‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 737 sur 956 · CHABANNES · texte numérisé non relu

CHABANNES

sieurs voies ferrées : de Chalon-sur-Saône à Roanne ; de Mâcon à CharoUes; de Lyon à Roanne; de Lyon à Saint- Etienne, par Givors; de Nîmes à Paris, par Alais et Clermont-Ferrand; de Béziers à Millau; de Bèziers à Castres ; de Narbonne à Toulouse. En outre, d'assez nombreux embranchements arrivent, surtout du côté de TE., jusqu'à la base des Cévennes.

Les Cévennes, formées en grande partie do roches cristallines, peu perméables, sont naturellement un pays de grande aciivité torrentielle. Les eaux s'y précipitent en torrents fougueux, dont les plus remarquables sont ceux de l'Ardèche et du Gard. Elles contribuent dans une large mesure à déterminer le régime si irrégulier de la Loire. A la Garonne les Cévennes envoient le Tarn, aux gorges si pittoresques, l'Avoyron, l'Agout; au Rhône, l'Ardèche, la Cèze. le Gard; à la Loire, l'Allier. Dans l'ensemble, la région des Cévennes est un pays assez pauvre, mais exploité avec soin par une population très laborieuse, dont les Cévenols du Midi sont le type le plus caractérisé. Les Cévennes méridionales ont de grandes châtaigneraies {marrons de l'Ardèche) et de vastes pâturages où viennent estivcr les moutons du bas Languedoc. La laino est travaillée dans les manufactures de Castres, Mazamet, Lodève, Bédarieux, etc. La sériciculture est une des grandes industries de l'Ardèche et du Gard. Les grands bassins houillers de la Loire, du Centre et d' Alais expliquent le développement de la région industrielle de Saint-Etienne, du Creuset et d' Alais. Les eaux minérales y sont nombreuses (Lamalou, Vais, Bagnols, etc.), comme dans toutes les régions fortement disloquées. Dans les Cévennes septentrionales, les habitants de la montagne se livrent principalement à l'élevage de la race bovine (charolaise). Sur les coteaux des pentes inférieures, la vigne donne des produits estimés : vins du Beaujolais, Maçonnais. De plus, le voisinage des grands centres industriels : Lyon, Saint-Etienne, Le Creusot, etc., dont l'industrie rayonne jusque dans la montagne, a favorisé le groupement des populations dans les Cévennes septentrionales, tan-

égions

a Lozé les moins peuplées du territoire francî

— BiBi.iOGR. : E.-A. Martel, les Cévennes et la Héyion des Causses (Paris, 1889).

CÉVENOt., OLE, personne née dans les Cévennes ou qui haoite cette contrée. —

Les CÉVENOLS.

— Adjectiv. Qui appartient à ces montagnes ou à leurs habitants : Industrie cévenole.

GÉVIDINE (rad céiadine) n f Alcaloïde obtenu en traitant la \ ératnne par 1 hydrate de bai y te V cevadilll

Ceylan grande île de 1 océan Indien située au S E de 1 euremité méridionale de llnde dont la sépare seulement le détroit de Pall Superficie 6o 69a kil carr population 3 ''00 000 hab {Cinghalais aises ) Elle appartient à 1 Angleterre

La partie nord de 1 île est basse et plate dans le sud au contrairp t^ut un tp>stème monta„neu\ s enge dont

[. pour déboucher dans la baie de Trincomoli, est le plus nportant de ses fleuves.

Ceylan est couverte d'une riche végétation. Dans les

, arrond.

îilom. de

CejUn

les différentes chaînes se rattachent au ma^bif central surmonte par les pics d Adam (2 2bZ m ) et Pedrotallagalla (2 538 m ) Ceylan doit à ^a situation entre 1 océan Indien et le golfe du Bengale de n avoir pas de saison véritablement sèche la mousson du S O qui vient do l'Océan arrose abondamment la cote occidentale tandis que la mousson du N E apporte à la côte orientale 1 hu midité du golfe de Bengale La température est en gêné rai, tempérée et régulière, sauf dans les parties basses, où régnent de grandes chaleurs. Ceylan possède un riche s^'Stèm© fluvial : le Mahâvelli-Gangâ, qui se dirige vers le

for ts on exploite palmiers, ébéniers, muscadiers, bambous Les plateaux ont de vastes pâturages. L'île produit de plus riz mats en quantité insuffisante, thé, cannelle, cate cacao tabac. La pêche est importante (pêcheries de perles dans le golfe de Manaar). L'île est le siège d'un commerce très important.

Ceylan où abordèrent les Portugais (1518), que conquirent en partie les Hollandais (1650J, a été annexée par 1 Auç^leterre en 1818. L'île est sous la dépendance immédiate de la Couronne britannique : elle ne fait pas partie do 1 empire des Indes. La capitale est Colombo ; villes principales Djafna, Pointe-de-Galle, Kandy, l'antique capitale des princes cynghalais. Les Anglais ne sont que 6 000 à 7 000 dans l'île; les autres habitants : Cinghalais, Tamouls Arabes, Malais, "Veddahs aborigènes, se répartissent pour la religion, en brahmanistes, bouddhistes, thretiens (300 000), mahométans.

CEYLANITE (5^ — du nom de l'île de Ceylan) n . f. "Variété di, spmelle syn. de cktlonite. Syn. de zircon.

CEYLONITE n. f. Alurainate naturel de magnésie. Varitte de spinelle. il On écrit aussi ceylanite.

CeySSAG (grottes de). Ces grottes, au nombre d'une peu près dans le département de la Haute-

Loire sont de spac qui porte le même nom, et formant quatre ou cinq étapes diff'trents On les croit d origine celtique (L enlise de 1 deCeyssaces

Ceyx M\

tés creusées dans le rocher

Céyx

CEYX (de Céyx m\thol )n m Genre d seaux passereaux ' rostres famille des bal cyonides renfermant de beaux raartins-pêcheurs propres à la région indo-malaise, ayant trois doigts seulement le bec large à la base, la queue courte et les ailes lonerues Des huit espèces de céyx, la plus commune est le ctyx tridactylOj roux et orange, avec les ailes brunes et le bec rouge de corail (île ' ' "

CeyzÉREAT ch.-l. de cant. de l'Ain, arr. et à 8 kilom. de Bouig sur la Vallière, affluent de la Reyssouze ; " " ' -M. Gisements do lignite; car-

I la Sonde).

-Alpes) c

hab. Ch. de f.

CeyzÉRIEU, comm.

Belley, près du Séran ;

CÉZAC, comm. de la Clironde, arrond. et à 25 kilom. de Blaye, sur un affluent du Moron ; 1.405 lialj. Vignobles produisant principalement des vins blancs ordinaires.

CÉZALLIER (le), chaînon montagneux qui relie lo massil du Cantal au S.-O. et le massif dos monts Doro au N II culmine au mont Luguet (1.555 m.); sa hauteur moyenne peut être évaluée entre 1.000 et 1.200 mètres. On y trouve de vastes plateaux, souvent recouverts de basaltes tristes et dénudés, halayés par les vents. C'est, dans 1 eusemble, une région assez pauvre, malgré ses pâturages, et d'un aspect très monotone.

CÉZANNE (Louis-Joseph-Ernest), ingénieur et lionimo pnhtique français, né à Embrun (Hat mort en 1876. Il fut d'abord attaché : autrichiens et russes, et il était directeur dos chemins de 1er ottomans, lorsque la guerre de 1870 lo rappela eu France II sortit de Paris en ballon, chargé d'une mission près de la délégation de Tours, fut élu à l'Assemblée nationale eu 1871 par les Hautes-Alpes. On lui doit des mémoires parus dans les » Annales des ponts et chaussées » , et un traité : le Câble transatlantique (1868).

CezE (la), petit affluent de droite du Rhône, au cours torrentiel, traverse les cantons houillers de Sénéchas, Bi sscges et CastiUon, et arrose Saint-Amljroix, Bagnols, LhuscTan. — Longueur du cours : 115 kilom.

Cezimbra, ville de Portugal (Estrémadure [district dt Lisbonne]), sur l'océan Atlantique; 7.000 hab. Port de I ummerce ; pêche active.

CÉZT, comm. de l'Yonoe, arrond. 'et à 6 kilom. de Joi- -in , sur l'Yonne; 923 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Moulins.

C G S II Système C G S, Se dit du système d'unités phy- M lues adopté par le Congrès des électriciens en 1881, ^^■.teme qui a pour base trois unités fondamentales : lo I ntimètre (longueur), le gramme (masse) et la secomlo te nips), d'où les initiales c, g, s. V. unité.

CH, articulation qui a deux valeurs différentes, malaisées à distinguer à la lecture : 1° Devant une consonne, ch se prononce toujours k : Carist, calore, avacunéide ; } rononcez Krisl, Klore, araKnéide. Il 2° Dans les mots essentiellement français, ch garde sa valeur propre, qui est une sorte de 5 aspiré ; cette articulation chuintante adoucit I articulation plus forte de la palatale latine : caeval, de ' ' ' •;moucHe, de

ralemcnt la valeur de l'articulation qu'elle traduit: ainsi sh de 1 anglais se traduit parcA, et se prononce à la française comme dans choquer, de l'anglais sliock. ii 4" Il est feenéraiement admis que le x grec, que nous traduisons par ch, doit se prononcer comme *, et il a en effet cette valeur dans un grand nombre de mots, comme caaos, aiCBétype, archiépiscopal, etc., qui se prononcent Kaos, arKétype, arKiépiscopal, etc. Toutefois, dans un très grand nombre de mots tirés du grec, ch a pris la prononciation française; tels sont : arcnevêgue, vuirurgien, bacmque etc C'est là une difficulté dont l'usage seul peut donner la solution.

CHA n. m. Légère étoffe de soie, que l'on fabrique en Chine II Liqueur vineuse que l'on obtient par la fermentation du fruit d'une espèce de palmier.

CBAABLE n. m. Machine de guerre du moyen âge, qui était une sorte de baliste servant à lancer de grosses

Eierres à une assez grande distance. Le chaable, comme i bible, était actionné par un contrepoids. CHABACITE n. f. Silicate hydraté naturel d'alumine,

Chabak, tribu de la Turquie d'Asie, habitant dans la province de Mossoul, sur la rive gauche du Tigre, entre Mossoul même et le confluent du Grand-Zab. Les Chabaks sont plus de 12.000.

CHABANAIS (ba~nè) n. m. Pop. Vacarme, scandale bruyant, quelquefois mêlé de coups, n Maison de tolérance.

Chabanais, ch.-l. de cant. de la Charente, arrond. et à 18 kilom. de Confolens, sur la Vienne; 1.992 hab. Ch. de f. Orléans. Chapelleries do feutre, teintureries, moulins. Pont sur la Vienne ; vestiges d'un ancien château du s« siècle et d'un autre château du xiv» siècle. Patrie du général Dupont de l'Etang, de Jean de La Quintinie. — L '

— Histo appar

XV* par la maison de Thouars, et fut portée par Catherine de Thouars à son mari, Jean de Vendôme, vidame de Chartres. — Jean de Vendôme, issu de ce mariage, gouverneur du Berry, prit le titre de prince de Gliabanais, lequel fut porté par son fils, Jacques de Vendômr, grand maître des eaux et forêts, et le fils de celui-ci, François de Vendôme, avec lequel finit cette maison do Vendôme. De la maison d'Escoubleau de Sourdis, la seigneurie de Chabanais, avec titre de principauté, est entrée par mariage, en 1702, dans une branche de la maison de Colbert, dont le chef a été créé pair de France en 1827.

Chabaneau (Camille-Jean-Eugène), pliilologue français, né en 1831 à Nontron (Dordogne). D'abord employé dans l'administration des postes, il s'instruisit seul et publia, en 1 868 : Histoire et théorie de la conjugaison française. En 1878, il fut chargé d'un cours de langue romane à la faculté des lettres de Montpellier, et, en 1886, il fut nommé membre correspondant de l'Institut. Outre de nombreux articles dans la « Revue des langues romanes de Montpellier », on lui doit : Grammaire limousine (1876); Uiographie des troubadours en langue provençale (1885): la Langue et la Littérature du Limousin (1892) ; et de nombreuses éditions d'anciens textes provençaux.

CHABANNAGE (ba-naf) n. m. Opération consistant à tordre les tiges non fructifères des vignes, afin d'activer la montée dé la sève jusqu'aux boutons à fruits.

Chabanne (La), comm. de l'Allier, arrond. et à 25 kil. de l.apalisse, près de la Bèbre; 1.030 hab.

ChabanneS, ancienne famille du Limousin qui, à partir du xv" siècle, fournit plusieurs capitaines illustres ; l''J.\CQOi-:s I«''deChabannes, seigneur de La Palice et de Curton, grand maître de France sous Charles VII, né vers 1400, mort en 1453, des suites des blessures reçues à la bataille de CastiUon; — 2» Antoine de Cbabannes,

fièro du précédent, comto do Dammartin par son mariago

avec Marguorito do Nantouil né vers Mil mort en M8ft.

1 po do Diavouro ot d d se i lino 1 so r i t surtout

I r /t r« I 0 is \I j 1 étant

p rat 01 s conlro Char-

I Chabannos lo d sgracia

à la su to do la guerre

1 I cnt ot nommer grand

n àLousXIlui

^ t dès lors com-

r I 1 bannes de La

Pahce 1 CF ) — 4 Jean

de Cl 11 red rélôbro

I lies d Agna-

c Bayard on

C lor c marquis

1 lo précédonto,

oe de Condé,

I des spéculat épurât on dos

II a o en Franco on 1802 1 a on a u o t r nu loc fere mais ne s ennch t dans auc me de ses entrepr ses I a Restauration

Chabanon 1 Pa 1 CuY de) 1 ttératour français,

1 m n nrf i Pi s en l 92 Mé-

n et un habile

6 tan 'a°sl m

e (1762), et / nssestraduc-

t telms), que

nen e et dans s eetle théâtre

(n — ^ Chabanon de Maugris, né à '^aint-

Dom ngue en I7jb mort en 1780 s occupa auss de littératuro No s c terons do 1 PI l r, on et B es ballet héro que (1774) ot Alex s et DapI é pastorale (1775), dont Gossec a é r t la mus que

, do B ■» 0 n 1817 mort i

0 mer 1 ij s 1837 àChalon sur saono ce t t seu

; t on 1 égyptolog quô s éve lia à k

av i e dans le Magas n pit

l'Si'O", dont le .1 dureté de 1 à ; presque cubi- • leurs angles et

Chabat ^r

groc-oriental. Cotte ville, fondée onU70 parle sultan Mahmoud, prise par les Impériaux on 1995, possédée par l'Autriche do 1767 à 1816, abstraction faite d'un court instant CTi n««, |inso par les troupes nationales en 1804, réoccupéo jMi I li; 1 -l'i à 1867, n'ost plus qu'une forteresse.

> I i celui do Podrmié, depuis 1890.

Chaii\i;i> itio), ingénieur, né à Nîmes en 1727,

!""!' 1 ' ' ' 1 I .11. Lieutenant-colonel du génie, il fut uiivDjii, (Il i.B.1,11 Constantinople, pour fortitlor la ville et lo détruit dos Dardanelles. 11 a écrit dos Histoires de Montméd;/, de Péronne, de Saint-Quentin et de Sedan (1776), pleines db détails intéressants.

ChaBAUD (Louis-Félix), sculpteur français, né à Venelles (Bouclies-du-Rh6no) en 1824. Elève de Pradicr, il remporta, en 1848, lo premier grand prix do gravure en médailles. Il s'est fait apprécier à. la fois comme statuaire, gravoiir <-n médailles et graveur sur pierres fines. Rap- ],.|,,n !:i tnt.ir '- ]:i Chassc {ISOl) ciVAbulition de l'escla-

c; n A II A I M I - 1, ATOUR (Antoine-Georges-François, baron

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