‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 717 sur 956 · V. KINKAJOU · texte numérisé non relu

V. KINKAJOU

CERCOMONADE ou CERCOMONAS (sèr, nass — du gr. kerkos, queue, et de monade) n. m. Genre de protozoaires flagellâtes, renfermant des monades pyriformes avec un long filament, et dont beaucoup d'espèces vivent dans le corps de divers animaux et de l'homn {cercomonas lermo) abondant dans les infusions végétales. (Le cercomonas inteslinalis so trouve dans les seUes des tvphiques et des cholériques, dans l'estomac des cancéreux; le cercomonas urinarius, dans l'urine des cholériques, etc. Lo rôle et la vie de ces monades sont encore très mal connus.)

CERCOMYA — CÉRÉALE

CERC0MYA(5<!i-) n. f. Sous-genre de mollusques du genre analina. fossiles dans les terrains jurassiques et crétacés, et dont l'espèce type est la cercomya striata. Sjn. rhyn-

CHOMYA.

CERCOMYS {sér.miss — du gr. kerkos, queue, et mus, rat) n. m. Genre de mammifères rongeurs, famille des octodontidés, renfermant une seule espèce, encore très rare, le cercomys cuniculainus, qui habite, au Brésil, la de Minas-Geraès.

"i-i-OOPE ou CERCOPIS Cercomys.

[sér, piss — du gr. kerkôpê,

sauterelle) n. f. Genre d'insectes hémiptères, de la famille des cercopidéSy comprenant de nombreuses espèces répandues dans les régions chaudes et tempérées du globe. (La cercope sanglante , noire et

France. Citons aussi la cercopis Urvillei, noire et jaune fAustralie].)

CERCOPES.Myth.

gr. Peuplade de "brigands qui furent changés en singes par Zens, et qui se pla Un Cercopb.

— Encycl. On plaçait les Cercopes soit auxThermopyles, soit aux environs d'Ephèse, soit à Pithécuse, l'ile aux singes, près de la côte de Campanie (Ischia). Ces démons malfaisants et grotesqi""" - '

Cercope (réd.

! moitié).

i tourmenter les hommes.

Atla

Olo

et Eurybate ; ou Passalos et Achémon) attaquèrent aux Thermopyles le héros endormi. Il s'empara d'eux, les attacha à une poutre, et les emporta sur son dos. Mais il s'égaya tant de leurs plaintes et de leurs grimaces, qu'il les relâcha. Cet épisode a été souvent rappelé par les poètes comiques athéniens (Cratinos, Herraippos, Platon le Comique , etc.), qui avaient mis en scène ces monstres. Il y avait à Athènes une place des Cercopes, où l'on trafiquait des objets vent représentés sur les vas ' " ' ". métopes archaïqii

(musée de

Palerme)

— BiBLioGR. : Panofka, Vasenbild der Kerkopen (1859).

CERCOPIDÉS (rad. cercope) n. m. pi. Famille d'insectes hémiptères homoptères, renfermant de petites cigales sauteuses, répandues sur tout le globe et abondant particulièrement dans les régions chaudes. Des représentants fossiles se trouvent dans l'ambre tertiaire , dans les dépôts d'Aix et d'Œningen, où, à côté des genres actuels, on trouve les ledophora, maintenant éteints. Genres principaux : cercope, triecphora, apkrophore, phUœnus, etc.

— Un CERcopmÉ.

CERCOPITHÉCIDÉS (rad. cercopithèque) n. m. pi. Famille de mammifères primates, sous-ordre des catarrhiniens , comprenant les singes de l'ancien monde, magots, macaques et guenons, tous de formes légères, avec abajoues et callosités fessières développées, avec queue longue ou courte, mais uniformément cylindrique. (Les cercopithécidés sont les plus familiers de'tous les singes; ils vivent dans le voisinage des lieux habités, et font souvent des dégâts dans les ciUtures, Les genres principaux sont : macaque, rhésus, mar/ot, cercopithèque et les fossiles teniaires pliopithecus, oréapithecus, mesopithecus.)

— Un CERCOPITHÉCIDÉ.

CERCOPITHÈQUE (du gr. kerkos. queue, et pithêx, êkos, singe) n. m. Genre de singes type de la famille des cerco pithécidés, renfermant des guenon« africames à membres longs et forts avec pouces vigoureux, à queue longue

— Encycl Les c**;eopithèques ou cetcupithecus sont represent s par trente espèces rtpandues dans les régions chaudes de 1 Afn que et abondant surtout dans les forêts delà Gui née, du Cameroun etc L'espèce la plus méridionale est le ceicopithefus Lalandei, de la colonie du Cap celles

{cercopithecus ruhei)àM Sénégal et le msnas (cercopilhecus pyrrhonotus) du Kordotan et du Darfour Le vrai callitnche {cercopithecus callilrichui) est de Senégambie tandis que le triche do Buffon f pitherus sabxii's ou quseo imdis) est de l'Afi 1 I me des plus jolies espèces

est la mon- i) du Cameroun, à la face

bleue en ■:! lî ■ , Mvoris blancs.

Cercops, |MHir ,|,h,i,„. £rrec. On ne sait à quelle époque il vivaii. (J.i UK uL .l'Alexandrie lui attribue une Descente aux En fers ; d'autrns écrivains, un poème eu vingtquatre livres, intitulé Hieros loi/os (Discours sacré). — Nom d'un poète, originaire de Milet, et rival d'Hésiode. On lui attribuait un poème intitulé jEgimios, que d'autres croyaient être d'Hésiode.

CERCOSAURE ou CERCOSAURA (sér. s6-ra — du gr. kerkos, queue, et saura, lézard) n. m. Genre de reptiles sauriens brévilingues, famille des ptychopleuridés, renfer-

mant des scinques asiatiques voisins des gerronotes. (L'espèce type, cercosaura ocellata, est demeurée rare.)

CERGOSE [sèr — du gr. kerkos, queue) n. f. Allongement anormal du clitoris ; polype fibreux de l'utérus "faisant saillie par la vulve.

CERCOSTYLE {sér, stiV) n. m. Bot. Syn. de gaillakdie.

CercOUX, comm. de la Charente-Inférieure, arrond. et à 44 kilom. de Jonzac ; 1.882 hab. Moulins, briqueteries.

CERCUEIL {sér-keutl [Il mil.] — du lat. sarcofagus, gr. sarkopkaqos) n. m. Espèce de caisse dans laquelle on renferme un cadavre humain : Cebcdeil de bois, de plomb, de marbre.

— Poétiq. Mort, trépas : La crainte prend l'homme au BERCEAD et l'accompagne jusqu'au cercueil. (Lévis.)

— Fig. Fin, destruction, anéantissement ; La liberté a la guerre pour cercueil. (E. de Gir.)

— Hist. Epreuve ou Jugement de Dieu par le cercueil. Epreuve judiciaire qui consistait à faire toucher le corps d'une personne assassinée à ceux que l'on soupçonnait de l'avoir tuée, dans la pensée, disait-on, que quelque mouvement du cadavre trahirait le meurtrier et, plus vraisemblablement, que le meurtrier se trahirait par son émotion.

— Encycl. Archéol. Le cercueil est proprement la caisse qui reçoit directement le cadavre, qu'elle soit en bois, en plomb, en métal précieux, en terre cuite, en plâtre, en pierre ou en marbre. Toutes ces matières ont été employées dès la plus haute antiquité ; elle en a laissé des spécimens complets, ou des vestiges incontestables, ou au moins des indications dans des documents écrits. Certains auteurs prétendent même que des cercueils de verre étaient construits en Egypte et en Ethiopie,

confirmé

donné le nom de cercueils aux colfres des m tiennes, qui ordinairement sont en bois ou de cartonnage de papyrus et couverts de peii tiques et d'hiéroglyphes. En ce qui concerni modernes et la France

On a

égyp-

i hiéral'usage

giens et qu'il persista assez longtemps après, fuis on en revint aux cercueils de bois. Au xv» siècle, le luxe royal, en France, ne comportait que le plomb. Tel fut le métal employé pour le cercueil de Louis XI, V. tombeau, sarcophage, SEPUL- j^ TURE. jjJJ) Cercu

CERCURE {sér — du gr. kerkouros, même sens) n. m. 'Vaisseau grec , usité surtout chez les Cy-

D'après un passage d'un scoliaste d'Aristophane, le cercure serait originaire de Corcyre : d'où son nom. C'était un vaisseau long, très léger, à rames et à voiles, qui servait également pour le commerce et pour la guerre. Suivant Hérodote , il y avait beaucoup de cercures dans la flotte de Xerxès,

CERCUS {sér-kuss — du gr. kerkos, queue) n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes. famille des nitidulidés, renfermant de petites formes ovales à élytres courts, rousses, brunes ou fauves, vivant sur les fleurs des spirées, des sureaux, etc. (On connaît quelques espèces de cercus, habitant l'hémisphère boréal. Le cercus pedicularius est assez commun aux environs de Paris.)

CercY-LA-TOUR, comm. de la Nièvre, arrond. et à 38 kilom. de Nevers, le long du canal du Nivernais, au confluent de la Canne et de l'Alêne avec l'Aron ; 2.392 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Fabrique de chaux; moulins ; chapelleries, tuileries. Restes de la tour, ou donjon, à laquelle

irons d'Eleu .g chant à deux pins violemment courbés

Ïai les déchiraient en se redressant, hesée le ht mourir par le même sup- Elice On 1 a confondu quelquefois avec inis un autre brigand mêlé à la légende de Ihesee

CERCYON {se — du gr kei kuôn, nom mythol ) n m Genre d insectes coléoptères palpicornes, famille des sphœridudes renfermant de petites lormes globuleuses, noires ou roussatres, dont Cercyon (gr. * les nombreuses espèces, répandues sur tout le globe, sont souvent cosmopoli! celles qui vivent dans les bouses

— Encycl Beaucoup de ceicyojis vivent au bord des eaux dans les végétaux pourris les cadavres. Une vingtaine d espèces habitent la France ; la plus commune est \ c j n hrmoyrhotdahs qu on trouve dans le monde 1 1 r il SLiuble s être répandu à la suite des bestiaux

CERCYRA i 1 ^r leikura, corcyre) n. f. Genre

de v r ri Irnreles famille des planariadés,

rcnl I larmes à appendice lancéolé et

corn 1 lia hastata, a été découverte

dans 1 lion )

Cerda a ime d Italie (île de Sicile fprov.

de Pal lin s s 1 il t-Lutre agricole et viticole.

Cerda (La), famille espagnole. V. La Cerda.

Cerdagne, région située dans la partie orientale des Pyrénées, sur les deux versants de la chaîne principale, partie en France, partie en Espagne. Elle appartenait aux comtes de Barcelone, lorsque la Catalogne fut annexée à l'Aragon, et suivit le sort de la Catalogne. Jean II d'Aragon, en 1462, engagea la Cerdagne et le Roussillon à Louis XI pour 200.000 écus. Charles VIII les restitua en 1493. — En vertu du traité des Pyrénées (1659), l'Espagne céda à la France la partie du comté de Cerdagne située au N. des Pyrénées. Les habitants do la Cerdagne s'appellent Cerdagnols {oies).

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Cerdagne (comtes de). Les pins connus d'entre les comtes de Cerdagne furent : Salomon, qui vivait au ix« siècle; — 'Wifred ou Guifeed, qui mourut en 1028 ; — Raymond, mort en 1068; — Guillaume-Raymond, mort en 1095; — Guillaumk-Jourdaln, mort en 1109; — Bernard, mort en llil ; — Raymond-Berenger III, comte de Barcelone.

CERDANE {sér) n. f. Bot. Syn. de géeascanthe.

CerdedO, ville d'Espagne (Galice fprov. de Pontevedra]), sur le Lerez ; 5.500 hab.

CerdiC, prétendu fondateur du royaume saxon de "Wessex. Il serait mort en 519. C'est un personnage entièrement imaginaire. Les clercs anglo-saxons, voulant s'expliquer l'origine des localités de Cerdicesora, Portsmouth, Wihtgarasbyrig, Cissanceaster, etc., ont inventé les soidisant héros saxons Cerdie, Port, 'Wihtgar, Cissa, etc.

— BiBLioGR. : Grant-AUen, Anglo-saxon Britain (London, 1894).

CERDIE {sér-d'i) n. f. Genre de caryopbyllées-polycarpées, comprenant des herbes couchées du Mexique.

CERDON {sér) n. m. Antiq. rom. Terme de mépris appli-

3 né à des esclaves ou à des hommes de la plus basse conition, et ordinairement suivi d'un nom de métier. (Le surnom de cerdones fut appliqué quelquefois aux premiers chrétiens, et Juvénal les qualifie ainsi.)

CeRDON, comm. du Loiret, arrond. et à 24 kilom. de Gien, sur le Beuvron, qui reçoit le Surget, eu Sologne ; 1.634 hab. Ch. de f. Orléans. Commerce de laine, tuileries. Eglise du xii» siècle, avec portail du xv. — Comm. de l'Ain, arrond. et à 20 kilom. de Nantua, dans la combe du Veyron, affluent de l'Ain ; 1.390 hab. Commerce de vins. Fabrique de carton ; cuivrerie; moulin ; tissage de la soie. GeroON, philosophe et hérésiarque syrien, né vers le commencement du ii" siècle. On n'a sur ce personnage que des renseignements assez confus. Comme la plupart des gnostiques, il supposait au sommet des êtres un Dieu suprême , produisant par voie d'émanation les esprits

■ le monde matériel. Mais, d'autre part,

" ' ' ' ' ' principe distinct

'abord, et ( il semble avoir attribué le

et éternel. C'est à ce principe qu'il rapportait l'Ancien Testament, tandis que le nouveau était l'œuvre, disait-il, du principe bon. Il regardait le Christ comme un ministre du bon principe, un éon chargé de le révéler aux hommes. D'après lui, Jésus n'était né et n'était mort qu'en apparence ; la chair, d'ailleurs, ne pouvait ressusciter. Il eut pour disciple Marcion.

CERDONIEN {sér, ni-in) n. m. Membre de la secte fondée par Cerdon.

CERDORISTIQUE {sèr, stik' — du gr. kerdos, gain, et orizein, borner) n. f. Dans la terminologie proposée par Ampère, Science qui calcule et prévoit les profits et les pertes à réaliser : Cerdoristique industrielle. Cerdoris- TIQUE agricole.

— adj. Qui appartient à la cerdoristique : Point de vue

CERDORISTIQUE. Calcul CERDORISTIQUE.

CëRE (la), rivière de France, affl. de la Dordogne, arrosant les départements du Cantal, du Lot et de la Corrèze. Elle prend sa source au pied du Lioran, dans les monts du Cantal, descend dans les magnifiques gorges connues sous le nom de Pas de la Cére, arrose Vie, Arpajon,Bretenoux,

qui est la rivière d'Aurillac.

CÉRÉ, comm. d'Indre-et-Loire, arrond. et à 40 kilom. do Tours, à la source d'un affluent du Cher ; 1.134 hab.

CÉRÉ (Jean-Nicolas), botaniste, né à l'île de France en 1737, mort en 1810. Il fit ses études à Paris, et revint se fixer en 1759 à l'île de France, après avoir fait quelques campagnes sur mer. Collaborateur de Poivre et nommé lui-même directeur du Jardin botanique en 1775, il établit, malgré les plus grands obstacles, des pépinières d'arbres à épices, en acclimata do nouveaux, en multiplia les plants dans les colonies françaises par des envois nombreux, et contribua largementà affranchir la France du tribut qu'elle payait aux Hollandais pour ces productions. Il était en correspondance suivie avec Buffon et avec Daubenton, et il enrichit les recueils scientifiques d'intéressantes dissertations. Nous citerons, entre autres, son Mémoire sur la culture de diverses espèces de riz à l'ile de France (1789).

CÉRÉA, ville d'Italie (Vénétie [prov. de Vérone]); 7.500 hab. Minoterie, centre agricole, foires. Victoire des Autrichiens sur les Français, le 11 septembre 1798.

CÉRÉALE (lat. cerealis; de Cérès, déesse des moissons) adj. f. Agric. Qui a trait, qui se rapporte aux blés ou aux moissons : Les plantes céréales. Lfn iintiues ci^ri.-.ales.

— Méd. Se dit des maladies qui ni,r |,miii m iLinr l'ingestion de farines al mentaires ai U.uire, attribuée le plus ordinairement â /'' ' ntnïs altéré, est une affection céréale, n .1/^ -■ - / -,/, .m Convulsion céréale. Nom que l'on donne ,,ii.-ii|iu-ioi.-î a l'acrodvnie ou ergotisme, maladie occasionnée par l'usage alimentaire de la farine de seigle ergoté.

CÉRÉALE (même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. f. Nom donné aux plantes graminées, dont les grains, réduits en farine, servent à la nourriture de l'homme, le plus souvent sous forme de pain, de gâteau, de bouillie, etc. Tels sont le blé ou froment, l'orge, le seigle, le riz, le maïs, le sarrasin.

— Encycl. Agric. Les céréales des régions chaudes ou très tempérées sont principalement le sorgho, puis le ris et le mois. Dans les pays à climat plus froid, on trouve en outre du maïs, qu'on récolte en vert pour le donner aux bestiaux, du froment, du seigle, de Vorge et de l'avoine.

Ces plantes jouent dans l'alimentation des peuples très civilisés de l'hémisphère nord un rôle tel, que la plupart d'entre eux considèrent comme une nécessité nationale, indépendamment de toute considération économique, la production d'une quantité suffisante de froment. La farine do froment est, d'ailleurs, un aliment complet. La composition chmique de cette farine, d'une manière générale la composition des grains de céréales, est très analogue à celle du lait et des œufs.

La culture des céréales est facile, tant qu'on ne veut obtenir que de faibles rendements à l'hectare ; elle peui se borner à un semis et quelques nettoyages du sol, puis à la fauchaison des tiges sur pied, ou moisson, et au battai^e ou dépiquage par lequel on sépare les grains de la paille. Mais une culture à rendements élevés exige, en

mfmo temps que l'omploi dos engrais chimiques, la mise on usago dos môthodos do ctilturo los j)lus portV-i-tionnéos. Co sont dos plantes annuelles ; on peut los semer ot los réci.ltri- dans la niAtno année. Cependant los cspèrros do ij.i. ii I II iiii, nivant les variétés, des céréales d'hiver Ml I ,1 , .; I variétés d'hiver sont bisannuelles : on

Ir :i I i I I' il" pour los moissonner l'été suivant.

i':iu .1:1 , : I , I Di-os et fournissent des rendements plu. I !<'M jiii I. . \ariétés de printemps, mais elles sont oxjios.es :\ eiro liéiiuites par los grands froids, elles occupent le sol plus longtemps ot le laissent en moins bon état. La moitié environ du territoire cultivé do hi France est annuellement réservée aux cultures de céréales.

— Kcon. polit. L'économie politique tout ontiôro est née dos préoccupations provoquées par le problème de la production et de la répartition dos grains en vuo do la consoniniatiun. Et, parmi toutes los céréales, le blé occupo do beaucoup la place lu plus importante. A mesure que le bion-ôtro s'étend, il remplace dans l'alimentation los grains inférieurs. Jusqu'à Colbort, l'histoire des céréales on France est aussi coUo des famines : on on a compté dix dans le x" siècle, vingt-six dans les xi" et xu", huit dans le xm', six dans le xiv, seize dans lo xv et treize dans le XVI", ce qui explique les inlinios variations de la législation y relative. Sous la Révolution, on out oncoro à se débattre au milieu do graves difdcultés pour assurer l'approvisionnemout dos marchés et l'alimentation publique. Fuis, a partir do la Restauration et avec los progrès dos voies do communication, la question change d aspect : on se préoccupe surtout de la prospérité de la culture, des prix de revient et des prix do vente influencés par la concurrence étrangère. Le système de l'échelle mobile, inauguré on 1819-1828 à l'imitation du régime anglais, créa un tarif variablo de droits protecteurs, dont l'application dépondait des prix de vente constatés à l'intérieur sur les marelles dits régulateurs. L'Angleterre, la première, supjirinia l'criudle iiioljile, à. la suite do la vive campagne uo

u l'Ain I i''ir:i IirA I.m.'i:,. .!,i !■<',■ |,,ir i''i liiden, et CO fut lo

m K ■' . ■ r I , . ; ■ -'. ' 1 ' nTté du commcrco

rri.Mu ,111 r.i!ih ) III- [.li-i,'. I ..■! Il- s rtroito, assurée à nos iuluvaleurs par des droits fort élevés qu'il a fallu d'ailleurs suspendre à deux reprises : partiellement en ISOI, et complètement en 1898.

La Russie, la république Argentine, les Etats-Unis sont les grands pourvoyeurs du monde en céréales : l'Aiigloterre, la France et la Belgique ont, au contraire, des récoltes normalement inférieures à leurs besoins et elles on importent do grandes quantités. Ce n'est pas à moins de 180 millions d'hectolitres de grains de toutes sortes, dont la moitié pour le blé seul, qu'il faut évaluer les quantités transportées chaque année par le commerce international pour assurer l'existence de tous les peuples civilisés.

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