‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 732 sur 956 · FRANCISCAINS · texte numérisé non relu

FRANCISCAINS

CÉSARINS n. m. pi. Hist. rel.

CÉSARION, surnom de Ptolémée XIV.V. PtolbmébXTV. CÉSARISER (SE) [rad. César], v. pr. Imiter les Césars, rendre des allures despotiques.

rissm") n. m. Système politique dans lequel est concentrée dans une personnalité uni-

— Encycl. Le césarisme 1

le célèbre

nstitution existait sons

Ile tend parfois :

Romain. Dans la Grèce antique,

le nom de « tyrannie ». De nos^ , —

reparaître par la voie du plébiscite. Les partisans du césarisme, dans la France moderne, sont les plébiscitaires. Fustel de Coulanges, dans sa Cité antique, a montré d'une manière irréfutable que les partisans de ce que l'on appelait, on Grèce, la liberté,

CESARISTE — CESSION

populaires. De même, à Rome, c'est la plèbe qui fit et soutint les Césars, au désespoir des patriciens, qui ont traduit l'expression de leur irritation par la plume colorée do Tacite. On peut dire qu'en France Napoléon I«' et Napoléon III ont momentanément rétabli le césarismo.

CeSABOTTI (Melchior), poète et littérateur italien, né à Padoue en nso, mort en 1808, professa la littérature,

a publié des poésies, des traductions des ouvrages littéraires et philosophiques, etc. Ses œuvres complètes ont été publiées à Pise (1805-1810).

CÉSARS (les douze). On désigne sous ce nom Jules César et les onze princes qui ont régné après lui : Auguste, Tibère, Claude, Caligula, Néron, Galba, Othon, Vitellius, Vespasien, Titus et Domitien. Les six derniers étaient étrangers à la famille du vainqueur des Gaules. C'est uniquement parce que Suétone a écrit la vie des douze Césars, qu'on a pris l'habitude de réunir les douze premiers empereurs dans ce groupement factice.

Césars (les dodze), ouvrage de Suétone. C'est un recueil des vies des Césars, depuis le premier jusqu'à Domitien. Suétone, grâce à sa situation officielle (il fut. secrétaire d'Adrien), était à même de connaître, par les archives et la correspondance des empereurs et des minis- ^...1. j j^.;. ____ , . , .. ignorait. "

une foule de détails que le

ouvrage est donc une source infiniment précieuse d'informations. Il convient, toutefois, de ne le consulter qu'ave( une extrême prudence, parce que Suétone accepte san; contrôle toutes les légendes et toutes les rumeurs, surtou si elles ont un caractère scandaleux. Il est certain qu'l , écrivant d'avance, pré-

xagèro la prudence d'Augu end-il, la conversation qu'il

. il devait tenir avec sa femme , l'imbécillité de Claude, les débauches de Tibère. L'influence de ce livre a été néfaste, parce qu'elle a accoutumé à écrire l'histoire des empereurs surtout par le côté anecdotique et mesquin, sans tenir un compte suffisant des actes accomplis sous le gouvernement de chacun. Cette tendance se retrouve, encore aujourd'hui, dans maints ouvrages de vulgarisation, manuels et dictionnaires. C'est de

faits la place qu'elle doit occuper dans lavérital>l6 h

— BiBLioGR. : édit. princeps (Rome, 1470); édit. Roth (1858). Traduct. française par La Harpe (Paris, 1863).

Césars (les) ou le Banquet, satire do l'empereur Julien. y. Banquet de Jdlien {le).

CÉSATIE ((i — du nom de Cesati. botan. ital. fl807-I883)) n. f. Bot. Genre d'ombellifères , réuni aux trachymènes.

CÉSEMBRE, îlot français de la Manche, sur les côtes du département d'Ille-et-Vilaine, à 4 kilom. de Saint-Malo. Il On écrit aussi parfois Césambre, ou Cèzembre.

CesENA (Amédée - Barthélémy Gatet de), publicisto et littérateur français, né à Sestri Levante en 1810, mort à Paris en 1889. Il entra très jeune dans le journalisme, collabora au » Représentant du peuple » de Proudhon, en 1848, puis se rallia à l'Empire. Rédacteur à la • Patrie », au M Constitutionnel m, au « Figaro n, il fut rédacteur en chef du • Soleil » , de 1875 à 1885. Ses principaux ouvrages sont : les Césars et les Napoléons (1856); i Angleterre et la Russie (1858); l'Italie confédérée (im) ; Histoire delà guerre de Prusse (1871); les Bourbons de France (1887), où il défendait les idées monarchiques. — Son frère, Sébastien Gaykt de Cesena, dit Séljastien Mhéal, né à Beauieu en 1815, mort en 1863, a publié des recueils de vers, des ouvrages divers et donné une traduction estimée des œuvres de Dante (1843).

Cesenatico, comm. et port d'Italie (Emilie [prov. de Adriatiqur - -— •--•^ -, . . .

Forli])

Anglais, en 1800.

Césène ou Cesena,

.575 hab. Bombardée

ille d'Italie (En

lie soufre, fabrique de liqueurs ; centre agricole et viticoh Belles églises ; hôtel de ville. Patrie des papes Pie V et Pie VII. — Le circondario de Cesena a 92.000 hab.

— Histoire. La fondation de Césène remonte à 391 ai J.-C et est attribuée aux Gaulois Sénonais. Des Romainf elle passa aux Hérules, qui la cédèrent aux Ostrogotli: auxquels l'enlevèrent les empereurs d'Orient. Dans 1 ::cessivement désolée par particuliers, elle fut réunie aux do l'Eglise, dont elle fit partie jusqu'en 1859.

CÉSERON (dimin. du provençal cézé, formé du lat. cicer, môme sens) n. m. Nom vulgaire du pois chiche [cicer arie-

Cesi (Bartolommeo), peintre italien, né en 1526, mort à Bologne en 1629, élève do Tibaldi et de Baldi. Ses œuvres, consciencieusement travaillées, sont d'un coloris agréable. Ses meilleurs tableaux so trouvent dans les églises et à la Pinacothèque de Bologne.

Cesi (le prince Frédéric), duc d'Aqua-Sparta, naturaliste italien né à Rome en 1585, mort en 1630. Il institua, a 1 âge de dix-huit ans, l'académie des Lincei (de lince, lynx), découvrit les sporules de la fougère, propagea l'usage du microscope et du télescope, publia divers traités ■ Sur les abeilles, Sur les bois fossiles, etc., et prépara à grands frais l'édition de louvrage de Hernandez sur \ Histoire naturelle du Mexique (1651).

CÉSIE ou CESIUS n. f. Bot. Syn. de gtmnométee.

Césette, par Emile PouviUon (1881). La petite Rouergate Césette, devenue servante dans une borderie, aime le beau toucheur do bœufs Jordi, qui l'abandonne pour la blonde et riche Rouzil, et, après avoir souffert, subi les humiliations infligées par sa rivale, elle finit par reprendre celui qu'elle n'a jamais cessé d'aimer. Dans cette idylle à l'intrigue fragile, au réalisme exquis, l'auteur a d<^crit, dans un style savoureux et simple, des scènes rustiques, et, avec une fidélité évocatrice, les ùpros paysai/es du Rouergue.

Cesio (Carlo), peintre et graveur italien, né en 1626 à Antrodoco, près de Rieti, mort à Rome en 1686. Elève de Pierre de Cortone, il peignit des tableaux où se retrouvent les défauts et les qualités de son maître. Il est surtout connu pour avoir gravé un grand nombre de tableaux célèbres : la Galerie Farnèse, en 41 planches ; la Vie de saint Augustin, par Lanfranc ; l'Histoire d'Enée, de Cortone.

Cesio Maggiore,

comm. d'Italie (Vénétie [prov. de Bellune]); 4.000 hab.

CÉSION ou OSSIO (du lat. cxsius, pers) n. m. Genre de poissons acanthoptères, famille des pristipomatidés , renfermant des formes voisines des mendoles et des picarels, mais à nageoire dorsale placée plus en arrière, à bouche moins extensible. (Les césions habitent les mers chaudes ; on eu connaît une douzaine d'espèces.)

CÉSIUM n. m. Métall. V. césium.

Cesnola (comte Luigi Palma de). V. Palma de Cbs-

Césonie ou IVIlLONIA, était veuve et mère de trois enfants, quand elle plut à Caligula. Aussi débauchée que son impérial amant, elle se rendit si bien maîtresse de lui que les Romains croyaient quelle lui avait donné un philtre. Il la faisait paraître casquée devant les troupes, et la montrait nue à ses amis. Elle se prêtait à tous ces caprices. Un jour, au milieu des plus iufâmes voluptés, Caligula éclata de rire, et, commo ©lie lui en demandait le motif: « Je pense, dit-il, que cette chère tête tombera si je le veux et au premier signe. • Il eut d'elle une fille dont la férocité précoce attes- Césome.

tait l'origine. Césonie, du moins, sut mourir. Quand de courageux soldats délivrèrent l'empire du fou qui le gouvernait, elle tendit bravement la gorge au centurion Julien Lupus. La petite Julia Drusilla eut la tête brisée contre le mur.

CespÈDES (Paul DE), peintre de l'école espagnole, né et mort à Cordoue (1538-1608). Il fit ses études littéraires à Cordoue, puis il étudia les langues orientales à Alcala. Il se rendit ensuite à Rome, fréquenta l'atelier d'un élève de Michel-Ange, et étudia soigneusement Michel-Ange, Raphaël. En 1577, il fut chanoine de la cathédrale de Cordoue, mais ne cessa pas pour cela de peindre. Une Chie de lui est célèbre. Son dessin avait de la correction et de la grandeur. Profondément érudit, Cespèdes a beaucoup écrit sur son art, soit des poèmes [Art poétique), soit des dissertations. Sa Comparaison de la peinture et sculpture modernes avec l'art antique est un très estimable ouvrage. Cespèdes (Andrès Garcia de), savant espagnol du xvii» siècle, écrivit sur les mathématiques, l'astronomie, la nautique ; la plupart de ses ouvrages, notamment d'importants atlas, sont restés en manuscrit. Il publia : Begimiento de navegacion; Hidrografiay theoria de pi Libro de instrumentas nuevos de geometria muy nei para distancius y alturas (1606).

Cespèdes (Carlos Manuel), ex-président de la république Cubaine, né àBayamo en 1819, mort en 1874. Avocat, il organisa en 1868 un mouvement insurrectionnel en vue de conmiérir l'indépendance de Cuba. A la tête d'une poignée dTiommes, il s'empara de Santiago et proclama la république, dont il fut reconnu président. La lutte entre les Cubains et les Espagnols prit un caractère de férocité incroyable. Cespèdes vit ses fils fusillés, ses biens confisqués; il n'en continua pas moins à combattre. En 1873, il donna sa démission de président de la république Cubaine et se retira dans la montagne de San Lorenzo. Un nègre l'ayant trahi, les Espagnols allèrent l'assiéger dans sa maison et le tuèrent.

1 {sé-spé) n. f. Genre d'ochnacées, série de luxemburgiées, renfermant des arbres de l'Amérique tro picale.

CESPITINE {sé-spi — du lat. cespes, itis, motte de gazon et, par extension, tourbe) n. f. Aminé tertiaire C'H'"Az, extraite des goudrons et des tourbes d'Irlande. (Suivani certains auteurs, ce corps ne serait autre qu'un hydrate de pyridine.)

Cessac (comte de). V. Lâchée.

CESSANT [sé-san), ANTE adj. Qui cesse, qui finit. (S'emploie le plus ordinairement dans le sens du partiticipe présent, pour signifier Etant abandonné, étant suspendu ; les phrases où entre ce mot ainsi employé sont alors des latinismes qui constituent une véritable exception à la règle, laquelle veut que le participe soit toujours invariable) : Tous empêchements cessants. Toute affaire

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