. rur.. Espèce
de muselière que l'on met aux agneaux pour les sevrer sans les séparer de leurs mères.
CAVET {vé — de l'ital. cavelto,
din
En
T. d'archit. et menuis.. Moulure concave dont le profil est un quart de cercle : Le cavkt appartient plusspécialement à l'ordre dorique.
ÇA'VETONNIER [to-ni-é) n. m. Fabricant de chaussures en basane. (Vieux mot.) n On disait aussi CHAVETONNiiiR.
CavEZZO, comm. d'Italie (Emilie [prov. do Modène]); 4.800 hab.
CAVI, nom vulgaire donné aux tubercules d'une plante appelée oxalide tubéreuse. Les Brésiliens qui mangent ces tubercules les appellent aussi oca, ainsi que la plante qui les produit.
CAVIA n. m. Nom scientifique des rongeurs du genre cobaye.
Caviana, île du Brésil (prov. de Para), une des îles les plus importantes de l'estuaire de l'Amazone. Beaux pâturages nourrissant de nombreux troupeaux de gros Détail ; pêche abondante sur les côtes.
CAVIAR (de l'ital. caviale) n. m. Aliment très estimé dans le nord de l'Europe, en Russie notamment, et composé principalement d'œufs d'esturgeon pressés et salés. Il Caviar à la serviette. Nom commercial du caviar conservé dans des tonnes dont l'intérieur est garni de linge.
— En Russie, tache noire que l'autorité fait apposer sur certaines lignes d'un journal ou d'un livre pour les cacher aux yeux du lecteur.
— Prov. : C'est du caviar pour le peuple. Se dit, dans le nord de l'Europe, d'une chose que la foule ne sait pas apprécier.
— Encvcl. Le comarestunepréparation alimentaire faite avec les œufs de plusieurs poissons, mais principalement avec ceux de l'esturgeon. Ce mets est originaire de Russie, où il est connu sous le nom à'ikra (œufs), et où il est l'objet d'un commerce important. Il existe plusieurs sortes de caviar ; le caviar grenu, destiné à être mangé frais. On le prépare en nettoyant les œufs dans un crible et en les laissant séjourner une heure dans la saumure ; après quoi, on les fait égoutter sur un tamis. Le caviar compact se prépare de même ; pendant que les œufs sont dans la saumure, on les pétrit avec la main, puis on les met dans des sacs de toile, que l'on tord fortement pour faire égoutter la saumure, avant de les placer dans des barils. La troisième espèce de caviar s'obtient en salant les œufs tels qu'ils sortent du poisson et en les laissant sept à huit mois dans les barils : ensuite, on les sale de nouveau et on les fait sécher au soleil. Le caviar rouge se fait avec les œufs de deux poissons : le mulet gris et une espèce particulière de carpe.
Ca'VICEO (Jacques), littérateur italien, né à Parme en 1443, mort en 1511. Il entra dans les ordres et enseigna les belles-lettres à Pordenone. On lui doit une histoire de Parme, de 1477 à 1482 : Diarium parmense, inséré dans les Rerum italicarum scriptores; mais il est surtout connu par un roman, il Peregrino (1508), qui eut uno grande vogue.
CAVICOLE (du lat. cavus, creux, et colère, habiter) n. f. Nom commun par lequel on désigne les larves du taon. (Elles se nichent dans les diverses cavités du corps des animaux domestiques.)
CAVICORNES (du lat. cavus, creux, et cornu, corne) n. m. pi. Famille de mammifères artiodactyles ruminants, renfermant les antilopes, les bœufs, les moutons et les chèvres, ayant tous, comme caractère commun, les cornes sessiles, creuses, montées sur des axes osseux dépendant du crâne, et existant dans les deux sexes. — Un cavicorne.
— Enctcl. Les cavicornes représentent les animaux les plus domesticables. Répandus sur tout lo globe depuis 1 époque tertiaire, ils vivent par troupeaux souvent très nombreux, ordinairement conduits par les plus vieux mâles. On subdivise les cavicornes en trois tribus : anlilopinés, ovines, bovines.
CAVIÉ (do cavia) n. m. Nom vulgaire donné au cobaye, appelé aussi cochon d'Inde.
CAVIER {vi-é) ou CAVBR (vêr') a. m. Ane. dr. A proprenaent parler, c'était le vassal devant au seigneur un service de cheval ; mais, dans quelques coutumes du midi de la France, ces mots désignaient le seigneur foncier et bas justicier. (Dans le Béarn, les caviers formaient un ordre de noblesse entre les barons et les domengers. La cour des caviers jugeait les affaires des domengers.)
CAVIER (vi-é) n. m. En T. pop., Nom que l'on donne communément à une cave qui sert de magasin à marchandises.
Cavignac, comm. de la Gironde, arr. et à 25 kilom. de Blaye, près de la Saye, affl. do l'Isle ; 905 hab. Ch. de f. Etat. Vignobles. Fabriques de chaux, de chandelles, do couleurs, de sabots ; moulins, forges, tonnelleries, tuileries.
CAVILLATEHR, TRICE (rad. cavillation) n. Trompeur. (Vieux.)
CAVILLATION [vil-la-si-on — lat. cavillatio, même sens) n. f. En T. de barreau et de controverse, Sophisme, subtilité, mauvaise chicane. (Vieux.) ii On dit aussi cavillement.
CAVILLEUX (vil-leu), EUSE (rad. cavillation) adl Rusé, fin, habile. (Vieux.)
CAVILLONE (llmn.)n. f. Nom vulgaire d'un poisson commun sur les marchés de Nice, le trigla aspera, appelé aussi rascassoun, rascoun et rascasse sur les marchés de Cette.
CAVILLOT [vi-llo [Il mil.]) n. m. Mar. Syn. de cabillot.
CAVIN (rad. cave) a. m. En T. d'art milit., Accident de terrain, lieu bas, espèce de fondrière. (Lorsqu'il se trouve de ces enfoncements dans le voisinage d'une place, les assiégeants en profitent pour y établir des dépôts, des troupes, et y ouvrir des tranchées.)
CavINO (Jean), graveur italien, surnommé le Padouan, du nom de sa patrie, né à Padoue en 1499, mort en 1570. Il fut un des plus habiles faussaires qui exploitèrent l'inexpérience des premiers numismates. Associé à un autre artiste du nom d'Alex. Bassiano, ils gravèrent ensemble une grande quantité de médailles grecques, qu'ils vendaient comme authentiques. Leur travail est, d'ailleurs, admirable sous le rapport de l'art.
CAVIROSTRE (rûsstr' — du lat. cavus, creux, et rostrum, bec) adj. En T. de zool.. Qui a le boc creux.
CAVISTE (vissf) n. m. Employé chargé de manipuler et de soigner les vins dans les ca ■ ...
dans celles des fabricants de
particulier!
orps so-
CAVITÉ (rad. cave) a. t. Creux, vide dans lide : Les cavités intérieures de la terre.
— Anat. et pathol. Espace creux, capacité, dans l'intérieur du corps ou des organes : La cavité thoracique. Les CAVITÉS du cœur.
— Bot. Chacune des loges de l'intérieur d'une capsule, qui sont séparées par des cloisons.
— Enctcl. Anat. et pathol. Les cavités splanchniques, c'est-à-dire contenant les viscères, sont au nombre de trois : cavité de l'abdomen, cavité thoracique, cavité crânienne. On applique cette même dénomination à tous les organes creux : cavité du cœur, cavité des ventricules du cerveau, cavité des plèvres, cavité de la bouche, cavité de l'orbite, cavité des fosses nasales, cavité de l'estomac, cavité de l'intestin, cavité glénoîde dans l'os humérus, cavité cotyldide dans l'os iliaque, etc. Le mot « cavité » s'applique aux excavations morbides, telles que cavité d'un abcès, cavités pulmonaires ou cavernes tuberculeuses, etc.
— Anton. Protubérance, eaillie.
Ca-VITE, ville de l'Océanie espagnole (Philippines [île de Luçon]), sur la baie de Manille; 5.000 hab. environ. Place forte,port militaire, arsenal et chantiers de construction ; manufacture de tabac. Principal entrepôt du commerce des Philippines. Une flotte américaine y détruisit une flotte espagnole, en 1898. — haprovince de Cavité comprend environ 120.000 hab., sur 1.112 kilom. carr.
Cavité 'Viejo, bourg de l'Océanie espagnole (Philipl>ines [ile de Luçon]), sur l'anse de Cavité (baie de Cavité) ; 0.180 hab. En face Cavité.
CavO (monte), montagne d'Italie (Campagne de Romo), haute de 951 m. au-dessus de la mer. C'est le mo7is Albanus des Latins, dont le sommet était jadis couronné du grand temple de Jupiter Latialis et sur le penchant duquel était le bois sacré de Ferentino, où s'assemblait la diète nationale des Latins. Lorsque ces peuples furent devenus Romains, Tarquin le Superbe établit sur ce mont des fêtes nationales sous le nom de Fériés latines. Après la chute du paganisme, le temple fut abandonné, puis démoli pour la construction d'un couvent. Les anciennes voies par lesquelles on montait au Cavo existent toujours, avec leur ancien pavé.
CavOIE.' Biogr. V. Cavote.
CAVOIR n. m. Instrument qu' rogner 1 '"
tangio métallic] sur les bords quel sont mé gées des entai
rectangulaires, do Cavoir : A, circulai largeurs différentes, suivant la grosseur des verres ou d L'extrémité du manche des diamants ; en forme de cavoir.)
Gavolini (Philippe), naturaliste el lien, né à Naples en 1756, mort en l8io' D'ab< il devint professeur de zoologie à l'université royale de Naples et membre de l'Acadé- ,,^ '
mie des sciences. H s'appliqua "^
surtout à l'observation des zoophytes et des plantes marines, et publia les résultats de ses recherches dans de très estimés Mémoires.
CAVOLINIE ou CAVOLINIA (de Cavolini, n. pr.) n. f. Genre do moUustjues, type de la famille des cavolimidés, renfermant des hya- Cavoliuie.
les courtes et globuleuses, à face
ventrale bombée, dont on connaît trente espèces, sur lesquelles vingt répandues dans les mers chaudes et tempérées, et dix fossiles dans les terrains miocène et pliocène. La cavolinia tridentata est commune dans la mer Rouge.
GAVOLINnDÉS fde cavolinie, et du gr. eidos, aspect) n. m. pi. Famille de mollusques ptéropodes, renfermant les cavolinia, diacria, pleutopiis, cleodora, coleoprion, et autres nombreiL"£ genres ayant comme caractères com-
jurisconsuUe i
muns l'absence de lobe operculigère, la largeur des nageoires lobées, la minceur de la coquille calcaire, etc. — Un cavoliniidé.
CAVOLINITE (de Cavolini, 0. pr.) n. f. Silicate naturel d'alumine, de soude et de potasse.
ClAVOS(Catterino), compositeur italien, né à Venise en 1775, mort à Saint-Pétersbourg en 1840. Il partit pour la Russie en 1798. apprit assez rapidement le russe pour pouvoir composer un opéra intitulé : Ivan Soussanine. Cet ouvrage obtint un tel succès que le tsar le nomma directeur de la musique des théâtres impériaux de Saint- Pétersbourg. C'est alors qu'il écrivit, sur texte russe, les ouvrages suivants : le Phénix, les Jiuines de Babylone, la Force d'Elie, le Prince invisible, les Trois bossus, la Poste de l'amour, un Règne de douze heures, la Fille du Danube, le Fugitif, le Cosaque poète, l'Inconnu, un Nouvel Embarras, plus un opéra français intitulé : les Trois sultanes, et une demi-douzaine de ballets. C'avos a composé aussi, en 1819, pour le théâtre de Munich, un monodrame italien intitulé ; il Convito degli spiriti.
GavoDR ou CavoRRE, ville d'Italie (Piémont fprov. de Turin]), vallée du Pellice ; 7.000 hab. Soieries, marbres, ardoises, tanneries. Commerce de marbres, tissus. Marché fréquenté. Jadis, un château couronnait la Rocca, rocher isolé dans la plaine. Elle fut prise par Lesdiguières en 1592, par Catinat en 1690. — Ch.-l. de mandement et d'un marquisat dont le ministre de Victor-Emmanuel a illustré le nom.
CavoUR (Camille' -Benso, comte de), homme d'Etat italien, né et mort à Turin (1810-18G1). D'une famille ancienne du Piémont, il entra, en 1820, à l'académie royale militaire de Turin, d'où il sortit, à dix-huit ans, souslieutenant du génie. Envoyé au fort de Bard comme suspect de libéralisme, il donna sa démission en 1831 pour s'adonner à l'agriculture dans son domaine de Leri, et pour voyager. C'est à Paris et à Londres que se forma son esprit. On remarqua son article sur les Chemins de fer en Italie («Revue nouvelle», r' mai 1846). L'annéo suivante, il fondait, avec le comte Balbo, il Risorgimenio, journal qui eut une influence considérable sur la i des événements. En 1848, Cavour quitta la plume pour l'épée ; mais, après le désastre de Novare, il reprit la dire'"ction du Risorgimenio, et combattit vaillamment pour sauver dunaufrage l'indépendance de la patrie. Déjà député
(1849), il
illet
portefeuille ducommerco et de l'agriculture. A ce portefeuille on joignit, l'année suivante, celui des finances. Le premier soin du nouveau ministre fut de rétablir, par de sages et vigoureuses mesures, l'équilibre entre les dépenses et les recettes; mais il uavour.
éprouva une vive opposition pour l'établissement du libre-échange, et il sortit du cabinet après une rupture éclatante avec Massimo d'Azeglio (1852). Il reprit peu après le pouvoir, avec la titre de président du conseil, qu'il conserva jusqu'à se mort. A l'intérieur, il afl'ermit la liberté individuelle, la liberté de la presse et des cultes, lutta contre le clergé, dont il s'attacha à diminuer l'influence, fit vendre les biens de mainmorte, et enleva aux corporations religieuses le monopole de l'enseignement ; mais il sévit contraint d'ajourner un projet de loi pour l'organisation du mariage civil. L'œuvre principale de Cavour, ce fut l'unité italienne. L'envoi en Crimée d'un corps au.viliaire pour combattre à côté des armées française et anglaise contre les Russes fit admettre le Piémont au congrès de Paris, où Cavour posa la question italienne. L'entrevue de Plombières lui valut l'alliance de la France. L'armée française franchit les Alpes. La Lombardie, à la suite de glorieux combats, fut arrachée à l'Autriche ; mais Napoléon III s'arrêta, et signe la paix à Villafranca (1859). Cédant la place à Rattazzi, Cavour se retira. Placé, après quelques mois de retraite apparente, à la tête d'un ministère cbmplètement renouvelé (1860), il opère l'annexion de l'Italie centrale et termine sous main la conquête des Deux-Siciles par Garibaldi. En 1861, il futatteintd une fièvre inflammatoire dont il mourut. A la nouvelle de sa mort, l'Italie entière prit le deuil. D'une taille moyenne, mais d'une constitution robuste, le comte de Cavour avait un caractère légèrement irrital)Ie,un esprit incisif et étincelant de saillies, une volonté aussi souple qu'énergique. Il était doué d'une activité vraiment extraordinaire. Pendant la campagne d'Italie, il dirigeait à la fois les départements de l'intérieur, des afl'aires étrangères et de la guerre.
— BiBL. : C. Chiala, Lettres de C. Cavour (Turin, 1883- 1887) ; Artom et Blanc, Œuvre parlementaire du comte de Cavour (Florence, 1868); W. de La Rive, le Comte de Cavour (Paris, 1863) ; C. de Mazade, le Comte de Cavour {P avis, 1877). CavoYE (Louis d'Oger, chevalier, puis marquis de) né à Paris en 1639 ou 1640, mort à Paris en 1716, gentilhomme de la cour de Louis XIV, réputé pour sa vaillance et sa beauté, et la grâce fine et élégante avec laquelle il joua son rôle de courtisan. Il eut de nombreuses amours, suivies de nombreux duels qui le menèrent plus d'une fois à la Bastille. Il fut nommé, en 1667, maréchal des logis du roi, et, en 1684, son aide de camp. Il fut un protecteur éclairé des arts et des lettres et en tirait vanité. Il aimait beaucoup Racine et se plaisait à se montrer en public avec lui. On rapportait à ce propos ce mot de Louis XIV : . Cavoye, avec Racine, se croit bel esprit; Racine, avec Cavoye, se croit courtisan. »
CAVRON n. m. Prune violette, ronde, de la grosseur d'une cerise, et appelée aussi prune de Saint-Julien.
CAVRONNIER [vro-ni-é) n. m. Prunier quiporte le cavron.
CAWADJl (oua-dji — de l'ar. caoua, café) n. m. Marchand de café, en Afrique.
CAWAS [ouass — mot ar.) n. m. Admin. V. cavas.
CAWCHER (ka-on-ehé), ÈRE adj. Relig. judaïque. Légal, régulier. (Se dit de la chair des animaux abattus de la
inièro e risôos par 1
pris rAWOlIKBlî.
— l*ar oxt. Bon, régulier, convonablo : Cela n'est pax CAWcuuK. Marchaudisa qui i\'est pas trop cAwciii'iUK. Cawdor, bourg d'Ecosso. V. Calbkb.
Caxamabca ou CajamAXA, ville (lu Pérou. V. Caja-
Caxambu, villo dos Etats-Unis du Brésil (prov. do Minas (Icrii's), sur un affluent du rio Vordo, dans la serra de Maiiiii|UiMra: 3.000 hab. Eaux thormalos réputées. C'est par fx.TlI.Mi'-o la villo d'eaux du Brésil.
CAXATAMbO ou CajATAMBO, villo du Pérou. V. Ca-
CAXr<; CTlri-in» ,-u.--,'Vi- •'ni'..:,, ■,,'. r-) Vl-r-ncn au
: Su.
, duc de), général Janeiro en 1800, mort armée et
' dom Pedro. Nommé de baron et de
Caxoeira, vdio du Brésil \ Cachoeira Caxton 0\ilham), né vers 1422 dans le comté do Lcnt, niHil .1 L.iihiri s en 1491, est lo premier implimeur n^'l I Tl ( I- une chez un grand commer(;ant de
'U" 1 111 on 1441 Alors, il pasua sur lo
oni lit de plusieurs négociants anglais
cours de missions diplomaliq se lia avec Raoul Le Feb\ re, i traduisit en anglais et t par Ulrich ZelUe/îeciie;/rfcs/7/s/oiri
et de Jfedee, et le Jeu de' rabse do Jacques do Cessi
étude' Maddcn
Cayajabos, villatio des Antilles espagnoles (Ue do
lulia ' 1 -. ■• ■':■ 1" Mr.r l.d-Rio]) ; 6.550 hab.
Cav ^iMiii -i'i;i:n ,,ii Cerroblanco , montagne do
pai-1
CAYAMBOUC {k<i-ian-bouk') n. m. Nom que les marins donnent par mépris à un mauvais navire ou à un bâtiment de peu d importance.
CAYAPONIEn. f. Bot. Syn. do nii . , . , , ;:mi .
CAYENNE (A-a-i^n' — du bas lai , ,,:,,, „ f
Mar. Nom donné pendant longtetM' -.-aux
servant do caserne flottante. ïi ]',ir' , i ., , ,.'.^^'.
pages de la flotte. nCnisiii."; , Vil! ! V
l'usage des marins des nu n,, , , , , .
mot d'argot, qui tend dii h ; ,: , i , ,
. — Arg. Cimetière su i ,
par lo peuple comme im li.u^irvii ;m:i,i n,, 1' ,i n , ,. atelier situés hors de Pans.
— Bot. Poivre de Cayeiine, Uu des noms vulgaires du piment.
CayENNE (île deI, île de l'océan Atlantique, sur la cfite de la Guyane française, dont elle est séparée par le potit fleuve côtier appelé rivière de Cayenne à f O., celui do
Mahury à l'E., et par un canal naturel, dit rivière du Tourdc-l'lle, qui unit les doux fleuves au S.-O.
Très fertile, le sol de l'ilo do Cayenne produisait, lorsqu'il était cultivé: maïs, manioc, vanille, sucre, café, riz, tabac, girofle, muscade, poivre, roucou, indigo, cacao, coton ot fruits de toute espèce; mais on a presque abandonné la culture depuis la découverte do gisements aurifères.
Cayenne, ch.-I. de la Guyane française, à la pointe nord-ouest de \'ile de Cayenne, à l'embouchure do la rivière du même nom dans l'Atlantique; 12.250 hab. (Cayennais, tiisrs.i Hi-.si.liMire du gouverneur do la colonie, d'un com-
iiiati l.nii iiiii 11,111. , il 1111 préfet apostolique ot du directeur I' Il I I initontiaire. Cour d'appel, tribunal
'Il II I :ii 11 de paix; collège, écoles; hospice
on il, iti'i.ii 11 iNihi.iirn. Rado envasée, pouvant recevoir iiav II us de faible tonnage. Les autres s'ar-
rétcu
La ville, fondée nominalement en 1634, commença réellement d'exister en 1064, sous Colbert. Elle est bien bâtie, percée de rues larges, et s'(Mior[.Mniillit do saplace des Palmistes, où s'élèvent nih inniiini il I irlircs de ce nom, d'une hauteur consid. Il' i li'-truisit presque
entièrement la ville, III . I , niiions consistent
surtout en or natif, lili.iiu ; ,i . ,,., peaux; presque nulle est l'exportation .11111:11;,,. ilji.^ianto du sucre, du tatia, du café, du coton, du ruiuuu, etc.; l'importation comprend tous les produits naturels ou travaillés, la colonie ne produisant à peu près rien.
^ Le climat de Cayenne — nous ne disons pas celui de la Guyane — n'est pas plus malsain que celui des Antilles.
CayeR (Jean-Ignace), astronome et physicien français, né à Lyon en 1704, mort en 1754. Il entra on 1721 chez les jésuites, fut nommé chanoine de Fourvière en 1724, et se livra à l'étude des mathématiques sous lo savant Père Grégoire, du tiers ordre de Saint-François. La Société royale des beaux-arts (auj Académie de Lyon) le reçut, en 1736, au nombre de ses membres II a publié des Calculs ii\liun'i/i>iqui t dans les alni mai hs de Lyon, et des Dialo- " ' I 1 I ' ' t'i |iin de Lyon possède de lui
' I I ' I I II squels nous citerons : Ré-
tt i cloches dans tes temps i|uatre ans avant la lettre I 1 I ml II I m I' I 1 1 foudre. Cayer y constate
411e pariQi k s pi I soiiiK s II ippees de la foudre, plus de la moitié se trouvaient occupées à sonner pour éloigner 1 orage
les Bahamas, sur les cotes de la Floride, de Honduras, du Yucatan, etc En général peu fertiles ces îlots sont entourés de récifs coralligènes et couverts, le plus souvent, '■'"''" '* " 1 un d eux, Caye-Ouest (ou
rionde, se trouve un port fortihe
que d Haiti), sur la mer des Antilles , 25.000 hab. Ob'la prov du Sud Café, coton, indigo et sucre. Sa fondation date de I année 1726
CayET (Pierre-Victor Palma), chroniqueur et controversiste français, né à Montrichard (l'ouraine) en 1525, mort en 1610 Disciple de Ramus, il embrassa à son exemple le protestantisme, devint prédicateur de Catherine de Bourbon, puis rentra dans le catholicisme (1595), et fut nommé, en 1596, professeur d hébreu au collège de Navarre. Outre des ouvrages de controverse et des traductions, on lui doit : Chronologie novennaire {1608), et Chronologie seplennaire {1005), récits des événements de 1589 à 1604, qui sont assez estimés et curieux à consulter.
Ca'YEUX-SUR-MER, comm. de la Somme, arrond. et à 31 kilom. d'Abboville, près de la Manche ; 3.471 hab. Ch. de f. de Noyelles à Cayeux. Bains de mer très fréquentés ; pêcheries, forges pour la marine, câbles, fabriques de serrurerie. Le port de Cayeux est au Hourdol, par lequel il importe des charbons, des fontes, etc., d'Angleterre, et exporte des produits de la pèche, des pommes de terre, dos pommes, etc.
Ca-YEY, ville des Antilles (île de Porto-Rico), sur une branche du rio de Toa, dans la sierra de Cayey; 12.400 hab. Plantations de café; pâturages pour l'élève du bétail.
Cayla (Zoé Talon, comtesse Du), née en 1784, morte en 1850, favorite de Louis XVIII, était la fille d'un avocat au Châtelet, qui devint, sous la Révolution, l'agent secret du comte de Provence. Les services rendus par son père et son mariage avec le comte Du Cayla la firent admettre à la cour, après la restauration des Bourbons. Grâce à sa beauté, elle sut inspirer à Louis XVIII une
le château de Saint-Ouen, où elle se confina â la suite de la mort de ce roi.
CayxAR (Le), ch.-l. de cant. de l'Hérault, arrond. ot à 20 kilom. de Lodève, sur le plateau du Larzac, à la source de la Lergue ; 678 hab. Fourrages, fabrication de froma-
s. Restes d'i
: fort. Lo Caylar fut jadis i
importante. Un plaid y fut tenu en 1122, et Raimorid de Madières, évêquo de Lodève, y acheta, on 1197, un terrain pour y construire un château fort. Les protestants s'emparèrent de la ville en 1572, mais leurs efforts échouèrent contre le château, oii ils n'entrèrent que l'année suivante. En 1G28, le duc de Rohan prit la ville et lo château, qui se soumirent à Louis XIII. Patrie du chef camisard Maurel, dit Câlinât, et de l'érudit François Géraud. — Le
Gayley (Arthur), mathématicien anglais, né à Richmond (comté do Surrey) en 1821, mort à Londres en 1895.
Iiatiurd avocat, il so prit <\o passion pour les mathéma-
i II' . ' •tires, et des He-
,'. , .',/,• ;ii-o4ftme ifc .l/'a(/'tt«i (1852).
CAVLEYENNT ' -i/èn' — de Caytey, n. pr.) n. f. La a\ l'\ • I . Il- courbe algébrique, est l'enveloppe
os II- s ,| ;,. I .111 obtient en joignant un point A,
our loi|uid la première polaire a un point double, à ce
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