‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 696 sur 956 · CELLULAIRE · texte numérisé non relu

CELLULAIRE

Végétaux cellulaires. Végétaux dont le corps est formé de cellules dont aucune n'a subi la différenciation qui aboutit à la constitution d'un vaisseau, par opposition aux végétaux vasculaires, qui contiennent des vaisseaux. Les végétaux cellulaires forment deux des quatre embranchements du règne végétal : les thallophytes et les

— Miner. Texture cellulaire. Mode de texture des roches qui ont de nombreuses cavités arrondies, à parois lisses.

— Encycl. Biol. On a admis que toute cellule présente trois parties : la membrane extérieure, le corps cellulaire proprement dit et le noyau, et qu'elle peut naître, comme

ir une sorte de cristallisation, dans un milieu amorphe, intercellulaire, le cytoblastème. V. ce mot, et blastéme.

Cette théorie primitive a subi de nos jours de profondes modifications. Les anciens observateurs qui, dans les vieilles cellules végétales, n'avaient saucune trace de cytoplasma, attribuaient membrane un rôle capital, même chez mais on a montré depuis que beaucoup de cellules sont dépourvues de membrane propre et on a fait jouer à la matière constituante du corps cellulaire, sarcorfe ou protoplasma, les fonctions les plus essentielles. Enfin, depuis la découverte de la division cellulaire indirecte, caryocinèse ou mitose, le noyau paraît avoir à son tour pris la prépondérance, et cette opinion semble confirmée par les expériences de mérotomie qu'on a faites. Toutefois, une nouvelle réaction se dessine encore, et quelques biologistes sont disposés à restituer à la membrane, isolable ou simplement représentée par une difl"érenciation périphérique du cytoplasma, une influence indéniable sur les échancros nutritifs de la cellule. D'autre part, comme il est prouvé qu'un noyau nu dégénère, on doit admettre que la membrane, le cytoplasma et le noyau sont trois parties inséparables do la cellule et chacune indispensable au fonctionnement du tout.

L'hypothèse des blastèmes n'a pas, d'autre part, résisté aux faits accumulés par Virchow, et la formule de ce dernier auteur : omnis cellula e cellula, est aujourd'hui universellement admise. On l'a même étendue aux divers organites (noyau, nucléole, centrosome, etc.) de la cellule, de telle sorte que chacun de ces organites proviendrait toujours, par 'voie directe, d'un organite antérieur identique. L'individualité et l'indépendance génétique ainsi accordées aux divers organites constitutifs de la cellule ont conduit nécessairement aux hypothèses microgranulaires de plusieurs biologistes. V'! bioblaste, gemmule,

IDE, MICROZVMAS, PANGÈNE, PLASTIDULE, etc.

— BiBLioGR. : Strasburger, Histoire et état actuel de la théorie cellulaire (« Revue internat, des sciences biologiques », 1881); Y. Delage, la Structure du protopl les théories sur l'hérédité et les grands problér logie générale (Paris, 1895).

— Physiol. Au point de vue chimique, les dérivés cellu laires sont extrêmement nombreux et variés ; au point di vue physiologique, ils peuvent se grouper en deux caté gories : 1» les produits solubles, toxiques, quand ils s'accu mulent, pour la cellule "" ' ' , . .

cellules

sut aperçu I effet, à la

! de la bic

nie qu qui, cependant, sont parfois utilisés (C'est ainsi que l'alcool, produit par 'les levures et toxique pour elles, devient un ahment pour le ferment acétique) ; 2° les produits insolubles, non toxiques en raison de leur insolubilité même, mais qui, s'accumulant constamment pendant les périodes d'activité vitale, sans s'éliminer pendant les périodes de repos, finissent par mettre obstacle aux échanges chimiques et jouent, par conséquent, un rôle essentiel dans les phénomènes de vieillesse. (V. catabo- LisME.) C'est à ces derniers produits que l'on réserve plus particulièrement lo nom de « dérivés cellulaires » ; on range souvent dans cette dernière catégorie, mais à tort, les produits solides, mais solubilisables (aleurone, amidon, glycogène, etc.) que renferment certaines cellules.

C'est seulement par leurs dérivés insolubles que les cellules animales diffèrent des cellules végétales ; les premières donnant surtout des albuminoides, comme la kératine, les secondes des hydrates de carbone, comme la cellulose. Or ces matières insolubles sont, précisément à cause de cela, des substances unissantes, des sortes do ciment*, grâce auxquels lea blastomèree issus de la

de l'œuf resten

tuent les polyplastides metai ! l)o

stides et surtout chez les mttaz I lil

férenciation en tissus des blastomèr s maint nus un s par les dérivés insolubles (kératine cellulose) car la nature des produits solubles verses dans le milieu intérieur im pose aux cellules voisines une variation adaptative qui est l'origine véritable de la différenciation histologique L'étude des dérives cellulaires est donc le seul moyen dont on dispose actuellement pour reconnaître les différences chimiques des plastides et des milieux dans lesquels ils baignent.

— BiBLiOGR. ; Strasburger, Manuel d'anatomie végétale (Paris, 1886); Flemming, Zellsubstanz , kem und zelltkeilung (Leipzig, 1882); O. Hertwig, die Zelle und die Gewale (léna, 1892); Duval, Précis d'histologie (Paris, 1896); J. Laumonier, Physiologie générale (Paris, 18'J7).

— Histol. Tissu cellulaire. Bichat désignait sous ce nom un tissu animal caractérisé par l'existence de petites lacunes visibles à l'œil nu, lacunes qui n'ont d'ailleurs rien de commun avec les véritables cellules. (V. cellule.) Ce tissu sert à unir les organes et en constitue même quelques-uns; il forme le derme et accompagne tous les épithéliums , ses cellules peuvent se remplir de graisse (tissu adipeux), et les innombrables aréoles qu il présente etqui,normalement,ser\eiit do\<.ieai nutriuc n [ni^ent, dans les cas patholoi-i in t1 r i ) ou s'infiltrer (œdème) C e'-t i 1 on peut insuffler la gra^^^ i es éléments anatomiques 1 i u nt, avec les faisceaux conj i | i •- te qu'on appelle aujourd hui plus exactement k s tissus de substance conjonctive V conjonctif {tissu)

Bien que le terme de « tissu cellulaire ■ semble constituer un pléonasme et soit tombe en désuétude, on 1 emploie parfois encore, en histologie végétale, pour designer un tissu formé de cellules vivantes, ordinairement isodiamétriques, et dont les membranes cellulosiques ont subi peu de modifications chimiques ; c'est ce qu'on appelle plus communément un parenchyme. Ces caractères se rencontrent, en particulier, dans tous les tissus jeunes en voie de cloisonnement, ou méristémes, qui n'ont pas encore subi leur différenciation définitive.

CELLULAIRE {sèl, 1er') ou CELLULARIA {sèl) n. f. Genre de bryozoaires gymnolémates chilostomes, famille des cellulariidés, caractérisé par les cellules disposées sur deux ou trois rangées, avec la face dorsale poreuse, et sans vibraculaires. (Les cellulaires sont répandues dans toutes les mers : cellularia /*eacAn' [océan Atlantique], etc.)

CELLULAIRES {sèl, 1er') n. m. pi. Groupes de végétaux, :omposés uniquement de tissu cellulaire et, par conséquent.

CELLULARŒNS {sèl, ri-in — rad r,.ll„h,,-in\ n m. pi. Groupe de bryozoaires gymnolémairs, -.,u, . iin .1, s , hilostomates, renfermant les famiUi-s . tnh^S,

cellulariidés, bicellariidés, celtarmi' i . une

caractères communs la forme en cntn: ■, , Mrii,|;ir ,-t tu-

buleuse des zoécies, qui sont calcaires ci cornées, ou simplement cornées. — lin celldlarien.

CELLULARUDÉS {sèl — de cellularia, et du gr. eidos, aspect) n. m. pi. Famille de bryozoaires chilostomates, groupe des cellulariens, renfermant les genres cellularia, menipea, scrupocellaria, caberea, et voisins, tous caractérisés par leurs colonies à ramification dichotome, avec zoécies sur deux rangées au moins. (Les cellulariidés sont répandus en diverses mers ; les formes fossiles apparaissent dans le tertiaire.) — Un cellulariidé.

CELLULARISME {séV, rissm') n. m. Doctrine de la formation et de la vie de la cellule, dans les tissus vivants.

CELLULE {sèl — lat. cellula, dimin. de celta, case) u. f. Petite chambre d'un religieux ou d'une religieuse : Rentre dans ta cellule et fermes-en la porte

Corneille.

Il Petit logement qu'on prépare à chacun <ies cardinaux n'unis en conclave pour nommer un pajM ( ! ,1 11 r 1, [M tiirs chambres où l'on enferme isolémriii : i. . Ir,

prisonsditescellulaires. Il Chacunil. • i hm'

voiture cellulaire, où l'on ne plaei' ■, I I ' I , i > iriui r.

— Par anal. Petite pièce retirée u I ni - inni iMur rester seul : /( faut embellir sa cellule. lAcad.)

— Par ext. Petite case, petit compartiment : Les éponges sont divisées en petites cellules.

— Chacun des petits compartiments qui forment la texture de certains os et de plusieurs tissus : Cellules des os. Cellules du tissu adipeux. Cellules bronchiques.

— Apic. Chacune des petites loges ou alvéoles qui forment les rayons construits par les abeilles.

— Art milit. Punition militaire subie dans des conditions particulières.

— Biol. Nom donné par les premiers histologistes (De Mirbel, 1808) à l'élément fondamental de la structure des êtres vivants.

— Bot. Petit corps vésiculaîre, à parois minces et membraneuses, qui. en se réunissant à d'autres corps de même nature, forme le tissu cellulaire, base de l'organisation végétale : La moelle des plantes est constamment formée de cellules. (P. Gervais.) Syn. de utricule. il On donne aussi ce nom aux loges d'une capsule.

— Encycl. Apic. Une ruche cubant 27 litres renferme plus de 50.000 cellules, servant à contenir soit les larves et les nymphes {cellules à couvain), soit le miel et le pollen. Ces cellules sont construites avec de la cire, renforcées à leur partie supérieure par un rebord en propolis et présentent trois types : !• les cellules d'ouvrières, de forme hexagonale, à fond pyramide en creux, de 12 à 13 millimètres de profondeur et 5 millimètres de largeur; ce sont les plus nombreuses; les unes servent à élever les larves d'ouvrières, les autres sont des magasins à miel. (Celles-ci sont inclinées de 4 à 5 degré empêcher leur contenu de se répandre) ; 2" les de mâle, de forme semblable, mais plus grandes (15 millimètres de profondeur et 6 millimètres de largeur): 3» les cellules de reine, en forme de gland, placées ordinairement le long des rayons et dont Te diamètre dopasse 8 millimètres. Dans une ruche orpheline, les abeilles emploient plusieurs cellules ordinaires pour construire

pour ellulrs

uiK! i)his grande, appelée cellule ice samelé, qui sert, par I ('iii|i)oi (1 une nourriture choisie, à. transformer une larve larve de reine. Dans cocas, ces cellules

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