CHAIR MAN
CHAIZE-LE-VICOMTE
excellenco le siècle des orateurs chrétiens. Cependant, Paris entendit saint François de Sales et 1 admira ; saint Vincent de Paul; le Père Claude de Lingendes et Mascaron. Enfin, parurent Bossuet, Bourdaloue, Fléchier, Massillon. Après ce dernier, an xviii< siècle, l'éloquence de la chaire faiblit : elle n'est plus qu'élégante et diserte, comme chez l'abbé Maury. C'est à peine si l'on peut nommer le P. Bridaine. Sous la Restauration, Mf de Frayssinous -""ouvela l'éloquence dans ses conférences. Le P. Lacor- . „ , „ . . ^. j us, l'abbé Du-
Chez les protestants, la parole chrétienne a aussi ses gloires. On peut nommer Luther, Calvin, Théodore de Bèze, Viret, Claude et de Saurin. Les Anglais ont Buraet, Young, Blair et TiUotson, qu'ils comparent à Bossuet. Les prédications de 'Wesley ont fait époque en Angleterre.
On cite ordinairement, comme appartenant à l'éloquence de la chaire, \ homélie, le sermon, le panégyrique, Voraison fuuèbre, le prône, la conférence.
Polit. Socialistes de ta chaire. V. socialiste.
CHAIBMAN (ctièr-man — do l'aigl. chair, fauteuil, et man. homme) n. m. Président d'une réunion, d une assemblée quelconque, en Angleterre.
CHAIS {chè) n. m. Œnol. V. chai.
■ire)
D. f. Siège à dossier, sans bras : S'asseoir sur une chaise. Il Se disait, au xvii» siècle, d'un siège a bras, plus souvent appelé fauteuil :
Uîie CHAISE à bras.
— Chaise longue.
Sorte de canapélit, qui n'a de dos-
ses extrémités.
— Chaise percée.
Chaise d'affaires.
Sorte de fauteuil dont le siège est percé, et où l'on s' rel. Il Chambre oil 1
CHAISE PKRCÉE
(St-Sim.)
— Chaise de commodité. Chaise dont le dossier se hausse ou se baisse.
— Chaise de
dans lequel on se
l place Cha se à portëu s qu stat onna t dans
1 eux publ es Porter g elq e cl a se Le prendre et
le porter à deux ass s sur les quatre bras enlaces
— Cha se de poste ou s mplement Cha se \o ture légère pour un pet tnon bre de personnes dont on se serva t ava t les chem ns de fer lorsqu on voula t voyager rap den ent (De n eme forme qu une cha se à porteurs n a s attelée d un cheval cette c a se fut plus tard mun e d un avant tra n et de deux eues et dev nt une sorte de coupe a deux places )
— Antq Chase o Cl i laquelle s égea ent les pr b -lue roma ne
— Arcl t A
pour travailler à l'extérieur ou t nœud ; Nœud de chaise simple, double. Nœud de chaise de calfat.
— Mécan. Chaise de l'hélice ou d'étambot. Chaise de coussinet, Chaise de roue. Ce sont les noms donnés aux supports de ces diverses pièces, arbres, etc. Il Sorte de palier en usage dans les ateliers de construction et supportant les arbres de transmission. (Il existe des
des
chaises articulées.)
— Méd. riuiise de .Sanctorius, Espèce de balance faisant connai-
des aliments ingérés.
— MétroI.C/iaised'or, Ancienne monnaie française, où le roi était représenté assis sur son trône. Elle fut en usage sous Philippe le Bel et
— Techn. Bâti de bois îrvant à exhausser le chèvre ouune grue.
Pièce de bois ou de ,r, fixée sur une raiiro de l'établi dutour-
uppon
pou
appui
laquelle on place la poêle, quand on fait des bougies filées. Il Partie de la roue du coutelier.
— Prov. : Etre assis entre deux chaises, le cul à terre, Former à la fois deux entreprises, dont aucune ne réussit.
— Encycl. Archéol. On ne fait pas de difl'érence, pour les meubles du moyen âge, entre les mots chaire et chaise. Comme chaiére, ces deux vocables signifient un siège, muni ou non d'accoudoirs, et ditférant du faudesteud ou fauteuil par quelques particularités de peu d'importance. Pour la chaise liturgique ou chaire, v. chaikb.
Les chaises du moyen âge étaient ordinairement de boi^. Au XVI» siècle, on commença à garnir de cuir ou d'étoffe le siège et le dossier qui resta toujours très haut. Au XVII' siècle, on donne plus d'ampleur aux sièges, aux bras, les dossiers se font plus bas, le tout est rembourré. Puis, au xviii" siècle, apparaissent les formes fines et légères, â siège canné ou garni d'étoffe, que l'on core aujourd'hui. On entendait par chaises brisées toutes celles susceptibles de se replier; leurs pieds sont ordinairement
positions perspectives de l'axe, elles sont dites à tenailles et Il perroquet. Les caguetoires ou cagueteuses étaient des chaises basses, des causeuses à haut dossier. Les chaises à barbier étaient faites comme les modernes fauteuils de bureau.
— Chaise à porteurs. La mode des chaises à porteurs ne date que du milieu du xvi" siècle, au moins en France. En Italie, cet usage est plus ancien. Au xiV siècle, on faisait des chaises roulantes, mais qui étaient, comme celle d'Isabeau de Bavière, des sièges de malades. La reine Catherine de Médicis posséda une vraie chaise à porteurs. Les chaises à porteurs classiques des xvii' et xvm« siècles sont des boites hautes et étroites, à deux portes, et dont le couvercle ou ciel peut se lever à volonté pour que la personne as se dans la cha se pu sse seten r debout au beso n Les bâtons que les porteurs tena ent à la ma n et qui é a ent
Charlcs-Quic
dans le préciput de l'aîné. Il On disait aussi — Mar. Cordage ou planchette suspendue sur lesquels
plat, sans dossier, aux jiieds en forme d'X, d'abord en lire, puis en métal, qui se plaçait sur la tribune d où 1 magistrats rendaient la justice. Les consuls, procon Is, préteurs, propréteurs, édiles c
de Clunj)
aussi supportes par leurs bricoles passaient dans quatre crochets fixés sur chacune des faces latérales du coffre. Quand les bâtons étaient en place et les porteurs en marche, il était impossible à la personne contenue dans la chaise d'en sortir. Des fénestrations chantournées, munies de glaces mobiles, s'ouvraient sur le devant et sur les portières. Certaines chaises du xviii» siècle sont do véritables merveilles de fine ébénisterie et de peinture. A cette époque, il y avait, à Paris et à Versailles, des chaises do louange qui se trouvaient à des stations. La chaise à porteurs est encore en usage dans quelques villes, notamment à Constantinople.
— Hist. Chaise curule. La chaise curulo était un siège
, le dictateur.
maître de la cavalerie lesdeiennii les magistrats, le flamen dialis parmi les prêti seuls droit à la chaire curule. Cet honneur fut accordé aux vestales.
Ceux qui avaient exercé des magistratures curules gardaient Ce siège dans leur maison, en témoignage de leur dignité. Les empereurs firent aussi usage de la chaise curule. Le célèbre fauteuil de Dagobert est une « chaise curule » romaine.
— Admin. ecclés. Chaises d'église.
Le décret impérial du 30 déc. 1809 a réglé tout ce qui regarde les bancs et chaises d'église. Il est permis de les louer aux fidèles, et le produit de cette location appartient à la fabrique de la paroisse, sauf le prélèvement d'un sixième, qui doit être versé à la caisse épiscopale, pour l'entretien des prêtres âgés ou infirmes.
Chaise, nom donné à l'étoile e de Cassiopée, et quelquefois à la constellation de Cassiopée elle-même.
Chaise (la Vierge k la), tableau de Raphaël. V. Vierge.
Chaise-dieu (La), ch.-l. de cant. de la Haute-Loire, arrond. et à 30 kilom. de Brioude, sur les plateaux froids et boisés du Velay ; 1.608 hab. Briqueterie, commerce de bétail, fabrication de dentelles noires. — Le canton a 13 oomm. et 9.324 hab.
— Encycl. L'abbaye de La Chaise-Dieu (Casa Dei), origine du bourg, fut fondée par saint Robert (1046). Devenue la plus puissante abbaye d'Auvergne, elle posséda des monastères dépendants jusqu'en Espagne et en Italie. L'église abbatiale a été construite, de 1344 à 1352, dans un style gothique très particulier, par l'architecte Hugues Moi^cl, aux frais du pape Clément VI qui voulut y être inhumé. Lo tombeau du pape a été sculpté par le Français l'ifne Royé; les vitraux ont été dessinés par le peintro itulir-n Mattoodi Giovanetti. Stalles du chœur et tapisseries, œuvres flamandes du xvi* siècle. Le cloître du xv siècle et la tour Clémentine, reste des fortifications, sont, conmio l'église, des monuments historiques. Envahie et pillée par les protestants en 1562, La Chaise-Dieu fut donnée par Richelieu à la congrégation de Saint-Maur (1640).
CHAISE-LIT (cAéî'-ii) n. f. Chaise ou fauteuil formantlit de repos, il PI. Des chaises-lits.
chaisier (ché-:i-é) n. m. Ouvrier qui fait des chaises. Il Celui qui loue des chaises dans une église.
chaisière (chè-zi-èr) n. f. Nom que l'on donne aux femmes qui perçoivent une redevance pour l'occupation des chaises dans les églises, les jardins publics, etc. Il On
dit aussi LOCEUSE DE CHAISES.
CHAISTRON ou CHAISTERON, CHAÎTRON, CHES- TRON n. m. Compartiment ménagé dans le haut des coffres ou des huches, et qui pouvait se fermer à clef, comme on le remarque au xv« siècle. Le chaistron des anciennes armoires est la layette à coulisse, qui a pour couvercle une des tablettes et qui reçoit le pêne de la serrure.
CHAITOSE {chi — du gr. chaitê, chevelure) n. f. Pathol. Epaississeraent et dureté des poils et des cheveux.
CHAITURE {chè — du gr. chaitê, chevelure, et aura, queue) n. m. Bot. Section du genre léonure ou leonurus.
Chaix (Napoléon), imprimeur français, né en 1807 à Chàteauroux, mort à Paris en 1865. Vers 1845, il fonda une imprimerie et une librairie dont les principales productions étaient relatives aux chemins de fer. Un peu plus tard, il créa une fabrication toute spéciale do titres, actions et obligations, que les diverses sociétés industrielles et financières adoptèrent. Enfin, il fonda une écolo d'apprentissage typographique vers 1862.
Chaix d' Est-ange (Gustave-Louis-Adolphe-Victor- Charles), jurisconsulte, magistrat et homme politique, né à Reims en 1800, mort à Paris en 1876. Il se fit immédiatement une belle place au barreau de Paris par une éloquence abondante, élégante et spirituelle, dans les procès politiques qui marquèrent le cours de la Restauration. Dès rétablissement de la monarchie de Juillet, Chaix d'Est-Ange commença sa carrière politique : à partir de
de Reims à la Chambre des déimii ' ■■ '■ • -ans
grand éclat parmi les conservatmi ' i i , , la
République de 1848, il passa inapci-i.i) - ' > i-r.T,
de Napoléon III, le poste de pro-uri i;i ;.. lu [il ]:is la cour de Paris ; il instrumenta et porta la parole dans l'affaire de l'attentat Orsini. Il devint, dès lors, Ihomme du gouvernement impérial, qui le combla de faveurs. Conseiller d'Etat en 1858, il fut créé sénateur en 1862, puis vice-président du conseil d'Etat; il reprit ensuite son siège au Sénat. Chez lui, les qualités de l'homme d'Etat ne répondirent pas aux espérances qu'avaient fait naître celles de l'avocat : dans toutes ses fonctions officielles, il se montra médiocre. Aussi, après un long silence dans les dernières années de l'Empire, fut-il complètement oublié après 1870.
CHAIXIE (chi-ksî) n. f. Bot. Syn. de ramokdie.
ChAIZE-LE-VICOMTE (LaI, comm. du départ, do la Vendée, arrond. et à 10 kilom. de La Roche-sur- Yon, sur
fi:;!
lo Roircaii, source du Marillot ; 2.CC9 liab. Ch. do f. Etat.
Uiiinrs d'un château blli au xi' siècle par Aimcri IV .lo ■l'IhMKirs, Foret .lo la Chaize-k- Vicomte.
Chakou-TEN-HÔ (.. Çakra, roi dos dieux du ciel «). apixl.' aussi Oaï-chakou-teu (..Grand dieu Çakra «), est V/ndiu japonais, mais un Indra bien déchu. Déjà lo bouddliisriio indien l'avait fait descendre au rang des divinités de sixième ordre, qui, n'étaut pas complètement
lîeaucliiitpau semi-gothique, sonii'nio.l.Tnc. .Vu moyen â^e, Clialabre était la capitale du petit pays do Kercorb. — Le cant. a 16 comm. et 7.924 hab.
CHALADE n. f. Manèg. Syn. de oalade.
ChalaftA (José Ben-). V. Halafta (José Ben-).
CHALAINE {lèn) n. f. Nom que les cultivateurs de l'Est donnent à des terres calcaires.
CHALAIRE (Wr') n. f. Bot. Section du genre flemingie.
ChaLAIS, ch.-l. de canton de la Charente, arrond. et à 28 kilom. de Barbezieux, près de la Tude, grossie de la ■Viveyrone ; 888 hab. Ch. de f. Orléans. Commerce de bestiaux, do grains, d'eaux-de-vie, de vins, de truffes. Chapelleries, tonnelleries, carrosseries. Château des xiv« et XVI* siècles. Chalais forma jadis une principauté, dont fut possesseur Henri de Talleyrand-Chalais, décapité par ordre do Richelieu, en 1628. — Le canton a 16 comm.' et T. 737 hab.
Chalais (prince de). V. Talleyrand.
Chalais, établissement central d'aérostation mihiaire dans lo bois de Meudon (Seine-et-Oise).
Chalamont, ch.-L de canton de l'Ain, arrond. et à 35 kilom. do Trévoux, au milieu des étangs de la Dombes ; 1.812 hab. Commerce de gibier et de poissons. — Le canton a 8 comm. et 5.320 hab.
ChaLAMPÉ, village de la Haute-Alsace, arrond. de Mulhouse, sur le Rhin; 310 hab. Célèbre par la défaite que le maréchal Du Bourg infligea, en 1790, au général autrichien Mercy. H prit ce nom en 1735 seulement; son nom primitif était Eichmald.
CHALANAS (nass) n. m. Petit bateau de transport des rivières d'Espagne.
CHALAN n. m. Navig. fluv. V. ch.aland.
du bas gr. chelandion)
des objets lourds et encombrants , des hommes. Il ne peut se mouvoir que remorqué, ou à la perche quand les fonds sont faibles.
Il Allège à fond
— Nom .jue l'on donnait autrefois à une sorte de gros pain qui était le pain ordinaire, celui qu'achetaient communément les chalands des boulangers il Adjectiv. : Uu
— Fara Amateurs personnes qui s offrent ou qui demanf. ,„ ^„„ ., / , ; / tiiue7wi de fe,
t (Regnard.)
irr et à 'î kilom.
affluent du Clain
Moulins
r c mod me (Morée
îau de la tamille de La
baronnio relevant de
et la Lonstrva pendant
"donuès'annoa^'l
CHALAR A ou CHULARE n f . Bot. Section du genre torule- CHALARASPIDÉ3 ' /.., n m. pi. FamiUo do crustacés la grandeur du céphalopostérieurs gardent leur segmentation inaepenuanio, etc. Genre unique : chalaToupi».— Un
CtlALARASPlDÉ.
CHALARASPI3 [apis» — du gr. chalaro.%, (loxiblo, et o»/;i», bouclier) n. m. Genre do crustacés schizopodes, famille des chalaraspidés, comprenant des mysidos propres aux grandes profondeurs océanitiues.
— Encycl. L'espèce type, le chalaraapis alala, petite forme remarquable par sa large carapace allongée cpii découvre seulement les ciialarii»|jU.
derniers anneaux de l'abdomon terminé par une longue nageoire ou toison, a été découverte par l'expédition du « Challengor u, au S. de l'Australie, par 1.800 brasses de profondeur.
Chalard (Joachim du), jurisconsulte français, né à La Souterraine (Creuse), mort en 1562. Il était avocat au grand conseil. On a do lui : Sommaire exposition des urdunnances de Charles IX sur les plaintes des trois états de son royaume, tenus à Orléans en 1560 (Paris), et Origine des erreurs de l'Eglise (1562).
CHALARION (du gr. chalaros, mou, flexible) n. m. Bot. Syn. de ogière. h Section du genre desmodie.
CHALASIE (ka, zl — ia gr. khalasis, relâchement) n. f. Séparation partielle do la cornée transparente d'avec la sclérotique, par suite de plaie ou d'ophtahmie.
CHALASTIQUE {ka, slik' — rad. chalasie) adj. et n. m. Pathol. Qui a la vertu de relâcher les libres : Médicament CHALASTiciuE. CVieux mot.)
CHALASTODERMIE (ka. sto, mi — du gr. khalaslos, relâché, et derma, peau) n. f. Pathol. Relâchement de la peau. Il Syn. debmatoi.vsie.
ChalATENANGO, ville de la république du Salvador, sur leTamalasco, affluent du rio Lempa; 5.980 hab. Ch.-l. d'un département peuplé de 54.800 hab.
CHALATOIRE (ka — du gr. kalân, relâcher) adj. Se disait des cordes aujourd'hui appelées drisses, et qui servent à élever les antennes le long du mât, ou à les descendre
Chalautre-LA-GRANDE, comm. de Seine-et-Marne,
arrond. et à 14 kilom. de Provins, sur un affluent du
hab. A cette commune s'oppose celle de Cha-