CÈDRE
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CÉDREL ou CÉDRÈLE {drèV — rad. cèdre) n. f. Genre de méliacées, renfermant des arbres élevés des régions chaudes de l'Asie, de l'Australie et de l'Amérique.
— Encycl. Les cédrels ont un bois odorant et coloré, dont on se sert pour la fabrication des meubles. Le cédrel odorant est le plus connu ; on l'appelle vulgairement : cèdre acajou, cédrel, acajou à planches, acajou femelle, caïl cédra d'Amérique. Son bois, bien que moins beau que celui de l'acajou à meubles {swietenia Mahogoni), est très employé. On en retire aussi une résine et un extrait fébrifuges et antidysentériques. Dans l'Hindoustan, les cédrels toona et fébrifuge ont une écorce employée pour combattre les fièvres et placée avec raison au nombre des meilleurs succédanés de l'écorce de quinquina.
CÉDRÉLACÉES n. f. pi. Bot. Série de méliacées, ayant pour type le genre cédrel. — Une cédrélacée.
CÉDRÉLÉES n. f. pi. Bot. Syn. de cbdrélacées.
CÉDRÉLÉON (du gr. kédros, cèdre, et élaion, huile) n. m. Huile volatile extraite du juniperus virginiana Linn. (ou cèdre de Virginie), et formée d'un mélange de cédrène (Gerhardt) et de camphre. Vermifuge et abortif, il est très toxique et devient mortel pour l'homme au delà de 10 grammes.
CÉDRÈNE (rad. cèdre) n. m. Chim. V. cèdre {essence de).
GedrenuS (George), moine du xi' siècle. Il a écrit une Chronique ou Histoire universelle, depuis le commencement du monde jusqu'à l'an lOSl après Jésus-Christ, compilation publiée dans la collection française des Byzantines (1647).
CEDRIA(5(<) ou CÉDRIE n. f. ou CEDRIUM {se, om') n.m. Antiq. Nom d'un mélange do bitume et d'une liqueur acide tirée du cèdre, l'un dos trois ingrédients dont les Egyptiens se servaient pour embaumer les corps.
CÉDRIDE (de cèdre) n. f. Nom vulgaire des fruits du genévrier cade, appelé aussi cèdre piquant ou oxycèdre.
CÉDRIE n. f. Sorte de résine ou colophane, qui s'échappe des incisions pratiquées dans l'écorce du cèdre.
CÉDRINE n. f. Alcaloïde extrait de la noix de cédron. (C'est un vernis jaunâtre, amer, soluble, avec fluorescence dans l'eau. On la prépare en traitant le cédron par l'eau bouillante et reprenant par le chloroforme ; ses sels sont analogues à ceux de la strychnine.)
CÉDRIRET (rè) n. m. Nom donné autrefois à un corps qui se forme au cours des traitements destinés à la rectification du goudron provenant de la distillation du bois. (Liebermann Ta appelé cérulignone.)
CÉDRITE n. m. Vin vermifuge que les anciens préparaient avec de la résine de cèdre.
CÉDRON n. m. Grand arbre {.nmaba cédron) de l'Amérique centrale, dont la graine, d'une amertume excessive, est réduite en poudre par les naturels du pays, qui l'em- I)loient à petite dose contre la morsure des serpents, la rage, les fièvres intermittentes. (Les cotylédons de cette plante portent le nom de noix de cédron.)
CÉDRON, torrent de la Palestine, arrosant les territoires des tribus de Benjamin et de Juda, célèbre dans la Bible. Il naît près de'Jérusalem, et coule au fond de la profonde vallée qui sépare la montagne des Oliviers du plateau sur lequel est bâtie la ville. Sur presque tout son parcours, la sinueuse vallée du Cédron offre l'aspect d'une crevasse rocailleuse et aride, qui finit par aboutir à la mer Morte. Dans ses flancs abrupts ont été creusées de nombreuses grottes sépulcrales (tombeaux des Juges, de Marie, d'Absalon, de Josaphat, etc.).
CÉDRONELLE {nèl') n. f. Genre de plantes, de la famille des labiées, tribu des népétées, comprenant un petit nombre d'espèces qui croissent au Mexique et aux Canaries.
Cedros, bourg portugais des Açores (ile Fayal), sur la côte septentrionale ; 3.400 hab.
CÉDROSTE n. f. Bot. Coulouvrée blanche.
CÉDROXYLON (du gr. kédros. Cèdre, et xylon, bois) n. m. Genre fossile créé pour contenir les bois de conifères présentant des zones d accroissement annuel, des rayons cellulaires simples et dépourvus, comme les cèdres actuels, de cellules et de canaux résinifères.
CÉDROLE n. m. Nom ancien du genévrier oxycèdre.
CÉDULE (lat. schedula, feuillet, page) n. f. Nom que l'on donnait anciennement à de petits papiers sur lesquels on écrivait ce que l'on voulait se rappeler.
— Par ext. Autrefois, Ecrit, billet sous seing privé, par lequel on reconnaît devoir une certaine somme.
— Loc.prov. anc. Plaider contre sa cédule. Nier une obligation que l'on a signée, et fig., Nier contre l'évidence.
gnification de pourvoi, afin d'être renvoyé devant un autre parlement.
— Dr. Acte par lequel le juge de paix permet, dans les cas urgents, d'abréger les délais de la citation (C. proc. civ., art. 6), ou par lequel il permet de citer les experts désignés (C. proc. civ., art. 29). il Ordonnance du juge d'instruction, transmise au procureur de la République, et indiquant les témoins à entendre, afiu que ce dernier les fasse citer (C. instr. cr., art. 71-72).
Cefalu, ville du royaume d'Italie (Sicile), sur la côte septentrionale ; 14.200 hab. Evêché, belle cathédrale avec mosaïques remarquables. Port vaste et commode, défendu par un château fort. Autref. Céphalxdis. — Pop. du circondario de Cefalu : 93.300 hab.
Geglie Messapica, ville d'Italie (Apulie, Pouille [prov. de Lecce]) ; 15.000 hab. — Une autre ville d'Italie, Ceglie del Campo (prov. de Bari délie Puglie), a 2.850 hab.
de bourre de laine.
' italien, né à Florence au xv" siè-
CÉIBA n. m. Bot. Syn. du genre bombax ou fromager.
CEIGNANTE (ffn mil. — rad. ceinrfi-ejn.f.etadj. Se dit de douzième vertèbre dorsale, située à l'endroit où l'on place d'ordinaire la ceinture.
CeilhES-ET-ROCOZELS, comm. de l'Hérault, arrond. et à 28 kilom. de Lodève, sur l'Orb naissant ; 826 liab. Ch. de f. Midi. Mines de cuivre et de plomb argentifère ; commerce de laines; scierie mécanique.
CeiLLIER (dom Rémi), historien et théologien bénédictin, président de la congrégation de Saint-Vanne, né à Bar-le-Duc en 1688, mort à l'abbaye de Flavigny, dont il était prieur, en 1761. Son principal ouvrage est une Histoire générale des auteurs sacrés et ecclésiastiques {1129-11 6Z).
CEINBROT {sin-bro) n. m. Nom vulgaire du pin cembra.
CE1NCE {sinss) n. f. Dans certaines contrées de France, Torchon de laine servant de faubert.
CEINDRE {sindr'— du lat. cingere, même sens : Je crins. tn ceins, il ceint, nous ceignons, vous ceignes, ils ceignent. Je ceignais, nous ceignions. Je ceignis, nous ceignîmes. Jr ceindrai, nous ceindrons. Je ceindrais, nous ceijidriùtis. Ceins, ceignons, ceignez. Que je ceigne, que nous ceignions. Que je ceignisse, que nous ceignissions. Ceignant. Ceint, ceinte) v. a. Entourer, environner : Ceindre une ville de remparts. Il Etre disposé tout autour de : Murs qui ceignent une ville.
— Entourer, en parlant d'une partie de son propre corps ou de celui d'une autre personne : Ceindre sa tète d'un bandeau. Il Disposer, placer, attacher autour d'une partie de son corps ou de celui d'une autre personne : Ceindre un baudrier, a Etre disposé, attaché autour de : t'ne corde ceint les reins des capucins.
— Fig. Etreindre, oppresser :
La douleur, aux traits vénéneux.
Comme d'un habit épineux
Me ceint d'une horrible torture. RÉONiiK.
itiq. Ceinilfe l'épie. Ceindre l'ipée à quelqu'un, So r, L'attaclior à quoiqu'un à l'aido d'une cointuro,
o ''"o'n d'il
do la ré- .'ÉPKK à Franeimlre tu couronne, le diadème, le bandeau royal; Ceindre à quelqu'un la couronne, le diadème, le bandeau royal. Monter sur lo trôno ; Y faire monter quoiqu'un, il Ceindre la tiare. Etre, devenir pape ou, en parlant dos Juifs, grand prêtre, il Ceindre son front de lauriers, Se couvrir do gloiro. Il Ceindre ses reins, So préparer à do grandes luttes, à de grands offerts.
Se ceindre, v. pr. So senvr, s'cntuuror une partie du corps:SECEiNDKR<i'uii /m- ' '■- .' '• nf. d'une éckarpe.
uuosoiiuuo lien, en (nu,, i ,,,,,, ,ians une partie soulomont de son etondiio ; mais, dans leur acception tiguréo, ils so rapprochent beaucoup de entourer; seulemont, ceindre s'applique aux objets les plus petits, et encemdre ù dos obiots un peu plus grands, sans toutefois porter i l'esprit ridée d'une surface aussi étendue que lo fait entourer. Enclore, c'est placer tout autour quelque chose qui forme une clôture, qui empoche do pénétrer à l'intérieur. Enfermer, c'est mettre autour un mur, une haie, un objet quelconque qui forme toute issue et empêche de sortir. Renfermer, c'est enfermer très étroitement ou enfermer ce qui résiste, ce qui veut être libre. Entourer, c'est occuper l'espace qui ost autour, en se tenant tout près do 1 objet, et en fermant une sorte de dépendance cxtiri.Min, Cl continue de cet objet. Environner ^'"'' ' , ii'-r l'espace tout autour, mais aune
•'' '' ' ■ivec une dépendance moins étroite.
'■'" 11'-- entourer de toutes parts, en tous
^'■' ' ' et renfermer dans une toile, un
s«' ■ i> ennemis sont enue^o/);)^s quand ils
soiii. Il, ,11 s,Mil,-m<Mit, eii^our^j, mais réduits à l'impossibilito (le so mouvoir.
CEINTE (sinf — rad. ceindre) n. m. Nom des bordages qui ceignent un navire, des pièces de bois qui servent à lier sa .har],,'!!!,-. ,:Oa dit aussi pbéceinte, et receinte.)
qui in.iia, ,■ l,- •., ,lisluquer. (On dit aussi ceintrage.)
CEINTRAGE >^,„-tr.ij') n. m. En T. de mar., Ensemble des c,jr,la-rs ,(111 sfryent à lier, à consolider un navire qui mtMiaco do son tr'ouvrir. [I Action de ceintrer un navire, do lier SOS bordages avec des cordages.
— Encyci,. L'opération du ceintrage n'a lieu qu'à la mer et dans une oxtromité fâcheuse ; elle se fait avec de forts cordages appelés yrelins ou avec des câbles, que l'on passe plusieurs fois par-dessous le bâtiment, do manière & l'embrasser tout entier; puis, à l'aide du cabestan, cette sorte de ligature est serrée par les moyens les plus puissants. Bien entendu, l'on no tente cette opération qu'à défaut d'autres moyens.
CEINTRE {sintr' — du lat. cinqere, ceindre) n. m. Sorte de ceinture faite avec des bouts de grelin, dont on entoure les embarcations pour les garantir contre le frottemont et les chocs.
CEINTRER (sin — du bas lat. cincturare) v. a. Ceintrer un bâtiment, S'opposer à la disjonction des pièces de sa niombruro en l'entourant do chaînes et de câbles.
Ceintré, ée part. pass. Ceintrer des lisses, des planches
Fuetcouques, Leur donner la courbure voulue, ii Un navire à ancre est ceintré quand la chaîne fait effort sous la quille.) CEINTURAGE {sin, raf) n. m. En T. d'eaux et for.. Entaille continue que l'on pratique au-dessus de la racine des arbres, afin d'amener le dépérissement et la mort rapide du végétal oue l'on a sacrifié ou vendu, ii Action de marquer, au moyen d'un trait de peinture blanche faisant ceinture à l'arbre, celui que l'on doit déraciner ou abattre à la hache. CEINTURE (sin — du lat. cinctura) n. f. Bande ou lien dont on so ceint, dont on s'entoure le milieu du corps : Passer un poignard à sa ceinture, il Bande d'étoffe ou de cuir que 1 on s'attache autour des reins, et qui est munie de petits compartiments destinés à recevoir des objets divers : Ceinture de cycliste. Porter des louis dans sa ceinture, il Ceinture de gymnastique. Bande de fort tissu munie d'un ou de plusieurs anneaux métalliques et que portent les pompiers, les personnes qui font de la gymnastique, etc.
— Partie d'un vêtement qui sert à le fixer autour do la taille : La ceinture d'une jupe, d'un pantalon.
, — Par oxt. Taille, partie du corps où s'attache ordinairement la ceinture : Etre nu jusqu'à la ceinture.
— Par anal. Objet disposé tout autour d'un antre : Cnt- ceinture de fossés.
— f ,....*.,-,. ,/,. ^^,, ,^f^.,f^^ Sorte de bandaj.',' Il", , .II,,,,, que la jalousie eni|,|,, , : , ;,,,iir garder la chas-
! médecine moderne
^ager dans quelqi , " nture I Ceinture blanche
gager dans quelque entrepris.
Imenne, Ceinture sçapulaire. V de lat
choroïde, Cer- I filles
— Arg. Parler sous ta ceinture, Rromottro de l'argent à quelqu un, afin de l'engager dans quelque entreprise.
— Anat. Ceinture
VIEN, et SCAI'DLAIRK.
clo ciliairo.
— Antiq. Ceinture de vierge. Ceinture que les i( grecques et romaines portaient jusqu'au jour do leur mariage. (Do là 1 on disait Z)rfno«er«o ceinture, pour Se marier.)
— Archit. Ceinture d'une colonne. Petite moulure carrée, on haut et on bas d un fût de colonne,
auquel elle est jointe par un congé. * lllll H I 1 111
(On dit aussi filet.) ii riangs do foml- ■■ jJUUUUUUill
les posées on forme de couronne sur (' ')
une astragale, pour séparer la par- | |
tio cannelée d'une colonne torse de '.
la partie ornée, il Ceinture de la iklXlZ'
volute ionique. Syn. de écharpe. "= -"■"■■"e.
— Art décor. Surface longue et étroite, décorée d'orno-
— Art milit. Ceinture à l'anglais" Son^ia fr,,.* ;....,« a laquelle on suspend l'ép'ée. n Ceint Ceinture d'uniforme spéciale pou commandants militaires.
— Artill. Monture qui entoure un , „ B«.h>.
do la bouche et lo commencement du bourrelet. Il Partie comprise entre la tranche ot la gorge de plate-bande de volée, dans une caronado. il Ceinture des projectiles, Ceu-
>a cuivre destinée, en s'ensrajynan s, à I
canon, entre la gorge
-;- Bot. Ceinture ou Baudrier de Neptune, Noms vulgaires des laminaires, il Ceinture de la Saint-Jean, Nom vulgaire de larmoise.
, — Boulang. Ceinture du four, La circonférence intérieure de la soute qui sert d'union à la chapelle et à l'âtre.
— Chass. Ceinture-cartouchière. \. cartouchière.
— Chir. Ceinture de Bilden, Bandage do cuir autrefois employé dans la réduction de certaines fractures ou luxations, n Ceinture Impogas trique , Ceinture qui maintient lo bas-ventre, ii Ceinture orthopédique. V. orthopédique.
— Chorégr. Manière de porter son corp:
en dansant ou en marchant, il Ceinture d'eu haut, Partie inférieure du corps, depuis la ceinture jusqu'aux jambes.
— Coût. anc. Ceinture de la reine. Subside qui se levait autrefois à Paris, et dont le revenu était affecté à l'entretien de la maison de la reine, il Jeter sa ceintnrp n //>.>,-.> îrr.,.^ de cession de biens, dans jugement, ou dans le cas (