BENEDICTION
noie que saint Amanu imposait aux monastèroi lui (Maubouge, par exemple). La règle étaii 'e, notamment pour l'usage do la do bénédictines étaient assujettis i
mi les particularitéslos plus notables, il faut signaler l'oxistcnco de monastères doubles, oiX les moines et les noonos vivaient sous une mémo direction. Ce fait, qui s'est présenté dans les couvents anglo-saxons, est surtout connu par l'exemple do Fontcvrault, oiï l'abbcsso avait le gouvernement des deux communautés ; cet ordre do choses disparut vers le xv siècle. Pour maintenir l'observance, les cloîtres do te mm os furent soumis, dès lo xii« siècle, à la visite exercée ordinairement par dos religieux.
Comme les bénédictins, les bénédictines curent dos abbayes nobles, où n'étaient reçues que des dames (Remiremont, Epinal, Nivelle). Dans le cours dos siècles, lo relâchement entra dans les couvents. Au xv« siècle, plusieurs des
se réformer se firent agréger aux clarissos ou à la règle do Cîteaux. C'est en France, au xvii' siècle, qu'eurent lieu les réformes les plus importantes des bénédictines, et surtout par les deux sévères congrégations de Notre-Damodu-Calvaire (1621), ctde l'Adoration perpétuelle du Saint- Sacrement (1652), confirmée par Innocent XI, et qui eut des maisons non seulement en Franco, mais en Allemagne, en Suisse, en Italieet jusqu'en Pologne. De nos jours, les bénédictines ont, en France, 45 maisons. Elles ont encore des couvents en Italie (134), en Angleterre, en Autriche, en Bavière, en Belgique, en Suisse, en Australie, aux États-Unis, etc.
BÉNÉDICTINE (rad. bénédictin) n. f. et adj. Liqueur sirupeuse, dont l'aspect rappelle celui de la chartreuse ; La liqueur bénédictine. Un verre de bénédictine.
— Encycl. La bénédictine fut inventée en 1510 par les religieux de l'abbaye de Fécamp. Cette abbaye n'existe plus, et la bénédictine est aujourd hui de fabrication laïque. C'est une liqueur à base de cognac, dans la composition de laquelle entrent, par l'infusion et la distillation , des plantes herbacées, récoltées au bord de la mer à l'époque
qui voulurent
BÉNÉDICTION (ftsi
lat. benedictio; de bene, bien, et
mérités par la reconnaissance :
des pauvres. Mériter les bénédictions de te Il Estime, afl'ection universelle : Ce monde t JÉNÉDICTION. (Fléch.)
— Fam. Grande abondance, prospérité exceptionnelle : Ces vignes sont chargées de grappes; c'est une bénédiction. Il Résultat quelconque qui dépasse les limites ordinaires : Chaque année les impôts augmentent, c'est une bénédiction !
— Souhaits solennels prononcés dans une circonstance grave par une personne vénérable : Les bénédictions d'un père, d'une mère, d'un vieillard, d'un mourant.
— Fam. ironiq. Donner à quelqu'un sa bénédiction. Le congédier, le renvoyer.
— Interjectiv. Dieu m'assiste; Dieu vous garde : Bénédiction ! Je suis perdu.
— Ecrit, sainte. Vallée de bénédiction. Lieu de la tribu de Juda où Josaphat remporta la victoire sur les troupes réunies des Moabites, des Ammonites ©t des Iduméens.
— Liturg. Action d'un ministre de la religion, qui appelle la protection divine sur une personne ou sur une chose par un rit prescrit : La bénédiction de l'évêque. La bénédiction d une église, d'une chapelle, d'un vaisseau.
— Bénédiction U7'bt et orbi, Bénédiction solennelle que le pape donne du haut du Vatican, le jeudi saint, le jour de Pâques et celui de l'Ascension, à la ville do Rome et à l'univers, il Bénédiction du saint sacrement. Bénédiction que le prêtre donne aux fldèleSj on tenant le saint sacre-
— Relig. Etat, caractère, habitudes de sainteté, de profonde piété : Enfant, Maison de bénédiction.
— Ekcycl. Des bénédictionsdans la Bible. Les patriarches, avant de mourir, bénissaient un do leurs fils; c'était comme un acte testamentaire qui instituait chef de famille celui qui en était l'objet. On sait que Jacob, avec l'aide de sa mère, détourna sur lui la bénédiction que son père Isaac croyait donner à Esaû. Moïse {?iombr. VI, 24-27) ordonna que les prêtres bénissent matin et soir les enfants d'Israël au moyen d'une formule qu'il précisa avec soin. En dehors de ce rit légal, nous voyons souvent les prophètes donner des bénédictions soit au peuple, soit à quelques serviteurs do Dieu en particulier.
— Des bénédictions dans l'Eglise catholique. Il faut distinguer les bénédictions destinées aux personnes, et les bénédictions destinées aux choses.
l" Aux personnes. Le pape donne une bénédiction solennelle enrichie d'indulgences importantes, urbi et orbi, c'est-à-dire à la ville de Rome et au monde entier, le jour de son couronnement à Saint-Pierre et à Saint-Jean do Latran le jour de sa prise de possession ; il la donne aussi le jour de Pâques à Saint-Pierre, le jour de l'Ascension à Saint -Jean de Latran, et le jour de l'Assomption à Sainte-Marie-Majeure. Citons encore, sous une forme moins solennelle, la bénédiction apostolique, toujours accompagnée d'une indulgence plénière, que le pape ou donne par lui-même ou permet à un évêque de donner en son nom. Enfin, le pape en quelque lieu qu'il se trouve, les évêques dans leur diocèse, donnent au peuple qui se presse sur leur passage une bénédiction avec une indulgence partielle. Les prêtres bénissent les fidèles dans certaines circonstances déterminées ; par exemple : à la fin de la messe, après avoir reçu le consentement mutuel de deu-x époux, au salut avec lo saint sacrement, etc.
2» ^iix choses. Certaines bénédictions de choses sont réservées au pape, telles que la bénédiction du pallium, do l'agnus dei, de la rose d'or; d'autres aux évêques, telles
BÉNÉDICTIONNAIRE — BÉNÉFICE
que la bénédiction des autels, des cloches et en général les bénédictions qui sont accompagnées d'une onction. Les simples prêtres peuvent bénir une foule d'objets, soit consacrés au culte, soit destinés à l'usage des chrétiens, comme les rameaux, les cendres, l'eau, le sel, le pain, le vin, l'huile, les aliments, les fruits, les champs, lesjardins, les puits, les fontaines, les maisons, les navires, la mer, les rivières, les chemins de fer, les drapeaux, les armes, enfin même les êtres vivants, comme les bestiaux et certains animaux utiles â l'homme. Par délégation spéciale, le prêtre peut donner les bénédictions que le rituel réserve à l'évêque ; par exemple, il peut bénir une cloche. Le rit de la bénédiction se compose do trois éléments : 1" une formule de prière appropriée ; 2« un ou plusieurs signes de croix; 3« l'aspersion de l'eau bénite et parfois une ou plusieurs onctions.
— Bénédiction nvptiale. V. mariagk RKUGlKtîX.
— Bénédiction bouddhiste. Au Japon, la bénédiction joue un grand rôle dans le culte ; elle a un but de puriîication, de consécration et d'exorcisme. Au début de chaque cérémonie, le prêtre bénit les objets du culte au moyen de passes, faites avec le ko (en sanscrit vajra), représentation symbolique de la foudre qu'il accompagne de paroles sacramentelles. Par le même procédé, il consacre un vase rempli d'eau, avec laquelle il purifie les ustensiles sacrés, les offrandes et les assistants qu'il asperge d'eau lustrale. Le prêtre bénit encore avec trois ou deux doigts étendus, ou en imposant un objet sacré. Dans le bouddhisme du Thibet, la bénédiction a une égale im-
Bénédiction des blés dans l'Artois (la), tableau de Jules Breton, musée du Luxembourg (1857). Cette toile représente une procession qui se déroule dans un sentier Jrayé à travers les épis jaunissants. En tète, des jeunes
— Bénéfice de stibrogalion. W. cautionnkment, et payement.
— Bénéfice di
— Bénéfice d'i sions ( ■ .
malités, assure à l'héritier de ne pas être tenu des dettes du défunt au delà des forces de la succession. (V. partie encycl.) Il Dans le langage commun. Sous ou par bénéfice d'inventaire, Avec restriction, avec réser- ' ' "" tion ; conditionnellement : J'accepte, mais