‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 722 sur 956 · CERISIER · texte numérisé non relu

CERISIER

pose d'une pointe triangulaire occupant la partie extrême et supérieure du jouet.)

— Toclin. Cuir tanné, dont le ventre a été ôté.

— Encycl. Phys. Le cerf-volant paraît être une importation orientale ; on s'en est servi quelquefois en physique pour étudier l'électricité des nuages. Le cerf-volant est alors muni d'une pointe métallique à sa partie antérieure, en même temps que la corde est traversée par un (il de même matière. C'est avec un appareil de ce genre que B. Franklin et de Romas firent, en 1752, les célèbres expériences qui permirent d'identifier l'électricité atmosphérique et l'électricité fournie par les machines.

Cergy, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 4 kilom. do Pontoise, sur l'Oise ; 902 hab. Féculerie.

Ceriana, bourg d'Italie (Ligurie [prov. de Porto- Maurizio]) ; 2.500 hab.

Ceriano Laghetto, comm. d'Italie (Lombardie [prov. de Milan]); 3.830 hab.

CÉRIANTHE ou CERIANTHUS {se, tuss — du gr. kërion, rayon de miel, et anthos, fleur) n. ra. Genre d'anthozoaires actiniaires, famille de céi'ianthidéSy renfermât!

des polypes charnus, fi \ dans le sable par leur trémité inférieure au.

cie. (L'espèce typ<.-

branaceus, habite la .' diterranée.)

CERIANTHIDÉS(]j.

étvmol. qu'à l'art, i :

oéd.) n. m. pi. Faiiiiii.

d'anthozoaires zoanthai- 1 -^=.

res, sous-ordre des acti- Cerianttie.

niaires, renfermant des

polypes allongés, nus ou engainés, avec deux verticilles de tentacules opposés. Genres principaux : cérianthe, saccanthe, etc. — Un cérianthide.

CÉBIDES (rad. cérium) n. m. pi. Se dit quelquefois des

CERIE ou CERIA {se

du gr. kéras, corne) n Genre d'insectes diptères brachycères, famille des syrphidés, renfermant de grosses mouches jaunes et noires, élancées, à antennes renflées en massue terminée par un style court.

(Les céries habitent l'Europe ; la contre parfois aux environs de Paris.

GÉRIFÉRE (du lat. cera, cire, et fen nat. Qui produit de la cire.

— Miner. Qui contient du cérium.

CÉRiriABLE (du lat. cera, cire, et fi:

peut être transformé en cire.

CÉRIFICATEHR (rad. cérification) n.

Eupitre vitré dont le fond est formé p; 3r-blanc, au-dessus duquel se trouve une toile métallique destinée à recevoir les débris de rayons. (Sous l'action de la chaleur solaire, la cire fond et passe au travers de la toile, qui retient la plus grande partie des

CÉRIFICATION (si-on — du lat. cera, cire, et fieri, devenir) n. f. Phénomèn lequel les cellules d'un végétal se modifient par des )

•!, devenir) adj.Qu

— Encycl. Ce sont les membranes cuticulaires et les diverses couches de la cuticule qui s'imprègnent de cire ; les couches internes cellulosiques n'en renferment pas. La cérification a lieu tout aussi bien quand il ne se forme pas de dépôt à la surface, et, dans ce phénomène, la cire ne laisse pas pressentir sa présence extérieurement. Il suffit de couper un fragment de végétal muni de cire et de le chauffer dans l'eau pour voir la cire exsuder en gouttelettes sur les formations cuticulaires, d'où l'alcool suffit à les détacher. La cérification annule la perméabilité de la membrane pour l'eau, perméabilité déjàijien diminuée par

CERIGERE (du lat. cera, cire, et gerere, porter) adj. Qui porte une membrane particulière appelée cire.

Cerignola, ville d'Italie (Apulie, Pouille [prov. de Foggia]) ; 22.660 hab. Evêché, fabriques de toiles ; récolte et commerce d'amandes et de coton. Victoire des Espagnols, commandés par Gonzalve de Cordoue, sur les Français de Louis d'Armagnac, duc de Nemours, le 2S avril 1503. Celui-ci fut tué dans l'action.

Cérigo (l'anc. Cythère). Ile grecque de la Méditerranée orientale, au S. delà Morée; 220 kilom. carr., 15. 000 hab. {Cérigots, otes.) Très montagneuse, peu boisée, mais de climat sain, quoique chaud et sec, elle a des cultures de vignes, oliviers, coton, et surtout de beaux pâturages où s'élèvent des moutons et des chèvres pour l'exportation en Grèce. On y fait aussi l'élevage des abeilles. — La capitale est Kapsaîi.

CÉRIGO (de Cérigo, n.

googr.) n. f. Genre d'insectes lépidoptères, sous-ordre des :

thosiadés, renfermant des papillons à abdomen crête nant leurs ailes en toit au repos.

— Enctcl. La seule espèce du genre, ceri^ro cytherea, se trouve en Europe, dans les lieux arides et pierreux, où sa clienille, allongée, cylindrique, vit enterrée, pour sortir La nuit et manger les graminées ; elle se chrysalide en terre,

CÉRIGOTTO (lat. jEgilia), petite ile grecque de la Méditerranée orientale, à mi-chemin de Cérigo et de Candie 500 liab. Montagneuse, avec de bons mouillages, elle esi

Cérigo (réd. d'un tiers), ctuélines, famille des i

CÉRIL1.Y, ch.-l. de cant. de l'Allier, arr. et à 40 kilom. de Montluçon, sur la Marmande; 3.008 hab. Carrière de grès; commerce de bois; fabriques de coutellerie, moulins, tonnelleries. A 5 kilom. à l'E. de Cérilly, eaux minérales de Saint-Pardoux. Eglise du style roman, avec un calvaire érigé en 1692. Patrie du naturaliste et voyageur F. Pérou. — Le canton a 12 comm. et 13.246 hab.

CÉRINE (du lat. cera, cire) n. f. Cbim. L'un des principes immédiats de la cire des abeilles. V. cire.

— Miner. Variété brun rouge d'orthite. Sy n. de allanite.

CÉRINES (CHÀTEAC de), château féodal de l'ile de Chypre, célèbre dans l'histoire des Lusignan. Ce château ne date pas tout entier du temps où Tile était gouvernée par les Français ; des parties importantes ont été reconstruites par les Vénitiens et appropriées au service do l'artillerie.

CeRINI (Joseph), poète italien, né à Solférino en I73S, mort à Milan en 1779. Avocat à Milan, il fit représenter avec succès quelques pièces de théâtre : Cla}^ (1772) ; Cattiva matrigna (1773), etc. Il publia aussi un recueil de Poésies anacréontiques (1776), pleines de grâce.

CÉRINITE n. f. Silicate hydraté naturel d'alumine. Variété de HEULANDITE.

CÉRINSTEIN n.

Syn. de CERÉRITE.

lilicate hydraté naturel de cérium.

CÉRINTHE (lat. cerintha,

kêros, cire, et anthos, tleur) n. m. Is'om scientifique du genre mélinet, ainsi nommé parce que ses fleurs sont recherchées par les abeilles. Certains auteurs font ce nom féminin.) ti Syn. de merten-

CÉRINTHE, hérésiarque dont la doctrine marque la transition du judéo-christianisme au gnosticisme. C'était un Juif né à Antioche, et qui vivait au i" siècle de notre ère. Il avait étudié à Alexandrie, où il s'était imbu des idées néoplatoniciennes. D'une part, il semble avoir introduit la doctrine du démiurge, que les gnostiques développeront avec amour. D'autre part, il maintenait la circoncision et avait sur la personne de Jésus les idées des ébionites. Les Pères se sont plu à le présenter comme le principal antagoniste de saint Paul.

CÉRINTHEEN {ti-in — de Cérinthe, nom du fondateur) n. m. Membre de la secte fondéepar l'hérésiaque Cérinthe.

CÉRINTHO'IDE (de cérinthe, et du gr. eidos, aspect) n. m. Bot. Syn. de mertessie.

gr. opsts.

CÉRINTHOPSIS {psiss — de cérinthe, et apparence) n. m. Bot. Syn. de solénanthe.

CÉRIODAPBNIE (du gr. kêrion, cellule, genre de crustacés) n. f. Genre de petits crustacés qui habitent les eaux douces et vivent à la façon des daphnies dont ils sont voisins.

(Telles sont les ceriodaphnia quadrangula, ceriodaphnia rotunda, ceriodaphnia reticutata, d'Europe.)

CÉRIOLAIRE {1er' — du lat. ceriolare) n. m. Antiq. rom. Chandelier spécial pour les chandelles

CÉRION (du gr. kMon, cellule) n. m. Bot. Syn. de caryopse ou CARIOPSE, fruit des graminées.

CÉRIONANTHE (du gr. kérion, alvéole n. m. Bot. Section du genre cérinthe. tl £ scabieuse.

CÉRIOPORE ou CERIOPORA (s<! — du gr. kérion, alvéole etporos, pore) n. f. Genre de bryozoaires, type de la famillt des cérioporidés, renfermant des colo-" ifiées, à cellules tubuleuses disposées en couches nombreuses et superposées. Les cériopores abondent du trias

poros, pore) n. m. pi. Famille de bryozoaires cyclostomates, groupe des inar- Cériopore. ticulés, comprenant des formes d'aspect très variable, toujours encroûtantes, et rentrant dans les genres cériopore, radiopore, alvéolaire, chilopore, dttaxie, etc., tous fossiles depuis le trias. — Un cErioporidé.

CÉRIOPS {opss — du gr. kêrion, cellule, alvéole, et opsis, aspect) n. m. Genre de rhi2ophoracées, comprenant des arbres qui croissent dans les régions tropicales de l'Asie, de l'Afrique et de l'Australie.

CÉRIORNIS n. m. Zool. Syn. de tragopan.

CÉRIQUE adj. Il Oxyde cérique. V. céridm.

CERISAIE {zè) n. f. Champ planté de cerisiers. CERISE (du bas lat. ceresia; dérivé du lat. class. cerasus) n. f. Fruit du cerisier. (V. cerisier.) ii Nom donné par extension à quelques fruits qui ressemblent à la cerise. il Cerise à capitaine. Fruit de la malpigbie brillante, n Cerise de cornaline, Fruit du cornouiller mâle, n Cerise de juif ou de suif, d'hiver ou en chemise. Fruit de l'alkékenge. Il Cerise d'ours. Fruit de la busserolle. ii Cerise du caféier. Fruit rouge et globuleux de l'arbuste qui produit le café.

— Fin de cerises. Liqueur faite avec du jus de cerises fermenté.

— Fam. Panier de cerises, Collection d'objets tous également séduisants, et entre lesquels on a de la peine à choisir. Cette locution est due à M"» de Sévigné, qui disait des fables de La Fontaine : C'est un panier de cerises : on veut choisir les plus belles, et le panier reste vide.

— Bouche en cerise. Bouche petite, vermeille, arrondie comme une cerise, il Etre rouge comme une cerise. Etre tout à fait rouge, naturellement ou par suite d'une émotion.

Il Pêche à la cerise. Pêche à la ligne dans laquelle on emploie une cerise pour appât.

— Marchand de cerises ([am.) : A'ous appelons marchands DE cerises les ouvriers de la banlieue de Pa, nal officiel » du 21 juin 1876.)

— Art vétér. Sortes d'excr,oissances de chair surgissant du milieu d'une plaie, chez le cheval.

s, etc.

— Industr. Les délicates sculptures sur noyaux de cerise ne sont pas une invention moderne. Dès le xvi« siècle, on vendait des chapelets dont les grains étaient ainsi fabriqués ; tel fut celui de Louise de Savoie, mère de François I".

— Métall. Couleur cerise. Nom servant à désigner la couleur rouge vif que prend le fer quand on le soumet à une température élevée.

— Teint. Très belle couleur d'un rouge vif, que l'on em-

I dans la t adj. inv.

s CERISE.

n. m. Couleur de la cerise :

[SE est une jolie coud'une cerise, Distin-

Encycl. Art vétér. Lorsque le maréchal, en ferrant un cheval, a trop paré la sole du pied, et est arrivé par un coup de maladresse à mettre à nu une partie des tissus sous-cornés, ces tissus s'irritent, se tuméfient et font hernie par la partie où la corne a été enlevée à tort : c'est ce qu'on appelle une cerise. On la fait disparaître par l'excision et un pansement méthodiquement compressif.

Cerise (Guillaume-Michel, baron), général français, né à Allaire, vallée d'Aoste, en 1770, mort à Paris en 1820. Entré dans la légion piémontaise (an IV), à vingt-sept ans, il était adjudant général. Enfermé dans Gênes avec Masséna, il s y distingua, puis fit les campagnes de Prusse, de Pologne et d'Autricha, de 1806 à 1809. Sous la Restauration, Cerise s'était retiré aux environs de Toulouse. Les verdets le jetèrent en prison. Grâce à l'énergie de sa femme, hollandaise d'origine, il put quitter la France. Mais sa santé fut et demeura ébranlée. Il mourut à Paris, où il avait obtenu de rentrer.

Cerise (Laurent-Alexandre-Philibert Certsi, dit), médecin, né à Aoste (Piémont) en 1809, mort en 1869 à Paris, où il exerça son art et devint membre de l'Académie do médecine. D avait adopté les idées de Bûchez et était un physiologiste distingué. Ses principaux ouvrages sont : le Médecin des salles d'asile (1836) ; Des fondions et des jtialadies nerveuses dans leurs rapports avec l'éducation (1841); Mélanges médico-psychologiques (1872).

CERISETTE {zèt') n. f. Cerise séchée. il Espèce de prune rouge. Il Nom vulgaire de la morelle faux piment, dont les fruits ressemblent à des cerises.

— Encycl. Ce nom populaire est un de ceux qui servent à désigner la morelle faux piment {solanum pseudocapsicum) ; on l'appelle aussi pommier d'amour, petit cerisier D HIVER, ORANGER DE SAVETIER, etc. La cerisCttC

est un joli petit arbrisseau, dont la tige droite est couronnée par une cime arrondie de feuilles vert foncé et persistantes ; à ses fleurs blanches succèdent des fruits d'un rouge vif, arrondis, du volume d'une petite cerise, d'où son nom. Ces fruits mûrissent en hiver. On possède aussi une variété à fruits jaunes. La cerisette est originaire de l'île de Madère ; elle est fréquemment cultivée comme plante ornementale, et se conserve très bien en hiver dans les appartements.

Cerisi-BELLE-ÉTOILE, comm. de l'Orne, arrond. et à 29 kilom. de Domfront, sur un affluent et près du Noireau ; 1.164 hab. Commerce de farines ; filature de coton. Ruines de l'abbaye de Belle-Etoile, fondée en 1215.

CERISIER {:i-é — rad. cerise) n. m. Bot. Genre de rosacées, tribu des amygdalées, très voisin du genre prunier, auquel plusieurs auteurs l'ont réuni. Il Nom donné par extension à plusieurs arbres qui appartiennent à d'autres genres : Cerisier bas, Cerisier nain, Syn. de camérisier et de CHÉVREFEDILLE. Il Cerisier d'amour, Syn. de morelle FAUX piment. Il Cerisier des bois, Syn. de merisier et de

MAHALEB.

— Pop. A Paris, Petit cheval de louage, parce que c'est avec des chevaux semblables que l'on apporte habituellement, sur les marchés, les cerises de Montmorency. (Cette expression est tombée en désuétude.)

— Ebénist. Bois du même arbre, employé dans l'industrie : Meuble en cerisier.

— Encycl. Bot. Ce genre a été regardé par plusieurs auteurs comme une simple section du genre prunier. Il est caractérisé par des fleurs blanches, par le fruit, qui est une drupe globuleuse, jamais couverte de cette effforescense glauque que l'on remarque sur les prunes ; enfin, par un noyau lisse et presque globuleux. Ce genre, très nombreux en espèces, joue un rôle important dans les jardins fruitiers et d'agrément, et a même sa place dans les vergers et les forêts. Tous les cerisiers sont des arbres ou des arbrisseaux à écorce lisse ; les fleurs paraissent

:-queue).

itent ; sier ou cerisier des bois {cerasus avium), l'autre le cerisier cultivé ou griottier {cerasus vulgaris). Le

Eremier est indigène dans )s forêts de l'Europe ; le second a été rapporté de Cérasonte, en Asie Mineure, par LucuUus. Ces deux espèces ont donné naissance aux nombreuses races et variétés de cerises cultivées dans les jardins et dans les vergers, et que nous allons répartir par groupes, après avoir rappelé d'abord que les mots cerise, cerisier, termes collectifs qui s'appliquent à tout le genre, sont employés aussi dans une acception plus restreinte, pour désigner une race particulière : 1» le merisier a produit les variétés à fruit cordiforme, à chair douce et ferme, savoir les guignes, appelées u cerises o dans le midi de la France, et les bigarreaux ; 2'' le griottier est l'origine des variétés à fruits globuleux, à chair plus ou moins acide et molle, qu'on appelle « cerises » dans le Nord et griottes dans le Midi : 3« on regarde comme résultat d'une hybridation entre les deux espèces précédentes les heaumiers du Midi, dont le fruit, un peu moins arrondi que les

corisos proprement dites, a la chair douce, plus forme (luo coUo dos griottes, mais moins compacte quo collo des guignes.

— KMuist. Le bois du corisier, au prain lin ot compact, do couleur rouKc;itrt« nu hiaiic j;uiii;iirr, s'oniploic

couramment, ou (ihcm ,i. 1 1. ; , I, ivn. i 1rs mou-

bles. (Ce bois est sum r, ,■ |, ,, , ,,, ,, , ,

Slôant aux états généraux vn n»'.», il lui nu •' . , i ii. m . 0 la « Gazette universelle .'i. On a iln 1 / i '

de l'histoire générale des Provinces-Vniis i //

toire de la fondation des colonies des m,, ,

çuci, etc. (1778) ; le Politique hollandais ^i^ ' i ,- .,, ^ i

Cerisiers, ch.-l. do canton do l'Yonne, arrond. ot A £4 kilom. de Joigny, sur un affluent de la Vanne ; i .228 hab. Fabriques de tollos ot do tuiles ; boissollcrics ; commorco do raisiné, do cidre et de bois façonnés. — Lo canton a 9 comm. ot 4.947 hab.

Cérisoles, on italien CereSOLE d'Alba, bourg d'Il.-ilio il'i.Minril Ipniv. do ConiJ), à 0 kilom. E. do CariiiiLMil.i i~ 11'. \ irioiro remportée, lo 14 avril 1544, par le:. 1 : 1 Impériaux ot les Espagnols.

C'ri:,..lrs Mi.i.K DE). Le 14 avril 154.1 (lundi de Ta (II. !. I I Mi lis, au nombre do I6.000 & n.ooo sous les orilrcs du roiuto d'Enghien , marchèrent sur Cérisoles, où étaient campés les 22.000 Impériaux du marquis Dol Guasto, lieutenant de Charles-Quint. La bataille commença au point du jour. Elle fut tout d'abord défavorable au comte d'Enghien : les lansquenets ennemis parvinrent à ébranler fortement la ligue française. Le comte d'Eughion dut faire charger les vieilles bandes espagnoles par sa cavalerie ; encore ne put-il les disperser, ot il allait succomber sous le nombre lorsque, vers onze heures, il fut dégagé par ses Gascons et par les Suisses. Del Guasto prit alors la fuite. Ce fut la porte des Impériaux : poursuivis par la cavalerie, ils durent abandonner sur le champ de bataille 12.000 morts ou blessés et 3.000 prisonniers.

Cerisy-LA-FORÊT, comm. do la Manche, arrond. et à 14 kilom. de Saiut-Lô, sur l'Esques ; 1.532 hab. Eglise du XI' siècle. Aux environs, forêt de Cerisy.

CerISY-LA-SALLB, ch.-l. de canton de la Manche, arrond. et à 14 kilom. do Coutances, près do la Soulle ; 1.515 hab. — Le canton a 11 comm. ot 9.0U hab.

CÉRITE (rad. cérium) n. f. Silicate hydraté naturel de cérium. Syn. de céréritb.

CÉRITELLE (lèV) ou CERITELLA [se, tel) [de cerithium, genre de mollusques. — L'orthogr. étymol. serait cerituiella] n. f. Genre de mollusques gastéropodes, famille dos cérithiidés, renfermant des formes fossiles du trias au crétacé, en Europe et dans l'Inde. L'espèce type, ceritella acuta, est propre au jurassique. On subdivise les céritelles en deux sous-genres : fibulaf et tubifer,

CÉRITES, peuiilo de l'Italie ancienne, qui avait Caere pour capitale. Fidèles alliés des Romains, ils leurs prêtèrent assistance, lors do l'invasion gauloise. En reconnaissance, les Romains leur accordèrent le droit de cité, mais avec tant de restrictions qu'ils ne pouvaient voter dans les comices, ni parvenir aux magistratures. (Le mot do Cérite en devint proverbial. Quand les censeurs enlevaient à un citoyen le droit do suffrage, on disait qu'ils l'inscrivaient sur la table des Cérites ) —

Un CÉRITE.

CÉRITHE ou CERITHIUM {se, tl-om ) n. m. Genre de mollusques, type de la famille des cérithiidés, renfermant des animaux marins à longue coquille turriculée, à nombreuses spires, à la bon che ovale avec un canal court.

— Encycl. On connaît un grand nombre d'espèces do cérithes, répandues dans les mers chaudes ot tempérées, ou fossiles depuis le trias et abondantes dans les formations éocènes. L'espèce type du genre est le cerithium nodulosum, dos mers de Chine. Le cerithium yii/anteum, de l'ôocène parisien, atteint souvent une très grande taille.

CÉRITHIIDÉS ( de cérithe, et du gr.

eidos, aspect) u. m. pi. Famille de mollus(^ucs gastéropodes cténobranches , Cérithe

rontormant les genres : cerithium, potamidcs, diastoma, cerithiopsis, eustoma et quelques autres, caractérisés par la forme spirale, allongée et turriculée de la coquille à nombreux tours de spire. (Les cérithiidés sont représentés dans les mers chaudes et tempérées, ou fossiles depuis lo trias.) — Un cérithiidé.

CÉRITHINELLE {nèV) n. f. Genre de mollusques gastéropodes, famille des cérithiidés, quilles ayant l'aspect des norinea, avec la bouche et la columelle droite. (L'espèce type, cerithiiiella italien, est fossUe dans le jurassique si-

CERITHIODERMA Is,' — dp r.-rilhinm. et du

du Nord.)

■ — de cérit-hie, et du gr.

iH r I II. m. Genre de mollusques , laiiiiUo des cérithiidés. ronfor- cérithiopsia. mes à petite coquille imporforéo nombreux tours de spire. (Les cerithiopsis L^s les mers du globe, ou sont fossiles dans rétacés : l'espèce type du genre, cerithiopsis

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