I . I i. I ] s offices, adresser la parole au peuple et
I il es. Elle a toujours été considérée comme
: 1 autorité épiscopale.
1 lirétiens racontent avec quel soin reli-
^..iiv :. - ; ! as avaient conservé les chaires des apôtres. On montre, à Saint-Pierro do Rome, la chaire, en bois incrusté d'ivoire, offerte à saint Pierre par Pudens. Dans la plupart des cryptes des " tacombes, remarque, fond de 1';
taillé dans tuf, et qui n'
trône
marbre et décorées d'ornements symboliques. On les recouvrait de coussins au moment des cérémonies. Souvent l'on tendait un voile au-dessus de la chaire do l'évéque {cathedrx velatx). Vers le xi' siècle, la chaire do l'cvêque fut transportée dans la partie antérieure du sanctuaire, à gauche de l'autel, et quelque temps après, lorsqu clergé eut pris place dans le chœur, le siège r - épiscopal fut placé à la tête des stalles : c'est là qu u est encore aujourd'hui. Le dais en étoffe qui, au commencement du moyen âge, était suspendu au-dessus do la chaire, entra, pendant le xiv« et le xv« siècle, dans la composition même du monument, ou plutôt il y fut remplacé par un dôme de bois artistemont travaillé. *Lo chœur de la cathédrale do Paris offre une particularité curieuse : les stalles renferment deux chaires épiscopales, l'une, celle de droite. est occupé© par l'archevêquo do Paris, l'autre, celle de gauche, reste vide, et ne peut servir qu'à l'archevêque de Sens, autrefois métropolitain de Paris.
Eloqoence de la chaire. En confiant à ses apôtres la mission de convertir lo monde, Jésus-Christ leur avait lui-même donné la parole comme moyen : ■ Allez, enseigne: toutes les nations prêche: l'évangile à toute créature. » Lo Maître fut obéi. C'est par la parole que, dans les Actes, saint Etienne, saint Pierre, saint Paul surtout convertissent les Gentils et confondent les Juifs, parole sans art, mais non sans éloquence, puisqu'elle possède au plus haut degré le don d© persuader. Après les trois premiers siècles de luttes, vint le triomph.^ .i.- l'E.liso : saint Basile, saint Grci; ' '■ 'an Chrysostome en Orient; sa plus tard saint Léon et s.i dent, ouvrirent à l'éloqu.-:
nues même à l'antiquité .1. i ; ' '•
évitant la rhétorique paie ' t . .
causerie sans apprêt, ph
d abandon,
des croisades. On i Guillaume de Tyr, Foulque de Neuilly et surtout saint Bernard. Bientôt la fondation et le développement des grands ordres du xii' siècle, des dominicains et des fianciscains, donna un essor nouveau à la prédication populaire. Il faut cependant attendre le iiv siècl© et le concile d© Constance pour saluer les grands noms de Gerson, de Pierre d'Ailly et de Clémangis. Le siècle suivant vit narattre une pléiade d'orateurs véhéments : les Maillard, les Menot, les Raulin, volontiers burlesques dans letir trivialité. La Renaissance porta jusque dans la chaire la superstition de l'antiquité. On en retrouve des traces jusque dans la première moitié de ce xvii' siècle, qui devait être par