CENTIME
— Fin. Centimes additionnels. Surcroît d'impôt d un centime par franc ajouté au principal du rôle, pour subvenir à certaines dépenses spéciales : Les impôts de certaines communes atteignent et dépassent les vingl centimes ADDITIONNELS çue la loi a fixes pour limite.
— Centimes de poche, d'ordinaire, de baguettes. V. masse,
et PRÊT.
— Enctcl. Fin. Les centimes additionnels ont eu pour but, dès la création des contributions directes, de pourvoir à certaines destinations, telles que les frais do confection des rôles et de perception, et la constitution de fonds de non-valeurs et de dégrèvements. Plus tard, 1 Etat a également eu recours à ce moyen pour augmenter ses ressources, sans créer de nouveaux types d'impôts. Les centimes additionnels se divisent en généraux, qui sont ceux perçus par l'Etat, en départementaux et en communaux. Parmi les uns et les autres, on distingue les centi-
mes généraux et les centimes spéciaux, suivant qu ils ont reçu, ou non, de la loi une aff'ectation particulière, en sorte que, même parmi les centimes perçus par l'Etat, malgré le nom qui leur est donné, il en est de spéciaux en ce sens. Dès le budget de 1814, on trouve des centimes additionnels généraux créés sans aJTectation spéciale pour augmenter les ressources de l'Etat; depuis lors, ils ont été souvent très élevés. A partir de la loi du 7 août 1850, la contribution foncière cessa d'être frappée de centimes additionnels, sauf de 1856 à 1859. Ils existent sur les autres contributions. Les centimes avec aff'ectation spéciale perçus par l'Etat sont notamment ceux de l'instruction primaire, depuis la loi du 19 juillet 1889, et ceux qui ont pour objet la constitution des fonds de dégrèvement et de nonvaleurs et du fonds de secours.
Les centimes additionnels départementaux constituent souvent pour les départements l'une des principales ressources du budget. Ils sont votés par les conseils généraux des départements. Ils se divisent en centimes ordinaires et en centimes extraordinaires, ceux-ci votés annuellement dans les limites déterminées par la loi do finances, ou autorisés par des lois spéciales. Les centimes ordinaires sont au nombre de 42. Il y a 26 centimes généraux, dont 25 sur les contributions foncière et personnelle mobilière et 1 sur les quatre contributions. Les centimes spéciaux sont au nombre de 7 pour les chemins vicinaux, 4 pour l'enseignement primaire, 5 pour le cadastre. Pour les communes qui ont des ressources plus variées que les départements, les centimes additionnels volés par les conseils municipaux ne sont qu'un des éléments des recettes communales. Les centimes ordinaires, sans aff'ectation spéciale, ont été fixés à 5 par la loi du 15 mai 1818. Comme centimes spéciaux, la loi du 21 mai 1836 en a établi 5 pour les chemins vicinaux, et la loi du 16 juin 1881 4 pour l'enseignement primaire. En outre, il peut y avoir des centimes extraordinaires pour pourvoir à des dépenses du budget extraordinaires.
CENTIMÈTRE (du préf. centi, etiemétre)a.m. Centième partie du mètre, unité de longueur. CV. métrique [système].) 11 Dans certaines professions, on appelle improprement cenîimèlre, quelle que soit sa longueur, un ruban ou une bande divisée en centimètres ; Le centimètre d'un tailleur.
CENTINODE (du lat. centum, centi, cent, et nodus, nœud) n. m. Un des noms communs d'une ronouée appelée traînasse, et qui est le polygonum ariculaire.
CENTIPÈDE (san — du lat. centum, cenli, cent, et pes, pedis, pied) n. f. Bot. Syn. de dicbrocéphale.
{san. stèr' — du préf. cetili, et de <
,e stère) (Inus.)
. Centième partie de la mesure appelée stère.
Cent-JOURS (les), nom que l'histoire a conservé à la dernière période du rè^ne de Napoléon I", qui s'étend du 20 mars 1815, date de son arrivée à Paris lors de son retour de l'Ile d'Elbe, jusqu'à la seconde Restauration de Louis XVIII (Sjuill.).
Le premier soin de Napoléon, rétabli sur son trône, fut de briser les dernières résistances royalistes et de constituer un gouvernement solide. La première partie de cette tâche fut facile, grâce au concours de l'armée: la duchesse d'Angoulême à Bordeaux, son mari dans la vallée du Rhin, 'Vitrolles à Toulouse, furent successivement, après quelques combats, ou même à la suite de simples démonstrations, contraints d'abandonner la lutte et de quitter la France (28 mars-10 avr.). Il était plus malaisé de fonder un gouvernement durable, et Napoléon ne crut pouvoir y parvenir qu'en élargissant les bases de son autorité ; pour gagner le parti républicain, il appela Carnet au ministère de l'intérieur; pour se concilier les doctrinaires et les royalistes modérés, il chargea un des leurs. Benjamin Constant, do rédiger, sous le titre d'Acle additionnel aux constitutions de l Empire (25 avr.), une constitution plus libérale encore que la Charte ; malgré l'approbation de cet acte par le sufl'rage populaire et sa promulgation solennelle dans la théâtrale cérémonie du Champ de mai (1" juin). Napoléon ne parvenait à convaincre les populations, ni de ses intentions conciliatrices, ni de la solidité de son pouvoir, et les Chambres, à peine assemblées (7 juin), lui manifestaient leur défiance. Presque aussitôt après (12 juin), il partait pour la Belgique, afin de défendre son trône contre les puissances, qui avaient répondu à ses déclarations pacifiques par une mise hors la loi. On sait quelle fut l'issue de cette campagne ; revenu précipitamment à Paris après le désastre de Waterloo
des représentants, et s'y résigna, le 22, malgré les conseils de son frère Lucien. Retiré à la Malmaison, où il fut étroitement surveillé, il se rendit, le 29 juin, à Rochefort,
il se rendit, le 29 juin, à Kochetort, ux Anglais (15 juill.). Le gouvernei Chambres avaient nommé après son
ment provisoire que les
CENT-LANCES {san-lanss) a. m. pi. Terme collectif qui comprenait, sous la féodalité, l'homme d'armes combattant avec la lance, le coutillier, le page, le varlet, les archers et gens de pied ; en sorte que, sous Louis IX, la lance comprenait mille hommes environ et que les cent-lances du roi équivalaient à lO.OOO hommes. — Un cent-lance.
CentijVRE (Suzanne Freeman, dame), femme de lettres, née en 1667 dans le comté de Lincoln (Irlande), morte à Londres en 1723. A douze ans, elle quitta la maison paternelle et. après avoir passé quelques mois à l'université de Cambridge sous un costume d'étudiant, elle se rendit à Londres. Jolie, spirituelle, elle épousa en troisièmes noces, en 1706, Joseph Centlivre, chef des cuisines de la reine Anne. Artiste et auteur dramatique, elle écrivit des comédies qui plurent par l'esprit d'observation et la gaieté. Parmi ces pièces, réunies à Londres en 1761, nous citerons : l'Homme affairé, la Merveille ou la Femme qui garde un sec7-et, un Coup hardi pour une femme, la Femme platonique, les Amoureux embarrassés, le Don cruel ou le Ressentiment royal, son chef-d'œuvre.
Cento, ville d'Italie (Emilie [prov. de Ferrure]), près du Rono; 2.000 hab. Jolie petite ville située sur le bord oriental du canal de son nom. Anciennes fortifications; belle église ornée de plusieurs peintures du Guerchin. — Pop. du circondario de Cento ; 40.000 hab.
spoc-
Cento-CAMERELLE, nom donné à doux vastes risorvoirs i|ui rocuvaimii lus oaux dos uqucdiics do Mis6no. (Ces rii.snrvoirs, connus égalomoni sous le nom do J'iscinea adinir.iMrs, nvaiint été construils par Agrippa pour y rassiiiililrr l.'s |.nivisioHS d'eau douco nécessaires it. la Iluii" ijii Atiju'.ti- ii'iiait dans lo port de Miséno.)
Centofanti silvostro), philosophn et litiératnur italioii. M.' .1 i .il- i i II 17'.»1. mort :'i l*isn l'ii IsHii. Il professa avec éclat H . i -■ . ■ i . i.n.l.i ,m,,i,,,- :. r, -■ d. partie,
en 1849, du II ■ .'il , .
tour géni'rjl . i - , i- i
mation du nn.iiiiii.' i i. , h .-miu i ■! l'.iat et
sénateur, raniii .s.h ouvi,ij,.i-, i.uu., ,ii,<i>,ii:, : (Edipe (I8:((i), trugodio ; lassai .fur las cutinaissanccs humaines; lisxiii sur ta littérature grecque (1870).
Centola, comm. d'Italie (Campanio [prov. de Salorne)); !.r,lci hall.
CENTON («on — lat. eento, vêtement fait do morceaux) n. m. Antiq. rom. Couverture grossiôro, composée do morceaux de diverses couleurs, u Doublure de casquo.
— Littér. 'Vers ou fragments de vers empruntés à un poète, mais non comme une citation il Ouvrage littéraire
prose, empruntés & un ou plusieurs ouvrages, ont un sons général auquel ne songeait pas l'auteur primitif.
— Ccnlonclt; Coiiiun tiréilc : Ci:Nruyd'fJomére,deVirgile.
CliNTO-CA.MKUKLLE