‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 706 sur 956 · CENTRE · texte numérisé non relu

CENTRE

pos

\ii \ ' I I 'u\ siècles plus tard. .\ M ;,

K.il i, I' l'uni" .lu proconsul' Adelflus, i i i..' .i.- ''

fra^niiiii.> di^ \ u>;ilo un poème sacré, 17/1..^^.;^ Je / .l-'i cien et du iVuuveuu Testament. Le passage do co poèim-, où Diou défend à Adam et à Eve do toucher au fruit dédéfondu, est emprunté, hémistiche par hémistiche, à divers livres de lEniHde ou aux Géorgiques. Au v» siècle, Athénaïs, qui devint femme de Theod'ose le Jeune sous lo nom d'Aîlia Eudoxia, (it une Vie de Jisus-CItrist entièrement composée avec des passages de Ylliade et de VOdtjssée. La Renaissance, qui remit en honneur toutes les choses de l'antiquité, nuublia pas le centon. Les frères Capilupi, Lelio, Camille, Hippol^'te et Jules en composèrent un volume considérable sur divers suiets, les femmes, les moines, etc. Au xvii» siècle, on cultiva beaucoup ce genre de littérature. Nous citerons le Cicero pniiri'p.i. lit» l'IOi-nssais G. Bellenden (1608), formulant les rr^l.' Il : ..M\ . riioîiient monarchique à l'aide de passa., /;';ie!s sacra, d'Etienne Pleurre (1618); II' .. dn Raoul Fournier(1614), qui se servit de niLitii m . M m lo pour chanter les miracles du christiauisiiio. lo Ciuto in christogoniam, de l'Allemand Morhof (1657), fait avec du Virgile, du Stace et du Claudien; le De hello Siciliie, par le Modénois B. Ramazzini (1677), qui força les hémistiches de Virgile à célébrer les victoires de Duquesne et à exalter la gloire do Louis XIV. C'est aujourd'hui un genre abandonné, quoique Bouchot ait fait encore, en 1814, un centon politique contre Napoléon, au moyen de passages de Tacite.

Centon nuptial, poème bizarre composé par Ausone, l'an 369 de l'ère chrétienne. Délié par l'empereur Valentinien à une joute poétique, il ne voulut ni l'emporter sur l'empereur, ni paraître inférieur. Il prit donc le parti de coudre des lambeaux de Virgile {Bucoliques, Géorgiques, Eni'idf) et d'eu composer un poème sur le mariage, oii il ri,*- 1 ; î I'. 1. ^ détails les plus intimes. Cette œuvre,

ijin ' ■' i'\ fait, il est vrai, exception dans les

pi. . |iii s'en excuse en disant :« Si je parle

Il 11 1 il I il i MO est pure. Il II faut le croire lorsqu'il (lit i|ii ■. s il II \ iiii été provoqué, il n'eût pas exécuté cet qui témoigne tout au moins d'une

habileté.

(san)

Composer en contons, s

littérature , soit

Cestoniser un

poème, un opéra.

— Ahsol. -.Saint

Grégoire tui-mé'

me A CENTONISÉ.

Centorbiou Centuripe,

ville du royaume

ciîéfprov'°de°Ca- Mcmnaie de Centuripe (auj. Centorbi). tane]), au pied do l'Etna ; 9.500 hab. Mines de soufre. Ruines antiques. Autref. Kentoripa, qui fut pillée par Verres. — Patrie du médecin Celse.

CeNTORIO DEGLl OrTF.NSI \ ,: . ; .. 1.' et hls-

cr.N i ( i riii;i,iiii: ^rm) n. f. Genre de graminées, tribu ■Il • \ Misin des paturins, et comprenant une

M •■-< une herbe simple, dressée, de l'Asie

CENT-piEDS ^,iu-yi-é) n. m. Un des noms vulgaires

CENTRADÉMIE is.ui — du gr. kentron, éperon, et adèn.

' ' I r.enre do mélastomacées, comprenant

d- \l !|ue. (Co genre doit son nom à l'appen-

• \ |iu termine les plus petites anthères.

*' ■ espèces dans les serres.)

ccntragt: , / /'■'!/■) n. m. Mécan. Opération pratiquée dans les ateliers do mécanique et qui a pour but do déterminer le centre dune tiguro de pièce.

— Physiq. Se dit de l'opération consistant à placer suivant une même ligne droite les axes de toutes les pièces.

— Encycl. Mécan. La disposition des machines-outils permet cette détermination, qui varie avec la forme des pièces ; par exemple, les tours sont munis de plateaux portant des rainures sur lesquelles sont disposées des griffes à écrous, qui peuvent être déplacées de manière à saisir et centrer la pièce.

Lo centrage d'un cylindre creux s'elToctuo & l'aide d'un croisillon dont les bras sont leriiiinês par des écrous filetés munis do vis et permetiant de les ramoner au diamètre intérieur du cylindre.

L'établissement d'un appareil massif destiné & prendre une grande vitesse do rotation, tel qu'une moule de moulin, exige certaines précautions. Atln d'éviter des inégalités dans l'action de la force centrifuge sur les coussinets, en .supposant la rotation uniforme, il faut que lo centre de gravite soit sur l'axe do rotation et que celui-ci soit axe principal d'inertie par rapport au centre de gravité ; on son assurera en écrivant les é)|uations d'équilibre par rapport à trois axes coordonnés, l'un d'eux étant l'axe do rotation : on réalise ceci pratiquement en disposant aux extrémités des doux diamètres rectangulaires do la 1

chacune'un écrou sons do l'axe ; un changoment dans la position des écrous no peut faire sortir do l'axe le centre de gravité du système, mais permet de réaliser la condition relative à l'axe principal d'inertie.

— Centrage des projectiles. Un projectile est centré quand son axe de figure coïncide, lors dn tir, ave.- celui de 1 âme. Très important pour la précision du tir, I'- ifniraL'e n'était pas réalisable avec les canons lis^.v. .i.m- :..s Imulets ne sortaient qu'après une série de li.nf,,,,, .,.',v. ,|.ii,s une direction souvent différente de l'a.ice de la imcc, iians les premiers canons rayés français, avec projectiles à ailettes, le centrage s'opérait automatiquement et passait pour par lo forcement dos pièces à chargi

t par la culasse. C'était un des avantage , : .. , :i isil^

que

fait valoir en faveur des premières ; mais il était plus que compensé par d'autres inconvénients.

CENTRAL, ALE, AUX [San) adj. Qui est au centre, qui constitue le centre : Point CENTRAL. Il Qui est situé vers lo milieu d'un pays, d'un endroit : Amérique centbalk. Quartier central.

— Par oxt. Principal, qui donne l'impulsion au reste, oti le reste aboutit : Bureau central. Pouvoir central.

— Fig. Capital, qui a la principale importance ; La justice estiastre central qui gouverne les sociétés. (Proudh.)

— Admin. Maison centrale. Maison dans laquelle on envoie les prisonniers de plusieurs départements, il Ecoles centrales. Ecoles créées par la Convention. (A la création

ufactures.) V. école.

— Astron. Eclipse centrale. V. éclipse.

— Géol. Feu central. Etat de fusion minérale dont un >rand nombre degéologues admettent l'exisience au centre le la terre. V. chaledb interne, géothermique.

— Géom.Pom* central, plan centra/. V. surfaces gauches.

— Mathém. liègle centrale. Méthode au moyen de laquelle

parabole, les racines des équations du troisième et du quatrième degré.

— Phys. et mécan. Force centrale. Force qui passe constamment par un point fixe.

CENTRAL (san) n. m. Fam. Elève de l'Ecole centrale, il PI. Des centraux.

Central India Agency, division politique de l'Inde anglaise, comprenant dans l'Inde centrale les agences des principautés du Bandelkand, du Malva, etc. Elle compte 10.318.800 hab., sur 201.522 kilom. carr.

Central Provinces of India, une des grandes divisions administratives de l'Inde anglaise, comprenant 4 provinoes (Nagpour, Tchattisgarh, Djabalpour, Nerbada), 18 districts et, en outre, 15 principautés. La population totale est de 12.944.800 hab., sur 300.274 kilom. carr.

CENTRAL-crry, ville dos Etats-Unis (Etat de Colorado), sur les pentes orientales des montagnes Rocheuses ; S..'iOO hab. Mines d'or.

Centrale (Ecole). V. école.

CENTRALEMENT (san) adv. D'une manière centrale ; au centre ; Le bureau du contremaître doit être placé centralement. (Laboulaye.)

Centralia, ville des Etats-Unis (Etat do Washington [comté de Lewis]), sur une branche du Chehalis, affluent du Gray's Harbour; 2.840 hab.

CENTRALISATEUR, TRICE [san) adj. Qui centralise, qui a la centralisation pour but ou pour résultat : Système centralisateur. Opinions centralisatrices.

— Substantiv. Partisan ou agent de la centralisation politique : Napoléon I" fut un grand centralisateur.

CENTRALISATION (san, si-on) n. f. Action de centra-

lam aux extrémités. (Lamenn.)

— Encycl. Polit. Le mot centralisation est ordinairement déterminé par un qualificatif. On dit centralisation intellectuelle, centralisation religieuse, centralisation judiciaire. Cependant, dans l'usage, il prend en quelque sono

tive locale ou à celle de l'individu. Mais on confond cette expression deux choses qu'il faul distinguer : la centralisation politique et gouvernementale, et la centralisation administrative. La première exprime l'organisation d'un gouvernement dans le((uel le pouvoir dirige les intérêts communs à la nation onlièro : la seconde, l'extension de ce pouvoir aux intérêts spéciaux, comme ceux d'une commune, par exemple, qui sont alors dirigés, administrés, non plus suivant l'opinion et les convenances des intéressés, mais d'après les conceptions du pouvoir central et sous l'autorité de ses agents.

Si, en général, on admet que la centralisation politique a été l'instrument de toutes les grandes choses qui se sont accomplies en France, la centralisation administrative a ses ennemis, qui soutiennent qu'elle est funeste, et qu'elle a pour effet d exagérer l'accroissement de l'influence de la capitale, le développement du fonctionnarisme, l'excès de la réglementation, l'annihilation, enfin, de l'initiative des déparlements et des communes.

La centralisation est issue de notre société. Elle a suivi les progrès du pouvoir royal en France. La royauté s'éleva avec l'aide des. communes centre la féodalité, mais ce fut pour absorber, en fin de compte, l'indépendance de ses alliés ; autrement dit, réaliser la centralisation à la fois

politiq

administrative. L'œuvre, à ce double point do , (fiait torminéo sou» Kichelicu et Louis XIV ; les ministres 01 leurs représentants dans les provinces ordonnaient jusipi'aux plus petits détails. Sous Louis XV, en 1772, Malesherbos disait au roi dans une adresse : • On a pour ainsi dire interdit la nation eotièro et on lui a donné des tuteurs. • 1^ Constituante, la Convoaiioo acceptèrent un théorie le principode [^ décentraluation, mais Icaévénomonts no leur permirent pas d'en tenter l'application. Après le coup d'Etat du 18 brumaire, le Premier Consul en revint au régime do Louis XIV, que la Constitution de l'an V[1I aggrava encore. Après l'Empire, sous la Restauration, il y eut beaucoup d'agitation parlementaire au sujet do la centralisation, mais l'administration no faiblit pas. La monarchie de Juillet, comme la seconde République, modilièrent pou lu système, qui fut, du reste, reistitué dans toute son intégrité par Napoléon III. Cet t de choses, à l'exception de qu ' tail, a été conservé par la troisième des tentatives aient été faites de divers côtés pour reconstituer la vie provinciale.

— Anton. Oéceotralisatlon.

CENTRALISER (san) V. a. Réunir dans un même centre : Chnthaliser le pouvoir. Centraliser (ou» tes temcet

Sa centmJiser, v. pr. Etre centralisé : L'action, m tout genre, sK ckutralisk autour de quelque grande force. [Mich.)

CENTRALISME [san, lissm") a. m. Système qui produit

CENTRALISTE (san, llssl') n. et adj. Qui est favorable à la centralisation, qui cherche à la faire prévaloir.

<:entRALITË («an) n. f. Polit. Centre d'action : Citoyens, vous devez donner une centralitb à l'instruction publique, comme vous en avez donné une au gouvernement. (Danton.) Il S'est dit pour Etal de centralisation : C'est parce que les institutions se sont écroulées, que vous avez la centbalite. (Royer-Collard.)

— Physiol. P/iénomènes de centrante. Phénomènes qui se passent dans les centres cérébro-rachidiens, et non dans les nerfs périphériques.

CENTRALLASSITE (San — de centre, et du gr. allassi in, changer) n. f. Silicate hydraté naturel de chaux, variété d'okéniteou dysclasite.

CENTRANTHE (san — du gr. kentron, aiguillon, et anthos, fleur) n. m. Genre de valérianacées, comprenant environ six espèces, qui croissent pour la plupart dans le pourtour du bassin méditerranéen.

— Encycl. Formé aux dépens des valérianes, le genre cenfranthe s'en distingue surtout par l'éperon qui se trouve à la base de la corolle et qui lui avaluson nom générique. Le centranthe rouge (centranthus ruber), vulgairement valériane rougeoa lilas d'Espagne, est une plante vivace, qui croît abondamment en France, sur les rochers et les vieux murs. Elle possède, à un faible degré, les propriétés générales des valérianes; mais, ce qui la recommande surtout, c'est la beauté de ses grands panicules de fleurs pourpres. Introduite dans les jardins, cette plante a produit une jolie variété à fleurs blanches. D'une rusticité à toute épreuve et d'une culture facile, rouge croît parfaitement dans les terrains secs, se propage de graines ou d'éclats de pieds et convient tout particulièrement pour orner les rocaUles.

CENTRANTHÈRE (san) n. m. Genre de scrofular

férardiées, renferman

l'Asie, des Philippine:

et d'Australie. Syn. di

Ceatrarchus.

CENTRAPALE n. f.

Bot. Syn. de ïebnonik.

CENTRARCHUS (sin, kuss ) n. m. Genre de poissons acaotboptères, famille des percidés, renfermant des formes d'eau douce, propres à l'Amérique du Nord et vulgairement nommées bars ou perches de roche. (Les centrarchus, dont on connaît quelques espèces, sont comestibles; tels sont les centrarchus hexacanthus du lac Huron, le cen/rarcAiM tetracanthus Aq Cuba, etc.)

CENTRATHÈRE (san) ou CENTRATHERUM (jin, térom' — du gr. kentron, éperon, et athèr, éros, épi) n. m. Genre de composées-vernoniées, renfermant des herbes ou des sous-arbrisseaux de l'Amérique tropicale.

CENTRATION (san, si-on) n. f. Action d'opérer le centrage des divers éléments constitutifs d'un instrument d'optique ; état résultant de cette action.

CENTRE (santr' — du lat. centrum [gr. kentron, même sens]; de A-en(ein, piquer, à cause de la pointe du compas piquée au point autour duquel le cercle est décrit) n. m. Géom. Point situé à égale distance de tous les points dune ligne ou d'une surface courbe, ce qui ne peut se rencontrer que dans le cercle, la sphère et les portions de cercle ou de sphère : Ckntre d'un cercle, a un arc, d'une sphère, d'une calotte sphérique. Il Point d'intersection des diamètres d'une courbe fermée ou des diagonales de certains polygones : Le centrk d'une ellipse, d un carré, d'un

eîui du cercle circonscrit : Centre (f un Aexosone. n Cen(n de figure. Point tel <jue tous les points de la figure soient deux à deux symétriques par rapport à lui.

— Par anal. Milieu, endroit oui est à peu près également éloigné des extrémités : te centre d'un royaume, "■ ^ e. dune vilk.

Lieu principal d'action d'où partent ou vers

Un CESiTRB lumineux, calorifique, magnétigu

Page 1