‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 7 sur 956 · I BÉNÉDICTINES · texte numérisé non relu

I BÉNÉDICTINES

. C'est à la fondation do l'abbayo première rédaction do la règle le l'on fait remonter l'institution

Moins d'un dcnii-.sicido après la

les Anglo-Saxons. Les nouveaux s'unirent aux disciples de saint Columban

Gaule la rècle df

qui avait apporté Ban'-er.e. allAronl-

substitution |

et communiquaient à do nombreux disciples. Ils écrivaient l'histoire de leur temps {Historia ecclesiaslica do Bède ; u Chroniques de saint Denis n, etc.). La musique était aussi fort cultivée dans les abbayes bénédictines et lit de grands progrès (école de Reichenau).

Mais, en même temps que les couvents so multipliaient, la discipline se relâchait. Une réforme devenait nécessaire. Cluny, fondé vers 910, se mit à la tête du mouvement et entraîna en quelques années jusqu'à deux mille

branches monastiques, don' ', ' , , iront leur ar'icle en ce dictionnaire : les.ii , , vers 1098 par Robert de Molesme et à I ' i . . i ; . r I donna bientôt son nom, tige puissante d on .oui on i .ikois rameaux dans le cours des âges (Sept-Fonds, trappistes, feuillants, etc.): les camaldules, les chartreux, les guillemites ou blancsmanteaux, les fontevristes, les grandmontins, les olivetains, les célestins, etc. D'autre part, divers ordres militaires se formèrent avec la règle de saint Benoit /f:,|:,trnv:i <-n Castille, AlcantaraenLéon,rordredurini I , Il r iiii ,1 .le). Nous ne pouvons entrer dans ton i histoire de l'ordre bénédictin ; nous non I. . Il marquer les faits principaux et les t.'iMiiio, |,, i, . l'ju-

sieurs conciles et synodes (^Latran, r.'i,> : Vienne, r.iu ; 'Valence, 1322) essayèrent d amener une plus grande cohésion entre les divers monastères. La bullo Èenedictina (1336), qui fut d'ailleurs très mal accueillie, n'admettait plus qu'un seul ordre divisé, en trente-six provinces. Le de Trente ordonna aux monastères de se grouper

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grégations établies de divers côtés : en Italie, les conoréeations de Sainte-Justine de Parme (1410), unie à celle du .\lont-Cassin ; de Saint-Nicolas d'Arènes (1483) ; en AUenia!.'ne, les congrégations de Bursfeld (1425), de Saint- ■ loseph (1603), des Saints-Anges-Gardiens ; en Autriche, la oonorégation de Melck (1618); en Hongrie, la congrégation de Martinsberg (1385) ; en Suisse, la congrégation hel- Espagne, la congrégation de 'Valladolid ; la ■ "- Portugal (xvi" siècle), ' "- ' '-'

issue de 1

congregatii

dente. En France, ce n'est guère qu'au xvii"

'^ ■" a Cour, prieur de Saint-

i précé-

) aboutit. Dom Didier de la 'Cour, prieur de Sai ■ ^ jinno a ^'e^dun, lit aboutir, vers 1600, une réforme qui i-ni 11- nom de «congrégation de Saint-'Vanne et d'Hidulf.. La . oii-rroation produisit quelques érudits célèbres : dom I, .11111, loin Kemi Cellier, et surtout le savant Calmet. De

la -roLation de Saint-'Vanne en sortirent deux autres :

,ollo d- Saiiit-Placide et celle de Saint-Maur. Celle-ci linlLi l un L-rand éclat : grâce au zèle de dom Tarisse, elle looL'i,-,,;, l'ipidement ; l'abbaye de Saint-Germain-desl'ns, à l'aris, était le siège du général de l'ordre. Nous ne pouvuu,s citer ici que quelques noms de membres de cette congrégation, qui compte tant d'érudits et beaucoup de savants de premier ordre. Mabillon, Luc d'Achery, Montfaucon, Ruinart, "Vaissète, etc., écrivirent des œuvres admirables par la précision et la profondeur de l'érudition. Des œuvres collectives, comme la Gallia christiana et V Histoire littéraire de la France, attestent encore le génie laborieux des moines de Saint-Maur.

La Révolution porta un coup terrible à l'ordre de Saint- Benoît ; mais il se releva peu à pou. Ce fut dom Guéranger qui le restaura en France (1837). La congrégation de France, désorganisée par les décrets de 1880, comptait trois abbayes : Solesmes, Ligugé et Marseille. Solesmes a ressuscité également l'abbaye espagnole de Silos. Sans atteindre à l'éclat de la congrégation de Saint-Maur, la congrégation de France a produit des érudits remarquables : dom Guéranger, dom Pitra, devenu cardinal, dom Piolin. L'école musicale de Solesmes, sous la direction de dom Mocquereau, a exercé une influence décisive sur la réforme du chant grégorien {le Graduel, l'AntipImnaire de Solesmes, la Paléographie musicale). En Belgique, l'ordre bénédictin est représenté par l'abbaye de Alaredsous, qui appartient à la congrégation allemande de Beuron. 'V. les divers noms propres cités dans cet article et, en outre, pour la période moderne : Saints-Anoes-Gardiens, Sainte-

JOSTINE, SUBIACO, MÉKHITARISTES.

— BiBLiOGR. : dom Jean Mabillon, A>mn/esorrfi'nisSanc(i Benedicd' [jusqu'en 1167] (Lutecise, 1703-1739); le même

'iblioth. des écrivains de ■Maur{he Mans, 1882); Studien und Miltheilung. der Bened. und Cislerc. Orden. (Briinn, 1880), etc. — Bénédictines. Les bénédictines ont prétendu faire remonter leur institution à la sœur jumelle de saint Benoît de Nursie, sainte Scolastique, morte en 542, et qui aurait dirieé un couvent de femmes à Piombariola, dans le voisinage 3u Mont-Cassin. En Gaule, le monastère fondé par sainte Radegonde à Poitiers en 544 suivit d'abord la règle de saint

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