CÉSAIRE — CÉSAR
deux
m,,: ; ::. (i.;uos et un de religieuses, dont il confia
,;, , , , : ,. - uur Césarie. Outre les règles de ces ,ii;i, ,. . .:„.i.i Minutés, nous avons de lui un recueil de U^iir, ., 1 !ii leurs homélies, et son testament, dans lequel il iais^i'Luus SOS Inviis à son Eglise. Son tombeau, détruit iiar les Sarrasins, fut rétabli en 873. Fête le 27 août.
— BiBi.ioGR. : ViUevieille, Histoire de saint Césaire, évêquc d'Arles (Aix, 1884).
CÉSAIRE de Heisterbaoli, moine cistercien, né dans le diocèse de Cologne vers 1180, mort vers 1240, passa la plus grande partie de sa vie au monastère de Heisterbach. On a de lui : Homelise super dominicis «c festis lotius nnni (\6\b) ; Dialogi de miraculis {UU). - CÉSALPIN (André), médecin italien, né en 1519 à Arezzo, mort à Rome en 1603. Il fut médecin du pape Clément VII et professeur au collège de Sapience. Indépendant de caractère, ennemi des vieilles méthodes, il lutta toute sa vie, notamment i3.Ti% ses Quéestiones peripatatiar. contre la routine, et tira la science de l'ornière où elle languissait. Il entrevit la circulation du sang, avant Hervey. Césalpin admettait l'éternité des genres et des espèces; il croyait à la possession démoniaque surnaturelle, faisait siéger l'âme de l'homme dans le cœur, et ne reconnaissait aucune âme aux animaux. Ses propositions philosophiques ne forment pas, d'ailleurs, un tout bien coordonné. Il est plus estimé comme botaniste qu'à aucun autre titre. On conserve encore à Florence son herbier. Il fut le précurseur de Linné en reconnaissant le sexe dans les organes de la fleur et en créant, en botanique, une méthode fondée sur les caractères morphologiques. Césalpin s'est aussi beaucoup occupé de minéralogie. Le traité Demetallicis renferme des passages presque prophétiques; on y lit notamment : « La crasse (sordes) qui recouvre le plomb (exposé à l'air humide) provient d'une substance aérienne qui augmente le poids du métal.
à la découverte de l'oxygène.
CÉSALPINIE ou CSSALPINIE (ni — de Césalpi n. f. Genre qui a donné son nom à la tribu de: niées, de la fai arbres et des arbustes, même ( ginaires des régions chaudes et tempérées du globe.
— Enctcl. Ce genre comprend des arbres ou des arbrisseaux, le plus souvent épmeux, à " jaunes. Le fruit est une gousse apla ligneuse ou spongieuse, renfermant
" quatre graines. Ce genre le environ soixante espèces, t dans les régions tropicales des deux continents. La césalpinie hérissée [cxsalpinia echinata) est un grand arbre de l'Amé- ~ud dont le bois, connu 1 de bois de Brésil ou do hrésillet de Fernambouc, est dur, pesant, compact, susceptible de prendre un beau poli. Il est fort recherché pour la teinture en rouge. La césalpinie sappan, appelée aussi campêche sappan ou brésillet des Indes, est un petit arbre épineux, originaire des Indes orientales et cultivé aux Antilles. Le bois de sappan, qui est très dur, sert aux mêmes usages que l'espèce précédente ; à Amboine, on en fait de jolis meubles, des clous et des chevilles pour les constructions navales; il est «salpinie.
riche en principe colorant et donne
au coton et à la laine une belle nuance. Sa teinture est d'abord noire comme de l'encre ; mais, par l'addition de l'alun, elle devient d'un beau rouge. Ce bois était anciennement connu sous le nom de bakam ou lignum pressitlum. La césalpinie faux mimosa, originaire de Malabar, est remarquable par ses folioles aussi irritables que celles de la sonsitive. Quelques espèces de césalpinies sont cultivées dans les jardins de l'Europe, où elles exigent la serre chaude ou tempérée.
CÉSALPINIÉES ou CÏSALPINIÉES n. f. pi. Bot. Tribu de la famille des légumineuses, ayant pour type le genre césalpinie, et regardée par plusieurs auteurs' comme une famille distincte.— Une césalpiniée (ou cesalpiniék).
Cesano Maderno, ville d'Italie (Lombardie fprov. de Milan]), sur le Seveso, sous-afliuent du Pô ; 4.3o6 liab.
CÉSAR (mont), sommet dans les petites Alpes do la Savoie (Haute-Savoie), près du lac Léman; 1.530 mètres d'altitude. Il fait partie des rochers de Mémises.
CÉSAR (RIO), rivière de Colombie, affluent rive droite du rio Magdalena ; cours 380 kilomètres.
CÉSAR n. m. Nom donné aux empereurs romains de la famille de Jules César, et plus tard à tous les empereurs romains : Suétone a écrit la me des douze CésiKS. n Titre afl'ecté, dans la suite, à l'héritier présomptif de l'empir
les empereurs d'Allemagne, se considérant comme les successeurs dos empereurs d'Occident.
— Par cit. Empereur, souverain, héros, homme puissant : Si les vœux de la terre y faisaient quelque chose, on verrait moins de Césars et plus de RaphaIIls. (P.-L. Cour.)
Il Homme d'un courage éprouvé : C'est un Césae.
— Nom que l'on donne fréquemment à des chiens de
rique du
'. iKov. : Il veut être César, ou rien. Se dit d'ii iiui li.isar.li" tout pour parvenir. Il n faut renflre qui appartient à César, Il faut rendre à chacun ( " , (Ci; proverbe est tire do l'Evangile, où il e:
employé dans un sons littéral.
— Encvcl. Tous les empereurs prirent le nom de César eu mémoire du grand Jules. Mais, â partir d'Adrien, l'empereur désigne son successeur, qui reçoit le titre de • César 1. . Puis Dioclétien, après avoir partagé territorialement 1 empire avec un second Auguste, crée deux dignitaires, sortes d'empereurs en second, qui chacun, sous un Auguste, gouvernait une partie de l'empire avec le titre de « César n . La dignité de César subsista en Orient jusqu'à Alexis Coninène, qui en donna le titre â Nicéphore Mélissène.
CÉSAR (Lucius Julius), consul romain, l'an 90 av. J.-C, au moment où éclatait la guerre sociale. Il subit un échec en Campanic, et perdit, dans une autro rencontre, toute
son arrière-garde dans les défilés du Samnium. Les succès de Marius et de Sylla réparèrent bientôt ces désastres, et César les fit lui-même oublier en inspirant au sénat une concession habile. Sur sa proposition, ce corps rendit une loi oui accordait le droit de cité à toutes les villes restées fidèles. — Son fils, Lucins Julius César, oncle du triumvir Marc-Antoine, fut lieutenant de César dans les Gaules, consul en 64, et faillit être égorgé par les satellites de son neveu pendant les proscriptions.
CÉSAR (Caius Julius Strabon), frère du consul Lucius Julius, orateur et poète, membre du collège des pontifes. Il appartenait au parti de l'aristocratie, et périt dans ' proscriptions de Marius, l'a comme interlocuteur dans
ganc
/ av. J.-C. Cicéron Fa placé traité De oratore. Comme distinguait plus par l'élé-
ste quelques fragments de
là à Vénus. Mais, neveu de Marius
Julie, il se rattachait aussi au parti démocratique. Marius le fit nommer, à dix-sept ans, prêtre de Jupiter. Sylla, dont il avait refusé la fille, ne tarda pas à l'emporter, et César se réfugia chez Nicomède, roi de Bithynie. Comme uno foule de nobles et les vestales mêmes imploraient sa grâce : o Soit, dit Sylla, mais je vois en ce jeune homme plusieurs Marius. » Toutefois, César ne rentra en Italie qu'après la mort du dictateur et s'essaya, en Asie, au métier des armes. Revenu à Rome, il aborda le barreau, puis retourna à Rhodes se perfectionner dans l'éloquence, auprès d'Apollonius Molon. Pendant ce voyage, il fut pris par des pirates, qui demandèrent 20 talents pour sa rançon. Il en promit 50, mais ajouta qu'il les ferait pendre ; et, à peine libre, il tint parole. En 74, il fut élu membre du collège des pontifes. Dès lors, il ne négligea rien pour gagner la faveur populaire, tout en dissimulant son ambition. Successivement tribun militaire, questeur, édile, il était préteur désigné quand éclata la conspiration de Catilina. S'il n'y prit pas une part directe, il vit sans déplaisir un mouvement qui ouvrait la voie aux changements. Dans le sénat, il chercha à sauver de la mort les conjurés. C'est pendant sa préture que le patricien Clodius s'étant introduit, en habits de femme, pendant les mystères de la Bonne Déesse, dans la maison de César, celui-ci, bien qu'il crût à l'innocence de sa femme, la répudia, « parce que, dit-il, la femme de César ne doit pas même être soupçonnée « . Après sa préture, le sort lui donna le gouvernement de l'Espagne ultérieure. Criblé de dettes, ses créanciers ne le laissèrent partir que lorsque Crassus se fut engagé à payer pour lui plus de 5 millions de francs (69). Il administra si bien sa province qu'il la rendit prospère et s'enrichit lui-même. Une guerre acharnée força les barbares à se soumettre. Traversant un misérable village des Alpes pour se rendre en Espagne, il déclara « qu il aimerait mieux être le premier dans ce village que le second à Home ». A Cadix, il pleura devant une statue d'Alexandre : a A mon âge, dit-il, il avait conqtiis le monde, et je
Quand César revint d'Espagne, Pompée arrivait d'Asie. Egalement brouillés avec le sénat, ils s'allièrent et formèrent avec Crassus le premier triumvirat. Ils avaient cour eux l'armée et le peuple. Malgré les grands. César fut nommé consul pour l'an 60. Le sénat ne put que lui donner pour collègue un ennemi, Bibulus. Mais celui-ci fut si bien annihilé qu on disait : " A^ous vivons sous le consulat de Jules et de César I » Ne comptant nullement sur le sénat dont l'hostilité était systématique, le consul usa de ses droits jusqu'à l'extrême limite et même au delà. Avec les tribuns et le peuple, il fit passer des lois d'intérêt général pour régler l'administration des provinces et punir la concussion, et des lois de circonstance, comme une loi d'ailleurs équitable, et celle qui ratifiait les actes vanche, il reçut le gouverne-
>nt de la Gaule Cisalpine, à laquelle le sénat ajouta, pour ne pas avoir la main forcée, la Transalpine. Puis il resserra son alliance avec Crassus et Pompée en prenant pour lieutenant le fils du premier et en mariant sa fille au second. Il partit, laissant ses rivaux s'user en des luttes stériles. Lui-même allait asseoir son prestige sur la gloire militaire la mieux établie et les conquêtes les plus utiles.
La Gaule dut s'avouer vaincue (51). La Gaule conquise, toutes les richesses de ce pays allèrent à Rome entretenir la fidélité du peuple et des amis de César. Effrayé de sa popularité ccoissante, le sénat lui retira son commandement, et, pour achever de le brouiller avec Pompée, jaloux, nomma celui-ci seul consul et le chargea de défendre la République (52). Pompée se prépara à perdre César par l'abus même de la légalité. Les consuls de 51 suivirent la même politique. Tout ce qu'on refusait à César, on l'accordait à Pompée, sans obliger ce dernier à s'astreindre aux lois. César posa un ultimatum au sénat ; que Pompée abandonnât son commandement en même temps que lui, ou bien qu'on lui laissât jusqu'aux comices une partie de sa province et quelques troupes. Il se présenterait alors pour le consulat, mais il ne voulait pas rentrer à Rome en particulier, livré sans défense à ses ennemis tout-puissants. Le sénat refusa. César franchit alors le Hubicon. limite de sa province, et marcha —' Rome. Partout il fut bien accueilli. Tandis qi menaçait ceux qui ne le suivaient pas, Céî « Qui n'est pas contre 7noi est avec moi. u Pompée, qui vantait de n'avoir qu'à frapper du pied la terre pour faire sortir des légions, quitta précipitamment l'Italie pour en Orient. César alla d'i ' "
Pompée
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Epire et en "fiiessalie. Dans le camp pompéi'
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proclamé dictateur ; après Thapsus, dictateur pour dix ans > à vie, après Munda. A ce titre il joignit successivement le consulat, la censure, le grand pontificat, et fut déclaré inviolable. Il eut des honneurs quasi royaux, des statues, des temples, des autels. Son ambition satisfaite, il oublia les luttes passées, proclama l'amnistie, et releva les statues de Sylla et de Pompée. Il rendit leurs droits politiques aux fils des proscrits de Sylla, il confia des charges importantes à d'anciens pompéiens. Le pouvoir du sénat et des comices fut beaucoup diminué. Il réduisit d'un quart les dettes privées, mais s'opposa à des mesures plus radicales. II ramena à cent cinquante mille le chiffre des citoyens secourus par l'annone. Il prit d'énergiques mesures pour donner du travail aux pauvres, reconstituer la classe moyenne et rurale. Il restreignit la liberté du divorce et accorda des avantages aux familles nombreuses.
Pour rétablir l'ordre, il publia une loi de majesté, abolit les associations existantes. Un contrôle actif fut exercé sur les publicains et les gouverneurs de province. Les chevaliers durent partager avec les sénateurs les fonctions judiciaires. Les populations les plus fidèles et la Gaule Transalpine reçurent le droit de cité. La lex Julia municipalis donna une organisation uniforme à tous les municipes italiens. Le calendrier fut réformé.
César méditait d'autres réformes et une expédition contre les Scythes. Mais il avait compris que le monde ne devait plus être gouverné au profit de trois cents familles patriciennes. C'est ce qu'on ne lui pardonna pas. De plus, on l'accusait, peut-être non sans raison, d'aspirer au titre de roi. Sous couleur de restaurer la liberté, une conspiration se forma. Des hommes sincères, mais fanatiques ou bornés, comme Caton et Brutus, furent poussés en avant. Malgré les pressentiments de sa femme et les avertissements de ses amis. César se rendit au sénat, le jour des ides de mars 44. Tandis qu'un sénateur s'approchait do lui pour solliciter une grâce, les conjurés 1 entourèrent. Plusieurs l'avaient frappé quand Brutus, qu'il avait comblé de faveurs, leva le poignard sur lui : » Eh quoi, s'écria César, (oi aussi, mon fils! », et il voila sa tête de sa toge. Il périt, percé de vingt et un coups.
Il avait, au dire do Suétone, la taille haute, le teint blanc, le corps bien fait, le visage plein, les yeux noirs et vifs, le tempérament robuste. 11 était fort élégant dans sa mise. Il se faisait couper les cheveux et raser la barbe avec un soin extrême. Il devint chauve de bonne heure, à son grand regret, parce que c'était pour ses ennemis un motif de raillerie ; aussi, de tous les privilèges qui lui furent accordés, aucun ne lui fut plus sensible que celui de porter sans cesse une couronne de laurier.
César était, après Cicéron, le premier orateur de son temps. Erudit, il composa des ouvrages de grammaire tels qu'un Traité de l'analogie; historien précis et écrivain élégant, sa Guerre des Gaules et sa Guerre civile, bien qu'ayant aussi besoin de contrôle, sont au nombre des œuvres les plus solides que nous ait laissées la littérature antique. Son Anti-Caton était, au dire des anciens, une œuvre de polémique vigoureuse.
— BiBLioGR. : Bonaparte, Précis des guerres de Jules César, publié par Marchand en 1836; Michelet, Bistoire romaine (Paris, 1839); deChampagny, (esC^sœr5(184l-i843); Napoléon III, Bistoire de César (1865-1866), inachovée; Fronde, C^sar (1879).
César (Commentaires de).V. Commentaires de César.
César (représentations antiques et modernes dk Jules). Les portraits de César statues bustes médailles et monnaies, ont été multipliés à 1 mhni, dans l antiquité Ils sont encore nombreux, bien que cette attribution ait été faus sèment accordée à plusieurs. Il n'existe pas de portrait authentique de César jeune. La plupart le représentent arrivé au moins à l'âge mûr et les traits déjà fatigués. Parmi les six statues que Clarac a fait graver dans son Alu sée de sculpture, la seule qui passe pour offrir incontestablement la ressemblance du dictateur est au musée Capitolin : elle représente Jules César, revêtu de la cuirasse et du paludamentum, tournant la tête à gauche, et tenant une pomme dans la main droite Elle est d'une exécution médiocre Le Louvre possède une statue de César en marbre de Pares, qui provient de la galerie Borghèse ; elle a 2 mètres de haut, j,,;^, ^^^^^
la tète, qui est rapportée, rap- (^usée de Berlin)
pelle assez bien celle de la figure
du Capitole ; la statue tient de la main droite le para.,0' nium et a le paludamentum rejeté sur 1 épaule gauche. Une statue en marbre grec, du musée de Naples, a uno cuirasse ornée de l'aigle et des grifi'ons qui distinguent d'ordinaire les personnages de la famille impériale de Rome ; mais cette statue est d'une date postérieure à l'époque de César, et la tête est rapportée. On ne saurait non plus regarder comme authentique la statue de la villa Albani, qui représente un personnage nu, s'appuyant de l'avant-bras sur une colonnette et élevant la main droite fermée à la hauteur du biceps.
Parmi les bustes antiques du dictateur, un des plus remarquables est celui que 1 ii voit au musée de Na-
galeii 1 'rde bien
avec 1 itiques de
Cosai I I ^ se trou-
vent Il I s l un, en
marbrt se iistiii^ui par la manière dont les cheveux sont ramenés front, qui est complètement cl est à peu près semblable au précédent, mais quelques