C"H")'C(CO'H
CÉTYI.TOLUÈNE n. m. Hydrocarbure C"H"C'H'CH', qu'on peut obtenir au moyen de l'iodure de cétyle, du bromotoluène et du sodium. On connaît trois cétyltoluènes : meta, ortho, para. Syn. métylcétylbenzène.
CeuTA, ville et port du Maroc, appartenant à l'Espagne, sur le détroit de Gibraltar, à 50 kilom. de Tanger ; 13.000 hab. L'ancienne Abyla, la Septem Fratrea du Bas- Empire, la Sebtah des Arabes, était jadis florissante. Portugaise en 1415, espagnole depuis 1640, Coûta est aujourd'hui une ville déchue, importante seulement par sa position sur le détroit. Son port est peu sûr. Ch.-l. des ° presidios ., évêché, tribunal militaire.
CEUTHORHYNCHINÉS (rad. ceutorhynchus) n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères rhynchophores. famille des curculionidés, renfermant des charançons de forme ramassée, presque globuleuse, souvent veloutés avec de grandes taches sombres ; leur taille est toujours petite. — Un cko-
THOEHYNCHINÉ.
CEUTHORHYNCHIDinS ; di - uss — de ceulhorhi/n chus, nom d'insecte, et du gr. eidos, forme) n. m. Sousgenre de charançons du genre ceuthorynchus, renfermant les nombreuses espèces qui ont le mésosternum uni. Une espèce vit sur le
— Encycl. Les ceulhorhynchinés, répandus sur tout le globe, vivent sur les plautes herbacées, notamment sur les crucifères. Quand on les inquiète, ils se laissent aller sur le dos et font les morts ; certains se dérobent, au contraire, pardepetitssauts latéraux.
CEUTHORHYNQUE ou CEUTHORHYNCHUS {rin-kuss iIm — ' ".,1.. ,.:, ■îior. et r/iM.^A-Ao.î. hec) n. m. Genri
Il -'.s, compro-
1,1 lit cinquante
,s[,, I , ,, 1 Milles propres
Ccuthorhynchidiu
(Les larves des ceuthorhynques se développent dans les tiges, les fleurs ou les fruits des plantes, et y forment parfois des galles. Le ceuthorhynchus rubicuntlus est, en France , commun sur les bou-
CEUTHOSPORE (spor' — du gr.
keulhein, cacher, et spora, graine, spore) n. m. Genre de petits cham-
I paras
, de la tribu des
omprenant pli
Ceuthorhynque (gr. 12
sur les feuilles coriaces de certains
végétaux.
Ceutrones ou CenTRONES, nom do deux tribus do l'ancienne Gaule. La première habitait dans les Alpes Grées, sur les bords de l'Arc, et avait pour ville priaci-
1 trouva l'acide vératrique
CIÎTRAIRE — CÉVEiNNES
pale Ùaranlasia, aujourd'hui Afoutlier-en-Tarenlaise. Le nom do co peuple s'ost conservé dans le village de Ceolron, situé à 10 kilom. N. do Mousiier. La seconde était éublie dans la Gaule Belgique cl cliente des .Ncrvien». — Cn Ckutbo.ne (ou Centromk).
CEUX (sei) pron. démonstr. Plur. do ckloi.
Ceva (autrefois Ceba), ville d'Italie (Piémont [prov. do ConiJ), sur le Taoaro, A son confluent avec la petite rivière do Covotta ; 5.340 hab. Filatures de soie ; fromages rubiolas, et renommés dés le temps dos Romains. Commerced'entrepôt.Ceva, autrefois place forte d'une certa importance, fut prise en 1796 et en 1800 par les Frao;i qui démoliront la citadelle.
Ceva (Thomas), jésuite, poéto et mathématicien italien, né à Milan on 1648, mort cn 1736. Il inventa un instrument pour exécuter mécaniquement la trisection do l'angle et composa un poème latin sur le système do Descartes. — Son frère, Jean Ceva, mathématicien distingué, fut commissaire de la chambre archiducale do Manloue. Son principal ouvrage. De lineis redis se incicem secantibiu, staliea conslruetio, est remarquable par la méthode particulière qu'emploie l'auteur, et par la découverte d'importants théorèmes do la théorie des transversales.
CËVADATE n. m. Sel dérivant de l'acide cévadique.
CÉVADE U. f. Ancien nom donné à l'avoine ordinaire.
CÉVADILLE (/; mil. — de l'espagn. eebadilla; de cebada, orge) n. f. Genre de mélanthacées, tribu des vératrées,
rhizome tubéreux, à tige dressée, terminée par i fleurs d'un pourpre noir&tro. Le fruit, rougeàtro, so compose de trois follicules oblongs, renfermantlesgraines,noir&tres et anguleuses, i
— Chim. On a extrait des graines de eévaditle un certain nombre de composés, parmi lesquels il fautciter le premier alcaloïde, trouvé cn 1818, lai'^aïn'ne. On reconnut plus tard que cet alcaloïde renfermait toujours une certaine proportion de deux autres alcaloïdes différents : la cévadilline ou sabadilline, et la sabatrine ou cévadine; d'autre part, cette vératrino, traitée par l'hydrate de baryte, fut dédoublée en acide angéliquo et en un nouvel alcalo'ïde, la cévidine. Pelletier et Caventou ( 18 18) ont trouvé l'acide saiadillique ou cévadique ;eii 1839,
«jui f
hn, on a trouvé < sabadinine.
— Méd. La cévadïlle originaire du Mexique est employée en médecine; ses graines, pulvérisées, portent le nom vulgaire de poudre de capucin. C'est un médicament très énergique, d une âcreté violente, dangereuse même. Préconisé autrefois à l'intérieur contre le ténia, il n'est plus guère usité, aujourd'hui, qu'à l'extérieur, pour détruire les poux; encore son usage est-il do plus en plus restreint, car, souvent, l'application externe de la cevadille sur la tête produit dos vertiges, des convulsions et même la mort.
CÉVADILUNE n. f. Un des alcaloïdes de la cevadille.
Syn. SABADILLINE.
CÉVADINE (rad. cevadille, nom do plante) n. f. Un des alcaloïdes de la cevadille. Syn. sabatri.ne.
CÉVAOIQUE adj. Se dit d'un acido extrait de lacévadille, et qu'on rencontre encore dans rellébore blanc et le colchique commun. Syn. sabadillique.
CÉVAIXŒ n. f. Genre de plantes rapporté, par divers auteurs, à la famille des calycérées ou à celle des loasacées, et comprenant une seule espèce ^ui croit au Mexique et an Texas, plante qui aie port d'une scabieuse.
CÉVENNES les ;lat. Cebenna ou Gebenna momj, chaîne de montagnes fermant, à l'E. et au S., le rebord le plus saillant du massif central de la France. En réalité, ce nom ne désigne, dans le pays, que les massifs de l'.^igoual et de la haute région des Gardons. Dans l'ensemble, les Cévcnnes sont constituées essentiellement par une arête montagneuse assez étroite, à laquelle s'adossent des plateaux élevés, tels que les Causses, et des contreforts accidentés. Deux dépressions marquent les limites naturelles des Cévennes : au N., la dépression de Longpendu (309 m.) ; au S., celle du col de Naurouze (189 m.). Les deux dépressions ont été utilisées pour l'établissement de communications fluviales entre l'Océan et la Méditerranée par le canal du Contre et le canal du Midi. Des routes de terre et des voies ferrées passent également par ces deux cols. Entre ces doux limites, la chaîne des Cévennes se développe sur une longueur d'environ 500 kilomètres. On la divise généralement en deux sections : les Cévennes septentrionales, de l'étang de Longpendu au col du Gier, et les Cévennes méridionales, du col du Gier au col de Naurouze, sensiblement plus élevées. A la première section se rattahont les monts du Charolais, du Beaujolais et du Lyonnais ; A la seconde, les monts du Vivarais, les massifs du mont Lozère et de l'Aigoual, les Garrigues et divers chaînons qui se terminent à la montagne Noire. C'est dans les monts du Vivarais que les Cévennes méridionales atteignent leur plus grande élévation : Gerbier dos Joncs (1.551 m.), Mézenc (1.754 m.), le point culminant de toute la chaîne. Presque aussi élevé est le massif du Lozère au pic Finiels (1.702 m.). Au S. du • toit du mont Lozère • commencent les Cévennes proprement dites, âpres et sauvages, coupées de gorges profondes, qui attellent encore 1.567 mètres dans le massif de l'Aigoual. Les cimes s'abaissent ensuite pour se relever dans Ta montagne Noire, oii le pic de Nore se dresse jusqu'à 1.210 mètres au-dessus de la plaine do l'Aude.
Bien que, en général d'altitude médiocre, les Cévennes forment un obstacle assez difficile à franchir. Les cols n'y sont pas rares, mais ils sont d'ordinaire assez élevés. Une cinquantaine de routes carrossables relient les deux versants des Cévennes qui coaununiqueDl encore par plt-