‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 726 sur 956 · CERVELAS · texte numérisé non relu

CERVELAS

CERVELET (sèr, W — dimin. de cerveau) n. m. Portion de l'encéphale qui occupe la partie inférieure et postérieure

— Encycl. Le cervelet se compose de trois parties, une médiane: le lobemédian oamoyea; deuxlatérales: leSto6es latéraux ou hémisphères cérébelleux. Le lobe médian existe chez tous les vertébrés ; les lobes latéraux n'apparaissent que chez les mammifères et atteignent leur maximum de développement chez l'homme ; il est coupé par des sillons concentriques circonscrivant les lobules. Une saillie médiane domine la partie supérieure, son aspect l'afait nommer vermis supérieur. A la partie inférieure, au fond de la grande scissure médiane, se trouve le vermis inférieur, qui seprolonge enavantpar la luette d'où se détachent les oafou/cs rfe Tarm.

Comme l'encéphale, le cervelet est constitué par de la substance grise et de la substance blanche. La substance grise est corticale ou centrale ; la partie centrale constitue les noifaux dentelés. La substance blanche forme, au centre du cervelet, une masse volumineuse qui diverge en

Il établirait les relations nécessaires au fonctionnement de l'organisme entre la sensibilité et le mouvement. — Anat. comp. Dans l'embryon, aune période peu avancée du travail organogénique, le cervelet est conformé de même chez tous les vertébrés. Chez les poissons cyclostomes (lamproie) et les esturgeons, il reste à peu près dans le même état. Chez les batraciens, il est toujours rudimentaire et a la forme d'une bandelette transversale constituant, au-dessus de l'extrémité du quatrième ventricule, une sorte de voûte. Chez les reptiles inférieurs, il est peu développé (ophidiens, sauriens) ; mais, chez ceux qui sont plus élevés en organisation, il se renfle et constitue un lobe médian (cbéloniens, crocodiliens). Chez les poissons, quelquefois très grand (raies du genre pastenague,

sa surface, et d'ordinaire creux.

i développé que chez les reptiles, creuse' de replis transversaux. Enfin, chez ■' atteint son plus haut développeme

stinaca]),

irface

nmifères.

Le cervelet qui, chez tous les vertébré's à température variable, ne présente pas de lobes latéraux, en offre à peine quelques vestiges chez les oiseaux, tandis que ces lobes acquièrent une très grande importance chez les mammifères. Les lobes latéraux sont très petits chez les ornithorhynques, comme cela a lieu chez les oiseaux.

CERVELIÉRE {sèr— rad. cerveau) n. f. Défense de tête qui est une petite coupole d'acier, ronde ou pointue, sans avance ni couvre-nuque, et qu'au moyen âge les gens de guerre portaient sous le bassinet et le heaume.

— Encycl. La cervelière date du xir au XVI" siècle ; alors, on l'appelait une secrète, et les piétons en avaient ordinairement une sous la coiffe de leur chapeau. Et cette mode dura même beaucoup plus longtemps, car, au xviii' siècle même, •beaucoup de cavaliers avaient la forme de leur tricorne doublée de fer. La cervelière primitive était d'une seule pièce ; mais on en voit, au xiv" siècle, qui sont faites de poiniue plates imbriquées assez ingénieusement pour faire ressort sous un coup violent. Au xiii* siècle et avant, une aumusse ou un camail de mailles habillant la tête et le cou rejoignait la cervelière et s'y rattachait. On a parlé de cervehères faites de cordes tressées ; la plupart de ces objets sont tout simplement des bonnets de bain du xvi« siècle, comme en a figuré Albert Diirer.

CER'VELLE (sèr-vèl' — du lat. cerebellum, dimin. deccrcbrum, cerveau) n. f. Substance du cerveau : Coup qui fait jaillir la cervelle. Il Cerveau de destiné à servir de nou mouton. Cervelles au beurre noir.

— Fig. Raison, esprit, jugement : Que de gens S(tn5 cervelle! La jalousie vous renverse la cervelle. (Le Sage.)

Il Avoir une cervelle de lièvre. Manquer de mémoire. Il Imaginative, pensée : 5e mettre quelquechose dans la cervelle. Se creuser la cervelle pour trouver quelque chose.

Cervelière f

Cervelle de ;

0, je ne connais pas de métier plus honteui. s sot, plus dégradant pour la pensée humain

ar écrire trois mots quand U n'en faut que de

BXt. Person jugement Corrig^é.,o„

le considérée

s, dira quelque peur se corrige

au point de i sage^^^

— Briller, Faire sauter lacervelle. Tuer d'un coup d'arme à feu dans la tête, il Faire bouillir la cervelle. Dessécher lacei-t'ciie, Incommoder fortement, en parlantd'unechalourexcessive : Soleil qui fait bodillir la cervelle. « Fig. Impatienter très vivement : Voilà de ces idées qui font bouillir MA cervelle et me soulèvent le crâne, (Beaumarchais.)

Il Mettre, Tenir en cervelle. Causer de l'inquiétude. (Vieux.)

— Bot. Cervelle de palmier. Moelle de certains palmiers, dont se nourrissent quelques peuples.

— Mar. Cheville de métal servant à assujettir la barre du gouvernail à son poste, à réunir la couronne du cabestan à la mèche : Cervelle du cabestan. Cervklle du gouvernail. (Sur la tête de la mèche du gouvernail se trouve le piston de cervelle.)

— SïN. Cervelle, cerveau. V. cerveau.

— Pkov. littêr. : Belle tête... mais de cervelle point. Allusion à un vers de La Fontaine. V. tète.

Cervera, ville d'Espagne (Catalogne [prov. de Lerida)J, près de la petite rivière de son nom, affluent de la Sègre, et au pied de la sierra de Almenar ; 5.000 hab. Fabriques de ciment et d'amidon ; tonnelleries. Place do

Cl uvi;iiA u CKFtvERA de Plsuerga, villo d'Es|>a

! I .M, Il ||iriiv. ili> l'aliMicial), sur la fiaucrga; 1.150 liai).

^^^l.■■. il" cuivrii, ilo calamiiA. — Pop. du district du mf-ino iioiii : :i:i.7e5 hall.

Cervera de Rio-Alhama, villo d'Kspagoo (Vioillo- Cisiill.' (pniv. ilii lyoptrono]), sur VAlhama; 4.96S hal). WmiiIiiis a Imilo, laliriquos dospadrillos. Source» thernialo.s, — l'ii|i. du district du mômo nom: lî.060 liab.

Cehvetri. (1. ..i.r. anc. V. Cbrk.

Cervia, ville dltalio (Kmilio [prov. do Ravonno]), sur rAdriaiiiiciii; i; ..«m liali. l'IviVcliù; belle catlicidrale. Petit

CERVIANE II. f. I!ut. Syii. do MOI-r.lJGINK (ou MOI.LUQO).

CERVICAIRE (.«.'.•, Wr) ou CERVICARIA (»(?r) n. f. Bot. Syn. d(i TUACUHLiuM. il Section du ^enre campanule. (Nom doDiit^ ]iar les botanistes du moyen à^o aux campanules.)

CERVICAL, ALE, ADX (sér — du lat. ceniix, ich, cou,

au col de

des ganglions lym- :i(iuo ou scrofulouse.

■cliippont lus muscles

ofumh-

qui vient de la thyroïdienne inférieure et se termine dans les muscles profonds du cou ; Yartère cervicale transverse ou scapnlaire postérieure, qui provient de la sous-clavière, s'anastomose à l'angle inférieur du bord spinal de l'omoplate avec la scapulaire inférieure.

— Veines cervicales. Elles correspondent aux artères du mémo uoni oL sli rendent aux veines jugulaires.

I \,r.l,i, , r: ; -J, Portion cervicale du grand symjiat!ii| ; I ■' 1.1 forme d'un cordon.

. 'iicaux. Renflements ganglionnaires du ', "/"f cervical, au nombre do trois: un

miiK ! ' ' ,' , a 11 t.i-i- du crâne, au niveau des deuxième et troisiiMiU' vertèbres cervicales; un moyen, au niveau des cinquième et sixième vertèbres cervicales, et un inférieur, au niveau de la septième vertèbre cervicale. Outre de nombreux rameaux de communication, ces trois ganglions donnent chacun naissance à un nerf cardiaque.

— Lif/ament cervical. Ligament fibreux présentant do

occipitale externe et se relie aux apophy; chacune des vertèbres cervicales. (Auxiliaire des extenseurs de la tête, il sert à redresser la tête et la colonne vertébrale, et est beaucoup plus développé chez les grands carnassiers que chez l'homme.)

— Nerfs cervicaux. Les huit paires spinales qui sortent des névroses par l'espace sous-occipital et les trous do conjugaison des sept vertèbres cervicales.

— Plexus cervical. Plexus formé par les branches antérieures des quatre premiers nerfs cervicaux, les branches profondes {plexus cervical profond), dont le nerf phréniquo, sont motrices, et les superficielles (plexus cervical superficiel), cutanées et sensitives.

— Réqion cervicale. Région anatomique qui s'étend, en avant, du bord supérieiu* des deux clavicules au rebord inférieur du maxillaire inférieur ; en arrière, de l'apophyse épineuse de la septième vertèbre cervicale, en bas, à la naissance de l'occipital, en haut. Elle se subdivi.se, en avant, en régions sus-hyoïdienne et sous-hyoïdienne, et en régions sus-claviculaires ou latérales du cou.

— Vertèbres cervicales. Vertèbres du cou, au nombre de sept. La première, ou atlas, la se-

procminente, présentent des caractères particuliers.

CERVICAL [sér — mot lat. formé de ce7'ï)ij:, icw, nuque) n. m. Anllq. rom. Coussin sur lequel on reposait sa tête, ou sur lequel on s'étendait, sur les lits de table ou '-^de repos.

CERVICALE {sir — du lat. cer vix, icis, nuque) n. f. Pièce compo sée de lames de fer articulées, qui couvrait le cou du cheval de tournoi

depu

1 express;

lont moderne, ogisme, qui peu

l'antilope à bezoard ou capricorne do l'Inde {antilope cerviciipra).

CERVICARIA n. f. Bot. V. CEKVlCAIKK.

CERVICINE n. f. Bot. Syn. do WAULENnKRGiE.

GERVICO (du lat. cervix, icis, nuque), mot qui se joint, en anatomie, à un certain nombre d'autres mots pour y ajouter l'idée d'une relation avec la nuque.

CERVICO-BRACHIAL, ALE, AUX (AO adj. Qui 8e rapporte à la lois au cou et au bras, il Névralgie cervico-brachiale, Névralgio qui atfocto le plexus brachial et les racines postérieures des nerfs cervicaux.

CERVICO-BREOMATIQOE {sér — du lat. cervix, ici», cou, et du gr. bregma, atos, sommet) adj. ot n. m. Anat. Qui va de la nuque au sommet de la tête : Diamètre CEB-

VIC0-0RESMAT1(JUE. Syn. SOUS-OCCIl'ITO-DBKaMATlliUB.

CERVICO-MA8TOÏDIEN {sér, sto, di-in) a. m. ot adj. Anat. Se dit du muscio spténius. V. co mot.

CERVICO-SCAPULAIRE («(!r, 1er') adj. Se dit do l'arlèro et de ta veine cervicales transversos.

CERVICULÉ, ÈE {sér — du lat. ceniix, ici», nuque) adj. Qui se prolonge en forme de nuque.

CERVIDÉS (*ér — du lat. cervus. corf) n. m. pi. Famille de mammifères artiodactyles ruminants, renfermant les cerfs et formes voisines, ayant pour caractères dos bois ordinairement ramifiés chez les mâles, bois qui tombent à chaque nouvelle saison ; dos larmiers, des canines supérieures souvent allongées en défenses, ot douze molaires

tilopes parla houppe -le puils i du pied et que ne pus .' ^ ni j n ont des glandes aux ■ n ' i

tairos. Répandus .1.1 11 i i- s, excepte aans les régions chaudes de I \ , . ., n'habitent que l'extrême Nord, les cervnlr. ,. m m .-ibondants dans l'hémisphère boréal ; leurs représentants fossiles sont de l'épo- (jue tertiaire avec les genres : dicroceros, procervutus, à bois réduits et peu ramifiés; dans le quaternaire apparaissent les genres actuels : cerf, élan, daim, renne.

CERVIER adj. m. Zool. 'V. lodp-ckhvier.

CERVIN, INE adj . Qui ressemble au cerf.

GeRVIN (mont), en allem. MatterborN, un des principaux sommets des Alpes Pennines. La superbe pyramide rocheuse du mont Cervin, aux parois très escarpées, culmine à 4.4S2 mètres, et domine la vallée de Zermatt. Longtemps réputé inaccessible, il fut gravi pour la première fois en 1865 par une caravane de sept personnes, dont quatre périrent à la descente. Bien que facilitée par la pose de câbles en fer et l'installation de plusieurs refuges, l'ascension du Cervin, longue et pénible, reste toujours une ascension difficile et souvent dangereuse. — Le petit mont Cervin (3.886 m.), bosse rocheuse, située à l'E. du col de Théodulo (3.322 m.) ou col du Cervin (Matterjoch), est, au contraire, facilement accessible par ce

c doigts rudii

l'Avel-

3 la Corse, arrond. et à Castello; 1.561 hab. Réblé, légumes et châtaignes.

Cervinara, villo d'Italie (Campanie [pro lino]); 7.000 hab.

CERVINE n. f. Bot. Syn. de pycnophyctis.

Cervione, ch.-l 53 kilom. de Bastia, coite et commerce

Belle église dédiée à sainte Christin"e, du w" siècle des peintures murales remarquables. Cervione a, au hameau de Prunete, un petit port. — Le canton a 4 comm et 2.679 hab.

■ervi, cerf, ei

CERVOISE [sér — du lat. ceri'isia ou des anciens, boisson qu'ils fabriquaient avec de l'orge ou d'autres céréales, et qu'on faisait fermenter.

(On y ajoutait différents aromates) : La cervoise était la boisson des anciens Gaulois et des peuples scan-

— Encycl. Antiq. La cervoise, ou vin d'orge, fut en usage dès la plus haute antiquité : on la trouve sous différents noms en Egypte, en Ethiopie, en Crète, en Espagne, en Phrygio, en Thrace, en Arménie. Elle était fort en honneur chez les Celtes y^ et les Germains. Les Grecs et les a Romains l'ont connue, sans beaucoup y prendre goût, et leurs médecins naient l'usage.

— Archéol. Au moyen âgo, on disait cervoise, pour le cabaret où l'on buvait de la cervoise ; ainsi l'on appela ■ cafés • , au xviii' siècle, les lioux où l'on trouvait du café tout prêt. Si la cervoise paraît avoir toujours été très en honneur dans le nord, en Flandre, en Allemagne, elle n'eut en France qu'un succès intermittent, dépoudant de l'abondance ou de la rareté du vin.

CervoLE ou CeRVOLLE (Arnaud de). V. Arnadd de Cervole.

CeRVON, comm. de la Nièvre, arrond. et à 37 kilom. de Clamecy; 1.811 hab. Commerce de bêtes à cornes et do porcs ; belle église du xi' et du xii" siècle. Aux environs, hloi; de pierre, connu sous le nom de la Belle-Pierre, (|iii est, lie 1,1 part des habitants du pays, l'objet do fré-

Cervoni (Jean-Baptiste), général français, né à Soveria (Corse) en 1767 ou 1768, mort à Eckmûhl en 1809. Il s'engagea comme simple soldat dans le régiment Royal- Corse ot était, en 1792, sous-lieutenant de cavalerie. Remarqué au siège do Toulon, il fut nommé général do brigade (1794). La part brillante (|u'il prit aux campagnes d'Italie ( 1796-17971 lui valut le grade de général de division. Il vécut dans une demi-disgrâce sous l'Empire, à cause do ses allures républicaines. En 1S09 seulement, il obtint d'êtro employé dans la Grande Armée ; il fut tué à la bataille d'Eckmiihl, d'un boulet qui lui fracassa

condam-

CKRVERA — CKSAIRE

renfermant des petits cerfs asiatiques, dont los mal' possèdent de» canine» prolongée» on défense».

— Encycl. Los cenxUet, qui »o reproduisent très hi< on captivité, comptent maintenant parmi le» corvidé» l plu» commun» dan» les parcs zoologfiques ; souvent sauvage» ot méchants, et attaquent on poussant do» grognomonts particuliers, do nombreuses es d'Indo-Chine {cervulus uoginatia et lieeveai, qui 80 reproduisent en»emble), de Malaisio {cervulus muntjac), do Birmanie (cervulus Fex), du Tbibot [cervulus lacri/mans), etc.

GÉRTGE (du gr. kérux, ukos, héraut)n. m. Antiq.

gr. Membre do la famille sacerdotale des Céryces ou Biéroeéryee», en Attiqne. (Cette famille faisait remonter son origine à Céryx. Fixée d'abord à Eleusis, elle s'était transportée à Athènes, après la fusion politique des deux Etats: mais elle conserva le privilège de fournir lo héraut sacré des mystères d'Eleusis.) — IIôraut sacré d'Eleusis, l'un dos grands prêtres des mystères. — Héraut d'un sénat, d'une assemblée populaire, etc., dans les villes grecques.

CerYCIDS MonS, ancienne montagne do la Béotie, sur laquelle Mercure, disait-on, aurait pris naissance. — Ancienne montagne de l'Asie Mineure, près d'Ephèse, et où Mercure aurait annoncé la naissance de Diane.

CÉRTLE (du gr. kérulos, espèce d'oiseau de mer) o. m. Genre d'oiseaux passereaux lévirostres, famille des halcyonidés, renfermant de grands martins-pêcheurs gris ou blancs, variés de noir, habitant les régions chaudes de l'ancien monde. JWf^t

— Encycl. Une seule /MJlyt

connues, se trouve en Europe : c'est le ceryle rudis, des régions médiet du nord (,Le pi

terranéenn

C<!rjl«,

«, du sud do sous-genres, , établis par

\\ bo iruuve uans

C«ryIon (gr. ifois).

grand des céryles est Xichthyonomui maximu 1 Afrique. C'est le type d'un des nombreux comme le streptocéryle, le mégacéryle, etc. les ornithologistes anglais.)

CÉR'TLIQUE adj. Se dit d'un alcool qui so trouve i certaines cires. Syn. hydrate de cé-

RVLK-CÉROTLSE, AXCOOL CÉRCTIQDE.

CÉR-TLON n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, famille des colydiidés, type de la tribu des céry'on in/», et renfermant de très petites formes brunes ou noires, brillantes et aplaties, vivant sous les écorces, dans le bois mort, sans doute aux dépens des larves xylophages. (On connaît une douzaine d^espèces decérylons européennes, dont la plus connue est le cerylon histeroides.)

CéRTMËE, ville forte d'Achaïe, d'abord acropole d'Héliké, puis cité indépendante (après ou'Héliké eut été engloutie par la mer, en 373 av. J.-C). Elle avait reçu, après les guerres médiques, une colonie de Mycéniens, chassés par les Argiens. Elle fut rattachée, vers 276, à la Confédération achéenne. Elle possédait un célèbre sanctuaire des Euménides.

CÉR-yUlTE (bicbe) ou BICHE MÉNAUENNE. Myth. gr. Biche aux pieds d'airain et aux cornes d'or, qui était née sur le mont Cérynée, et qui était consacrée à Ariémis. Hêraklès s'empara d'elle et la porta vivante à Mycènes. C'est un de ses douze travaux.

GÉR'YX. Myth. gr. Héros éponymo de la famille sacerdotale des Céryces. C'était un fils d'Eumolpos, suivant les uns ; un fils d'Hermès et d'Aglaure ou de Pandrose, suis vaut d'autres.

CES (se) pr. démonstr. m. et f. pi. Pluriel de ce, de cet et de CETTE. V. CE.

CÉSAIRE (saint), né en 329, mort en 368. Frère de saint Grégoire do Nazianze, il étudia à Alexandrie et devint sénateur de Constantinoplo et médecin de l'empereur Constance, puis de Julien l'Apostat. Ce dernier, qui l'estimait, s'efforça de lo faire passer au paganisme. Césaire résista aux sollicitations comme aux menaces, mais, sur les instances de sa famille alarméo pour sa foi. il se retira en Cappadoce, d'oii il ne revint que pour reprendre sa charge auprès de Valons et de Jovien. Suivaut l'usage du temps, il no fut baptisé qno fort tard, un an avant sa mort. Saint Grégoire de Nazianze rendit son nom immortel en prononçant son éloge funèbre. — Fête le 25 février dans l'Eglise latine ; le 9 mars dans l'Eglise grecque.

CÉSAIRE (saint), évêque d'Arles, né en 470, mort en 542. Issu d'une famille riche, il prit, en 489, l'habit monastique à l'abbaye de Lérins. Il fut mis plus tard à la tête d un monastè're, près d'Arles, dont il devint évêque malgré lui, on 502, après s'être caché dans un tombeau pour échapper à cet honneur. Exilé à Bordeaux par Alaric, puis rappelé, il fit décider au concile d'Agde (506) que les cantiques chantés par les fidèles seraient à la fois rédigés en latin et en grec, ce qui prouve la persistance de l'influence hellénique dans lo midi do la Gaule. Pondant le siège d'Arles par les Francs et les Burgondes (508-510), Césairo fut jeté en prison comme complice dos envahisseurs, mais son innocence ayant été reconnue, il fut bientôt rendu à la liberté, et ne craignit pas, après la levée du siège, de ndre los vases sacrés ae son éj "'

des prisonniers francs. Accusé (

1 église, pour payer la rançon s prisonniers trancs. Accusé de nouveau, il fut arrête et --nduit à Ravenno auprès de Théodoric, devant qui il se justifia, et qui lo combla de présents. Césaire les vendit aussitôt, pour racheter do nombreux prisonniers. Le pape Symmaquo lui conféra lo titre et les fonctions de vicaire apostolique en Gaule et en Ëspacne. Césaire présida les conciles d'Arles (524), de Carpentras (5^7^, déraison 1 529) et d'Orange (même année). Saint Césaire fonda plusieurs

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